vendredi 27 avril 2012

LE BON BERGER


QUATRIÈME DIMANCHE DE PÂQUES

Livre des Actes des Apôtres (IV 8-12)

On dit que le héros est celui qui a été subitement envahi par une grande peur laquelle devient une sorte de folie…
Quand nous lisons dans les Actes des Apôtres, le premier discours de saint Pierre, nous serions presque tentés de penser à cette héroïcité, si nous ne savions pas que l’Esprit Saint avait déjà “déversé” cette héroïcité sur ces mêmes Apôtres tellement peureux, qu’ils s’étaient enfermés dans le Cénacle, par peur des Juifs.
En effet, il fallait à saint Pierre une grande “dose” d’intervention divine et une certaine folie pour interpeller les chefs et le peuple d’Israël dans le temple même où ils étaient réunis pour la prière, alors qu’il venait d’opérer au Nom du Christ un retentissant miracle :
« Chefs du peuple et anciens… sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à Lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. »
Et, comme si cela ne suffisait pas, il insiste avec force, comme pour les mettre devant leurs responsabilités et surtout devant leur incroyance, leur précisant que Jésus était vraiment « la pierre qu'ils avaient rejetée, eux, les bâtisseurs, et qui est devenue la pierre d'angle ».
Si l’on devait qualifier saint Pierre en quelques mots, ces mots pourraient bien être : exubérant et présomptueux.
Souvenons-nous des paroles enflammées qu’il adressait à Jésus et qu’ensuite il oubliait : il irait à la mort si besoin était, mais par trois fois il a renié le même Jésus… Puis, lors du lavement des pieds, juste avant la dernière cène, là encore il fait le présomptueux… Oui, saint Pierre fut toujours exubérant, y compris dans son martyr.
C’est pourquoi, Pierre insiste, sans la moindre peur, vis-à-vis des Juifs et leur affirme qu’en dehors de Jésus “il n’y a pas de salut”. Et, peut-être aurait-il pu ajouter à l’adresse des mêmes : Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour !” (Ps. 117)

Première lettre de saint Jean (III 1-2)

Dans la seconde lecture, saint Jean, l’Apôtre de l’amour, “celui que Jésus aimait”, continue de nous enseigner sur cette vertu “qui ne passera jamais”, l’amour et tout particulièrement l’amour de Dieu.
“Comme il est grand l'amour dont le Père nous a comblés”, nous dit-il avant de nous expliquer le pourquoi de cet amour du Père pour nous : “Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes” – insiste-il et, c’est parce que nous sommes enfants de Dieu et aimés de Lui, que “le monde ne peut pas nous connaître”, car le monde — et surtout notre monde d’aujourd’hui — vit dans les ténèbres, car le monde a choisi les ténèbres du péché et de l’athéisme, plutôt que la lumière de Dieu, dont le phare est l’Évangile.
Mais, la lecture de la Lettre de saint se termine par une note d’espoir, par un cri d’espérance, que nous ne devons pas ignorer :
« Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. »

Évangile selon Saint Jean (X 11-18)

L’Évangile d’aujourd’hui nous livre l’une de ses plus belles pages : Le Bon Berger ou le Bon Pasteur.
Cette parabole de Jésus est pleine d’actualité. D’ailleurs, au contraire de ce que pensent certains esprits chagrins, l’Évangile est toujours actuel : il n’a nul besoin d’être “actualisé”, car il a été donné “pour les siècles des siècles”.
« Jésus disait aux Juifs : “Je suis le bon pasteur, le vrai berger”.
Ceux qui ont des oreilles, qu’ils entendent : “Je suis le bon et le vrai Berger”.
Et, afin que son auditoire n’ait pas le moindre doute sur ses affirmations, Jésus explique :
« Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis », car celui qui n’est pas le “vrai berger” porte un autre nom : “mercenaire” et, celui-là ne donne pas la vie pour ses brebis et au moindre incident, à la moindre intervention extérieure, « il abandonne les brebis et s'enfuit ».
Combien de mercenaires peuplent nos villes et nos campagnes, combien de mercenaires prêchent un Christ qui n’a rien ni d’un Messie, ni d’un Sauveur du monde ? Ceux-là, “prêchent un évangile de mort”, un évangile insipide et dénoué de toute spiritualité, basé sur les choses du monde, basé sur les dieux qu’ils adorent avant tout autre chose : l’argent et la notoriété, pour ne parler que de cela. Cela est normal, « car les brebis ne leur appartiennent pas » et de surcroît, « les brebis ne comptent pas vraiment pour eux ».
Mais le Seigneur, le “bon et vrai berger”, connaît ses brebis et les aime, c’est pourquoi Il nous l’affirme : « Moi, je suis le bon pasteur : je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. »
Et Il l’a fait : Il est mort pour que nous ayons la vie.
Jésus nous dit encore avoir d’autres brebis, que ces brebis ne sont pas encore dans sa bergerie, mais qu’elles y viendront, car elles écouteront sa voix — quand ce sera le moment de Dieu — et venant alors dans la même bergerie, « il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».
Prions le Seigneur, le Bon Berger, pour que ce moment arrive vite et que nous soyons tous réunis autour d’un même Seigneur et Maître et partagions ensemble le Corps et le Sang de l’Agneau.
Pour que cela arrive, il sera certainement nécessaire que le Maître de la Bergerie, envoie d’autres et nombreux bergers qui n’auront d'autre but que de faire venir dans la Bergerie du Seigneur, toutes les brebis non encore évangélisées et de faire revenir toutes celles qui se sont égarées..
Ainsi soit-il.
Alphonse Rocha

