mardi 28 juin 2011

CONTACTER DIEU - 4

4-Un grand mystère

Les hommes seront comblés de la joie de Dieu... Oh! la! la!... Déjà nous entendons les remarques plus ou moins désobligeantes de certains parmi ceux qui lisent, ou liront ce qui précède:

-tout cela n'est que du rêve né d'un immense désir? Mes amis, revenez sur la terre...

En nous-mêmes également, quelque chose nous gêne. Dieu est toujours dans son éternité, et Il regarde, dans sa "Grande Main", toute sa création. Il voit les univers et admire l'extraordinaire mécanique céleste et les temps qui y sont associés. Il voit la terre et son mouvement, donc le temps terrestre dont la référence est le soleil. Et Dieu voit aussi, ce qui est encore plus merveilleux, Dieu voit aussi les petites créatures qu'Il aime particulièrement: les hommes, à qui Il a donné la liberté de Le choisir ou de Le refuser. Dieu voit chacun de ses petits hommes à qui Il confie, individuellement, une mission spécifique. En effet, chaque homme est unique pour Dieu qui construit, avec tous les autres hommes, son Œuvre grandiose: le Corps mystique de son Verbe, son Fils unique. Incroyable mystère!... Stupéfiante volonté de Dieu-Amour!

Mais voici une terrible objection: si Dieu, dans son éternité, voit ce que nous faisons et voulons à chaque instant de notre temps terrestre qui est aussi dans son éternité; si Dieu sait tout de nous: notre passé, notre présent et notre avenir, lesquels sont pour Lui dans son éternel présent; si Dieu voit comment nous marchons selon ses lois et comment, librement, nous nous égarons, pourquoi Dieu nous laisse-t-Il commettre le mal, bien qu'Il le sache?

Dieu nous aime, cela, c'est certain. En effet, il est difficile à un bon ouvrier de ne pas aimer ses meilleures œuvres. Dieu ne veut que notre bonheur avec Lui. Cela aussi, c'est sûr. Il connaît nos refus. Alors, pourquoi nous laisse-t-il faire? Nous aurait-Il, comme certains l'ont pensé ou le pensent encore, nous aurait-Il prédestinés?

Nous devons affirmer ici que la prédestination concernant notre salut ou notre condamnation n'existe pas, car Dieu tient à notre liberté; et si nous sommes libres, nous ne sommes pas prédestinés. Le mystère est incroyable, inexplicable, incompréhensible pour nos intelligences humaines. Brusquement nous constatons que les hommes ne peuvent pas se mettre à la place de Dieu. Tant qu'ils sont sur la terre, ils doivent accepter les limites que le Seigneur leur a données. Cela est si complexe que même Jésus, le Verbe incarné, a connu durant sa Passion, sinon les défaillances humaines, du moins quelques moments d'atroce incertitude. Jésus devait connaître tout de l'homme pour le sauver de tout ce qui pouvait l'empêcher d'aller à Dieu. Jésus devait connaître toutes les souffrances de nos ténèbres mortelles, mais sans y succomber, pour nous montrer qu'il était possible de les surmonter et que la grâce de Dieu était plus forte que les attaques des ténèbres.

Jésus devait tout connaître de nous pour nous sauver tous. Alors, nous nous trouvons en face de nouvelles réflexions. Jésus nous a dit: "Ne jugez pas, pour n'être pas jugés." Cela signifie-t-il que chaque homme ayant été créé pour remplir une fonction dans le Corps mystique du Christ, Corps qui pour nous est encore en construction mais qui est déjà achevé pour Dieu, cela signifie-t-il que même ceux que nous croyons être, sur la terre, les plus criminels des hommes, auront aussi leur place dans cette grande Œuvre divine?
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Paulette Leblanc

samedi 25 juin 2011

CLEMENTE VISMURA

 Nouveau bienheureux

EUROPE/ITALIE - La Béatification du Père Clemente Vismara, Missionnaire de l'Institut pontifical pour les Missions étrangères, à l'enseigne de la sobriété et de la solidarité

Milan (Agence Fides) - Dimanche 26 juin, sur le parvis du Dôme de Milan, le Père Clemente Vismara (1897-1988), missionnaire de l'Institut pontifical pour les Missions étrangères (IPME/PIME), connu sous le nom de « Patriarche de la Birmanie » pour y avoir passé 65 ans de vie missionnaire, sera inscrit au livre des Bienheureux avec deux autres fils de la terre ambroisienne : le Père Serafino Morazzone et Soeur Enrichetta Alfieri.

