mercredi 19 décembre 2012

SOUFFRANCES DE JÉSUS...


Souffrances de Jésus et souffrances des hommes

Il n'y a que trois semaines, nous fêtions le Christ Roi. Et nous voici bientôt à Noël et à l'Épiphanie. La joie des chrétiens devrait être immense, mais c'est la souffrance qui domine en eux. Je pense constamment à la Loi de Dieu que l'on bafoue. Les hommes remplacent la Loi de Dieu par des loi morbides, obscènes et véritablement mortifères. Ils ne s'aperçoivent plus qu'ils remplacent le bonheur par de multiples malheurs. Que de dégâts dans notre monde sans Dieu! Qui, dans les villes, peut se souvenir de Noël, la venue du Verbe de Dieu? Je pose cette question car il n'y a aucune crèche cette année, qui soit visible de la rue: c'est interdit! Nous avions déjà subi beaucoup de persécutions morales, mais là!!! Pauvres petits enfants qui n'auront plus, dans leur mémoire, ces souvenirs merveilleux des crèches de Noël! Quelles souffrances pour les Français!

Aujourd'hui, Dieu, le vrai Dieu, n'est plus connu, et cette absence de Dieu, voulue par les hommes nous conduit tous au malheur. Comment revenir à la vérité? Certes, un certain frémissement commence à se faire sentir dans l'Église, mais c'est encore bien insuffisant face à la rage satanique qui envahit le monde. Le mensonge, le sexe, l'argent, la mort semblent avoir pris possession de notre monde qui ne connaît plus Dieu parce qu'on Le lui a caché. Il faut revenir de toute urgence à une authentique éducation, mais les quelques efforts qui se manifestent sont encore bien insuffisants. Seigneur, envoie-nous vite, très vite, des âmes consacrées, ardentes, vivantes, intelligentes, vraiment données à Toi et courageuses, pour aller enseigner…

Notre souffrance est grande: chaque jour, à chaque heure, les informations ne parlent que des homos, de l'euthanasie… dans le cadre des lois ignobles qui se préparent. Comment a-t-on pu en arriver là? Je ne peux m'empêcher de penser à l'Empire romain et aux grandes persécutions. Le christianisme naissant connaissait déjà de nombreuses hérésies, et les moqueries. Puis, ce furent les grandes persécutions: on tuait ceux qui ne voulaient pas adorer l'empereur ou ses idoles. J'ai l'impression de revivre cela via le gouvernement athée que les français ont élu. Quelle souffrance! Vivons-nous la souffrance de Jésus? Ou, plus précisément, des gouttes de ses souffrances qu'Il veut nous partager pour que nous aussi, travaillions avec Lui au salut des hommes. Et bien sûr, tout cela est bien difficile à comprendre… et nous avons de plus en plus mal.

Quelles sont les souffrances de Jésus? Les souffrances de sa vie privée d'abord. Homme-Dieu, mais voulant aussi être totalement homme, Jésus,  à Nazareth voyait bien les péchés de certains de ses contemporains. Comme nous les hommes, Il constatait les ravages que le mal faisait subir à ceux qui le commettaient. Que faisait-Il pour y remédier? Peut-être parlait-Il en particulier à ces pécheurs? Mais est-ce qu'on L'écoutait? Nous ne savons pas car l'Évangile est muet sur ce sujet. Pourtant sa bonté et son intelligence si proches de Dieu ne pouvaient pas ne pas être remarquées.
Contemplons la vie publique de Jésus. Très rapidement, les chefs du peuple passèrent à l'attaque car ce Jésus dérangeait trop leurs petites habitudes pas toujours conformes à la Loi qu'ils prêchaient aux autres, et aux fardeaux qu'ils leur imposaient. Et puis, Il faisait trop de bien, trop de miracles: cela devenait insupportable! Voici qui est incompréhensible: Jésus fait trop de bien, donc il faut Le supprimer. Et cela recommence encore, partout dans le monde où l'on s'acharne à tuer les chrétiens. Est-ce bientôt pour la France? Il semble qu'on en prenne le chemin.

Il y aura, le 14 janvier, de grandes manifestations contre le mariage gay. Nous ne pourrons pas tous y aller, mais prions beaucoup pour que ces manifestations permettent d'arrêter les abominations qui se préparent. Prions pour que les médias ne mentent pas en minimisant l'importance de la révolte des français normaux. Nos cœurs pleurent avec le Cœur de Jésus brisé de souffrance. Car Jésus-Dieu mais Dieu-Amour, continue à souffrir dans son Cœur son Agonie de Gethsémani. Et cette souffrance, Il nous la partage parfois.

Comme nous devons nous convertir, prier, faire pénitence, comme le demande la Vierge Marie dans toutes ses apparitions! Seigneur! Je vous prie pour que vous nous envoyiez des prêtres, de vrais prêtres ayant la foi, convaincus, tellement convaincus qu'ils en aient parfois mauvais caractère. Car le mauvais caractère est souvent une manifestation extérieure de convictions très profondes, essentielles, que l'on voudrait partager et faire vivre lorsqu'il s'agit de Dieu, de son Amour et du salut des hommes.

Oh! Oui, Prions et partageons notre foi.

                        Paulette LEBLANC                                               19 décembre 2012

mercredi 5 décembre 2012

UN CRI DANS LE DÉSERT ?


INTERROGATIONS...


Mes amis,
Sans que je l'aie cherché, de cela vous pouvez être sûrs, les deux paragraphes ci-dessous arrivent dans mon courrier. Je suis incroyablement étonnée, et cela me confirme dans le devoir qui semble s'imposer à moi, de faire lire, à vous d'abord, mes amis, qui ne l'avez peut-être pas fait ou fait depuis bien longtemps, de faire lire les textes du Concile, tranquillement, lentement, juste un petit paragraphe tous les jours. Vous serez, vous aussi stupéfaits. La plupart des choses qui nous ont été imposées vont exactement à l'encontre de ce que le vrai Concile demandait. Vous jugerez par vous-mêmes. Lisez d'abord ces deux paragraphes. Ensuite, je vous donnerai une phrase de l'article 36 concernant la langue liturgique.

Il y a, dans l'Église, depuis bientôt un demi-siècle, des fidèles qui n'ont que le mot "concile" à la bouche; ils ont appris à ne s'en servir que pour mieux truquer, saboter et massacrer les enseignements de ce Concile dont ils se réclament et dont ils se disent les hérauts.
Dans notre France néo-gallicane, on entend assez souvent des fidèles laïcs — surtout ceux qui sont les plus engagés dans leurs paroisses — et des prêtres se dire en colère. Selon eux, Benoît XVI serait en train de “revenir en arrière”, ce qui signifie, dans leur bouche, qu'il serait un crypto-traditionaliste qui n'a qu'une seule chose en vue : confisquer les acquis du Concile. Mais la plupart de ces prêtres, évêques, théologiens et laïcs engagés — qui invoquent haut et fort Vatican II pour justifier le “tout et n’importe quoi” depuis plus de 40 ans — n'ont jamais lu les décrets conciliaires de leur vie ou, s'ils en ont survolé quelques paragraphes, ils les interprètent de travers selon une herméneutique de rupture (ayant eu l'esprit déformé par des sessions diocésaines de “formation”) pour mieux soutenir leurs thèses hérétiques, leurs erreurs liturgiques, ou des styles de vie souvent éloignés de l'idéal catholique.

Voici maintenant une phrase surprenante :

Article 36-1 de Sacrosanctum Concilium
L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins.

Vos cheveux doivent se dresser sur vos têtes!!!

À partir de demain nous lirons, paragraphe après paragraphe, La Constitution SACROSANCTUM CONCILIUM. Je vous conseille de rester assis...
Mes amis, si vous saviez comme je vous aime, et comme le Seigneur vous aime!

