mercredi 29 février 2012

CHEMIN DE CROIX IV

QUATRIÈME STATION
Jésus rencontre sa Mère

/V. Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
_. Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

De l’Évangile selon saint Luc. 2, 34-35.51
Syméon les bénit, puis il dit à Marie, sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. – Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. – Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre.
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements».

MÉDITATION

Sur le chemin de croix de Jésus, se trouve aussi Marie, sa Mère. Durant la vie publique de son fils, elle avait dû se tenir à l’écart, pour faire place à la nouvelle famille de Jésus, à la famille naissante de ses disciples. Elle avait également dû entendre ses paroles: «Qui est ma mère et qui sont mes frères? ... Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère.» (Mt 12, 48-50). On voit à présent qu’elle est la Mère de Jésus, non seulement dans son corps, mais dans son cœur. Avant même de l’avoir conçu dans son corps, elle l’avait conçu dans son cœur, grâce à son obéissance. Il lui avait été dit: «Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils... Il sera grand...; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père» (Lc 1, 31s). Pourtant, peu après, elle avait entendu de la bouche du vieux Syméon d’autres mots: «Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée» (Lc 2, 35). Elle se sera ainsi rappelée les paroles des prophètes, des paroles semblables à celles-ci: « Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche: comme un agneau conduit à l’abattoir» (Is 53, 7). À présent tout devenait réalité. Dans son cœur, elle avait toujours conservé la parole que l’ange lui avait dite quand tout avait commencé: «Sois sans crainte, Marie» (Lc 1, 30). Les disciples se sont enfuis, elle, non. Elle reste là, avec son courage de mère, avec sa fidélité de mère, avec sa bonté de mère et avec sa foi, qui résiste dans l’obscurité: «Heureuse celle qui a cru» (Lc 1, 45). «Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre?» (Lc 18, 8). Oui, à ce moment-là, Il le sait: il trouvera la foi. En cette heure-là, c’est sa grande consolation.

PRIÈRE

Sainte Marie, Mère du Seigneur, tu es restée fidèle quand les disciples se sont enfuis. De même que tu as cru quand l’ange t’a annoncé l’incroyable – que tu allais devenir la mère du Très-Haut –, de même, tu as cru à l’heure de sa plus grande humiliation. Ainsi, à l’heure de la croix, à l’heure de la nuit la plus sombre du monde, tu es devenue Mère des croyants, Mère de l’Église. Nous te prions: apprends-nous à croire et aide-nous afin que notre foi devienne courage de servir et geste d’un amour qui vient en aide et qui sait partager la souffrance.

Tous :

Pater noster, qui es in cælis;
sanctificetur nomen tuum;
adveniat regnum tuum;
fiat voluntas tua, sicut in cælo et in terra.

Panem nostrum cotidianum da nobis hodie;
et dimitte nobis debita nostra,
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris;
et ne nos inducas in tentationem;
sed libera nos a malo.

lundi 27 février 2012

CHEMIN DE CROIX III

TROISIÈME STATION
Jésus tombe pour la première fois

/V. Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
/R. Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.


Du livre du prophète Isaïe 53, 4-6

Pourtant, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

MÉDITATION

L’homme est tombé et tombe toujours de nouveau : combien de fois n’est-il que la caricature de lui-même, et non plus l’image de Dieu, tournant ainsi en dérision le Créateur? N’est-il pas l’image de l’homme par excellence celui qui, descendant de Jérusalem à Jéricho, fut attaqué par les brigands qui le dépouillèrent et le laissèrent à moitié mort, ensanglanté au bord du chemin ! La chute de Jésus sous la croix n’est pas seulement la chute de l’homme Jésus déjà épuisé par la flagellation. Ici apparaît quelque chose de plus profond, comme dit Paul dans la lettre aux Philippiens : «Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes ... il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix» (Ph 2, 6-8). Dans la chute de Jésus sous le poids de la croix, apparaît tout son parcours : son abaissement volontaire pour ôter notre orgueil. Et en même temps apparaît la nature de notre orgueil: l’arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n’être rien d’autre que nous-mêmes, l’arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l’amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls. Dans cette rébellion contre la vérité, dans cette tentative d’être nous-mêmes des dieux, d’être créateurs et juges de nous-mêmes, nous tombons et nous finissons par nous détruire nous-mêmes. L’abaissement de Jésus est le dépassement de notre orgueil: par son abaissement, il nous relève. Laissons-le nous relever. Dépouillons-nous de notre autosuffisance, de notre envie erronée d’autonomie et, au contraire, apprenons de lui, de lui qui s’est abaissé, à trouver notre véritable grandeur, en nous abaissant et en nous tournant vers Dieu et vers nos frères humiliés.

PRIÈRE

Seigneur Jésus, le poids de la croix t’a fait tomber à terre. Le poids de notre péché, le poids de notre orgueil t’a terrassé. Mais ta chute n’est pas le signe d’un destin hostile, elle n’est pas la pure et simple faiblesse de celui qui est outragé. Tu as voulu venir à nous, nous qui, en raison de notre orgueil, gisons à terre. L’orgueil qui nous fait penser que nous avons la capacité de produire l’homme a contribué à ce que les hommes soient devenus une sorte de marchandise, pouvant s’acheter et se vendre, tel un réservoir de matériaux pour nos expérimentations, grâce auxquelles nous espérons vaincre la mort par nous-mêmes, alors qu’en vérité, nous ne faisons rien d’autre qu’humilier toujours plus profondément la dignité de l’homme. Seigneur, aide-nous parce que nous sommes tombés. Aide-nous à abandonner notre orgueil destructeur, en apprenant, par ton humilité, à nous relever de nouveau.

Tous :

Pater noster, qui es in cælis;
sanctificetur nomen tuum;
adveniat regnum tuum;
fiat voluntas tua, sicut in cælo et in terra.

Panem nostrum cotidianum da nobis hodie;
et dimitte nobis debita nostra,
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris;
et ne nos inducas in tentationem;
sed libera nos a malo.

samedi 25 février 2012

CHEMIN DE CROIX II

Composé par le Cardinal Joseph Ratzinger
(Benoît XVI)
DEUXIÈME STATION

Jésus est chargé de la Croix


/V. Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

/R. Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

De l’Évangile selon saint Matthieu 27, 27-31
Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient en lui disant : «Salut, roi des Juifs!». Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

MÉDITATION

Jésus, condamné comme prétendu roi, tu es raillé, mais dans la dérision apparaît cruellement la vérité. Combien de fois les insignes du pouvoir portés par les puissants de ce monde ne sont-ils pas une insulte à la vérité, à la justice et à la dignité de l’homme! Combien de fois leurs cérémonies et leurs grands discours ne sont en vérité rien d’autre que de pompeux mensonges, une caricature de la tâche qui est la leur: se mettre au service du bien ! Jésus, celui dont on se moque et qui porte la couronne de la souffrance, est pour cela précisément le vrai roi. Son sceptre est justice (cf. Ps 45, 7). Le prix de la justice est souffrance en ce monde : lui, le vrai roi, ne règne pas par la violence, mais par l’amour dont il souffre pour nous et avec nous. Il porte la croix sur lui, notre croix, le poids de l’homme, le poids du monde. C’est ainsi qu’il nous précède et qu’il nous montre comment trouver le chemin de la vraie vie.

PRIÈRE

Seigneur, tu t’es laissé tourner en dérision et outrager. Aide-nous à ne pas nous joindre à ceux qui se moquent de celui qui souffre et de celui qui est faible. Aide-nous à reconnaître ton visage en ceux qui sont humiliés et mis à l’écart. Aide-nous à ne pas nous décourager devant les moqueries du monde, quand l’obéissance à ta volonté est tournée en dérision. Tu as porté la croix et tu nous as invités à te suivre sur ce chemin (cf. Mt 10, 38). Aide-nous à accepter la croix, à ne pas la fuir, à ne pas nous lamenter et à ne pas laisser nos cœurs être abattus devant les peines de la vie. Aide-nous à parcourir le chemin de l’amour et, obéissant à ses exigences, à atteindre la vraie joie.

Tous :

Pater noster, qui es in cælis;

sanctificetur nomen tuum;
adveniat regnum tuum;
fiat voluntas tua, sicut in cælo et in terra.