La communauté d'Agrate Brianza, son lieu de naissance, le Diocèse de Milan et l'IPME - promoteurs de la cause de béatification - ont décidé de célébrer la Béatification du Père Vismara à l'enseigne de la sobriété et de la solidarité. Un exemple est donné par les sacs birmans préparés pour les pèlerins. « Chaque groupe ethnique au Myanmar a son sac. Il s'agit presque d'un signe distinctif - explique le Père Ceruti, jeune missionnaire de l'IPME, membre de la Commission organisatrice de la Béatification. Le Père Clemente lui aussi, dans ses nombreux et infatigables voyages avait toujours avec lui un sac dont il ne se séparait jamais. D'où l'idée d'offrir aux pèlerins du 26 juin un sac réalisé ad hoc au Myanmar comme signe d'attention envers la population locale ». Il note en outre que « ces sacs ne sont l'expression d'aucun groupe ethnique particulier mais veulent rappeler de manière générique le Myanmar en signe d'unité de l'ensemble du peuple autour de celui que l'Eglise local e a proclamé voici quelques années « patriarche » de la Birmanie ».

La communauté d'Agrate et l'IPME se sont en outre chargés de l'accueil de la délégation provenant du Myanmar, délégation qui compte une quinzaine de prêtres et d'Evêques (outre Joseph Tayasoe, le jeune qui a bénéficié en 1998 du miracle obtenu par l'intercession du Père Clemente) ainsi que de nombreuses religieuses. Toujours sous le signe de la solidarité, l'IPME a lancé un appel en vue de la reconstruction de l'orphelinat de Monglin. La première mission où le Père Vismara a oeuvré a en effet été durement touchée par le récent séisme qui, en mars dernier, a frappé le nord du Myanmar et la Thaïlande, laissant derrière lui environ soixante-dix morts et des milliers de sans-abri.

A l'occasion de la Béatification, le Centre missionnaire de l'IPME de Milan et la Paroisse d'Agrate ont réalisé une série d'instruments permettant de connaître la figure et le message du Père Vismara : un numéro spécial du mensuel « Mondo e Missione » (Monde et Mission) avec des témoignages d'Italie et du Myanmar ; une revue et un jeu destinés aux jeunes intitulés « La vie est faite pour explorer, pour aller plus loin » reprenant les paroles du Père Vismara ; le « Vismara Game » destiné aux oratoires d'été : laboratoires et activités liés aux valeurs et au témoignage missionnaire du Père Vismara ; un DVD sur « le patriarche de la Birmanie » intitulé « Une vie ne suffit pas » ainsi qu'une exposition photographique. Pour une fiche biographique relative au Père Vismara, voir Fides 05/04/2011. (SL) (Agence Fides 25/06/2011)

Courte biographies

Clemente Vismara naquit à Agrate Brianza le 6 septembre 1897. Orphelin de mère et de père, il entra au Séminaire Saint Pierre de Seveso où il prit la décision de devenir missionnaire, entrant dans l’Institut des Missions étrangères de Milan, aujourd’hui Institut pontifical pour les Missions étrangères (PIME). Ordonné prêtre dans le Dôme de Milan le 26 mai 1923, le Père Clemente partit pour la Birmanie (actuel Myanmar) quelques mois plus tard. Dans ce pays, il sema l’Evangile pendant le reste de sa longue vie et c’est là qu’il fut enterré. Il fonda cinq districts missionnaires, amena à la foi de nombreux villages, construisant des chapelles, des églises, des écoles, des hôpitaux etc., accueillant les enfants orphelins de familles détruites par les famines, les épidémies et les guerres ou encore rejetés parce qu’handicapés (à sa mort, ils étaient plus de 200). Avec eux, il accueillait également ceux qui frappaient à la porte de la mission : veuves, lépreux, voleurs, handicapés… Il écrivit de nombreuses lettres, rapports et articles pour des revues missionnaires, non seulement italiennes dans lesquels il décrivait la vie de la mission. Dans le cadre de la cause de béatification et canonisation, débutée en 1996, la postulation a recueilli 2.200 lettres et 700 articles. A sa mort, intervenue à Mongping le 15 juin 1988, se diffusa immédiatement l’odeur de sainteté et il fut appelé « Patriarche de la Birmanie ». A ses obsèques participèrent également des bouddhistes et des musulmans. (Source : Agence Fides)