Paulette Leblanc

samedi 27 octobre 2012

DEI VERBUM § 5-6


CHAPITRE PREMIER

LA RÉVÉLATION ELLE-MÊME


5-Accueil de la révélation par la foi

“À Dieu qui révèle, il faut apporter l’obéissance de la foi.” Pour garder cette foi, “l’homme a besoin de la grâce de Dieu qui fait les premiers pas et qui l’aide avec le secours intérieur de l’Esprit-Saint.”

Texte de Dei Verbum (5)

À Dieu qui révèle est due “l'obéissance de la foi” [1], par laquelle l'homme s'en remet tout entier et librement à Dieu dans “un complet hommage d'intelligence et de volonté à Dieu qui révèle” et dans un assentiment volontaire à la révélation qu'il fait. Pour exister, cette foi requiert la grâce prévenante et aidante de Dieu, ainsi que les secours intérieurs du Saint-Esprit qui touche le cœur et le tourne vers Dieu, ouvre les yeux de l'esprit et donne “à tous la douceur de consentir et de croire à la vérité”. Afin de rendre toujours plus profonde l'intelligence de la libération, l'Esprit-Saint ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite.

6-Les vérités révélées

Dieu se manifeste aux hommes, et communique les décrets éternels de sa volonté concernant le salut des hommes.

Texte de Dei Verbum (6)

Par la Révélation divine, Dieu a voulu se manifester et se communiquer lui-même ainsi que manifester et communiquer les décrets éternels de sa volonté concernant le salut des hommes, “à savoir de leur donner part aux biens divins qui dépassent toute pénétration humaine de l'esprit”. Le saint Concile reconnaît que “Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées” (cf. Rm 1, 20); mais il enseigne qu'on doit attribuer à la Révélation “le fait que les choses qui dans l'ordre divin ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine, peuvent aussi, dans la condition présente du genre humain, être connues de tous, facilement, avec une ferme certitude et sans aucun mélange d'erreur”.




[1] Rm 16,26 cf. Rm 1,5 ; 2Co 10,5-6.

DEI VERBUM § 4


CHAPITRE PREMIER

LA RÉVÉLATION ELLE-MÊME

 4-Le Christ achève la Révélation
Puis Dieu, “en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils... le Verbe éternel... pour habiter parmi les hommes et leur faire connaître les secrets de Dieu... Jésus-Christ, Verbe fait chair... parle les paroles de Dieu et achève l’œuvre du salut que le Père lui a donné de faire. Qui voit Jésus-Christ, voit le Père.” Jésus-Christ, c’est Dieu avec nous “pour que nous soyons délivrés du péché et de la mort, et que nous soyons ressuscités pour la vie éternelle.”
“L’économie chrétienne... ne passera jamais; il n’y a donc plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant l’apparition dans la gloire, de Notre-Seigneur Jésus-Christ.”

4-Texte de Dei Verbum (4)

Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé par les prophètes, Dieu “en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils” (He 1,1-2). Il a envoyé en effet son Fils, le Verbe éternel qui éclaire tous les hommes, pour qu'il demeurât parmi eux et leur fit connaître les secrets de Dieu (cf. Jn 1,1-18). Jésus-Christ donc, le Verbe fait chair, “homme envoyé aux hommes, “prononce les paroles de Dieu” (Jn 3,34) et achève l'œuvre de salut que le Père lui a donnée à faire, (cf. Jn 14,9) qui, par toute sa présence et par la manifestation qu'il fait de lui-même par paroles et œuvres, par signes et miracles, et plus particulièrement par sa mort et par sa résurrection glorieuse d'entre les morts, par l'envoi enfin de l'Esprit de vérité, achève en la complétant la révélation, et la confirme encore en attestant divinement que Dieu lui-même est avec nous pour nous arracher aux ténèbres du péché et de la mort et nous ressusciter pour la vie éternelle.
L'économie chrétienne, étant l'Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n'est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ[1].



[1] Cf. 1Tm 6,14 cf. Tt 2,13.

jeudi 18 octobre 2012

DEI VERBUM - § 3




Chapitre premier

LA RÉVÉLATION ELLE-MÊME

3- Préparation de la Révélation

Mais pour ouvrir le chemin de la vie éternelle, Dieu s’est d’abord manifesté à nos premiers parents à qui, “après leur chute, il promit une rédemption...” À l’époque marquée, Dieu appela Abraham, puis Moïse, les patriaches et les prophètes par qui il fit l’éducation de son peuple. 

Texte de Dei Verbum (3)

Dieu, qui crée (cf. Jn 1,3) et conserve toutes choses par le Verbe, donne aux hommes dans les choses créées un témoignage incessant sur lui-même (cf. Rm 1,19-20) ; voulant de plus ouvrir la voie d'un salut supérieur, il se manifesta aussi lui-même, dès l'origine, à nos premiers parents. Après leur chute, par la promesse d'un rachat, il les releva dans l'espérance du salut (cf. Gn 3,15) ; il prit un soin constant du genre humain, pour donner la vie éternelle à tous ceux qui, par la fidélité dans le bien, recherchaient le salut (cf. Rm 2,6-7). A son heure il appela Abraham pour faire de lui un grand peuple (cf. Gn 12,2) ; après les patriarches, il forma ce peuple par l'intermédiaire de Moïse et par les prophètes, pour qu'il le reconnaisse comme le seul Dieu vivant et vrai, Père providence et juste juge, et qu'il attende le Sauveur promis, préparant ainsi au cours des siècles la voie à l'Évangile.

mardi 16 octobre 2012

DEI VERBUM - CHAPITRE I



LA RÉVÉLATION ELLE-MÊME

2-Nature et objet de la révélation

Il a plu à Dieu de se révéler Lui-même aux hommes, et de faire connaître le mystère de sa volonté par le Christ pour entrer en communion avec eux.“ Par le Christ, Verbe fait chair, les hommes ont, dans le Saint-Esprit, accès auprès du Père, et deviennent  participants de sa nature divine.”  (2)

Texte de Dei Verbum (2)

Il a plu à Dieu dans sa sagesse et sa bonté de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté (cf. Ep 1,9) grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent dans l'Esprit-Saint, auprès du Père et sont rendus participants de la nature divine (cf. Ep 2,18; 2P 1,4). Dans cette révélation le Dieu invisible (cf. Col 1,15; 1Tm 1,17) s'adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu'à ses amis (cf. Ex 33,11; Jn 15,14-15), il s'entretient avec eux (cf. Ba 3,38) pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie. Pareille économie de la Révélation comprend des événements et des paroles intimement unis entre eux, de sorte que les œuvres, réalisées par Dieu dans l'histoire du salut, attestent et corroborent et la doctrine et le sens indiqués par les paroles, tandis que les paroles publient les œuvres et éclairent le mystère qu'elles contiennent. La profonde vérité que cette Révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l'homme, resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le Médiateur et la plénitude de toute la Révélation  ( Cf. Mt 11,27 ; Jn 1,14 ; Jn 1,17; Jn 14,6 ; Jn 17,1-3  2Co 3,16; 2Co 4,6 ; Ep 1,3-14.)

vendredi 12 octobre 2012

ANNÉE DE LA FOI - RÉAPPRENDRE VATICAN II


DEI VERBUM

1°La Révélation divine “Dei Verbum”