Panem nostrum cotidianum da nobis hodie;

et dimitte nobis debita nostra,
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris;
et ne nos inducas in tentationem;
sed libera nos a malo.

vendredi 24 février 2012

CHEMIN DE CROIX

Composé par le Cardinal Joseph Ratzinger

PREMIÈRE STATION
Jésus est condamné à mort

/V. Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

/R. Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.


De l’Évangile selon saint Matthieu 27, 22-23.26
Pilate reprit : « Que ferais-je donc de Jésus, celui qu’on appelle le Messie ? » Ils répondirent tous : « Qu’on le crucifie ! » Il poursuivit : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu’on le crucifie ! ». Il leur relâcha donc Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et le leur livra pour qu’il soit crucifié.

MÉDITATION

Le Juge du monde, qui reviendra un jour pour nous juger, est là, anéanti, déshonoré et sans défense face au juge de la terre. Pilate n’est pas totalement mauvais. Il sait que ce condamné est innocent; il cherche le moyen de le libérer. Mais Pilate est indécis. Et en définitive, sur le droit, il fait prévaloir sa position, il se fait prévaloir lui-même. Et les hommes qui vocifèrent et demandent la mort de Jésus ne sont pas non plus totalement mauvais. Beaucoup parmi eux, le jour de la Pentecôte, seront «remués jusqu’au fond d’eux-mêmes» (Ac 2, 37), quand Pierre leur dira : «Jésus de Nazareth – cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission – ... vous l’avez fait mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens...» (Ac 2, 22s). Mais en cet instant, ils subissent l’influence de la foule. Ils vocifèrent parce que les autres vocifèrent, et ils vocifèrent comme les autres. Et ainsi, la justice est piétinée par lâcheté, par faiblesse, par peur du diktat de la mentalité dominante. La voix ténue de la conscience est étouffée par les vociférations de la foule. L’indécision, le respect humain confèrent leur force au mal.

PRIÈRE

Seigneur, tu as été condamné à mort car la peur du regard des autres a étouffé la voix de la conscience. Tout au long de l’histoire, il en a toujours été ainsi, des innocents ont été maltraités, condamnés et tués. Combien de fois n’avons-nous pas, nous aussi, préféré le succès à la vérité, notre réputation à la justice ! Donne force, dans notre vie, à la voix ténue de la conscience, à ta voix. Regarde-moi comme tu as regardé Pierre après le reniement. Fais en sorte que ton regard pénètre nos âmes et indique à notre vie la direction. À ceux qui ont vociféré contre toi le Vendredi saint, tu as donné l’émotion du cœur et la conversion au jour de la Pentecôte. Et ainsi, tu nous as donné à tous l’espérance. Donne-nous aussi, toujours de nouveau, la grâce de la conversion.

Tous :
Pater noster, qui es in cælis;

sanctificetur nomen tuum;
adveniat regnum tuum;
fiat voluntas tua, sicut in cælo et in terra.

Panem nostrum cotidianum da nobis hodie;

et dimitte nobis debita nostra,

sicut et nos dimittimus debitoribus nostris;
et ne nos inducas in tentationem;
sed libera nos a malo.

jeudi 23 février 2012

BON ANNIVERSAIRE


A ction, adoration, contempl-Action riment avec Nouvelle Évangélisation
L angage de l'Amour de Dieu donne un nouveau Visage à l'Évangélisation
P arole de Dieu dans un cœur fait naître la Nouvelle Évangélisation 
H abitude rime avec Béatitude mais Béatitude nous conduit au cœur de l'Évangile
O uvrir son cœur à la Bonne Nouvelle pour faire naître la Nouvelle Évangélisation
N ouvelle Évangélisation c'est faire communion de mon cœur au Cœur du Christ
S ilence de mes paroles pour accueillir la Parole de Dieu en silence afin de devenir Évangile vivant
E vangile c'est l'Étoile du Cœur du Christ qui nous évangélise le cœur pour nous préparer à la Nouvelle Évangélisation

R egard, notre regard plongé dans le Regard de Dieu c'est Dieu qui nous évangélise 
O uvrir son cœur à l'Amour du Christ c'est permettre au Christ de devenir l'un d'entre nous
C opier notre vie sur la vie du Christ c'est devenir le Cœur du Christ au cœur de l'Évangélisation
H abiter en Présence du Seigneur c'est permettre au Seigneur de faire de ma vie Sa Vie
A ccueillir la Présence du Seigneur dans Son Eucharistie est la source profonde de toute Nouvelle Évangélisation.

Un petit mot sur la Nouvelle Évangélisation pour souligner les anniversaires d'Alphonse et de Paulette. Comme vos cœurs se ressemblent et que Dieu vous a inspiré un projet de Nouvelle Évangélisation, j'ai pensé vous écrire un petit mot d'inspiration à tous les deux sur le sujet de la Nouvelle Évangélisation, un sujet qui m'interpelle depuis plusieurs années déjà.
En votre jour d'anniversaire nous faisons avec vous deux communion de votre cœur au Cœur du Christ pour que chacun de nos cœurs devienne une source de la Nouvelle Évangélisation branchée sur la source du Cœur du Christ et de Son Église.

Bonsoir ou bonjour chers Alphonse et Paulette ; l'Évangile, l'Evangélisation, c'est le chemin proposé par Jésus pour former ses apôtres comme ses disciples, afin de les faire passer de la formation à la transformation de leur cœur de pécheur, pour permettre au Christ par cette communion contemplative À sa Parole  de Vie qui donne Vie à chacune de nos vies, de la faire  entrer dans le monde de la  Nouvelle Évangélisation  avec des cœurs présents et disponibles  à Sa Merveilleuse Douce Présence. Pour rendre active cette  Nouvelle Évangélisation  , librement nous devrons  plonger notre cœur dans le Cœur du Christ qui est la source principale de toute  Nouvelle Évangélisation . Le départ de toute  Nouvelle Évangélisation  c'est que notre cœur prenne un bain dans la Miséricorde Infinie en laissant fondre notre cœur de pécheurs dans le Cœur de l'Amour Miséricordieux de notre Dieu.
La Parole de Dieu dit : "Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." (Lc 23, 42)

La  Nouvelle Évangélisation  c'est faire communion de nos multiples silences avec le Mystérieux et Miraculeux Silence de Notre Dieu, pour que notre cœur puisse entrer dans le cœur de l'Amour du Père afin de Lui Permettre d'Évangéliser notre cœur de chercheurs de Dieu. Nous ne pourrons jamais être des hommes et des femmes Habillés de cette Espérance de Dieu si nous n'acceptons pas avant tout de plonger à cœur ouvert dans un cœur à cœur avec le Cœur de l'Amour du Christ, pour nous laisser habiter par Son Silence qui ouvre la porte des cœurs les plus endurcis se laissant séduire mystérieusement par Son Amour Miséricordieux.

La Parole de Dieu dit :
"Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché,
lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi.
Car mon péché, moi, je le connais, ma faute est devant moi sans relâche ;
contre toi, toi seul, j'ai péché, ce qui est coupable à tes yeux, je l'ai fait. Pour que tu montres ta justice quand tu parles et que paraisse ta victoire quand tu juges.
Vois : mauvais je suis né, pécheur ma mère m'a conçu.
Mais tu aimes la vérité au fond de l'être, dans le secret tu m'enseignes la sagesse.
Ôte mes taches avec l'hysope, je serai pur ; lave-moi, je serai blanc plus que neige."
(Ps 51, 3-9)

J'ai préparé ce petit mot sur la  Nouvelle Évangélisation  avec beaucoup d'improvisation, sans trop savoir quoi écrire, mais j'ai espéré de tout mon cœur de croyant que cette approche de la  Nouvelle Évangélisation  corresponde au désir amoureux  d'Alphonse et de Paulette concernant la  Nouvelle Évangélisation .

Évangile, Évangélisation, Bonne Nouvelle,  Nouvelle Évangélisation  , nouvelle conversion qui nous met en conversation avec un renouvellement de notre vie intérieure pour faire de notre vie un Évangile Vivant et permettre aux chercheurs(ses) de Dieu de passer de la contemplation de La Parole de Dieu à la contempl-action, où Cette Parole de Dieu met le Feu de La Parole dans les cœurs qui cherchent Dieu.
La Parole de Dieu dit : "Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création." (Mc 16, 15)

"Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde." (Mt 28, 19-20)


Françoise écrit: Du fond du cœur, Joyeux Anniversaires chère Paulette et cher Alphonse! Nos prières vous accompagnent sur ce si beau chemin de carême qui est chemin pour aplanir nos vies bosselées...

