vendredi 29 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 10

10-Pleurer dans l'espérance
Seigneur, nous sommes atterrée quand nous regardons ce qui s'est passé tout au long des siècles, et surtout durant les derniers siècles. L'épouvante nous saisit et nous sommes encore plus horrifiés quand nous voyons que ce sont les générations des 20ème et début du 21ème siècles qui ont chassé Dieu. On a chassé Dieu en Allemagne avec Hitler... On a chassé Dieu dans les pays communistes, et cela dure encore en Chine et en Corée. On voit, en France, l'impérialisme de la franc-maçonnerie et de l'athéisme; on voit l'islam qui s'impose partout et de plus en plus; certes, l'islam ne chasse pas Dieu, mais le Dieu de l'islam n'est pas le vrai Dieu, car le vrai Dieu est Dieu d'amour et non de haine...
Nous sommes de plus en plus dans les ténèbres, et les ténèbres du monde nous écrasent. Seigneur, que vont devenir tous ces hommes qui ne Te connaissent pas? Jésus, nous sommes dépassés et nous ne comprenons pas. Comment peut-on mépriser ainsi Celui qui nous aime et ne nous veut que du bien? Comment peut-on martyriser encore et toujours davantage ceux qui écoutent et mettent en pratique le grand commandement de Dieu: "Aimez-vous les uns les autres!... Aimez-vous comme Je vous ai aimés..." Nous regardons notre monde et nous sommes si tristes. Et nous nous sentons coupables de n'avoir rien su faire pour aller à l'encontre des idées néfastes qui ont détruit le 20ème siècle, et qui commencent déjà à blesser cruellement le 21ème siècle.
Mon Seigneur, mon cœur pleure... Comment avoir encore un peu d'espérance et de joie quand tout ce qui fait le bonheur des hommes: la morale et les commandements d'amour de Dieu, s'écroulent partout? Certes, il y a parfois quelques frémissements, quelques raisons d'espérer: on voit des vocations éclore dans les ordres nouveaux et charismatiques qui furent si décriés, ou dans ceux que l'on a tellement cherché à détruire. Des yeux s'ouvrent, mais encore très peu... Seigneur, viens nous sauver, nous Te prions! Seigneur aie pitié de tes enfants, de tous tes enfants. Seigneur, au secours! Nous périssons! Redonne-nous la foi, et donne à tes prêtres, à tes religieux et à tous les chrétiens, la foi qui déplace les montagnes!
Seigneur, ouvre le cœur de tous tes enfants. Ouvre leur intelligence afin qu'ils comprennent et qu'ils 'sentent' que Tu existes et que Tu nous aimes... Oui, Seigneur, il nous semble indispensable, pour Te connaître et croire à ton existence tout près de nous et à ton amour pour nous, il nous paraît indispensable et urgent de cesser de dire: 'Nous n'avons pas besoin de sentir Dieu', mais au contraire de crier: Seigneur nous avons besoin de Vous, un besoin urgent; et comme, étant des hommes nous ne pouvons connaître que par nos sens, Seigneur, révélez-vous à tous vos enfants, faites-nous sentir votre bonté et votre amour! Seigneur, inondez-nous de votre espérance, de votre Esprit de Pentecôte!
*****
Paulette Leblanc