Décret promulgué le 18 novembre 1965
La constitution dogmatique “Dei Verbum” présente “la doctrine authentique (de l’Église) sur la révélation divine et sa transmission,” afin que, grâce à la proclamation du salut, “le monde entier croie en écoutant, espère en croyant, aime en espérant.”
La base de la doctrine chrétienne est contenue dans ces quelques mots: “Par le Christ, Verbe fait chair, les hommes ont, dans le Saint-Esprit, accès auprès du Père, et deviennent participants de sa nature divine.”  Elle peut se résumer ainsi:
         Dieu s’est d’abord manifesté à nos premiers parents à qui, “après leur chute, il promit une rédemption...”
         À l’époque marquée, Dieu appela Abraham, puis les patriarches et les prophètes par qui il fit l’éducation de son peuple.
         Ensuite Dieu, “en ces jours qui sont les derniers nous a parlé par son Fils... le Verbe éternel...”
La transmission de la Révélation divine a été confiée aux évêques, successeurs des apôtres. Les livres entiers de la Sainte Écriture, écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, sont tenus par l’Église pour saints et canoniques: “Ils ont Dieu pour auteur.”
Pour interpréter la Sainte Écriture, il convient, entre autres, d’être attentif aux genres littéraires. Mais il ne faut jamais oublier que “tout ce qui concerne la manière d’interpréter l’Écriture est soumis en dernier lieu au jugement de l’Église.”
La pédagogie divine est manifeste dans l’Ancien Testament. Pour sauver le genre humain, Dieu s’est d’abord choisi un peuple à qui il confia ses promesses, avec qui, avec Abraham, Il conclut une alliance,  puis par l’intermédiaire de Moïse et du peuple d’Israël “se révéla comme le Dieu unique, vrai et vivant.” L’Ancien Testament, qui préparait le Nouveau Testament, devient clair à sa lumière.
Le Nouveau Testament, c’est la parole de Dieu. Le Christ, Verbe de Dieu fait chair, “a instauré sur terre le Royaume de Dieu; il a révélé son Père et s’est révélé lui-même; par sa mort, sa résurrection et son ascension pleine de gloire; par l’envoi de l’Esprit-Saint, il a achevé son œuvre.”
L’Église a toujours affirmé le caractère historique de l’Évangile et  considère les Écritures et la Tradition, comme “la règle suprême de sa foi, puisque inspirées par Dieu et consignées une fois pour toutes dans ses écrits.” 
Paulette Leblanc

mardi 2 octobre 2012

LA PAIX DU CŒUR


C'EST LA PAIX DE JÉSUS...

De plus en plus de français réfléchissent sur la paix, et beaucoup ne savent plus quoi penser.… Pourtant le constat des évènements actuels est inévitable. On ne peut pas nier l'évidence et la question qui se pose inévitablement est : Comment peut-on espérer encore et en faisant quoi ? De plus en plus de jeunes cherchent à manifester leur indignation, mais il me semble que c'est très insuffisant : il faut aller au fond des choses et ne pas craindre de dire la vérité. J'étais une scientifique, mais depuis 20 ans que je suis en retraite, il y a bien des choses que je ne peux suivre que très vaguement. Il en est ainsi pour ce qui concerne la mécanique quantique et la théorie des cordes. Or parfois, le Seigneur nous envoie des intuitions, des éclairages inattendus qui nous conduisent à la véritable espérance et à l'amour.

Les lignes qui suivent ont besoin d'être précisées, mais mon émerveillement est tel que je dois vous le partager ; certes, il est encore mal exprimé, mais nos amis lecteurs auront une suite… Je ne vous donne aujourd'hui que quelques aperçus d'une réflexion qui m'étonne encore et dont je dois vous faire bénéficier :

L'Ancien Testament prépare le Nouveau. Et le Nouveau Testament révèle la paix, le pardon, la justice, la volonté d'amour de Dieu qui n'est que bonheur et que les apôtres, rappelant les paroles de Jésus appellent les Béatitudes. Avec Jésus, tout est amour ; avec les vrais chrétiens aussi. Partout, dans le monde, et depuis Jésus, ce sont les chrétiens qui, par amour et pour répondre à son appel : "Allez dans le monde enseignez, enseignez, faites des disciples…" ont créé et continuent à créer, des écoles, des dispensaires, des hôpitaux… Pourtant, ce sont toujours les chrétiens que l'on persécute… Pourquoi ?

Les persécutions, Jésus les a expérimentées le premier. Et Il nous a avertis : "Comme ils M'ont persécutés, ils vous persécuteront." Pourquoi persécute-t-on seulement ceux qui font le bien ? Et pourquoi certains persécutés abjurent-ils leur foi pour aller vers les persécuteurs ? Par peur ? Par désespoir ? Par crainte d'être tués ce qui est toujours très courant ? Probablement. Alors, presque insensiblement, de nombreux chrétiens s'éloignent de leur foi et se mettent à vivre et à penser comme les païens. C'est ce qui arriva au début du christianisme, et l'apôtre Jacques ne craignit pas de dénoncer ces fautes en des termes durs mais pleins de vérité, car jamais on ne doit renoncer à l'amour et à la paix du cœur.

La paix du cœur, c'est la paix de Jésus, la paix qu'Il nous donne, sa paix qu'Il nous a laissée. Aimez-vous les uns les autres répète sans cesse Jésus. Mais pourquoi tant de personnes ne connaissent-elles pas la paix du cœur ? Réfléchissons un peu.

À SUIVRE

Paulette Leblanc

jeudi 13 septembre 2012

CONSTAT - TÉMOIGNAGE ET TENDRESSE DE DIEU


Témoignage et tendresse de Dieu


Depuis déjà de nombreuses années on entend des missionnaires, surtout des religieuses travaillant dans des pays musulmans affirmer qu'elles reçoivent tous les enfants dans leurs écoles, de quelque religion qu'ils soient. Et cela est très bien. Mais elles poursuivent en disant: "Mais nous ne leur parlons pas de Jésus, ni de notre religion, nous les respectons trop!" J'ai encore entendu cette réflexion, venant d'une religieuse, il y a à peine deux mois. Instantanément je réagis intérieurement en me disant: mais alors, pourquoi sont-elles missionnaires? Et je pense immédiatement à Jésus avant son Ascension, disant à ses apôtres: "Allez! Enseignez toutes les nations, les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit!" Jésus ne respectait-il donc pas ceux qui ne croiraient pas en Lui?
Si l'on regarde l'Histoire des nations, les enseigner, leur donner le Christ, c'est ce que les missionnaires ont fait pendant des siècles, à leurs risques et périls. Et les périls furent souvent très grands… J'ai lu récemment que Charles de Foucault, parlant des musulmans, aurait dit à des responsables français, au sujet de l'Algérie, encore française: "Si vous ne les convertissez pas, ils vous chasseront." Nous ne les avons pas convertis, et ils nous ont chassés.
Depuis près de 50 ans, on n'évangélise plus le monde, ou si peu. Mais des missionnaires disent, parlant de ceux qu'ils devraient évangéliser: "Ils nous voient vivre; ils se poseront des questions!" Tant de païens ont vu vivre ces religieuses, mais ils n'ont rien compris. Et non seulement ils ne comprirent rien, mais que d'athées français se sont moqués de ceux qui allaient encore à la messe! Pour évangéliser, il faut parler, enseigner. Sinon, la foi se perd. Et nous voyons l'islam et les sectes envahir tous les milieux ex-chrétiens. Nous devons nous ressaisir.
Nous devons nous ressaisir et faire quelque chose. Mais quoi? Il faut parler de Dieu car on ne peut choisir que ce que l'on connaît. Mais comment parler de Dieu sans se faire rabrouer, moquer? Dieu n'intéresse plus; seul le mensonge règne. Le laxisme a conduit au plus grand des laisser-aller. Et notre clergé ne réagit pas. Les gens ne prient plus parce qu'ils ne savent plus ce qu'est la prière. Heureusement des groupes d'adoration naissent un peu partout. Mais nos enfants ne sont plus ni enseignés, ni formés. Les costumes religieux et sacerdotaux ont disparu: pourquoi? Oui, pourquoi, puisque le Concile que l'on met si souvent en avant dit au contraire que "le costume religieux est le signe de l'appartenance à Dieu?" Heureusement, de nos jours, des foyers chrétiens, de vrais foyers chrétiens apparaissent, remarquables signes d'amour et de référence chrétienne. Que de bien ils font autour d'eux, par leur seul exemple de fidélité et d'amour mutuel visible! Vrai témoignage… Car il faut témoigner.
Le témoignage est, me semble-t-il, la première étape vers la vraie mystique, vers une nouvelle évangélisation dans le témoignage. Et, bien sûr, il y a la prière. À ce propos un point me semble particulièrement important. Depuis longtemps, Notre Église et la plus grande majorité des chrétiens ont banni tout ce que ressemble à de la mystique. On ne veut pas de mystique, mais en réalité, personne ne sait plus ce qu'est la vraie mystique. La mystique, ce ne sont pas des phénomènes extraordinaires, des révélations ou des prophéties sensationnelles: non, la mystique, c'est tout simplement la vie avec Dieu, et cela, c'est l'obligation de tous les chrétiens.
Les hommes qui prient régulièrement, qui obéissent à la Loi de Dieu, qui vivent les béatitudes de Jésus, sont des mystiques. Car la vraie mystique, je le redis encore une fois, la vraie mystique c'est tout simplement la vie d'union à Dieu, dans un grand amour mutuel. Et tous les vrais chrétiens sont des mystiques. Et le rôle de tous ces chrétiens, leur mission, c'est d'évangéliser. Et ces chrétiens qui font cela sont tous heureux, voire très heureux. Ils ont découvert la tendresse de Dieu.
Paulette Leblanc

mercredi 13 juin 2012

LES DÉBUTS DE L'I V G


Expérience vécue...