CONTACTER DIEU - 3

3-Dieu, notre milieu vital

Réfléchissons... Des contacts avec Dieu, pourquoi n'en aurions-nous pas puisque nous sommes en Dieu et que nous vivons de Lui? Alors pourquoi, ces contacts, ne les sentons-nous plus? Il me semble qu'il y a plusieurs raisons à cela: d'abord, parce que Dieu étant notre milieu vital, nous en avons tellement l'habitude que, si nous ne faisons pas un petit effort pour en prendre conscience, nous ne le sentons plus. Prenons un exemple: comme nous avons l'habitude de respirer, nous ne sentons plus l'air que nous respirons, sauf quand nous prenons une grande respiration. N'en serait-il pas de même avec Dieu? Il y a une autre raison bien plus grave: comme nous estimons que nous n'avons pas besoin de sentir Dieu, nous ne faisons pas l'effort nécessaire pour cela. Enfin, il y a le péché qui nous coupe de Dieu. Certes, Dieu continue à nous donner la vie, mais nous refusons son amour: alors Dieu nous laisse à nous-mêmes, à nos misères, à nos insuffisances, à nos vides.

Nos cœurs et nos esprits ont l'habitude de "respirer" Dieu. Nous ne nous apercevons même plus que nous vivons en Dieu. Nous avons l'impression de ne rien sentir, d'être seuls... Que faire? Quel "sens" agiter pour enfin "sentir" Dieu, car nos sens humains, sauf cas très exceptionnels, ne sont pas prévus pour "sentir" Dieu? Quand nos intelligences se recueillent un peu, lorsqu'elles essaient de tendre vers Dieu, de se rapprocher de Dieu dans lequel elles baignent, alors elles comprennent plus de choses... Quand nos intelligences essaient de se recueillir, les sens corporels se ferment sur l'extérieur pour s'ouvrir sur le cœur. Nous essayons de maîtriser nos imaginations qui pourraient nous induire en erreur. Un silence se fait en nous; c'est  le silence de Dieu...

Faisons une petite expérience: nous baignons en Dieu, alors essayons, comme le font nos mains pour agiter l'air, essayons d'agiter notre milieu vital, la présence de Dieu. Mais comment faire? Nos sens humains ne "sentent" rien, ils ne sont faits que pour les sensations matérielles. Comment agiter notre vrai milieu vital, Dieu? Nous ne savons pas comment faire, pourtant nous savons que Dieu est là, que nous L'aimons et qu'Il nous aime.

Heureusement, parfois des images humaines se forment en nous, sortes de paraboles pour nous faire comprendre l'incompréhensible, car seules quelques comparaisons adaptées à une intelligence humaine peuvent faire "voir" l'invisible, "entendre" l'inaudible, "sentir" l'intouchable. Nous ne "sentons" pas, et pourtant, nous savons que Dieu est là.

Et voici que le "miracle" se produit: des phrases de la Bible nous viennent à l'esprit. Nous "entendons" Jésus nous murmurer ses Béatitudes: "Heureux les pauvres de cœur..." Comme le fit l'apôtre Jean, le Bien-Aimé, nous nous blottissons sur la poitrine de Jésus qui nous caresse doucement en disant: "Venez les bénis de mon Père..." C'est peut-être cela "sentir" Dieu. L'Évangile de saint Jean (15, 9-11) est étonnant; écoutons-le: "À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: 'Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie'." 