« Repose-toi sur Yahvé de tout ton cœur, ne t'appuie pas sur ton propre entendement ; en toutes tes démarches, reconnais-le et il aplanira tes sentiers. » (Ps 3, 5-6)
Je vous embrasse fraternellement,
Françoise

Merci pour votre gentillesse.
Alphonse et Paulette

mardi 21 février 2012

CARÊME 2012

Mercredi des cendres

Bonjour et bonsoir à tous(tes) les internautes chercheurs(ses) de Dieu. J'espère que la venue du carême 2012 ne vous attriste pas trop. Le mercredi des cendres ainsi que le carême, je pense que chacun de nous ou presque, nous savons très bien ce que c'est. Mais nous en vivons l'expérience très différemment, selon le degré de notre foi qui est en lien avec notre rapprochement avec le Christ durant les années précédentes jusqu'à aujourd'hui.

Autrefois les prêtres disaient : “Souviens-toi que tu es poussière et tu retourneras à la poussière”, et depuis un certain nombre d'années ils nous disent en nous faisant une petite croix sur le front : “convertis-toi et crois à l'Évangile”. Pour moi le mercredi des cendres c'est la porte d'entrée en carême qui nous prépare à établir une communion très profonde de notre cœur au Cœur du Christ en suivant ses traces à petits pas qui ont commencé à la crèche puis se poursuivront jusqu'à la Croix pour éclater en résurrection.

Le carême c'est prendre une marche de 40 jours avec le Christ de la crèche à la Croix sans marchander notre marche avec le Christ Sauveur qui est venu et qui revient encore pour sauver tous les pécheurs que nous sommes. Durant cette marche il y a plusieurs temps d'arrêt qui nous permettent de nous reposer en réfléchissant et méditant sur notre mission en église avec l'Église. Mais entre la marche de la crèche à la Croix, nous devons y mettre tout notre cœur, toute notre foi et notre confiance en suivant le Christ Notre Sauveur pas à pas, pour comprendre en profondeur qu'Il est Notre Dieu et Notre Sauveur qui vient nous offrir un chemin d'Espérance qui nous conduira à la lumière de Sa Résurrection.

Cette parole de Dieu : “Souviens-toi que tu es poussière et tu retourneras à la poussière” est en lien avec l'autre citation biblique où il est écrit : “Convertis-toi et crois en l'Évangile”. Entre moi et vous, un chrétien ce n'est pas fait juste pour devenir poussière, mais un chrétien c'est fait pour monter sur la montagne afin de se laisser apprivoiser à monter de plus en plus haut et encore toujours plus haut, pour atteindre le chemin qui nous conduira un jour dans le Cœur de Celui qui est à l'origine de notre Création. Chacun de nous, nous sommes la Création de Dieu, sans oublier que ce même Dieu est aussi le grand Artiste Créateur de tout l'Univers, mais malheureusement, il nous arrive trop souvent de l'oublier.

Avant de perdre complètement la mémoire nous devrions nous permettre toutes et tous de bien réfléchir en profondeur, à savoir d'où nous venons, où nous nous en allons, et surtout comment nous allons faire pour nous y rendre ? Pourquoi attendre le dernier moment de notre vie pour réfléchir à ces trois questions qui sont d'une importance primordiale pour tout(e) croyant(e) ?

Attendre d'être trop vieux pour connaître Dieu, c'est courir le danger de partir avant son temps et s'empêcher de bien Le Connaître, pour ensuite mieux Le Reconnaître nous-même afin de mieux Le faire connaître aux autres.

Partir avant son temps ne veut pas nécessairement dire mourir. Mais cela peut vouloir dire bien d'autres choses. Une personne qui du jour au lendemain perd sa mémoire ou ses facultés psychologiques, elle est comme partie même si elle est encore vivante et présente corporellement. Il y a aussi des personnes atteintes par de très grandes souffrances physiques, pour lesquelles il est presque impossible de se concentrer pour prier, par manque de motivation au moment où la santé était au rendez-vous. Si une personne en santé n'a jamais pris le temps pour s'émerveiller de la Présence de Dieu et Le remercier pour le privilège de lui avoir donné une bonne santé en plus de vivre dans l'abondance, alors ne soyons pas surpris que cette même personne ait une sainte difficulté à prier au moment où la souffrance vient frapper à sa porte sans lui demander son avis. Je pense que le carême devrait être une solution pour les personnes qui manquent de motivation et de préparation afin d'accueillir la vie de Dieu au cœur de leur vie de chrétien(ne).

Faire entrer Dieu dans sa maison, cela commence par une conversion pour se poursuivre très lentement par une conversation où petit à petit les paroles font place à la Parole de Dieu.

Il ne faut jamais oublier que si Dieu Créateur a le pouvoir de créer une vie, Il a aussi le pouvoir de la nourrir par Sa Parole, pour lui permettre de revenir à Lui. Oui, nous sommes nés de Lui et nous retournerons vers Lui, pour nous retrouver en Lui. Mais est-ce que nous l'avons oublié, Lui ?

Où en sommes-nous rendus dans notre vie avec Lui ?

L'Ancien Testament nous dit : Nous sommes nés de Dieu et nous retournerons à Dieu, mais dans notre monde d'aujourd'hui, nous sommes tellement séduits par l'Œuvre de Dieu qui en Est le grand Artiste, qu'il nous arrive trop souvent de contempler Son Œuvre à Lui, tout en nous servant généreusement de Son Œuvre à Lui, en oubliant que c'est toujours Lui qui en est le grand Artiste. Très souvent nous nous servons des droits d'Auteur de l'Œuvre qui appartient à Dieu pour faire nos petites œuvres, en espérant que personne ne nous demande si nous avons copié sur l'Œuvre d'un autre pour avoir obtenu un si bon résultat.

Très malheureusement nous en venons à oublier que tout ce qu'il nous est possible de créer est créé à partir de quelque chose qui est déjà créé, et que personne d'entre nous ne l'a créé de lui-même. Le gros danger serait de nous servir de L'Œuvre de Dieu en falsifiant Sa signature tout en la remplaçant par notre propre signature.

Moi, quand je visite des galeries d'Art, je suis tellement émerveillé devant certaines œuvres que très souvent, je me tourne vers les responsables de la Galerie en leur demandant si l'artiste de cette œuvre est présent sur les lieux, en espérant le rencontrer en personne. Je veux le voir en le regardant dans les yeux, je veux lui poser plein de questions sur son œuvre d'art.

Quand nous contemplons l'immensité de la beauté du grand Mystère de l'Œuvre de Dieu, nous devrions tous avoir ce grand désir de Le rencontrer pour découvrir que Dieu Créateur est plus important que son Œuvre, et que c'est Lui qu'il faut contempler parce que l'Artiste est beaucoup plus important que Son Œuvre. Une œuvre ne peut exister sans la présence d'un artiste, s'il n'y a pas d'artiste il n'y a pas d'œuvre.

Le temps des cendres n'est pas juste un temps pour descendre en nous-mêmes, mais c'est un temps qui devrait nous permettre de nous remettre le regard dans le Regard de Dieu en donnant un peu plus de notre temps au grand Artiste qui est le Créateur de l'Œuvre de chacune de nos vies. Oui, permettre à Dieu de plonger Son Regard profond dans le regard de nos vies, ce serait Lui permettre aussi de nous apprivoiser au langage de Son Esprit d'Amour.
La poussière c'est fait pour descendre vers la terre, et notre esprit lui, il nous a été donné pour retourner vers Notre Père. La poussière descend vers la terre, notre esprit monte vers Dieu qui est Notre Père. Ne sommes-nous pas en train de vivre le contraire ? Je veux dire, ne sommes-nous pas en train de trop nous attacher à la terre en oubliant que nous avons été créés afin qu'un jour il y ait pour chacun de nous sans exception un retour vers le Père qui est Notre Père ?