NOUVEL OUVRAGE DE PAULETTE LEBLANC


Paulette Leblanc vient de terminer un beau travail sur la bienheureuse Alexandrina de Balasar.
Il s’agit d’un livre de méditations qui a pour titre :

Alexandrina Maria da Costa

INTRODUCTION

Les saints sont devenus des saints, non seulement parce qu'ils ont montré une immense charité envers leur prochain, mais surtout parce qu'ils ont beaucoup aimé Dieu, notre Créateur et Père ainsi que son Fils unique Jésus-Christ. Ils ont aimé Dieu plus que tout et ils ont beaucoup prié. Ils ont d'abord essayé de contempler Dieu pour Le découvrir dans sa beauté et sa bonté. Cette contemplation devenait peu à peu leur vie, même si le Seigneur, dans son amour, les invitait à participer aux souffrances du Rédempteur, les souffrances de Jésus tout au long de sa Passion, pour le salut de tous les hommes. Les saints ont prié pour que le Seigneur les éclaire et les guide. Ils ont prié aux intentions qui leur étaient confiées. Ils ont prié pour le salut de nombreuses âmes.
Leur prière, quasiment constante même pendant leurs activités les plus prenantes, leur prière les soutenait, et leur permettait d'être toujours en présence de Dieu tout en étant présents à leurs frères. Cela, c'est le but de toute vie de prière: être présent à Dieu que l'on aime, et à ses frères, notre prochain, que Dieu nous demande d'aimer comme nous mêmes.
Tous les saints ont aimé leur Seigneur bien-aimé. Tous les saints l'ont prié et beaucoup nous ont appris à prier, à Le prier. Beaucoup de saints ont dû écrire, par vocation ou par obéissance, ce qu'étaient leur prière et leurs relations avec Dieu. Ce faisant, ils nous ont rendu de grands services, car nous aussi, nous ne savons pas toujours prier, ni méditer, et encore moins contempler les richesses infinies de la bonté et de la Miséricorde du Seigneur.
Alexandrina de Balasar a dû, elle aussi, décrire de nombreux épisodes de sa vie crucifiée avec Jésus. Suivons-là, pas à pas; nous serons parfois déconcertés, mais le plus souvent nous découvrirons les horizons infinis qu'elle nous a révélés, de la bonté de Dieu et de ses richesses. Avec elle, aimerons davantage Jésus et la très Sainte Vierge Marie, et avec elle, nous prierons aussi pour le salut du monde.
Nota :
Les textes en italique sont extraits de l'Autobiographie d'Alexandrina ou de ses lettres.

samedi 21 avril 2012

REGARDEZ MES MAINS, REGARDEZ MES PIEDS...