En janvier 1975, chirurgien-gynécologue à Rennes en clinique privée, j’ai été le premier en Bretagne à appliquer la loi Veil, qui instituait la pratique légale de l’avortement, appelé pudiquement I.V.G : il s’agit en fait non d’une interruption, qui suppose un reprise possible, mais un arrêt, arrêt de mort pur et simple. Il ne faut pas oublier que c’était une exception à l’article 1° du titre 1° de cette loi qui affirmait : « La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie », c’est-à-dire dès la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde. L’objection de conscience était prévue pour le personnel médical, qui ne souhaitait pas participer à cet acte exceptionnel. Aucune structure n’étant encore mise en place par les pouvoirs publics, mon épouse, infirmière, assura « l’entretien préalable » prévu par les textes et qui devait être dissuasif. Les premières semaines, elle fut assaillie par une quarantaine de demandes par jour et elle constata, que faute d’information, beaucoup de jeunes femmes confondaient avortement et contraception : leurs demandes étaient motivées, non par des raisons médicales, mais par des difficultés de revenus ou de logement, l’abandon par le géniteur ou le rejet par la famille, toutes raisons qui auraient nécessité un soutien matériel et psychologique prévu par la loi, mais jamais appliqué. Après dissuasion et sélection des cas les plus dramatiques j’ai réalisé une dizaine d’I.V.G par semaine. Malgré la technique moderne de l’aspiration du contenu utérin, force m’était, comme au personnel médical, de constater la présence de fragments d’embryons, notamment de petites mains et de petits pieds, surnageant dans le flacon de l’aspirateur. Ce geste nous apparut tout de suite comme odieux, antinaturel et contraire à la vocation des médecins infirmières et aides-soignantes, qui est de soigner, si possible de guérir, mais jamais de tuer. J’eus rapidement le sentiment d’être, au nom de la société, un exécuteur des hautes œuvres, comme les anciens bourreaux, prié de corriger des carences sociales, économiques ou familiales en supprimant l’enfant gêneur. Je constatais aussi la détresse, l’angoisse, des jeunes femmes qui jamais ne montaient de gaîté de cœur sur la table d’opération ; on leur proposait d’ailleurs de se rétracter au dernier moment, juste avant l’anesthésie générale, et certaines choisirent cette option, tant était grande leur horreur de détruire le fruit de leurs entrailles. J’ai pratiquement mis fin à cette activité lorsque, quelques mois plus tard, le C.H.U de Rennes a ouvert un centre spécialisé consacré aux I.V.G. De même que je me suis toujours refusé à toute forme d’euthanasie, je fus heureux de mettre fin à cette activité mortifère ; n’y a-t-il pas d’ailleurs un signe de la dégénérescence de l’espèce humaine à considérer l’embryon comme un objet et le vieillard comme un gêneur ? En fait, les notions de détresse et d’exception, pourtant précisées dans la loi, ont été détournées par certaines femmes et par les militants des droits de la femme, au profit d’une liberté sans responsabilité conduisant à l’homicide, sans que la dissuasion et le soutien prévus par les textes ne soient réellement mis en œuvre. Aucune politique familiale digne de ce nom n’a été appliquée depuis 1975 pour permettre à la femme, dont la vie n’est pas en péril, de garder l’enfant quelle porte, et qu’elle désire même inconsciemment.

Maurice Caillet

samedi 9 juin 2012

JUIN : MOIS DU SACRÉ CŒUR - 10


Dixième jour
Parabole de l'enfant prodigue

Voix de Jésus : « Il y a plus de joie au ciel pour la conversion d'un seul pêcheur que pour la persévérance de quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence ». C'est Moi qui l'ai dit, ô mon fils; et Ma Bonté envers les vrais pénitents est si grande qu'elle semble presque pouvoir donner de la jalousie aux justes. Regarde, regarde attentivement cet enfant si ingrat, si dénaturé, qui ne craint pas de faire au cœur de son père la plaie la plus douloureuse et la plus profonde, en le quittant. Il fuit loin de l'œil de sa tendresse vigilante; il dissipe tout en de honteux plaisirs; il tombe dans l'indigence, dans les angoisses de la misère, dans l'abjection la plus flétrissante; il se livre à un maître qui en fait un pâtre de pourceaux, dont il est réduit à envier la dégoûtante nourriture. Quel spectacle, ô mon fils, et qu'il est bien propre à t'instruire! Toi aussi, combien tu t'étais éloigné de Ton Père Céleste!.. Quels trésors tu avais sacrifiés à tes passions! Mon amitié, Mon sang, le Ciel, la vie éternelle! Et jusqu'où n'étais-tu pas descendu! Toi, créé à Mon image et à Ma ressemblance, tu te défigurais avec une joie insensée; tu vendais tes services... et à qui? Tu savais bien à quel démon tu immolais ton âme; tu savais bien que tu violais Mes droits de Créateur et de Sauveur, que tu renonçais à Moi, et pour toujours, si la mort t'eût frappé dans ton péché. Quelle indigne préférence quelle injustice criante! quelle insigne folie!... Et cependant, tu te laisses encore dominer par l'orgueil; tout plein de toi-même, tu veux être estimé, loué, honoré; tu cherches même à primer aux dépens des autres. O mon fils, mon fils! renonce à toutes ces prétentions si mal fondées; n'oublie donc pas de la sorte l'opprobre de tes anciens jours, et que le souvenir de ton passé te retienne humblement à la dernière place dans la famille du Père qui est dans les Cieux. Je m'arrête : Je veux te corriger, mais non pas te contrister et t'affliger trop amèrement; et si tu verses des larmes, Je veux que ce soit les larmes d'un repentir plein de confiance et d'amour: elles ont leur douceur et leur consolation ».

Réflexion

En péchant, je me suis dégradé, j'ai mérité le plus grand de tous les supplices, un opprobre et des tourments éternels... Si je ne perdais pas de vue cette triste vérité, ah! je me rendrais justice et ne me regarderais que comme un homme qui s'est rendu digne d'une flétrissure impérissable: je serais dès lors humble dans mes pensées, humble dans mes paroles, humble dans toute ma conduite, et les dédains ou les mépris de mes semblables je les subirais patiemment et en esprit de pénitence comme l'acquit d'une partie de ma dette envers la Majesté Divine offensée. Quelque illusion que je prétende me faire, tel est et tel sera toujours l'arrêt de ma conscience : je suis un criminel gracié, et rien de plus... Puissé-je ne l'oublier jamais!

Pratique

1° Pleurez tous les jours vos anciens péchés, quoique vous ayez , de votre réconciliation avec Dieu, la consolante garantie que donne le sacrement de pénitence, et faites, tous les jours, quelque chose pour les expier.
2° Rappelez-en le souvenir toutes les fois que vous êtes tenté d'orgueil et que vous avez à supporter quelque chose qui vous blesse ; dites-vous alors : J'en avais mérité bien davantage, et pour toute l'éternité.