mercredi 20 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 9

9-Trouver Dieu

Parfois notre cœur est triste, très triste à cause de nouvelles lois iniques qui se propagent partout, à cause des persécutions dont souffrent tant de chrétiens, à cause des attaques contre l'Église et maintenant, des églises, notamment en France et en Espagne, et même au Brésil... Mais les médias n'en disent pas un mot. La franc-maçonnerie est de plus en plus virulente, et tout le monde se tait... Quant à l'islam, mieux vaut n’en pas parler… Il est parfois bien difficile de comprendre une religion aussi pleine de haine... Cependant, il nous arrive, en lisant des revues ou des livres, de trouver des phrases qui nous comblent de joie. Ainsi, peu de temps avant d’aller vers sa Passion, Jésus dit à ses apôtres qu’Il désirait que « sa joie soit en eux, et qu'ils soient comblés de joie! » Évidemment, cela nous concerne aussi, mais demande réflexion ainsi qu'une relecture de l’Évangile de saint Jean.
Jean, dans son Évangile, ne raconte pas l'institution de l'Eucharistie. Par contre, nous savons que Jésus vient de laver les pieds de ses disciples et qu'Il a commencé son long discours d'adieu appelé "discours après la Cène". Dans peu de temps Il sortira de la salle du Cénacle et se dirigera vers le Jardin des Oliviers où commencera son agonie. Jésus sait ce qui va lui arriver dans moins de deux ou trois heures. Il sait que bientôt Il sera torturé et atrocement et crucifié... et Il parle de la joie qu’Il nous donne et dont Il veut nous combler. Nouveau mystère pour nous...
Jésus vient de s'offrir au Père qu'Il loue. Sa joie, humaine et divine, est immense. Et comme toutes les joies, celle-ci doit être partagée. Jésus partage sa joie, avec abondance, d'abord avec ses disciples présents, puis avec tous ceux qui l'aimeront tout au long des siècles. Ainsi, nous aussi, nous pourrons être comblés de la joie de Jésus. Mais, petite remarque au passage: pour être dans l'amour du Père et être comblés de la joie du Fils, il nous faut être fidèles aux commandements du Père... Car les commandements de Dieu sont la seule véritable source du bonheur.
Jésus, juste avant de partir pour sa Passion, nous comble de sa joie. Étrange! Jésus est comblé de joie alors que dans deux heures à peine, Il croulera sous les horreurs de son Agonie. Comment peut-on être si plein de joie et bientôt faiblir sous le poids d'une agonie sans précédent? Jésus nous sauve, tous; comme Il nous délivre du péché qui broie le monde, Il est infiniment heureux dans sa divinité, et son humanité, à ce moment, est aussi comblée de joie. Il peut aller vers sa Passion.
Mais, dès que Jésus est arrivé à Gethsémani, Il s'éloigne un peu et commence à porter le poids du péché des hommes. Il sait que le péché continuera, au cours des siècles, à envahir le monde. Jésus voit les guerres, les haines, la corruption généralisée. Et une infinie tristesse L'envahit. Jésus implore le Père qui envoie son ange pour consoler son Fils et Lui rendre ses forces, car la Rédemption doit se faire. De nouveau Jésus est heureux car Il va donner sa vie pour nous sauver, mettant en application ce qu'Il avait dit peu de temps auparavant: "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime" Jésus va donner sa vie car Il nous aime infiniment. Comme tout ce qui touche à Dieu est infini, l'amour de Jésus, Dieu et homme, est infini. Mais Jésus-homme devait connaître obligatoirement les limites humaines; c'est pourquoi Jésus avait faibli, non dans sa volonté, mais dans sa chair, dans son humanité. "Père! Que ce calice passe loin de Moi... Mais que ta volonté soit faite!"
La souffrance humaine de Jésus est horrible. Le calice qu'Il doit boire est insupportable. Et voici que celui qui aime vraiment Dieu se dit: "Mais ce calice de Jésus, qui momentanément, brisa son humanité, c'est nous qui le lui avions préparé? C'est moi aussi!!!" Nous sommes désemparés... Certes, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime; mais il n'y a pas de souffrance pire que celle infligée par ceux que l'on aime et qui, malheureusement, oublient souvent d'aimer en retour. Car l'amour pour être bonheur et joie, doit être partagé. Jésus nous aime, Jésus m'aime... Mais est-ce que nous aimons Jésus? Est-ce que je L'aime?
—*—
Paulette Leblanc