III DIMANCHE DE PÂQUES

POINTS DE RÉFLEXION

Livre des Actes des Apôtres (3, 13-15;17-19)

Cette lecture nous rapporte le premier sermon de l’Apôtre Pierre, qui inspiré par l’Esprit de Dieu s’en prend aux Juifs présents et les place devant leurs responsabilités, en ce qui concerne la mort du Christ.
En effet, avec une certaine violence verbale il les interpelle et leu rappelle leur rôle éminemment méchant lors du jugement de Jésus par Pilate : “Vous l'aviez livré, devant Pilate, qui était d'avis de le relâcher, vous l'aviez rejeté. Lui, le saint et le juste, vous l'avez rejeté, et vous avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier”. Mais, le Dieu que vous adorez et qui est à jamais “le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus” — non pas d’une manière ordinaire, certes — “Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, nous en sommes témoins”.
Puis, saint Pierre, peut-être pour atténuer ses premiers propos, déclare à ses auditeurs : “Je sais bien que vous avez agi dans l'ignorance, vous et vos chefs. Mais Dieu qui, par la bouche de tous les prophètes, avait annoncé que son Messie souffrirait, accomplissait ainsi sa parole”.
Alors, puis les juifs avaient “ignoré” la gravité de leur acte, il leur restait une solution, solution qui est aussi valable pour nous, nous les “juifs” du troisième millénaire : “Convertissez-vous donc et revenez à Dieu pour que vos péchés soient effacés”.

Lecture de la première lettre de saint Jean (2, 1-5)

Saint Jean, s’adressant à ses disciples, commence sa lettre par cette phrase pleine de tendresse, mais néanmoins ferme, car “le disciple que Jésus aimait” était devenu un maître sage et exigeant : “Mes petits enfants”. Et, après ces mots il ajoute la raison de sa lettre : “Je vous écris pour que vous évitiez le péché”. Mais l’homme n’est que faiblesse et de cette faiblesse naissent les chutes, plus ou moins graves, c’est pourquoi l’Apôtre s’empresse de dire que, “si l'un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus-Christ, le Juste”. Car, le Christ, Juste parmi les justes, “est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier”, ce qui est une preuve, plus qu’évidente de son amour pour nous.
Mais nous, le connaissons-nous vraiment, faisons-nous sa volonté, respectons-nous ses “consignes”, Lui qui est “la Vérité, le Chemin et la Vie” ?
Jean nous  aide à répondre à cette question qui pourrait par fois nous embarrasser :
“Et voici comment nous pouvons savoir que nous le connaissons : c'est en gardant ses commandements”. Car, ajoute encore l’Apôtre de l’Amour : “La vérité est en celui qui garde fidèlement sa parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection”.
Alors, qu’attendons-nous pour suivre ce sage conseil et attendre cette perfection dont nous parle l’auteur sacré ?
Cherchons à “sentir” et à “connaître” Dieu, car Dieu est amour. Nul ne peut prétendre le connaître s’il ne vit pas soi-même dans l'amour, dans l'amour de Dieu : parce que l’on conçoit que Dieu nous aime, nous voulons l’aimer et nous voulons aimer avec lui. Ainsi, pour connaître Dieu, il n’est pas suffisant d’avoir sur lui de belles et justes idées, il faut vivre avec lui, agir avec lui et en lui par amour ; il faut se laisser envahir par son amour toujours prêt à pardonner, et vivre nous-mêmes à son image, lui offrant les biens que nous faisons et les maux dont nous souffrons pour le salut des autres.

Évangile selon Saint Luc (24, 35-48)