Humilité du Père de Gréamb, son témoignage sur le vrai bonheur

« Il faut, mon cher ami, écrivait le père de Géramb au sujet de son embarquement sur le bateau à vapeur à Magadino, il faut que je vous révèle ce qui se passa dans mon cœur pendant quelques instants, et vous verrez combien l'orgueil avait encore d'empire sur moi, religieux de la Trappe depuis si longtemps. Le bateau à vapeur est divisé en deux parties: l'une couverte est occupée par des personnes que l'on appelle comme il faut; au-dessous est un salon à leur usage. L'autre partie est découverte; la chambre du bas, moins commode et moins ornée, n'est guère occupée que par des personnes d'une condition inférieure, ou par celles qui désirent voyager avec plus d'économie. Eh bien! le croirez-vous? Rien n'égala mon embarras lorsqu'on me demanda d'une voix assez haute, et devant tout le monde, quelle place je prendrais. Il s'engagea alors, entre M. le baron de Géramb et le père Marie-Joseph, un petit combat. Le baron de Géramb voulait prouver au père Marie-Joseph que tout exigeait impérieusement qu'il prit place dans la première partie. Il avait, pour le prouver, mille raisons: d'abord la décence; puis le danger de prendre un coup de soleil dont la guérison aurait beaucoup coûté à celui qui avait fait vœu de pauvreté; puis la propreté, qui est une vertu, etc., etc. Le père Marie-Joseph alléguait de son côté que, s'étant voué à l'humilité, il était assez heureux pour lui de trouver cette occasion pour expier certains petits reproches qu'il avait à se faire à ce sujet. Avec la grâce de Dieu, le père Marie-Joseph l'emporta. « Que le lac Majeur est beau, qu'il est ravissant, qu'il réveille de souvenirs dans mon âme! Je l'avais traversé à dix-huit ans; je rêvais alors le bonheur: un océan de jouissances se présentait à ma bouillante imagination; car alors j'étais entouré de tout de qui peut rendre heureux sur la terre. L'avenir s'offrait à mes yeux comme un palais enchanté; je ne voyais aucun obstacle; je voulais tout, et je croyais pouvoir obtenir tout ce que je voulais. Maintenant, assis obscurément dans le coin d'un bateau, je ne rappelais ces jours où, sur ce même lac, j'apercevais déjà ce ciel enchanteur de l'Italie, où je sentais déjà cet air embaumé qui endort si dangereusement les sens. Italie! sur ton sol j'avais cherché à épuiser la coupe de tous les plaisirs; maintenant religieux, et religieux pénitent, je me demandais si j'avais été alors véritablement heureux: non, jamais je n'avais goûté le bonheur; un moment d'ivresse et de folie ne le donne pas. J'ai été heureux au donjon de Vincennes; j'ai été heureux au monastère de la Trappe, sur le sac et sur la cendre: car alors j'ai retrouvé Dieu. Pour assouvir ma faim dévorante, le monde ne me jetait qu'une miette, et, pour étancher ma soif, qu'un breuvage empoisonné qui brûlait mes entrailles; mais dans ma captivité, dans ma retraite, Dieu a visité son misérable serviteur, il m'a montré un océan d'amour : toutes les puissances de mon âme ont été enivrées, et j'ai su ce que c'était que le bonheur. Vous nous avez faits pour vous, ô mon Dieu! notre cœur ne trouve de repos qu'en vous. Qu'importent alors les lambris dorés ou les sombres murs d'une prison?... » (Pèlerinage à Jérusalem et au mont Sinaï, par le P. de Géramb, T.1, lettre VII).

JUIN : MOIS DU SACRÉ CŒUR - 9


Neuvième jour
Parabole de la brebis égarée

Voix de Jésus : « Vois-tu cette brebis égarée errant au hasard, sans pasteur et loin de tout pâturage ? Elle va bientôt, l'infortunée, périr de faim, ou succomber sous la dent cruelle des féroces habitants du désert. Mais elle appartient à un bon maître à qui son malheur n'est pas inconnu, et qui court après elle pour la sauver. Bientôt il l'a retrouvée; il la met sur ses épaules, car seule elle ne pourrait cheminer jusqu'au bercail; et il l'y rapporte plein d'allégresse. Et toi aussi, mon fils, tu t'es égaré; longtemps, trop longtemps tu as erré loin de ton Divin Pasteur, loin des doux pâturages où Il garde, avec une tendre sollicitude, ses brebis fidèles; tu t'es lassé dans les sentiers arides des passions; et de quoi t'y nourrissais-tu, malheureux enfant de Ma dilection? Y as-tu rien trouvé qui pût remplir ton cœur, te rendre véritablement heureux; rien qui ne dût, au contraire, empoisonner tes jours terrestres, et te ravir tout droit aux beaux jours de l'éternité?.. Et combien de fois tu as failli périr pour jamais! Combien de fois les démons, acharnés à ta perte, t'ont réclamé comme une proie qui leur était due!.. Et Je t'ai refusé à leur juste fureur. Que dis-Je? n'ai-Je pas couru après toi qui Me fuyais? Je t'appelais d'une voix de père qui plaint son enfant égaré, d'une voix de mère désolée qui a perdu l'unique objet de sa tendresse; et tu courais toujours, tu courais loin de Moi, tu te hâtais dans les sentiers de l'iniquité, comme pour échapper aux tendres et généreuses poursuites de ton Sauveur et de ton Dieu... Néanmoins, Je ne t'ai point abandonné à toi-même; J'ai pu t'arrêter au bord du précipice: soudain tu M'as écouté; tu es tombé à Mes genoux, et Je t'ai reçu dans mes bras, et t'ai épargné les fatigues d'un retour long et pénible. Je t'ai pressé contre Mon Cœur: aussitôt des consolations se sont mêlées à tes regrets et ont adouci l'amertume des œuvres nécessaires à ta pénitence. Tuas même goûté une joie ineffable au milieu de mes vrais enfants parmi lesquels tu t'es retrouvé: joie plus vive et plus pure que celle du malheureux naufragé que la terre accueille, et qui, rendu à une famille chérie, sonde, par la pensée, les abîmes de l'Océan où il aurait péri sans la puissante main de Ma Divine Providence. Après de telles grâces, peux-tu douter jamais de la Charité de ton Divin Pasteur? »

Réflexion

Je manque trop souvent de confiance en mon Sauveur; et c'est blesser au vif son cœur adorable. Brebis égarée, obstinément égarée au désert de ce monde pour lequel l'Homme-Dieu ne pria pas la veille de Sa mort, ramené presque malgré moi par un excès de Sa Miséricorde au sacré bercail, comment puis-je ne pas m'adresser, en toute rencontre, à ce Pasteur si charitable, avec un cœur dilaté par la plus vive gratitude et la tendresse la plus intime? Le Cœur de Jésus m'a cherché, m'a recueilli dans le sein de Son Amour, tandis que je me perdais follement. Ah! il ne saurait se fermer à mes soupirs, quelque grâce que mes besoins réclament; Il ne saurait me fuir quand je le cherche. C'est Lui qui m'inspire de Le prier: serait-ce Lui qui refuserait d'ouïr ma prière?

Pratique

1° Que le souvenir de la grande miséricorde dont Jésus a usé envers votre âme si coupable, vous anime sans cesse à lui ouvrir votre cœur dans la prière, avec cette foi qui transporte tes montagnes.
2° Que ce même souvenir vous porte à l'implorer avec une ferveur pleine de confiance pour la conversion des pécheurs, et surtout pour celle des âmes que la charité vous fait un devoir spécial de lui recommander... Et si vous étiez assez malheureux pour avoir aussi besoin de conversion, ah ! demandez-la instamment au cœur de Jésus: il n'attend que votre prière pour épancher sur vous l'abondance de ses grâces.