Personne ne pourra écrire à la suite de ce message écrit simplement par moi, qu'il n'est pas au courant qu'un jour, elle ou il va retourner vers le Père. Pendant toute notre vie, Dieu permet pour chacun de nous que nous puissions voir de nos yeux de chair le départ de celles et ceux que nous avons tant aimés, afin de nous apprivoiser doucement à notre propre départ. Normalement ces départs multiples devraient nous rappeler notre propre départ. Mais quand ? Nous ne le savons pas ; la seule chose que nous savons, c'est qu'un jour ce sera notre tour.

Pour moi personnellement, je ne suis pas capable de participer à des funérailles sans penser à mon propre départ. Durant la célébration, je regarde cette personne qui nous a quittés et je me dis intérieurement, moi je suis encore là. Je poursuis mon dialogue intérieur tout en me demandant : si j'avais été à la place de feue cette personne qui est décédée, est-ce que mon âme aurait été prête à la grande rencontre avec le Seigneur ?

Dernièrement, je partageais avec mon épouse et ses parents sur une réflexion concernant le mercredi des cendres. On devait expliquer ce que l'on comprenait de cette journée du mercredi des cendres.

Premièrement je disais qu'il m'était impossible de penser au mercredi des cendres sans penser à la poussière. “Souviens-toi que tu es poussière et tu retourneras à la poussière”.

Cette phrase m'a beaucoup marqué, même avant que je devienne hyper-allergique à la poussière.

Je me disais que quand nous sommes vivants, nous passons une grande partie de notre vie à ramasser de la poussière, jusqu'au jour où l'on meurt pour devenir à notre tour poussière. La seule différence c'est que pendant notre vie nous pouvons ramasser notre poussière et parfois celle des autres, mais quand vient notre tour de mourir, ce sont les autres qui ramassent notre poussière pour la dernière fois, pour nous rendre un dernier service. Mais le mercredi des cendres n'est pas juste une histoire de cendres, de poussière et de mort. Comme le disait feu Félix Leclerc, “la mort c'est plein de vie dedans”.

Comme chrétien catholique pratiquant, je pense que la fin de la citation de feu Félix Leclerc : “la mort c'est plein de vie dedans”, le plein de vie c'est la Parole de Dieu que nous accueillons pendant toute notre vie.

Pour moi, le mercredi des cendres qui nous ouvre les portes du carême, c'est un temps précieux qui me permet de réfléchir un peu plus sérieusement sur ma vie, sur ma mort en attente de la résurrection.

Il est certain que dans mon cas à moi, comme je suis en contact avec des personnes qui souffrent beaucoup, j'ai la chance de penser à la mort plus souvent que si je travaillais dans un milieu plus matériel. Mais impossible pour moi de penser à la mort sans penser aussi à la nouvelle vie qui nous attend. Comme dit la chanson, “personne ne veut mourir, mais tout le monde veut aller au ciel”, un peu comme si l'on voulait aller au ciel par une autre route que celle qui nous a été tracée par le Christ.

Pour oublier ou tromper la mort certaines personnes nagent dans l'accumulation de richesses en essayant de se convaincre que la mort n'existe pas pour elles, mais personne n'y échappe, ça nous le savons. Plusieurs personnes en perte d'autonomie ne sont plus capables de vivre seules dans leur maison mais refusent d'aller vivre dans un milieu de vie plus sécuritaire, à cause de leur trop grand attachement désordonné à leur maison, etc. Parfois cela prend des années pour convaincre ces personnes d'aller vivre dans un milieu de vie qui correspond à une sécurité adaptée à leurs besoins.

Pour d'autres, impossible de les convaincre ; il faudra qu'il leur arrive un grave accident qui les conduira dans un centre hospitalier, et il ne leur sera plus possible de revenir dans leur maison.

Personne n'y échappe, un jour ou l'autre, moi comme vous, nous aurons à vivre certains détachements ; alors pourquoi ne pas nous attacher à la personne du Christ ? La Parole de Dieu aujourd'hui nous le propose comme choix. Acceptez d'aimer le Seigneur votre Dieu, de suivre le chemin qu'il vous trace. (Deutéronome 30,16).

Dieu nous a créés libres, capables de choisir, mais aujourd'hui, suis-je vraiment libre dans mon cœur par rapport à Dieu ? Dieu nous a créés libres de choisir la vie, ou libres de choisir la mort. Est-ce que j'ai peur de la mort, est ce que j'ai peur de Dieu ? Encore faut-il être lucide pour savoir quel chemin prendre. Par où est la vie ? Par où est la mort ? Voici l'étonnante recommandation de Jésus ci-dessous.

Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. »

Nous avons tout le carême pour y réfléchir!