lundi 11 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 8

8-Quand on agite son milieu vital

Fais vite quelque chose...
Les créatures peuvent contacter Dieu... mais elles doivent d'abord agiter leur milieu vital qui est Dieu. Nous savons que Dieu nous aime, que sa miséricorde est infinie; pourtant quand les nouvelles du monde nous arrivent, elles nous consternent de plus en plus. Le vice, sous des formes effrayantes, se répand de plus en plus, et nous ne pouvons plus regarder les petits enfants sans avoir envie de pleurer. Que vont-ils devenir, quelles saletés va-t-on leur enseigner? Alors, à travers nos larmes, nous implorons notre Seigneur:
—Par pitié, Seigneur! ouvre leurs cœurs! Fais qu'ils Te connaissent! Ces petits, ce sont aussi tes enfants, aie pitié d'eux, de leur pureté qui sera bientôt souillée. Et s'ils deviennent un jour de grands pécheurs, ce ne sera pas de leur faute...
Notre tristesse est grande quand nous voyons tous ces petits. Nous ne cessons de nous répéter: "Il faut espérer." Espérer, oui, mais en agissant et pas en disant qu'on n'y peut rien! C'était annoncé dit-on encore. Le Petit Reste était prévu... Pourtant beaucoup de chrétiens ne peuvent pas s'habituer à ce Petit Reste. Ce qui les intéresse, c'est le Grand Reste... Et ces chrétiens prient:
—Seigneur, fais vite quelque chose pour le Grand Reste. Fais-le vite, car tant d'âmes se perdent! Seigneur, oui, nous espérons, mais notre espérance est dans le noir. Nous ne pouvons plus supporter tous ces pauvres gens qui s'en vont errants car plus personne ne les évangélise. Seigneur, aie pitié d'eux et de nous. Et aide-nous à évangéliser, à annoncer ta Bonne Nouvelle, avec les dons que Tu distribues à chacun de nous. Seigneur aide-nous, viens nous sauver, nous n'en pouvons plus!
Seigneur, nous nous sommes bien agités... Est-ce notre milieu vital que nous avons agité? Jésus, nous "sentons" de plus en plus notre détresse à cause de la tienne à Gethsémani. Or, à Gethsémani, le Père vint Te soutenir. Alors, de temps en temps, viens soutenir tes prêtres affligés, tes enfants aux abois, tes pauvres qui T'espèrent. Seigneur, nous avons tous tellement besoin de Toi, de Toi qu'on a chassé de nos sociétés dites "de progrès", mais qui régressent spirituellement à un rythme diabolique. Nos sociétés ont remplacé le Dieu vivant par des idoles mortes: il nous semble  parfois vivre les temps antiques où l'homme multipliait les dieux sans voix, les dieux inertes et pourtant affamés de sang humain.
Seigneur, notre douleur est immense et notre tristesse aussi. Nous pleurons sur tes petits enfants: vite, Seigneur, viens les sauver!
—*—
Paulette Leblanc

dimanche 10 juillet 2011

LA SOUFFRANCE DU PÈRE

Le Père était présent sur la Croix

Il y a quelques années j'avais été surpris au cours d'un échange entre cathos "bon teint", par la prise de position de certains qui pensaient impossible que Dieu ait pu prévoir délibérément, dans son plan de Rédemption, la tragédie de la Croix. La mission de Jésus avait simplement dérivé et échoué par le refus (inattendu ?) du peuple juif. En effet, comment ce Père de toute bonté aurait-il pu sacrifier volontairement son Fils bien aimé et le conduire à des souffrances aussi affreuses et indignes ?... De même, pensaient-ils, le Christ ne pouvait imaginer avant qu'elles ne surviennent les épreuves qu'il allait subir. L'une des tenants de cette thèse était une bonne sœur ayant pignon sur rue au Diocèse et reconnue pour ses compétences en théologie ?
Je pense que cette thèse oublie que le Père s'est sacrifié en même temps que son Fils. Là où est le Fils, là est le Père ! Le Père était présent sur la Croix. Pur esprit, Il n'a pas ressenti les souffrances physiques comme peuvent les subir une créature, ni verser un sang inexistant. Mais nous-mêmes savons combien la souffrance de ceux que nous aimons peut nous être intolérable. Ce Dieu tout Amour a tout vécu de la Passion de son Fils. Ce Dieu éternel, hors du temps et de l'espace, a suivi minute par minute, seconde par seconde, la détresse et la déréliction de Gethsémani. Il a suivi son fils tout au long de cette nuit interminable sous la dérision et l'opprobre des soldats. Il a suivi Jésus depuis le palais d'Hérode jusqu'à celui de Pilate. Il a souffert sous les huées du peuple juif, son peuple !... Il a suivi le Christ sur cet ignoble chemin de Croix. Il était là pour la crucifixion, pour l'élévation de la Croix. Et si Jésus, homme, a pu un instant se sentir "abandonné", le Père a cependant souffert d'une intense et atroce compassion l'agonie de son Fils.
Le sacrifice de la Croix n'est pas seulement le sacrifice de Jésus. C'est aussi le sacrifice du Dieu trinitaire. A l'inverse des dieux imaginés dans l'antiquité, le Dieu de Jésus-Christ ne pouvait se contenter de regarder, depuis un Olympe tranquille, l'humanité souffrir et peiner seule sur une terre désolée. Par ce sacrifice délibéré, en vue de la Rédemption de l'humanité, Dieu a voulu partager intimement les souffrances de ces hommes qu'Il aime. Si Jésus a assumé la souffrance physique, comme la ressentent les créatures, c'est cependant le sacrifice de la Trinité toute entière qui a été consommé.