vendredi 24 juin 2011

CONTACTER DIEU - 2

2-“Sentir” ou “contacter” Dieu

Alors, pourquoi tant de gens ont-ils peur de "sentir" Dieu, alors que tant d'autres en éprouvent un intense besoin? Ne nous trouverions-nous pas devant un problème de vocabulaire? Des explications sont ici nécessaires. Tout d'abord, il ne faut pas confondre l'expression "sentir Dieu" avec les sensations. Nos contemporains, croyants ou non, ne parlent plus que de sensations. Pour eux, le verbe "sentir" n'exprime plus que des sensations matérielles, corporelles donc sensuelles au sens large et pas seulement liées au sexe. L'homme, être charnel, n'a que ses sens comme seuls moyens de communication; il ne voit qu'avec ses yeux, n'entend qu'avec ses oreilles, ne goûte qu'avec sa langue, et ne sent qu'avec son nez. On pourrait ajouter: les corps ne peuvent connaître la nature de quelque chose que s'ils la touchent. C'est seulement par contact que les mains connaissent la nature d'un tissu, d'un légume, d'un objet.

Pour connaître quelque chose, l'homme a besoin d'un contact. Alors, pourquoi, lorsqu'il s'agit de Dieu, notre créateur et Père, pourquoi n'aurions-nous pas besoin d'un contact? Les spécialistes qui étudient les vies et les spiritualités des saints sont unanimes: tous les saints, absolument tous, ont eu des contacts avec Dieu. Certains ont "vu" des lumières resplendissantes qui pourtant ne les éblouissaient pas. D'autres ont entendu des voix, intérieures le plus souvent. Certains ont "senti" des parfums. La sainteté de la vie des saints, canonisés ou déclarés bienheureux, est telle qu'elle exclut, de leur part, toute tentation de tromper leur entourage: ils ont vraiment vu, entendu, senti. Mais, on doit constater aussi que, le plus souvent, ces grâces "sensibles" sont comme une force donnée pour accomplir une mission importante désirée par Dieu,  une mission particulière, lourde et difficile charge. Même aujourd'hui, on n'ose pas mettre en doute les paroles des saints... Et on accepte les témoignages des témoins, car c'étaient des saints... Mais les hommes plus ordinaires, les personnes du commun, pourquoi n'auraient-ils pas, eux aussi, le droit d'avoir des contacts avec Dieu?

Les scientifiques sont toujours contraints d'apporter des preuves, par des expériences dûment contrôlées, aux hypothèses qu'ils émettent, afin que l'hypothèse puisse devenir une théorie non contestable. Il y a beaucoup de vérités invisibles, beaucoup de forces cachées dans l'univers, des forces jusqu'ici indétectables que nous découvrons peu à peu, parce que nous commençons à avoir des instruments capables de les mettre en évidence. Pourquoi n'en serait-il pas de même avec Dieu? De plus en plus souvent on entend des gens, des personnes qui ont vécu de vraies conversions, dire: "J'ai fait une rencontre!" Que peuvent bien être ces rencontres, très difficiles à expliquer, sinon un contact avec Dieu?

Paulette Leblanc

SUR LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

EUROPE – La Nouvelle Évangélisation « n'est pas une potion magique... elle est un acte de confiance dans le Christ qui fait toutes choses nouvelles »