Michel Bernatchez

vendredi 17 février 2012

LES TROIS DERNIÈRES PAROLES DE JÉSUS EN CROIX

Chers frères et sœurs,

À notre école de prière, mercredi dernier, j’ai parlé de la prière de Jésus sur la Croix tirée du psaume 22 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ». Je voudrais à présent continuer de méditer sur la prière de Jésus sur la croix, à l’approche de sa mort, je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur le récit que nous rencontrons dans l’Évangile de saint Luc. L’évangéliste nous a transmis trois paroles de Jésus sur la croix, dont deux — la première et la troisième — sont des prières adressées de façon explicite au Père. La deuxième, en revanche, est constituée par la promesse faite à celui appelé le bon larron, crucifié avec Lui; en effet, répondant à la prière du larron, Jésus le rassure : « Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (Lc 23, 43). Dans le récit de Luc, se mêlent ainsi de façon suggestive les deux prières que Jésus mourant adresse au Père et la supplique qui lui est adressée par le pécheur repenti. Jésus invoque le Père et écoute la prière de cet homme qui est souvent appelé latro poenitens, « le larron repenti ».
Arrêtons-nous sur ces trois prières de Jésus. Il prononce la première immédiatement après avoir été cloué sur la croix, tandis que les soldats se partagent ses vêtements comme triste récompense de leur service. Dans un certain sens, c’est par ce geste que se conclut l’épisode de la crucifixion. Saint Luc écrit : « Lorsqu'on fut arrivé au lieudit Le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Jésus disait : “Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font”. Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort » (23, 33-34). La première prière que Jésus adresse au Père est d’intercession: il demande le pardon pour ses bourreaux. Par cela, Jésus accomplit en première personne ce qu’il avait enseigné dans le discours de la montagne, lorsqu’il avait dit : « Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent » (Lc 6, 27) et qu’il avait également promis à ceux qui savent pardonner : « Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut » (v. 35). A présent, sur la croix, non seulement il pardonne ses bourreaux, mais il s’adresse directement au Père en intercédant en leur faveur.
Cette attitude de Jésus trouve une «imitation» émouvante dans le récit de la lapidation de saint Etienne, premier martyr. En effet, Etienne, désormais proche de la fin, « se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : “Seigneur, ne leur compte pas ce péché”. Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort » (Ac 7, 60) : tels ont été ses derniers mots. La comparaison entre la prière de pardon de Jésus et celle du protomartyr est significative. Saint Etienne s’adresse au Seigneur ressuscité et demande que sa mise à mort — un geste clairement défini à travers l’expression « ce péché » — ne soit pas imputée à ses lapidateurs. Jésus s’adresse au Père sur la croix et demande non seulement le pardon pour ceux qui l’ont crucifié, mais il offre également une lecture de ce qui s’est passé. En effet, selon ses paroles, les hommes qui le crucifient « ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 24). Il invoque donc l’ignorance, le fait de « ne pas savoir » comme motif de la demande de pardon au Père, car cette ignorance laisse ouvert le chemin de la conversion, comme il advient d’ailleurs dans les paroles que prononcera le centurion à la mort de Jésus : « Sûrement, cet homme, c'était un juste » (v. 47), c’était le Fils de Dieu. « Il est une consolation pour tous les temps et pour tous les hommes que, aussi bien à ceux qui ignorent — les bourreaux —, qu’à ceux qui savent — ceux qui l’avaient condamné —, le Seigneur fasse de leur ignorance la base de la demande de pardon. il la voit comme une porte qui peut nous ouvrir à la conversion » (Jésus de Nazareth, ii).
La deuxième parole de Jésus sur la croix rapportée par saint Luc est une parole d’espérance, c’est la réponse à la prière d’un des deux hommes crucifiés avec Lui. Le bon larron en présence de Jésus rentre en lui-même et se repent, il se rend compte qu’il se trouve devant le Fils de Dieu, qui rend visible le Visage même de Dieu, et il le prie : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne » (v. 42). La réponse du Seigneur à cette prière va bien au-delà de sa requête ; en effet il lui dit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (v. 43). Jésus est conscient d’entrer directement dans la communion avec le Père et de rouvrir à l’homme la voie pour le Paradis de Dieu. Ainsi, à travers cette réponse il donne la ferme espérance que la bonté de Dieu peut nous toucher même au dernier instant de la vie et la prière sincère, même après une vie d’erreur, trouve les bras ouverts du Père bon qui attend le retour du fils.
Mais arrêtons-nous sur les derniers mots de Jésus mourant. L’Evangéliste raconte : « Il était déjà presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures, car le soleil s’était caché. Le rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : “Père, entre tes mains je remets mon esprit”. Et après avoir dit cela, il expira » (vv. 44-46). Certains aspects de cette narration sont différents par rapport au cadre offert par Marc et par Matthieu. Les trois heures d’obscurité chez Marc ne sont pas décrites, tandis que chez Matthieu, elles sont reliées à une série d’événements apocalyptiques, comme le tremblement de terre, l’ouverture des sépulcres, les morts qui ressuscitent (cf. Mt 27, 51-53). Chez Luc, les heures d’obscurité ont pour cause l’éclipse du soleil mais, à ce moment-là, il advient aussi que le rideau du temple se déchire. Ainsi, le récit de Luc présente deux signes, d’une certaine manière parallèles, dans le ciel et dans le temple. Le ciel perd sa lumière, la terre s’effondre, tandis que dans le temple, lieu de la présence de Dieu, se déchire le voile qui protège le sanctuaire. La mort de Jésus est caractérisée explicitement comme un événement cosmique et liturgique; en particulier, elle marque le début d’un nouveau culte, dans un temple qui n’est pas construit par les hommes, parce qu’il est le Corps lui-même de Jésus mort et ressuscité, qui réunit les peuples et les unit au sacrement de son Corps et de son Sang.
La prière de Jésus, en ce moment de souffrance — « Père, entre tes mains je remets mon esprit » — est un cri puissant de confiance extrême et totale à Dieu. Cette prière exprime la pleine conscience de ne pas être abandonné. L’invocation initiale — « Père » — rappelle sa première déclaration d’enfant à douze ans. Lorsque que pendant trois jours il était resté dans le temple de Jérusalem, dont le voile s’est à présent déchiré. Et lorsque ses parents lui avaient exprimé leur inquiétude, il avait répondu : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être » (Lc 2, 49). Du début jusqu’à la fin, ce qui détermine complètement la sensibilité de Jésus, sa parole, son action, c’est la relation unique avec le Père. Sur la croix, il vit pleinement, dans l’amour, cette relation filiale avec Dieu, qui anime sa prière.
Les paroles prononcées par Jésus, après l’invocation « Père », reprennent une expression du Psaume 31 : « En tes mains je remets mon esprit » (Ps 31, 6). Mais ces paroles ne sont pas une simple citation, elles manifestent plutôt une ferme décision : Jésus « se remet » au Père dans un acte d’abandon total. Ces paroles sont une prière d’« offrande », pleine de confiance dans l’amour de Dieu. La prière de Jésus face à la mort est dramatique comme elle l’est pour chaque homme, mais, dans le même temps, elle est parcourue par ce calme profond qui naît de la confiance dans le Père et de la volonté de se remettre totalement à Lui. A Gethsémani, alors qu’il était entré dans la lutte finale et dans la prière plus intense et qu’il allait être « livré aux mains des hommes » (Lc 9, 44), sa sueur était devenue « comme des gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre » (Lc 22, 44). Mais son cœur était pleinement obéissant à la volonté du Père, et c’est pourquoi « un ange du ciel » était venu le réconforter (cf. Lc 22, 42-43). A présent, pendant les derniers instants, Jésus s’adresse au Père en disant quelles sont réellement les mains auxquelles Il remet toute son existence. Avant son départ pour le voyage vers Jérusalem, Jésus avait insisté avec ses disciples : « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes » (Lc 9, 44). Alors que la vie va le quitter, Il scelle dans la prière sa dernière décision : Jésus s’est laissé livrer « aux mains des hommes », mais c’est dans les mains du Père qu’Il remet son esprit ; ainsi — comme l’affirme l’évangéliste Jean — tout est accompli, l’acte suprême d’amour est accompli jusqu’au bout, jusqu’à la limite et au-delà de la limite.
Chers frères et sœurs, les paroles de Jésus sur la croix lors des derniers instants de sa vie terrestre offrent des indications exigeantes pour notre prière, mais elles l’ouvrent également à une confiance sereine et à une ferme espérance. Jésus qui demande au Père de pardonner ceux qui le crucifient, nous invite au geste difficile de prier également pour ceux qui nous font du tort, qui nous ont porté atteinte, en sachant toujours pardonner, afin que la lumière de Dieu puisse illuminer leur cœur ; et il nous invite à vivre, dans notre prière, la même attitude de miséricorde et d’amour dont Dieu fait preuve à notre égard : « Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés », disons-nous chaque jour dans le « Notre Père ». Dans le même temps, Jésus, qui au moment extrême de la mort se remet totalement entre les mains de Dieu le Père, nous communique la certitude que, pour autant que les épreuves soient dures, les problèmes difficiles, la souffrance lourde, nous ne tomberons jamais en-dehors des mains de Dieu, ces mains qui nous ont créés, qui nous soutiennent et qui nous accompagnent sur le chemin de l’existence, car elles sont guidées par un amour infini et fidèle. Merci.
Benoît XVI : Audience du mercredi 15 février 2012.
Source: www.vatican.va/ 

jeudi 16 février 2012

COMMENT ALEXANDRINA VIVAIT LA PASSION

Le Carême approche et avec lui les méditations sur la Passion de Jésus.
Paulette Leblanc a découvert la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa et s'est penchée sur sa spiritualité: elle en a écrit un livre.
Ci-après, vous lirez un texte tiré de ce livre, texte qui nous montre comment, celle qui fut certainement l'une des plus grandes mystiques du XXe siècle, vivait la douloureuse Passion de Jésus tous les vendredis, et pas seulement...

Notons tout d'abord qu'Alexandrina ne vécut visiblement la Passion que jusqu'en 1942. Ensuite, et jusqu'à sa mort, cela se fit d'une manière cachée, et toujours sans stigmate. Mais quoi qu'il en soit, Alexandrina tout en se "sentant" Jésus pouvait aussi le contempler de l'extérieur. Ainsi elle pouvait "comprendre" les sentiments intérieurs du Cœur de Jésus tout en contemplant ce qui se passait à l'extérieur. Elle écrit, par exemple: "J’ai commencé à me rendre compte que Jésus pleurait à l’intérieur de moi.

Moi, j’étais la ville de Jérusalem; j’étais Jésus..." Ou encore, au moment de la Cène: "Pendant ce banquet j’ai lavé les pieds de ceux qui m’entouraient... Jésus s’apprête à partir, mais il veut rester avec nous... Quelle anxiété de partir mais aussi de rester! Mon cœur ressent tout cela."


Alexandrina "entre" aussi dans la pensée de Jésus pensant à la trahison de Judas, ce Judas qu'Il aime toujours. Elle éprouve les frayeurs de Jésus, son désir et en même temps sa peur de sa Passion qui vient. Tout lui cause horreur: les blasphèmes, le fouet, le crucifiement, la mort, et surtout l’abandon des siens, et même de Dieu..."

Alexandrina vécut la Passion dans sa chair: "Prosternée jusqu’à terre, je sentais de tels déchirements et de telles secousses dans tout mon corps, que j’avais l’impression que les os allaient bientôt se rompre. C’était l’épouvante, c’était le pressentiment des souffrances... Combien souffrent mon corps et mon âme!" Puis c'est de nouveau Jésus qu'elle voit: "Combien Jésus a souffert! Ingratitude du monde... Il avait un regard très triste et il pleurait à grosses larmes… Il a pleuré longtemps: son regard était triste..." Jésus lui fit alors comprendre que le baiser de Judas avait augmenté les souffrances de sa Passion. Ce fut ensuite le passage devant Pilate; devant la grandeur de Jésus, Alexandrina se sentait si petite...