*****

La culture chrétienne élémentaire nous a toujours appris à contempler dans l'adoration et la compassion les souffrances du Christ. Plus rarement, notre attention a été appelée sur la souffrance du Père, pourtant indissociable de celles de Jésus.
Dieu-Amour a choisi de donner la liberté aux hommes, une liberté sans laquelle aucune forme d'amour ne pouvait avoir de valeur. Par cette liberté Il faisait le pari de la victoire de l'amour sur le mal,… la victoire d'un véritable amour, pas d'un amour imposé. Par ce pari, Il laissait au mal un espace d'action dont Il connaissait, dès le commencement, les ravages à venir.
Et ce mal lui est insupportable. Il aime trop ces hommes dont Il prévoit de leur faire partager sa divinité pour l'éternité, ces petits dont Il veut "qu'aucun ne soit perdu !" Aussi, dans cet espace temporel qui conduit justement l'humanité à l'éternité, chacune de ces victoires partielles du mal sur le bien sont pour Dieu des causes d'une souffrance extrême. "Dieu est victime du mal" (Zundel). Pour conduire l'humanité au sommet de l'Amour, pour la conduire à la victoire définitive de l'Amour, Dieu dans son pari a accepté pour Lui cette souffrance. Il a accepté d’être victime.
Nous devons être attentifs à cette souffrance de Dieu.
Dans le plan divin, la révélation du Dieu de Jésus-Christ n'a été prévue pour ne toucher, dans ce premier temps historique où nous nous trouvons encore, qu'une faible part de l'humanité. Et, parmi ceux qui ont pu être touchés, combien n'hésitent pas à s'en détourner pour suivre les injonctions d'un monde avide de facilité, de plaisir, de pouvoir, de profit, de refus de la souffrance. Dans tous les siècles, les civilisations développées se sont écartées des lois naturelles que le créateur avait arrêtées pour le bien-être de sa création. Mais, depuis près d'un demi-siècle, notre civilisation, elle, s'affranchi ouvertement des préceptes éternels essentiels. Ainsi, le génocide des 200 000 avortements que notre pays connaît chaque année doit être pour notre Dieu une source de souffrance infinie !
Plus encore, ils sont nombreux ceux qui, ayant adhéré à la foi en Jésus-Christ, se laissent cependant prendre par l'esprit du siècle. Les tendances du monde, des habitudes qui s'écartent chaque jour davantage des lois divines, l'idée que ces lois divines pourraient évoluer au gré des mœurs et des goûts de notre milieu, au gré des avancées scientifiques exploitées à des fins de moindre effort et de refus égoïste de la souffrance… Autant d'éléments qui entraînent loin du Seigneur des âmes qui, pourtant avaient été touchées par la révélation, des âmes "choisies" !... Cela est encore plus inacceptable pour notre Dieu. "Je suis plus atteint par les petites infidélités des âmes choisies que par les lourdes fautes de ceux qui ne me connaissent pas encore" a révélé Jésus à divers grands et grandes mystiques. Alors qu'en est-il au cœur de Dieu de toutes ces dérives atroces où se laissent entraîner certains qui pourtant avaient accepté de se tourner vers Lui ?
Bien plus encore, nous vivons dans l'histoire de notre siècle et avons le sentiment que toutes les choses passent et n'ont qu'un temps. Dieu vit hors du temps et embrase d'un seul élan toute l'histoire de l'humanité. Ces souffrances que nous Lui infligeons s'imposent à Lui non pas pour un instant, mais pour toute la durée de cette histoire de l'homme avec son Dieu. Nos fautes d'aujourd'hui étaient déjà présentes dans l'angoisse de Gethsémani. Celles, commises par nos ancêtres juifs ou chrétiens des premiers temps, meurtrissent encore aujourd'hui le cœur de notre Dieu.