Conversion de M. de la Harpe racontée par lui-même

« J'étais dans ma prison, seul dans une petite chambre, et profondément triste, dit M. de La Harpe dans le récit de sa conversion. Depuis quelques jours j'avais lu les Psaumes, l'Evangile et quelques bons livres. Leur effet avait été rapide, quoique gradué. Déjà j'étais rendu à la foi; je voyais une lumière nouvelle; mais elle m'épouvantait et me consternait, en me montrant un abîme, celui de quarante années d'égarement. Je voyais tout le mal et aucun remède : rien autour de moi qui m'offrît les secours de la religion. D'un autre côté, ma vie était devant mes yeux, telle que je la voyais au flambeau de la vérité céleste; et de l'autre, la mort, la mort que j'attendais tous les jours, telle qu'on la recevait alors. Le prêtre ne paraissait plus sur l'échafaud pour consoler celui qui allait mourir; il n'y montait plus que pour mourir lui-même. Plein de ces désolantes idées, mon cœur était abattu, et s'adressait tout bas à Dieu que je venais de retrouver, et qu'à peine connaissais-je encore. Je lui disais: « Que dois-je faire? que vais-je devenir? » J'avais sur une table l'Imitation; et l'on m'avait dit que dans cet excellent livre je trouverais souvent la réponse à mes pensées. Je l'ouvre au hasard, et je tombe, en l'ouvrant, sur ces paroles: « Me voici, mon fils! je viens à vous, parce que vous m'avez invoqué ». Je n'en lus pas davantage: l'impression subite que j'éprouvai est au-dessus de toute expression, et il ne m'est pas plus possible de la rendre que de l'oublier. Je tombai la face contre terre, baigné de larmes, étouffé de sanglots, jetant des cris et des paroles entrecoupées. Je sentais mon cœur soulagé et dilaté, mais en même temps comme prêt à se fendre. Assailli d'une foule d'idées et de sentiments, je pleurai assez longtemps, sans qu'il me reste d'ailleurs d'autre souvenir de cette situation, si ce n'est que c'est, sans aucune comparaison, ce que mon cœur a jamais senti de plus violent et de plus délicieux; et que ces mots, me voici, mon fils, ne cessaient de retentir dans mon âme, et d'en ébranler puissamment toutes les facultés ». (Cours de Littérature, édit. de Coste, 1813).

vendredi 8 juin 2012

JUIN : MOIS DU SACRÉ CŒUR


Huitième jour
Parabole de la drachme perdue

Voix de Jésus : « Sans doute, ô mon fils, tu l'as bien compris: cet enfant de la parabole, c'est toi; cette brebis, c'est toi; cette drachme, c'est toi; et sous l'image de ce père, de cette femme, de ce pasteur, tu as reconnu Ma Bonté, Ma Miséricorde, Mon incomparable Amour.... Mais as-tu suffisamment pénétré tout ce que cette Bonté, cette Miséricorde, cet Amour ont de ravissant pour les cœurs vraiment contrits et humiliés ? Vois cette femme si inquiète et si empressée. Elle allume un flambeau, elle fouille toute la maison; qu'a-t-elle donc perdu de si précieux? Une drachme, une seule drachme. Et quand, à force de soins et de recherches, elle l'a retrouvée, voilà que sa joie éclate; elle ne peut contenir son bonheur; il faut que ses amies, que ses voisines viennent le partager: on dirait qu'elle avait tout perdu, et qu'elle a tout retrouvé. Et Moi aussi, mon fils, quand le péché t'avait arraché à Mon Divin Cœur, quand tu étais perdu pour Mon Amour et pour le Ciel, Je t'ai cherché et recherché par mille voies inconnues qu'a su employer Mon Cœur si prévenant, si indulgent, si généreux: J'ai commandé à l'Ange qui, depuis le berceau, veille sur ton âme, de faire effort pour te rendre à Mon Amour et à toi-même; J'ai fait briller, au milieu des ténèbres dans lesquelles Satan voulait te cacher ton malheur, la lumière de ta conscience et la lumière de Ma Grâce, pour te faire reculer devant l'abîme qui allait s'ouvrir sous tes pas. Et cependant, qu'avais-Je besoin de toi ou que pouvais-Je en attendre? En te perdant, qu'avais-Je perdu? Que pouvais-Je gagner en te retrouvant?... Et malgré ton indignité, quand tu M'as été rendu, quand J'ai pu te serrer dans les bras de Ma Miséricorde, quelle n'a pas été Ma joie! Oui, Mon Divin Cœur a tressailli, et J'ai dit à Mes Anges et à Mes Saints: « Soyez heureux, J'avais perdu cette âme, et Je l'ai recouvrée ». O mon fils, mon fils! Pour tant de prévenances, pour tant de bonté, pour tant d'amour, que Me donneras-tu? Ah! Je ne te demande que ton cœur, et à peine m'en accordes-tu ce que tu ne peux me refuser sans courir le risque de l'enfer: l'orgueil, la vanité, l'humeur et bien d'autres défauts qui me déplaisent, en ont une grande part. En sera-t-il toujours ainsi, ô mon fils? »

Réflexion

Qu'ai-je à dire à ces tendres reproches du Cœur de mon Divin Maître? Je Lui ai toujours été si cher qu'Il ne m'a pas délaissé, lorsque je l'avais abandonné moi-même; j'ai méprisé Son Amour et Il ne m'a point méprisé; j'ai fermé les yeux à la lumière de Sa Grâce, et Sa Grâce ne m'a point laissé périr dans mon aveuglement volontaire... « O Dieu, dois-je m'écrier avec Sainte Thérèse, que Vous savez bien être ami... » Mais quand donc saurai-je répondre à une si noble et si pressante amitié? Quand détruirai-je en moi tout ce qui blesse les regards de ce divin bienfaiteur? Quand verra-t-il en moi les vertus dont Il désire tant que mon âme soit ornée?...

Pratique

1° Lorsque vous hésiterez à faire quelque chose pour Dieu, encouragez-vous par cette pensée: Pourrais-je refuser au cœur de mon Jésus ce que, certes, la reconnaissance seule m'oblige à lui donner?
2° Ne négligez aucune occasion de combattre vos défauts, afin de rendre de jour en jour votre cœur moins indigne du cœur de votre divin Maître.

Le Baron de Géramp se consacre généreusement à Dieu

Plusieurs accidents auxquels le baron de Géramb, pendant sa vie mondaine, n'avait échappé que par une espèce de miracle, lui avaient fait faire souvent de sérieuses réflexions, en rallumant d ans son cœur le flambeau de la foi qui n'avait jamais été. complètement éteint malgré les vives agitations d'une vie passée dans le tourbillon du monde, et au milieu de toutes les distractions des cours. Mais ce ne fut qu'en 1814, au sortir d'une longue captivité, qu'il résolut de consacrer entièrement à Dieu le reste des jours qui lui seraient accordés. Son premier projet fut de quitter la France et d'aller visiter les saints lieux. Il voulait, soutenu par les souvenirs dont cette terre sacrée est remplie, s'associer aux travaux, aux souffrances de l'Homme-Dieu, afin d'être associé aux récompenses divines qui en furent le prix ; et il lui semblait que, près de l'endroit où le mystère de la Rédemption s'était opéré, il serait plus assuré que ses fautes lui seraient remises. Tous ses préparatifs de départ étaient déjà faits, et il était sur le point de s'embarquer, lorsqu'il apprit qu'on venait de fonder un couvent de la Trappe près de Laval. Cette nouvelle fixa ses résolutions, et il décida qu'il irait s'ensevelir dans ce monastère, dont la discipline sévère et les austérités plaisaient à son esprit ardent dans sa dévotion. Après quinze mois de noviciat, le baron de Géramb, chambellan de sa majesté l'empereur d'Autriche, etc., devenu le père Marie-Joseph, échangea tous ses titres pour celui de serviteur de Dieu, toutes ses décorations pour une simple croix de bois, et ses riches habits pour une robe de bure. La couche sur laquelle il reposait ses membres fatigués était une planche nue; il avait, pour soutenir sa tête, un oreiller de bois; sa nourriture était composée de légumes cuits à l'eau et au sel. Il y avait, certes, bien loin de son état passé à sa situation présente, et cependant on eût dit que le père Marie-Joseph était trappiste dès sa plus tendre jeunesse. Le sacrifice le plus pénible à un homme qui avait toujours vécu dans les grandeurs, qui avait fait sa volonté toute sa vie, c'était le sacrifice de cette même volonté, le sacrifice de son amour-propre et de sa délicatesse. Après de longs et pénibles combats, le père Marie-Joseph finit par triompher. Aussi, quand il fallut, pour reconstruire l'église du couvent, aller mendier de l'argent de porte en porte dans tout le diocèse, rien ne lui coûta, rien ne put le rebuter; les fatigues, les humiliants refus, la. rigueur de la saison : tout lui semblait doux à endurer quand il pensait que c'était pour préparer une demeure à Jésus-Christ qu'il supportait ces peines. On le vit, pendant l'hiver le plus rude, livrant sa tête nue à des torrents de pluie glacée, à des flots de neige, mais le visage toujours riant, toujours serein, tendre une main presque roidie de froid à l'aumône qui lui était quelquefois refusée. Quel supplice affreux, et quelle incroyable patience dans un homme qui avait reçu de la nature un cœur si plein de fierté, un esprit si irritable! (Notice sur le P. de Géramb, par l'éditeur des Lettres à Eugène sur l'Eucharistie).