Mais elle allait bientôt ressentir la flagellation: "Je me suis sentie attachée par la taille, traînée par les cheveux, flagellée, couronnée d’épines très aiguës, lesquelles me causaient une telle douleur qu’il me semblait que ma tête brûlait dans un grand feu..." Mais "dans mon âme j’avais des regards de tendre compassion envers ceux qui me faisaient souffrir... L’enfer et la perte irréparable des âmes me terrorisaient tellement que j’aimais ces atrocités au lieu de les détester. Je les aimais pour sauver les âmes, convaincue que seule la souffrance pouvait les sauver."

Alexandrina vivait et contemplait en même temps la condamnation à mort de Jésus, puis le chemin de croix:
"Le corps déchiré je me suis engagée

sur le chemin du Calvaire... Je suis entraînée par de rugueuses cordes.

Je sens que ma face traîne par terre;que mes joues sont très meurtries... Ce n’étaient que hurlements et imprécations derrière moi... Mon corps n’est qu’une plaie. Le sang de la tête, causé par les épines,
baigne tout mon corps. Les bras ouverts je m’abandonne à la croix;
je me laisse crucifier. Je m’offre à la mort... Pendant que l’on m’étirait
les bras et les jambes pour les clouer et que je sentais que des plaies
sortaient de ruisselets de sang, le démon est venu vers moi, redoubler ma souffrance... Jésus, plein de tendresse et d’amour, demandait pardon pour tous au Père éternel...

Sur le Calvaire et sur la Croix, Jésus et Marie n’avaient qu’un seul Cœur,
une seule âme, une seule douleur, un seul amour..."

Paulette Leblanc: “La spiritualite d'Alexandrina” - Alex-Diffusion 2010

mercredi 15 février 2012

RÉPONSE À LA “LETTRE À MON CURÉ”

Ce long texte est une réponse minutieuse sur une lettre publiée sur ce blog, il y a de cela un certain temps déjà : le 17 novembre 2006 exactement.
Il faut préciser que la personne qui m’a demandé de publier cette lettre ne pourra plus y répondre, car elle est décédée à la suite d’une grave maladie. Le curé “incriminé” ici n’est plus dans la même paroisse : il a été muté loin de là et continue son ministère sacerdotal. L’un et l’autre je les ai donc connus.
La personne qui a écrit la “Lettre à mon cure”, était cultivée, mais souvent “trop exubérante” dans ces propos comme l’a dit l’un de ses fils le jour des funérailles, mais malgré cette “exubérance” quelquefois intempestive, elle avait un bon cœur… toujours prête à rendre service à son prochain.
Voilà, “en guise d’introduction”, ce que je peux dire sur cette “Lettre à mon curé” qui a inspiré à Michel Bernatcez, le long et judicieux commentaire que vous allez lire.



En lisant "La lettre à mon curé", je me suis dit qu'il soit curé, vicaire, prêtre séculier ou prêtre d'une congrégation religieuse, son approche manque d'une expérience de méditation qui aurait dû le conduire sur le chemin de l'oraison. Quand Jésus appelle ses premiers disciples Il les invite en disant : “Venez et voyez”. En répondant à l'appel de Jésus ils étaient tellement contents de Le Voir qu'ils ont pris plaisir à demeurer avec Lui pour apprendre à Le connaître et savoir qui Il était. Ce curé devait avoir au moins quelques qualités, pour les défauts ils sont déjà écrits dans cette lettre à mon curé.

Parole de Dieu : "Et quand il eut renvoyé les foules, il gravit la montagne, à l'écart, pour prier." (Mt 14, 23)

Vous savez quand nous faisons connaître le Christ, le danger avec les années c'est que nous croyons tellement Le connaître qu'on a l'impression de ne plus avoir besoin de Le connaître, parce qu'on pense que nous avons tout dans notre mémoire, surtout pour celles et ceux qui ont beaucoup de mémoire. La mémoire du curé était visuelle, et pour lui la soutane le répugnait au point de trop s'affirmer sans connaître les vraies raisons qui motivent certains prêtres à porter la soutane dans notre monde moderne. Autrefois on disait que “ce n'est pas l'habit qui fait le moine”, mais l'important aujourd'hui comme jamais c'est notre habit intérieur, celui qui habille notre cœur. Est-ce que mon cœur est habillé de La Présence de Dieu ou de son absence? Le mot absence rime avec présence, mais les deux expriment une grande différence au point de ne laisser personne dans l'indifférence. Pour parler comme il parlait ce curé ne vivait sûrement pas assez longtemps en Présence de Dieu. Sûrement qu'il connaissait trop Dieu par la mémoire et pas assez par le cœur à Cœur en Présence de Dieu en méditant Sa Parole, ou en Sa présence devant la Sainte Présence Eucharistique.

Que l'on pense tout ce que l'on voudra il y avait un manque quelque part et Dieu Seul sait lequel, alors le jugement appartient à Dieu ; nous, nous accueillons et nous aimons seulement mais sans jugement improvisé.

Parole de Dieu : "Marie, [...] s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole." (Lc 10, 39)

Que ce soit ce curé ou chacun de nous, connaître Dieu avec son cœur, Le connaître avec sa raison, chacun a bien sa raison personnelle de Le connaître ; mais surtout si c'est Le connaître pour L'aimer et Le faire aimer, n'est-ce pas la différence qui pourrait convaincre notre raison de prendre l'ascenseur de notre intelligence pour descendre à l'étage de notre cœur afin d'apprivoiser notre raison à faire oraison dans une communion de deux cœurs ? En lisant la lettre à mon curé je me disais qu'en réfléchissant un peu plus profondément nous pourrions peut-être trouver un petit peu de ce curé au dedans de nous.
La lettre à mon curé pose trois questions qui pourraient bien s'adresser à chacun de nous quand on répond sur un forum comme sur un blog.

– Pensez-vous que vos propos aient été inspirés par l’Esprit Saint ?
— Pensez-vous que ces propos fassent grandir le Corps Mystique du Christ, Son Église ?
— Pensez-vous que ces propos aient été inspirés par la charité chrétienne ?

Ayant vécu avec des prêtres et des religieux pendant 25 ans je sais très bien que soutane ou pas soutane l'important c'est notre cœur qui rencontre le Christ. Ce n'est pas par la soutane ou par la cravate que l'on identifie le Christ dans la personne du prêtre, c'est surtout par la qualité de la présence du Christ dans le cœur de chaque prêtre. Quand le Christ appelle ses premiers disciples Il les appelle de tout son Cœur, par Son Cœur Il les attire dans sa demeure où ils devront s'apprivoiser à faire avec Lui un seul cœur ; mais avant ils devront apprendre à vivre en Sa Présence en écoutant Sa Parole.

Parole de Dieu : "De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n'y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger, ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j'ai voulu et réalisé l'objet de sa mission." (Is 55, 10-11)

Ce curé connaissait sûrement Dieu, l'Esprit-Saint, l'Église et la charité par sa formation au Séminaire ; du moins c'est ce que nous sommes portés à croire et la réponse est oui, vous avez parfaitement raison. Mais ça prend beaucoup plus qu'une formation pour donner Dieu aux hommes afin d'éviter cette pauvre expérience présentée dans la lettre à mon curé.

Oui j'ai bien écrit, “former” mais plus encore, “former pour transformer le cœur de chaque homme’’ afin d'accueillir les dons de l'Esprit pour permettre à Jésus-Christ de passer dans notre cœur d'homme pécheur et construire un pont d'Espérance entre nous et Dieu, entre Dieu et nous.

Pour communiquer Dieu aux hommes il faut très souvent à l'exemple de Moïse quitter les hommes pour monter sur la montagne et prendre un bain de silence seul à Seul avec Dieu ; Dieu avec nous, nous avec Dieu. Pour communiquer Dieu aux hommes nous devons avant tout nous apprivoiser à faire communion de nos silences avec le Silence de Dieu. Par nos multiples silences, quand nos méditations deviennent oraison, l'ombre du Silence mystérieux de Dieu fait naître en nous le don d'accueillir Sa Parole. Simples enfants que nous sommes, cette Parole de Dieu accueillie au cœur de nos silences nous donne le pouvoir de découvrir en profondeur que nous sommes enfants de Dieu.