L’Évangéliste saint Luc, nous raconte un autre fait saisissant qui eut lieu après la résurrection du Seigneur et aussitôt après la non moins connue rencontre d’Emmaüs. En effet, “les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s'était passé sur la route et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain ”, mais ils non même pas eu le temps de terminer leur récit, car aussitôt Jésus “lui-même était là au milieu d'eux et il leur dit : La paix soit avec vous”.
Ce récit diffère quelque peu de celui de dimanche dernier, car Luc nous apprend que les apôtres furent “frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit”, c’est pourquoi Jésus s’empressa de les rassurer en leur fournissant des explications très “terre-à-terre”, si l’on peut dire : “Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai”.
Et, leur disant ces paroles rassurantes, Il y ajouta le geste qui rassérène, les invitant à regarder sur ses mains et ses pieds les “marques des clous”.
“Il voulait nous montrer — commente saint Ambroise de Milan — qu'il était réellement au milieu d'eux avec son corps ressuscité ; car ce que l'on touche est une substance corporelle. Il voulait nous montrer ce que nous serions un jour, à la Résurrection. On jette en terre, comme une semence, un corps animal ; ce qui sort de la terre c'est un corps spirituel. Celui-ci est un corps réel, mais fluide, et celui-là est un corps plus grossier, alourdi par le joug de la matière. Le corps du Sauveur ressuscité est un corps réel, puisqu'il conserve les traces de blessures qu'il invite ses apôtres à toucher. Il nous les montrait non seulement comme une preuve donnée à notre foi, mais comme un excitant proposé à notre amour. Au lieu de fermer ses plaies, il voulut les porter avec lui dans le ciel, il voulait les montrer à son Père comme le prix de notre liberté. C'est avec ses blessures qu'il voulut être établi à la droite de son Père, et que le Père l'embrassa comme le trophée de notre salut”[1].
Ensuite, ce qui était crainte, est devenu joie, joie immense de revoir le Maître, malgré “l’étonnement” dont ils étaient encore habités. Voilà pourquoi Jésus, pour les rassurer totalement, leurs demanda s’ils avaient “quelque chose à manger”, car les esprits ne mangent pas. Alors, un peu plus rassurés, “ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux”.
Le corps glorieux — il faut le dire — n’a pas besoin de nourriture, aussi Jésus n’a pas mangé par nécessité mais par condescendance, voulant fonder dans ses apôtres, sur des bases solides, la foi en sa résurrection ; il a pris une preuve qui était à la portée des Apôtres.
“Puis, continue d’explique saint Luc, il déclara : Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplît tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Prions le Seigneur de nous ouvrier à nous aussi, “l’esprit à l’intelligence des Écritures”, afin que nous comprenions que “le Christ total s'est fait connaître d'eux et s'est fait connaître de nous. Mais il n'a pas été connu tout entier par eux, ni tout entier par nous. Eux, ils ont vu la tête, et ils ont cru au corps. Nous, nous avons vu le corps et nous avons cru à la tête. Cependant le Christ ne fait défaut à personne : il est tout entier en tous, et pourtant son corps lui demeure attaché”[2].
Restons fermes dans notre foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu et, comme saint Thomas, dimanche dernier, osons dire très souvent : “Mon Seigneur et mon Dieu”.
Amen.
Alphonse Rocha


[1] Saint Ambroise de Milan : Commentaire de l'Évangile selon saint Luc, X 170.
[2] Saint Augustin : sermon CXVI.

samedi 14 avril 2012

DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE

POINTS DE RÉFLEXION

Livre des Actes des Apôtres (4,32-35)

L’auteur des Actes des Apôtres (saint Luc), nous donne ici une information très importante de la manière de vivre des premiers chrétiens : “la multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme” parce qu’ils avaient compris très rapidement que les préceptes de Jésus étaient basés sur l’amour, car Lui-même était amour. Mais il va encore plus loin, quand il ajoute que “personne ne se disait propriétaire de ce qu’il possédait, mais on  mettait tout en commun”. Cela s’appelle “charité chrétienne” ou “solidarité fraternelle”.
Il serait bon que de nos jours, nous pensions davantage à cette vertu, à cette norme que le Seigneur est venu nous apporter et que nous oublions facilement, car souvent cela nous “arrange” : la “charité chrétienne” et que sans trop rechigner, nous “redistribuions une part à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins”. Cela aurait comme résultat visible et palpable, qu’“aucun d'entre eux ne serait dans la misère”. Cela peut aussi s’appeler MISÉRICORDE.

Première Lettre de saint Jean (5,1-6)

L’Apôtre “que Jésus aimait”, nous affirme dans sa lettre que “tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu”. Veut-il dire par là que ceux qui ne croient pas que “le Christ est le Messie” se perdront, seront bannis à jamais ? Certes pas, car cela balaierait d’un seul coup une autre affirmation du même Apôtre, quand il affirme que “Dieu est amour”.
Mais Jean, le visionnaire de l’amour, nous l’explique : “Tout homme qui aime le Père — donc Dieu — aime aussi Celui qui est né de Lui” — donc le Fils de Dieu, Jésus-Christ. Car dès lors, dit encore l’Apôtre, que “nous aimons les enfants de Dieu et que nous aimons Dieu et accomplissons ses commandements, car l’amour de Dieu, c’est cela : garder ses commandements”, alors nous sommes vraiment aimés de Dieu et appartenons à Sa famille.
Sachons encore, comme nous le dit Jean, que les “commandements de Dieu ne sont pas un fardeau”, mais une ligne de conduite qui nous conduit à Lui et en Lui au Salut, car “c’est Lui, Jésus-Christ, qui est le vainqueur du monde ; qui est venu par l’eau et le sang, et celui qui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité”.
Aimons donc Dieu et aimons notre prochain, comme le Seigneur nous le demande. Si nous le faisons, nous sommes assurés de notre Salut, qui est le but de nos vies de fils de Dieu.
Faisons entièrement confiance à la Miséricorde divine, car le Seigneur “est riche en Miséricorde” !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (20,19-31)