SAINT SACREMENT


FAITES CECI EN MÉMOIRE DE MOI…

« Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. »


Voilà ce que nous disons au Seigneur, quand tout va bien… Mais, nous sommes si versatiles ! À la moindre difficulté nous oublions vite nos belles promesses et “jugeons” Dieu, pire encore : nous blasphémons contre Lui et oublions que nous avons été aspergés par le Sang de l’Agneau, que notre salut nous le devons à Celui qui a aimé et aimé à en mourir ; nous rompons l’alliance que nous avions conclue avec Lui.
Mais le Seigneur n’est que Miséricorde, Il nous pardonne nos mauvaises humeurs passagères et attend avec beaucoup de patience que nous Lui disions de nouveau, avec humilité : “Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce, j'invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur”. Et, comme si un doute sur la Miséricorde divine nous venait alors, nous ajoutons encore : “Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ?” et encore : “Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ?”
Momentanément guéris de notre indifférence et notre suffisance, nous nous mettons à réfléchir à la bonté divine, à cette Miséricorde infinie qui remplit le Cœur de notre Dieu et nous nous disons alors : “S'il est vrai qu'une simple aspersion avec du sang d'animal, ou avec de l'eau sacrée, rendait à ceux qui s'étaient souillés une pureté extérieure pour qu'ils puissent célébrer le culte, le sang du Christ, lui, fait bien davantage”, car, comme le dit l’auteur de l’épître aux hébreux, “poussé par l'Esprit éternel, Jésus s'est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache ; et son sang purifiera notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant”.
En effet, Jésus qui aima et aima jusqu’à en mourir, subit cette mort “pour le rachat des fautes commises”, afin que tous et chacun d’entre nous, nous puissions “recevoir l'héritage éternel promis”.
Maintenant, mes amis, nous allons ensemble faire un petit exercice qui nous aidera à méditer le divin mystère, “le plus grand miracle de la divine Sagesse”, — selon la bienheureuse Alexandrina de Balasar — que l’Évangile de ce jour nous propose : l’institution de l’Eucharistie.
Fermons nos yeux et représentons-nous une grande salle où sont réunies de nombreuses personnes et probablement quelques femmes… Ce sont les disciples de Jésus et les “femmes qui le suivaient”.
Nous laissons de côté le lavement de pieds et d’autres scènes que nous connaissons tous... Allons au plus important, au plus sublime de tous les actes de Jésus...
L'évangéliste ne dit pas qu’ils étaient à table, mais simplement “pendant le repas” : c’était le repas de Pâques et le dernier de Jésus avec les siens, car peu après il sera livré aux juifs et condamné à mort.
Jésus, avec solennité et rempli d’amour, les yeux levés vers le ciel, vers le Père, “prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »”
Jésus savait qu’Il allait partir vers le Père, mais Il voulait aussi rester avec les siens, avec nous jusqu’à la fin des siècles : Il nous laissait son corps comme aliment. Mais, ce n’était pas encore assez et, ce sang que peu de temps après Il versera pour nous, il va aussi nous l’offrir, pour étancher notre soif, pour alimenter notre amour si souvent défaillant. C’est pourquoi “prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous”. Jusque-là, rien de surprenant : c’était de repas de Pâques et il était normal que tous boivent. Alors que tous avaient bu, Jésus leur annonce : “Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude”. Et Il leur annonce sa fin prochaine, mais ils n’ont pas compris : “Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu”.
Nous venons d’assister, par la pensée, à la nuit du “plus grand miracle”, au déroulement du mystère qui est au-dessus de tous les mystères : la présence eucharistique de Jésus — et de la Trinité divine — sous les espèces du pain et du vin. C’était la solution pour Jésus, de partir vers son Père et de rester avec nous, afin que nous ne restions pas orphelins.
Le repas étant terminé et, “après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers”, où une autre étape de la vie de Jésus allait commencer : la plus douloureuse, celle qui le conduira à la mort.
“Gloire et louanges soient rendues à tout moment, à Jésus au très Saint-Sacrement”. Amen.
Alphonse Rocha

jeudi 24 mai 2012

VIENS, ESPRIT DE DIEU !


Dimanche de la Pentecôte

“Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand !”
“Bénis le Seigneur”, parce qu’Il va déverser sur toi l’abondance de son amour !
“Bénis le Seigneur”, parce qu’il va déverser sur toi et sur les hommes qui t'accepteront ses sept dons et faire de toutes ces âmes plus que des anges: Il va faire des hommes qui accepteront les dons de l'Esprit Saint, des hérauts de l’Évangile, des annonceurs de la divine Parole !
“Béni le Seigneur, ô mon âme” et “réjouis-toi dans le Seigneur”, car Il va “remplir la terre de tous ses biens” !
Voici la Pentecôte de l’amour ! L’Esprit de Dieu vient sur nous !
Faisons silence dans nos âmes et attendons cette venue qui nous transformera, qui nous apportera une vie nouvelle et nous fera brûler au feu de l’amour divin.
Prosternons-nous et adorons la Trinité Sainte, dans un grand silence plein d'amour, pour mieux sentir, pour mieux recevoir et conserver ce feu brûlant d’amour que le Seigneur nous promet.
Comme les Apôtres réunis dans le Cénacle, restons unis dans la prière, une prière fervente et pleine de foi, de cette foi qui fait se mouvoir les montagnes et osons crier notre amour, notre joie à l’arrivée de Hôte céleste : “Viens, Esprit de Dieu, viens nous consoler” !
Viens, “Consolateur souverain, Hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur”, viens nous consoler !
“Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit”, nous explique l’auteur des Actes.
En ce qui nous concerne, sans préjuger de la volonté même du Seigneur, contentons-nous d’être remplis de son Esprit, car le don des langues est un don particulier qui nécessite un autre don : celui de l’interprétation. Demandons donc à l’Esprit Saint de nous remplir de son amour, et remplis de cet amour-feu, nous n’aurons besoin de rien d’autre ; en possédant cet amour-feu, nous aimerons sans mesure aussi bien le Seigneur notre Dieu que notre prochain, comme nous le commande la loi divine.
C’est cela que saint Paul, dans son épître aux Galates recommande, à eux et à nous : “vivez sous la conduite de l'Esprit de Dieu: alors vous n'obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair”. L'Écriture dit, en effet, que ceux qui se laissent happer par elle, la chair, “ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu”. Soyons purs, comme pur est l’Esprit qui vient en nous.
Sachons, frères, que cet Esprit produit en nous des fruits formidables : “amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi”.
Avons-nous besoin d’autre chose pour nos vies ? Non ! Alors “laissons-nous conduire par l'Esprit”, comme nous le conseille saint Paul.
Implorons ce même Esprit divin qui “lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guérit ce qui est blessé”, afin qu’Il “assouplisse ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rende droit ce qui est faussé”.
“J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter”, nous dit Jésus. Oui, nous sommes faibles, même quand nous nous sentons forts, et nous serons forts, quand nous nous sentirons faibles, car c’est dans l’humilité de nos cœurs, que nous recevrons “l'Esprit de vérité”, cet Esprit plein d’amour et de tendresse, qui nous “guidera vers la vérité tout entière”.
“L'Esprit de vérité qui procède du Père” “donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle”. Amen.