Parole de Dieu : "Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, que les foules étaient frappées de son enseignement : car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes." (Mt 7, 28-29)

La  La lettre à mon curé  a écrit :
Pourquoi envoyer ce venin contre vos frères prêtres qui veulent garder une soutane, et les ridiculiser en disant « qu’ils ont des problèmes de zizis ». Quelle image de ces prêtres auront tous ces jeunes qui assistaient à la Messe ? Ce sont des critiques qui n’ont pas de sens. J’ai connu en pèlerinage un jeune prêtre de Toulon, en soutane et qui vit dans les quartiers difficiles, il disait que la soutane était respectée par les jeunes de ces quartiers comme ils respectaient leur imam.

Michel répond : Je ne sais pas qui a écrit cette lettre à mon curé mais je suis certain que cette personne n'avait pas plus d'expérience que son curé car je trouve que la lettre est pauvre en approche pastorale.

En répondant à cette lettre à mon curé je voulais justement la transformer en lui donnant cette approche pastorale qui lui manquait. « Qu’ils ont des problèmes de zizis » n'a aucun rapport avec la soutane, mais l'expression laisse à désirer en ce sens que l'expression peut inspirer chez les lecteurs(trices) l'image du prêtre pédophile.

Parole de Dieu : Pilate dit à Jésus : "D'où es-tu?" Mais Jésus ne lui donna pas de réponse.
Pilate lui dit donc : "Tu ne me parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher et que j'ai pouvoir de te crucifier?" (Jn 19, 9-10)

Sans aborder le sujet de la pédophilie en profondeur, car ce serait beaucoup trop long, je peux dire que je constate depuis plusieurs années que plusieurs médias abordent ce sujet si délicat et très sérieux, voulant qu'il soit abordé dans un esprit de vengeance, avec l'intention de présenter la pédophilie comme un sujet qui vise une institution (l'Église) au lieu d'y voir un problème grave qui touche toute la société en général, où l'Église fait partie intégrante de cette société humaine.

Parole de Dieu : "Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas!
Ou bien comment vas-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter la paille de ton œil, et voilà que la poutre est dans ton œil!" (Mt 7, 3-4)

Cette citation réflexion sur la pédophilie en passant par cette “lettre à mon curé” n'est simplement que pour mettre de l'équilibre quand on écrit sur un sujet trop sérieux, quand malheureusement plusieurs médias ont tendance à désinformer au lieu d'informer en présentant des articles sur le sujet de la pédophilie avec un profond déséquilibre entre beaucoup d'informations “pédophilie” “institution Église” et peu d'informations entre “pédophilie” “institution société”.

Normalement et logiquement parlant les médias devraient présenter le problème de la pédophilie non pas comme une situation faisant juste partie de l'institution Église mais aussi de toutes les Institutions que l'on retrouve au sein de notre société.
Serait-il politiquement correct de traiter du sujet de la pédophilie en visant juste les institutions scolaires, l'institution garderie, les professeurs, les psychologues, les sexologues, les infirmiers(ères), les pères de famille, les mères de famille, les adolescents qui font du gardiennage avec une formation ??????????? J'ai mis un point d'interrogation pour chaque catégorie et ma réponse pour chaque (?) est non, car ça ne serait pas normal de pointer seulement une institution laïque, alors pour l'Église c'est la même réponse.

Parole de Dieu : "Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité." (1 Jn 1, 6)

Normalement on sait qu'une garderie n'engagerait pas un homme ou une femme qui avouerait avant de se faire engager : je suis pédophile. Nous savons très bien que même si les personnes hommes ou femmes au comportement pédophile sont au courant des lois sur l'aspect criminel de la pédophilie, certains essaient de franchir les interdits de ces lois qui veulent protéger les enfants et les ados contre les actes criminels à caractère pédophile. Malgré les lois sévères qui existent dans toutes les institutions laïques à travers le monde, cela n'empêche pas plusieurs pédophiles d'infiltrer diverses institutions laïques, et ce sont leurs victimes qui permettent de découvrir les traces des agresseurs pédophiles.

Un voleur va-t-il avertir la police avant de commettre un vol de banque ? Non.
Un pédophile va-t-il prévenir les parents de l'enfant, ou va-t-il communiquer avec la police avant d'agresser un ou des enfants ? Non.

Doit-on dire : La pédophilie existe dans l'Église, ou doit-on dire : Des hommes avant de devenir prêtres ont choisi d'infiltrer l'Église en étant pédophiles?

Avant de devenir disciple est-ce que Judas savait qu'il trahirait Jésus ?

Humainement parlant nous sommes portés à croire qu'un homme ayant des comportements pédophiles peut penser qu'en devenant prêtre, Dieu voyant sa bonne volonté de se donner va le guérir de sa déviance sexuelle. Même certains hommes d'orientation homosexuelle ont pensé qu'en s'engageant dans le mariage (homme & femme) ils retrouveraient un équilibre sexuel de couple, mais en cours de route plusieurs ont été déçus car leur mariage est devenu une mésaventure pour eux et une grande épreuve pour la conjointe qui se voit abandonnée avec ses enfants après tant d'années de mariage.

J'ai connu un couple par exception où l'homme était d'orientation homosexuelle et très croyant ; il a eu la chance de se marier avec une femme qui elle aussi était croyante. Il lui a appris quelques années après leur mariage qu'il était homosexuel mais qu'il s'était marié en espérant être guéri en cours de route. Tous les deux avaient une grande foi et Dieu a permis une guérison parfaite dans la vie de cet homme. Je crois que c'était un cas exceptionnel car la foi était présente au cœur de leur vie à deux. En circulant sur internet on se rend compte de plus en plus qu'il existe plusieurs groupes qui désirent imposer leur idéologie à l'Église.

Exemple :

(1)-On voudrait que Notre Église accepte que les personnes d'orientation homosexuelle soient ordonnées prêtres.

(2)-On voudrait que Notre Église accepte que les femmes puissent accéder au sacerdoce.

(3)-On voudrait que Notre Église accepte que les personnes d'orientation homosexuelle “gays” “lesbiennes” puissent se marier devant l'Église et devant les hommes. Comme l'Église dit non à toutes ces demandes et bien d'autres, certaines personnes par leur idéologie essaient de franchir les interdits de l'Église de différentes façons comme certaines personnes pédophiles essaient de franchir les interdits des lois civiles.

Parole de Dieu : « Comment pouvez-vous dire : "Nous sommes sages et la Loi de Yahvé est avec nous!" Vraiment c'est en mensonge que l'a changée le calame mensonger des scribes ! » (Jr 8, 8)

Personnellement cette lettre à mon curé m'embête un peu beaucoup, c'est pour cette raison que j'ai décidé d'y répondre. J'aimerais bien que la personne qui a composé cette lettre m'écrive en privé si son cœur le désire. Comme la lettre n'a aucune signature personnelle, moi je n'aurais pas mis cette lettre sur mon site sans y ajouter une réflexion personnelle. La raison en est bien simple car la lettre elle-même pose cette question : Quelle image de ces prêtres auront tous ces jeunes qui assistaient à la Messe ? Si la personne qui a écrit cette lettre a eu assez d'esprit pour poser cette question, elle aurait dû penser que les jeunes lisant sur le web cette lettre sans aucune approche pastorale sérieuse, l'image du prêtre ne sera pas davantage réhabilitée ; pas plus en lisant cette lettre sur la Toile qu'en écoutant le langage du curé dans une église.

Parole de Dieu : "Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : voilà la Loi et les Prophètes." (Mt 7, 12)

Pour moi, ceux qui portent la soutane sont ceux qui ont le courage de témoigner qu’ils sont tout donnés au Christ, ils sont la Lumière sur le boisseau et non pas le sel affadi.
Je vous signale d’autre part que les problèmes de zizis comme vous dites il y en a tout autant chez les prêtres en civil, la preuve ce pauvre père (…) qui a trahit sa parole, s’est défroqué et est même père de deux enfants actuellement… alors !

Michel répond : Comme je l'ai écrit ci-dessus, que le prêtre soit habillé en soutane ou avec une cravate l'important n'est pas son habillement extérieur mais surtout et avant tout que son cœur soit habillé avec le Cœur du Christ. N'oubliez pas que dans le groupe des douze il y avait Judas qui se croyait appelé à suivre le Christ, mais en cours de route il a trahi le Christ et sa vie a fini par un suicide, il en a décidé ainsi librement.