*****

La passion du Christ cependant conduit à la Résurrection. Cette souffrance innommable, incommensurable de Jésus, partagée avec le Père dans la communion de l'Esprit, conduit à la Glorification du Père, à la Glorification du Dieu Trinitaire. Le mal est définitivement vaincu par ce sacrifice divin. Le Dieu amour règne pour l'éternité… Le “Royaume” est déjà là !
Pourtant la création poursuit sa marche historique dans la souffrance que lui impose la présence toujours factuelle du mal.
Mon Seigneur et mon Dieu, augmente en nous la foi !... Fais-nous prendre conscience de cette résonance que chacune de nos actions peut avoir sur le fond de ton cœur. Si nous percevions à quel point la moindre infidélité de notre part est pour Toi cause de douleur, nous serions capables de mieux résister au mal. Si nous percevions à quel point le moindre acte d'amour de notre part est pour Toi source de joie, nous serions capables de toujours nous tourner vers le bien !
Paulette Leblanc

CONTACTER DIEU - 7

7-Consoler Jésus à Gethsémani


Nous savons que la souffrance de Jésus-Christ fut infinie durant toute sa Passion, et d'abord à Gethsémani. Mais nous savons aussi que c'est cette souffrance que nous devons partager avec Jésus, car son infinie bonté désire que, nous aussi, nous participions, oh! à notre échelle et à notre taille, à notre propre salut et au salut du monde. Mais cela nous place devant un étrange mystère. Ainsi, nous qui vivons au vingt et unième siècle, comment pouvons-nous être à côté de Jésus, à Gethsémani, et Le consoler, c'est à dire, compatir à ses infinies souffrances, et Le laisser nous en partager une infiniment petite miette, une parcelle à notre taille? Or, Jésus confie parfois à ses saints un atome des souffrances qu'Il vécut sur la terre, un atome seulement, afin qu'ils puissent, avec sa grâce, réussir à la porter... et à participer à la rédemption du monde.

Certaines prières adressées au Sacré-Cœur disent à Jésus: "Je veux vous consoler". Mais comment des hommes, infimes créatures, souillées aussi par le péché, comment des hommes pourraient-ils consoler Jésus, alors que la plupart du temps ce sont ces mêmes hommes qui appellent au secours? Les hommes appellent constamment Dieu à leur secours; ils Le supplie de distribuer ses grâces à tous les hommes qui ne Le connaissent pas, et voici qu'ils veulent Le consoler!!! Nous sommes encore une fois en plein mystère... Et pourtant nous devons penser que Jésus, qui, aujourd'hui, notre aujourd'hui à nous, est "assis à la droite du Père", vit aussi dans l'éternité, dans l'éternel présent de Dieu. Donc, Gethsémani, pour Jésus-Christ, c'est aujourd'hui, c'est en ce moment...