Vilnius (Agence Fides) – Au centre de la mission de l'Eglise se trouve la personne humaine et son rapport avec Jésus Christ parce que seul ce rapport peut transformer la vie et la remplir d'une joie capable de témoigner de la présence de Dieu. Ces personnes transformées par la rencontre avec Dieu sont, de facto, les protagonistes de la nouvelle évangélisation. Elles forment la base du renouvellement des communautés ecclésiales et sont les moteurs d'une Eglise qui va à la rencontre de ceux qui s'en sont éloignés, leur offrant la possibilité de rencontrer de nouveau Jésus et de faire l'expérience de Sa miséricorde. C'est ce qui a émergé de deux rencontres dédiées au thème de la nouvelle évangélisation qui ont eu lieu à Vilnius, en Lituanie, du 16 au 21 juin, rencontres qui étaient destinées aux Secrétaires généraux et aux Porte-parole des Conférences épiscopales d'Europe. Les deux réunions ont vu la participation de soixante participants au total, représentant 30 Conférences épiscopales du continent.
Dans le communiqué final du CCEE (Conseil des Conférences épiscopales d'Europe), promoteur de ces rencontres, dont une copie est parvenue à l'Agence Fides, est mis en évidence le fait que « la Nouvelle Evangélisation n'est pas une potion magique... Il s'agit d'abord et avant tout d'une attitude. Il s'agit d'un acte de confiance dans le Christ qui fait toutes choses nouvelles ». C'est l'œuvre du renouveau inhérent à la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Elle est déjà en voie de réalisation et elle a besoin d'être proclamée au monde entier. La nouvelle évangélisation ne veut pas que le chrétien fasse quelque chose en plus, la seule chose qu'elle demande c'est d'incarner quotidiennement dans la prière et dans les œuvres de charité, dans la famille et dans le travail, la foi, l'espérance et la charité d'un Dieu qui s'est fait homme ». Les porte-parole ont également mis en exergue la façon dont cette nouvelle évangélisation est déjà présente dans le monde de l'économie; des nouveaux médias, dans l'univers du bénévolat...
Les Secrétaires ont affronté le thème de la liberté religieuse, qui est un droit de l'homme fondamental basé sur la dignité de la personne humaine. L'Eglise et l'Europe doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir que ce droit soit respecté dans le monde entier, tout comme il doit l'être en Europe. Un autre thème central pour l'Europe a été celui de la crise démographique et notamment le problème du vieillissement de la population européenne, avec les graves conséquences que cela entraîne pour les systèmes d'assistance et de prévoyance. Les Secrétaires généraux et les Porte-parole se sont rencontrés pour parler de la communication de l'Eglise en temps de crise et sur l'utilisation des nouveaux outils technologiques pour annoncer l'Evangile. La communication de l'Eglise fait partie de sa mission. Etre fidèle à l'Evangile et à la vérité : voilà la meilleure façon de communiquer, aussi bien en temps de crise que dans la vie ordinaire. Tous les moyens disponibles peuvent être utilisés, mais aucun ne peut remplacer la rencontre personnelle avec les autres et avec Dieu. (SL) (Agence Fides 22/06/2011)

mardi 21 juin 2011

BENOIT XVI - 60 ANS DE SACERDOCE

Une initiative de la Congrégation pour le clergé

ROME, Vendredi 17 juin 2011 (ZENIT.org) –Soixante heures d’adoration eucharistique pour la sanctification des prêtres et pour obtenir de Dieu le don de nouvelles et saintes vocations.
C’est ce que demande le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé, à tous les évêques du monde pour fêter le 60e anniversaire de l'ordination presbytérale de Benoît XVI le 29 juin prochain, solennité des saints Pierre et Paul, a rapporté L’Osservatore Romano.
« L’occasion – peut-on lire dans la lettre signée aussi de l’archevêque secrétaire de la Congrégation Mgr Celso Morga Iruzubieta – est particulièrement propice pour nous retrouver autour du Saint-Père, pour lui témoigner toute notre gratitude, notre affection, notre communion pour le service qu’il offre à Dieu et à son Eglise et, surtout, pour le fait de ‘resplendir de la Vérité sur le monde’ auquel son haut magistère le rappelle continuellement ».
Les heures d’adoration peuvent être organisées en continu ou distribuées sur tout le mois de juin et sont destinées, en particulier, à impliquer les prêtres.
« Le sommet du parcours de cette prière – écrit le dicastère – pourrait coïncider avec la solennité du Sacré Cœur de Jésus (Journée de sanctification sacerdotale), le vendredi 1erjuillet prochain. On pourrait ainsi rendre hommage au souverain pontife par une extraordinaire couronne de prière et d’unité surnaturelle, capable de montrer tant le centre réel de notre vie, d’où vient tout effort missionnaire et pastoral, que le visage authentique de l’Eglise et de ses prêtres ».
La Congrégation pour le clergé a ensuite indiqué certaines orientations pour l’animation de la prière, particulièrement centrées sur la figure de l’apôtre Pierre. Il est suggéré d’utiliser des extraits de l’Evangile de Jean (20 e 21), où le Christ demande au prince des Apôtres s’il l’aime plus que les autres, et de l’Evangile de Matthieu (16) dans lequel Jésus dit au pécheur de Galilée : « Tu es Pierre ».
Pour la prière des fidèles, il est demandé pour Benoît XVI vie et santé, bonheur et protection de tout mal. Il est aussi demandé d’invoquer le Seigneur pour les évêques, les prêtres, les diacres et tous les ministres de l’Evangile, afin qu’ils soient fidèles à leur vocation et à leur don. Sans oublier l’Eglise, les vocations, les laïcs et les prêtres défunts.