Après l’Épître, c’est encore l’Apôtre Jean qui nous parle pour décrire un épisode assez particulier qui eut lieu après la résurrection de Jésus : la première visite du Maître à ses amis. Jean prend bien soin de nous expliquer, en deux étapes la peur de ceux-ci et leur joie, ainsi que la confession de foi de Thomas.
En effet, dans un premier temps, ils nous dit — il y était aussi — que “les disciples avaient verrouillé les portes, car ils avaient peur des Juifs”, ce qui peut se comprendre après ce qu’ils avaient fait à Jésus Lui-même.
En arrivant au milieu d’eux il les salua : “La paix soit avec vous !” Le ton de sa voix ne laisse aucun doute à ses disciples. Mais, pour leur prouver que c’était bien Lui, Il leur montra ses blessures. Puis, dans un geste que l’on devine solennelle, Jésus leur dit : “Recevez l’Esprit Saint”, avant d’ajouter ce qui sera pour toujours l’institution du sacrement du pardon : “Tout homme à qui vous remettrez les péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus”.
Lors de cette première visite de Jésus, Thomas était absent. Dès son arrivée, il fut informé de la visite du Seigneur, mais il ne n’a pas voulu les croire, disant même qu’il n’y croirait pas tant qu’il ne verrait pas les marques des clous et ne mettrait pas son doigt dans plaie du côté.
Une semaine plus tard, explique saint Jean, “les disciples se trouvaient dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées” et comme lors de la première fois il les salua : “La Paix soit avec vous !” Puis, se tournant vers Thomas, Jésus lui dit : “Avance ton doigt ici, et vois mes mains, avance ta main, et met-la dans mon côté”. Thomas est surpris, bien entendu, mais, se rendant compte de la bonté du Seigneur, il si mit à genoux et humblement, du plus profond de son cœur, laisse échapper cette belle prière qui est en même temps une profession de foi : “Mon Seigneur et mon Dieu !”
Puis, Jésus lui dira encore : “Heureux ceux qui croient sans avoir vu !”
C’est cela même avoir la foi : croire à une chose que nous ne voyons pas, mais que nous sommes sûrs de son existence et de sa vérité infaillible.
En ce Dimanche de la Miséricorde, crions du plus profond de nos cœurs :
“Mon Seigneur et mon Dieu !” Et encore : “Jésus j’ai confiance en Toi !”
Amen.
Alphonse Rocha

lundi 2 avril 2012

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS

APPEL URGENT


Le site http://nouvl.evangelisation.free.fr/ est entièrement consacré à la Nouvelle Évangélisation. Il a été créé en 2003 pour répondre à une demande pressante du pape Jean-Paul II. Ce site est en perfectionnement constant, et ses mises à jour sont fréquentes, car nous tenons à donner à tous ceux qui ne peuvent pas se les procurer, le maximum de documents émanant de Rome, comme vous pouvez d'ailleurs le constater.

Ce site comporte une rubrique “liturgique”, donnant les textes de chaque dimanche et jours de fêtes, ainsi que les commentaires liturgiques (les homélies) de ces dimanches et jours de fêtes. Nous sommes actuellement à la recherche d’un ou de plusieurs prêtres ou religieux[1] qui assureraient bénévolement et régulièrement ces commentaires liturgiques.

Ces homélies devraient nous parvenir au plus tard le jeudi ou trois jours avant la fête concernée, afin que le webmaster ait le temps matériel de les faire paraître au moins deux jours avant la date requise. Toutes vos propositions seront les bienvenues. Nous vous répondrons rapidement. Toutefois, ne soyez pas vexés si nous vous demandons quelques informations vous concernant personnellement. En effet, comme vous avez pu le constater en visitant notre site, nous sommes profondément attachés à l’Église catholique de Rome.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, nous nous confions à votre prière, dans les Cœurs de Jésus et de Marie.

Faites-nous parvenir votre message ici :


[1] Nous disons: "un ou plusieurs prêtres ou religieux" car il est probable, compte tenu des charges de travail, qu'une seule personne ne puisse assurer une homélie régulièrement chaque semaine.