Ainsi, toute la vie terrestre de Jésus, sa vie de Verbe incarné, ses enseignements, ses souffrances et ses joies quotidiennes, sa Passion et sa mort, c'est aujourd'hui, c'est maintenant, c'est en ce moment qu'Il les vit. Et nous qui aimons Jésus, nous sommes avec Lui sur les chemins de Palestine, nous sommes avec Lui à Gethsémani, tout en étant toujours sur la terre... Si donc c'est aujourd'hui que Jésus vit, Il vit avec nous, nous pouvons donc Le contacter... À moins que, en Dieu qui est leur milieu vital, les créatures que nous sommes et qui vivent dans le temps, soient déjà en l'éternité? Elles peuvent alors contacter Dieu.
Paulette Leblanc

mercredi 6 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 6

6-Le Fils de Dieu vit avec les hommes


Jésus, le Fils de Dieu a vécu avec les hommes de son peuple, le peuple juif. Il a aimé ses concitoyens et leurs souffrances et leurs difficultés. Et Jésus a vite compris que ce peuple (et pas seulement ce peuple) était un peuple à la nuque raide, et qu'en conséquence, Il devrait poursuivre, pour tous les hommes du monde et de tous les siècles, l'éducation que le Père avait commencée avec les juifs. Jésus voulut aussi montrer aux hommes qu'Il prenait sur Lui toutes leurs souffrances, et tous leurs péchés, car ils étaient irrémédiablement incapables de le faire.

Pourtant, il était indispensable que les hommes participent aussi, au moins un peu, à l'œuvre de leur salut, puisque les pécheurs, c'étaient eux... Et cela tout au long des siècles qui viendraient après Jésus. Mais il y a ici deux grandes difficultés, deux grands mystères: aucun homme n'est capable de se sauver lui-même, tout seul, sans l'aide de Dieu; aucun homme n'est capable de porter le poids de la souffrance rédemptrice assumée par Jésus. Que faire? Et comment exprimer tous ces mystères?

Parfois le Seigneur, "parlant" à ses saints, utilise certaines expressions que nous ne comprenons pas très bien: ainsi, que signifie "partager la souffrance" de Jésus, souffrance qui est si grande pour nous qui sommes si petits. Par ailleurs, Dieu peut-Il encore souffrir, et comment pouvons partager sa peine, alors que Lui est Dieu et, que, dans son éternité, Il ne peut pas souffrir... Que signifie alors cette expression de compassion que l'on trouve assez fréquemment dans les écrits des saints rapportant l'Agonie du Christ: "Je veux consoler Jésus." ?
Paulette Leblanc

samedi 2 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 5

5-Dieu envoie son Fils

Dieu créa l'univers et les anges... puis Il créa l'homme, et Dieu trouva que l'homme "était très bon". Et Dieu aima l'homme qu'Il destinait à la construction du Corps mystique de son Christ. Mais Lucifer, l'ange révolté trompa l'homme qui, librement, pécha et devint très malheureux. Cependant, Dieu qui voulait l'homme heureux, envoya son Verbe le racheter, le sauver, le rendre à sa vocation.

De plus, Dieu nous aime individuellement malgré notre réelle petitesse; cela, nous le comprenons mal car nous ne connaissons pas l'invisible, et donc nous ne pouvons pas "voir" les yeux de Dieu. Mais poursuivons notre difficile raisonnement: comme l'amour exige la liberté, malgré les dangers que cette liberté présente pour les hommes, Dieu nous l'a conservée pour que notre amour soit authentique. L'homme vivant sur la terre, est dans le temps terrestre, tout en étant déjà dans l'éternité, car Dieu est dans l'éternité et l'homme est en Dieu. Ô, que de mystères pour les pauvres hommes qui sont encore en formation sur la terre! Que de mystères en Dieu!

Dieu voulait que chaque homme soit individuellement libre afin d'être capable de L'aimer et de connaître le bonheur, malgré le péché qui l'affaiblissait. Pour que l'homme connaisse le bonheur, il devait connaître Dieu, mais à cause du péché, cela n'était plus possible... Aussi Dieu vint-Il au secours des hommes en Leur envoyant son Fils. Mais pour que les hommes "voient" l'amour que Dieu a pour lui, le Fils de Dieu s'incarna dans une chair humaine et vécut une authentique vie humaine, avec toutes ses joies, ses petits bonheurs, mais aussi toutes ses peines, toutes ses douleurs et toutes ses détresses. Ainsi, nous pourrions voir, toucher et connaître Dieu. Nous pourrions "contacter" Dieu.