CONTACTER DIEU - I


 1-Le besoin de Dieu
Une chose est sûre : nous tenons tout de Dieu et Il est notre vie. Sans Lui, nous n'existons pas. Chaque homme, dans son extrême petitesse, malgré son état de pécheur vivant au milieu d'autres hommes pécheurs, a un extrême besoin de Dieu, il ne peut pas se passer de Dieu. Alors pourquoi tant de personnes, dans l'Église, affirment-elles souvent que, “l'on n'a pas besoin de ‘sentir’ Dieu”. Ne devrions-nous pas affirmer, au contraire, que nous avons absolument besoin de Dieu, que nous ne pouvons pas nous passer de LUI ? Cela signifie donc clairement que nous avons besoin d'avoir des contacts avec Dieu. Mais quels genres de contacts ?
Beaucoup de nos contemporains ne connaissent plus Dieu, surtout dans nos sociétés ex-chrétiennes. Au passage, il nous faut reconnaître que l'on n'enseigne plus Dieu et que Dieu semble bien loin... En conséquence, notre société, comblée à l'excès de biens matériels, estime qu'elle n'a pas besoin de Dieu, qu'elle se suffit à elle-même, et que les malheurs sont dus au hasard, la nature étant totalement en dehors des problèmes humains. D'ailleurs, si Dieu existait, ces malheurs n'arriveraient pas...
Parfois, on peut se demander si, depuis une cinquantaine d'années,  l'Église n'a pas un peu emboîté le pas à ces affirmations matérialistes et athées. Dieu? On n'a pas besoin de Le sentir. Il faut savoir se passer de l'Eucharistie[1]... Il faut d'abord aller vers les plus pauvres. Et puis, toutes les religions se valent, et Dieu étant le même pour tous, il faut respecter toutes les croyances. Pourtant Jésus avait bien ordonné à ses apôtres: "Allez! Enseignez toutes les nations. Baptisez-les au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit." Pourquoi n'écoute-t-on plus les enseignements de l'Évangile? Et pourquoi certaines vérités concernant par exemple le péché ou l'enfer, sont-elles si souvent édulcorées, voire éliminées?
Dieu est miséricordieux dit-on, et Il nous pardonnera. Oui, bien sûr, mais Il est juste aussi. Aujourd'hui, on est bien obligé de constater que la plupart de nos contemporains, plus ou moins désemparés, vont à droite et à gauche, à la drogue, à l'alcool, ou dans les sectes... et un jour ils s'aperçoivent que leur vie n'a aucun sens. Et c'est l'angoisse, le désespoir, la déprime, parfois jusqu'au suicide. Que faire ? Comment redonner l'espérance à ceux qui se sentent perdus?
Essayons de nous tourner vers le Seigneur. Nous  avons  besoin de Dieu; cela est incontestable parce que c'est Dieu qui nous donne la vie, et nous ne pouvons pas vivre sans Dieu, car cela est vital. Souvent, les chrétiens fervents ont besoin de le dire, de le crier, de le chanter. Parfois aussi, ils ont besoin de dire à Jésus qu'ils L'aiment... Ils le disent et le chantent comme à la personne qu'ils aiment le plus au monde. Et ensuite, tout naturellement ils retournent pleins de joie et d'amour, vers leurs frères et la vie de tous les jours. Et ils sont heureux. Et ils se sentent heureux...
Paulette Leblanc

[1] Si cela est vrai dans les pays où les prêtres sont très rares et les distances très grandes, cela n'est, heureusement, pas le cas partout.