Alphonse Rocha

dimanche 6 mai 2012

ET SI TOUT RECOMMENÇAIS ? - 2


QUE FAIRE ?

Donc, nous devons d'abord aimer Dieu. Et si nous aimons Dieu et gardons ses commandements, alors, tout naturellement, nous aimons nos frères. N'est-ce pas à cela que nous devrions revenir ? Voici qu'il nous faut recommencer, mais recommencer à aimer Dieu. Oui, nous nous retrouvons au commencement lorsque Dieu dit à l'Homme : “Je t'aime ! Toi aussi aime-Moi. Et pour cela, ne mange pas du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et observe mes commandements, le mode d'emploi de l'amour.” Maintenant, nous savons comment nous devons recommencer : aimer Dieu d'abord, Le prier, L'aimer, Le servir, vivre pour Lui et avec Lui, et redire sans cesse : “Dieu premier servi !”

Revenons à Jésus. Il dit : “Tout est accompli !” et Il meurt. Mais en réalité tout commence, car Jésus ressuscite. Et, en plus, Il est là, tout près de nous, dans l'Eucharistie. Et quand nous prions, malgré nos doutes, tout est accompli par Jésus le Sauveur, mais tout commence. Oui, tout commence, car Jésus, juste avant de quitter ses apôtres au moment de son Ascension, leur a dit : “Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au Nom du Père, et de Fils et du Saint-Esprit.” Et, en même temps, les persécutions ont commencé. Il ne pouvait pas en être autrement, car Jésus nous avait prévenus : “Comme ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront !” Les persécutions durent depuis ce temps, et elles continueront, soit issues de l'extérieur, persécutions directes et brutales, soit émanant de l'intérieur : hérésies, divisions, etc…

Quand on pense aux hérésies, on reste étonné. Comment cela est-il possible ? Comment peut-on “tordre” ainsi l'Écriture ? Alors viennent les divisions, et de nouveau des persécutions, des guerres, des tortures, des réformes déformées, des volontés de détruire l'Église, etc… Nous avons vécu tout cela au cours du XXème siècle. Et aujourd'hui, il y a toujours des hérésies, des sectes, et des divisions, des actions de Satan, visibles ou perfides, des maladies, des échecs, des suicides, et tant de malheurs parce que Dieu n'est plus là. Et tout semble s'écrouler dans l'Église. C'est comme si l'Église n'avait plus la foi : les fidèles sont à l'abandon, le catéchisme est devenu insignifiant, l'ignorance est parfaite. Il n'y a plus de morale, plus de commandement de Dieu, plus d'amour… Notre tour de Babel tremble ; bientôt elle va s'effondrer.

Mais l'Église renaîtra et recommencera. Déjà de nouveaux apôtres se manifestent et cherchent à réévangéliser. Cela ne se voit pas encore, car tout n'est pas encore accompli, et l'on peut prévoir beaucoup de souffrances pour ceux qui croient encore et qui sont persécutés, perfidement pour les uns, ou plus ouvertement chez les autres. Jésus a dit : “Quand le Christ reviendra, trouvera-t-Il encore la foi sur la terre ?” Alors faut-il que notre monde descende encore plus bas avant que tout soit accompli ? Pourtant les avertissements du ciel sont nombreux et Marie ne cesse de nous dire : “convertissez-vous, priez, priez, faites pénitence !” Mais on ne croit pas à ces appels de la Vierge Marie, ces appels à recommencer, à aller vers Dieu d'abord, avant d'aller vers le social. Il faut que Dieu soit le Premier Servi. Il faut retrouver le silence, la paix, la sérénité, et nous retrouverons Dieu, et nous Le rencontrerons. Recommencer, c'est la mission de chacun, c'est se convertir, et cela dans notre monde actuel, celui dans lequel Dieu nous a placés, justement pour qu'il recommence à vivre en Dieu, avec Dieu.

Tout doit recommencer, en commençant par chacun de nous. Il faut de nouveau écouter la paroles de Jésus : “Allez, enseignez toutes les nations, Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit !” Mais comment chacun de nous peut-il faire ? Il semble que pour tous les catholiques, sans exception, il faut recommencer à enseigner Dieu et sa Loi d'amour, à prier beaucoup et à adorer le Seigneur devant son Saint Sacrement exposé, lorsque cela est possible. Il faudrait aussi, et c'est très important, instruire les adultes via les homélies du dimanche qui permettraient de revenir aux enseignements de base et fondamentaux. Et puis, il y a le témoignage indispensable pour porter la bonne Nouvelle et montrer comment Jésus peut nous régénérer.

Voilà des propositions exigeantes. Et, de nouveau, la même question resurgit : comment faire et comment commencer ? La première exigence pour chacun d'entre nous, c'est d'abord, de faire appel la vertu d'espérance qui nous rendra courage et nous donnera des idées. Ensuite par qui et par quoi repartir ? D'abord, les enfants ? Ou les adultes ? Et par quels moyens ? Tout de suite on pense aux moyens modernes ; oui, mais la plupart ont été colonisés par Satan. Tous, sauf quand même, et heureusement, quelques exceptions : radio Notre-Dame, télévision KTO, sites internet chrétiens dont, par exemple, Nouvelle évangélisation et Radio-Silence. Très bien, mais comment inciter les gens à écouter ou voir, ou lire des émissions et des documents qui redonneraient la foi ? Car il faut commencer par motiver, intéresser, convaincre. Déjà, nombre de personnes, surtout des retraités, s'attèlent à cette tâche difficile, mais les obstacles à vaincre sont innombrables. Alors, une seule solution : prier.

Nous nous apercevons vite que la plus grosse difficulté c'est de capter l'attention des gens qui sont tellement occupés. Comment nos contemporains peuvent-ils, aujourd'hui, donner un peu de temps pour retrouver Dieu dont ils se passent si facilement ? Nos gens ont peu de temps, surtout ceux qui travaillent… et qui sont tellement sollicités ailleurs ! Le dimanche, les vrais croyants vont à la messe, mais on parle si peu de Dieu dans nos églises... Certes, il y a des paroisses vivantes, mais très orientées vers le social ; c'est bien, mais il ne faut pas oublier Dieu, qui doit être le premier servi. Que faire ?

Que faire ? Il y a nos jeunes et nos enfants. De plus en plus de familles mettent leurs enfants dans des écoles privées, lesquelles étaient le plus souvent catholiques, mais qui ne le sont plus. Que faire ? Aller au catéchisme ? Oui, mais à condition que les catéchistes soient formées et qu'elles aient la foi !!! J'ai parfois l'impression que tout est fermé. Que faire ? Que faire pour redonner la foi, une foi vivante, à tous ceux qui ne l'ont pas encore vraiment perdue, mais qui ne savent plus ?… Prier, prier, prier… constituer des groupes de prière fervents, et qui auraient la grâce de pouvoir, au moins de temps en temps recevoir un prêtre qui les guiderait un peu. Hélas ! Tant de groupes d'adoration existent depuis plusieurs années, mais ils n'ont jamais la présence d'un prêtre pour parler de temps en temps de Dieu et donner sa bénédiction. Pourquoi ne prient-ils plus, nos pauvres prêtres ? Seigneur, aidez-les à recommencer à prier. Seigneur, nous vous prions de tout notre cœur, aidez-nous à recommencer et apprenez-nous à Vous prier et à Vous aimer.
(À SUIVRE)
Paulette Leblanc