Pourtant il a été aimé par le Christ comme tous les autres disciples ; un jour Jésus a dit à ses disciples : “Voulez-vous partir vous aussi ?” Cette question de Jésus à ses disciples démontre leur liberté, ils étaient tous libres de Le suivre ou de ne pas Le suivre. Pierre qui avait renié Jésus par trois fois aurait pu aussi mal finir que Judas ; prendre un autre chemin, plus facile, au lieu de reconnaître son péché et accueillir le pardon de Jésus. Si Judas était revenu vers le Christ comme Pierre, le Christ l'aurait accueilli avec amour compassion. Jésus a respecté la liberté de ses disciples comme Il respecte notre liberté aujourd'hui. Que l'on soit évêque, prêtre, diacre, laïc, sans vie de prière et d'oraison continuelle, il est possible de déraper parce qu'on n'a plus d'oxygène spirituel pour nourrir notre relation d'intimité avec Dieu.

Si un prêtre abandonne Dieu, c'est qu'il est libre de poursuivre sa route avec Lui autant que Judas et Pierre ont été libres d'un retour au Seigneur. Judas était différent de Pierre, comme chacun de nous nous avons aussi nos différences, la vie c'est comme ça, Dieu nous laisse libres jusqu'au dernier souffle de notre vie. Pape, évêques, prêtres, diacres, religieux(ses), laïcs, nous avons tous(tes) droit à cette même liberté de suivre le Christ en marchant derrière Lui, mais il est possible aussi dans notre liberté que nous demandions au Christ de marcher derrière nous et de Le conduire là où notre raison nous inspirera de Le conduire. Moi je préfère marcher derrière que devant, je préfère l'option du petit Samuel : “Parle, Seigneur, ‘ton serviteur écoute’” que l'option de notre raison qui change le “ton en Ton”' où le petit serviteur prend la place du Grand Serviteur (Dieu) “'écoute, seigneur”,' Ton Serviteur Te Parle. Certains commencent déguisés en petit Samuel et en cours de route ils laissent tomber le masque en voulant prendre la place de Dieu, “écoute, Seigneur”, Ton Serviteur te Parle, c'est moi qui Dirige Dieu, l'Église c'est moi, Dieu c'est Moi.

Parole de Dieu : "Au cours d'un repas, alors que déjà le diable avait mis au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, sachant que le Père lui avait tout remis entre les mains et qu'il était venu de Dieu et qu'il s'en allait vers Dieu, il se lève de table, dépose ses vêtements, et prenant un linge, il s'en ceignit. Puis il met de l'eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint." (Jn 13, 2-5)

Que vous dérapiez parfois... est une chose qui arrive à chacun(e) de nous, pas juste au curé, etc. Mais quand le Pasteur des pasteurs guide Son Église, l'Église existe pour nous remettre sur le chemin du Cœur du Christ Sauveur et Rédempteur du Monde. Autant le Seigneur nous laisse libres jusqu'au dernier souffle de notre vie, autant Il nous demandera de ne pas porter de jugement envers celles et ceux qui l'abandonnent. Nous devons agir envers eux comme le Christ agit envers nous quand il nous arrive de déraper un jour ou l'autre.

Que ce soit ce curé dans lettre à mon curé, ou tout autre prêtre, quel que soit l'égarement Dieu nous demande d'agir envers eux en les aimant seulement, le jugement Lui appartient à Lui Seul. Dieu est présent dans notre cœur en fonction de la présence que nous Lui accordons, c'est pour cette raison que Dieu passe par notre cœur pour aimer tous les autres cœurs qu'Il met sur notre route, pour les aimer comme Il nous aime. N'est-ce pas là une raison importante pour conserver cette intimité avec Dieu dans l'oraison, pour vivre dans l'ivresse de Son Amour qui nous permet d'être reconnus par notre identité d'enfants de Dieu? Identité est frère de l'intimité car l'intimité à long terme nous permet d'avoir la ressemblance de Celui que nous aimons et que nous fréquentons. Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es.

"Sainte Marie, Mère de Dieu,

garde-moi un cœur d'enfant, 
pur et transparent comme une source ; 
obtiens-moi un cœur simple, 
qui ne savoure pas les tristesses ; 
un cœur magnifique à se donner, 
tendre à la compassion,
un cœur fidèle et généreux 
qui n'oublie aucun bienfait 
et ne tienne rancune d'aucun mal.
[...]"
Prière du père de Grandmaison


Père,
Après avoir écouté votre homélie de Dimanche (1) je voulais vous poser trois questions :

– Pensez-vous que vos propos aient été inspirés par l’Esprit Saint ?
Michel écrit : Pensez-vous que votre décision de mettre cette lettre sur le Web vous a été inspirée par l'Esprit-Saint ?
— Pensez-vous que ces propos fassent grandir le Corps Mystique du Christ, Son Église ?
Pensez-vous que le fait de mettre cette lettre en circulation sur la Toile fasse grandir le Corps Mystique du Christ, Son Église ?
— Pensez-vous que ces propos aient été inspirés par la charité chrétienne ?

Michel répond : Sans trop d'indiscrétion de ma part, pensez-vous que votre propre réflexion sans aucune approche pastorale avec une telle lettre, en réponse à votre curé, ait été inspirée par la charité issue de l'Évangile ?

Michel répond : En lisant la lettre à mon curé, j'ai comme l'impression que le curé a oublié de faire son homélie. Car la personne qui a écrit la lettre à mon curé ne relève aucun point positif de l'homélie dans la lettre à mon curé. En vous lisant dans lettre à mon curé je me suis demandé intérieurement si vous étiez arrivée une demi-heure avant la messe afin de prendre l'avis de l'Esprit-Saint avant de prendre la décision d'écrire une lettre sans laisser aucune trace de votre signature.

La lettre à mon curé dit :

Quant au latin, où avez-vous lu qu’il n’était plus de mise ? Grâce à vous j’ai relu les textes du Concile et je me suis aperçue que bien au contraire le latin était recommandé. L’Église de France a fait une drôle d’interprétation de ces textes ! Il est toujours bon de retourner aux sources ; c’est à Rome que se trouve la Lumière de Notre Église.

Michel répond : Je me demande si “la lettre à mon curé”' n'a pas été composée juste pour faire passer le message sur le latin.


L’Église de France a fait une drôle d’interprétation de ces textes !
Michel répond : Qu'entendez-vous par l'Église ? Je prends la plupart des homélies de choix sur les sites internet des églises de France en communion avec l'Église de Rome. L'Église de France par sa communion à l'Église de Rome, c'est la même Église. Je pourrais écrire la même chose pour l'Église du Canada qui est en communion avec l'Église de Rome. Personnellement avant d'écrire la lettre à mon curé je me serais présenté comme témoin du Christ en expliquant aux internautes qui je suis et quelle est ma responsabilité dans l'Église pour oser écrire une lettre sans aucune approche pastorale de votre part.

En vous lisant très attentivement j'ai vraiment l'impression que votre connaissance de l'Église est très différente de celle que j'ai acquise pendant mes 25 années de vie communautaire avec des prêtres et des religieux.

Ma seule question après avoir lu votre lettre plusieurs fois, est : Quel bien pensez-vous faire sur le BLOG Nouvelle Évangélisation avec une lettre semblable ?

Si vous trouvez qu'il y a un vide spirituel dans la vie de votre curé moi je trouve qu'il y a une immense et profonde sécheresse spirituelle dans votre lettre, il m'a fallu beaucoup de courage pour me décider à y répondre.

La lettre à mon curé a écrit : c’est à Rome que se trouve la Lumière de Notre Église.

Michel répond : Quand vous écrivez : c’est à Rome que se trouve la Lumière de Notre Église, moi je pense que si chaque église est en profonde communion avec l'Église de Rome, alors vous faites une erreur que je voudrais corriger en reprenant votre phrase, en l'écrivant selon l'Esprit de l'Évangile comme ceci :

Citation la plus importante de ma réponse à la lettre à mon curé.

Si chaque église est en profonde communion avec l'Église de Rome la Lumière de Notre Église est présente partout dans le monde.

En toute amitié Michel Bernatchez
& en lien avec mon épouse France.