jeudi 31 mars 2011

PARLER VRAI

Malheur à ceux qui appellent le mal un bien...

Le texte ci-après a déjà été publié plusieurs fois sur des sites Internet, mais sa vérité et son actualité permanente (hélas !) nous incite à le publier une énième fois. C’est un texte à méditer, car il est porteur d’une vérité que nous aimerions éviter, voire même éluder… mais c’est une RÉALITÉ…
* * * * *
« Le 23 janvier 1996 le pasteur Joe Wright avait été invité par le Parlement du Kansas pour prononcer une prière à l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, comme c’est la coutume dans ce pays des Etats Unis. A l’étonnement de tous, il a prié ainsi :
« Notre Père au Ciel, nous venons aujourd’hui vers Vous pour Vous demander de nous pardonner et nous guider. Nous savons que Votre Parole dit : ‘Malheur à ceux qui appellent le mal un bien’ – c’est pourtant ce que nous avons fait. Nous avons abandonné notre bon sens et renversé les valeurs. Nous confessons que
– nous avons ridiculisé la Vérité absolue de Votre Parole en appelant cela ‘pluralisme’ ;
– nous avons exploité les pauvres en appelant cela ‘chance’ ;
– nous avons récompensé l’oisiveté en appelant cela ‘service social’ ;
– nous avons tué nos bébés avant la naissance en appelant cela ‘libre choix’ ;
– nous avons tiré sur des avorteurs en appelant cela ‘justifiable’ ;
– nous avons omis de punir nos enfants en appelant cela ‘aide à l’identification’ ;
– nous avons abusé du pouvoir en appelant cela ‘politique’ ;
– nous avons convoité la propriété de nos voisins en appelant cela ‘ambition’ ;
– nous avons pollué l’air avec la pornographie en appelant cela ‘liberté d’expression’ ;
– nous avons méprisé les valeurs séculaires de nos aïeux en appelant cela ‘réforme’…
– Guidez et bénissez ces hommes et ces femmes que Vous avez mandatés à légiférer ; dirigez les vers le cœur de Votre Volonté pour demander ouvertement ces choses, au nom de Votre Fils Jésus Christ. Amen. »


Voilà sur quoi fonder un Etat, au lieu de bâtir sur les sables mouvants des inanités laïcistes.

lundi 28 mars 2011

LE CHRISTIANISME EN INDE

L’affection envers l’héritage liturgique et spirituel

Cité du Vatican (Agence Fides) – « De par ses antiques racines et son histoire particulière, le christianisme en Inde apporte depuis longtemps sa contribution à la culture et à la société ainsi qu’aux expressions religieuses et spirituelles. C’est au travers de la détermination à vivre l’Evangile…, que ceux que vous servez donneront une contribution encore plus efficace à l’ensemble du Corps du Christ et à la société indienne pour le bien de tous. Que votre peuple continue à prospérer par le biais de la prédication de la Parole de Dieu et de la promotion d’une communion fondée sur l’amour de Dieu ». Telle est l’exhortation que le Saint-Père Benoît XVI a adressé aux Evêques de la Conférence épiscopale syro malankare reçus en audience le 25 mars à l’occasion de leur visite Ad limina Apostolorum.

Le Pape a insisté sur le fait que les traditions apostoliques conservées par l’Eglise syro malankare « jouissent de la pleine fécondité spirituelle lorsqu’elles sont vécues en union avec l’Eglise universelle » et a exhorté les Evêques à promouvoir parmi les prêtres et les fidèles « l’affection envers l’héritage liturgique et spirituel » qu’ils ont reçu, en se basant constamment « sur la communion avec le Siège de Pierre ».

Contemplant les défis que de nombreuses Paroisses sont appelées à relever, Benoît XVI a rappelé que « les Paroisses les plus petites, rappelant la réalité sociale que les chrétiens affrontent dans le contexte culturel plus vaste, ont la possibilité de réaliser une édification et une assistance authentiquement fraternelles. Comme vous le savez, les petites communautés chrétiennes ont souvent rendu un témoignage extraordinaire dans l’histoire de l’Eglise. Comme aux temps apostoliques, l’Eglise à notre époque prospérera sûrement en présence du Christ vivant qui a promis d’être avec nous toujours et de nous soutenir ».

Se félicitant enfin de la variété et du nombre de programmes de formation catéchistique et religieuse réalisés, le Saint-Père a souligné que « avec la célébration des Sacrements, ces programmes contribueront à assurer que ceux qui sont confiés à votre sollicitude seront toujours en mesure de rendre compte de leur espérance qui est dans le Christ. En effet, la catéchèse et le développement spirituel font partie des défis les plus importants que les Pasteurs d’âmes doivent relever et je vous encourage donc avec affection à persévérer dans le chemin que vous avez choisi ». (SL) (Agence Fides 25/03/2011)






mardi 22 mars 2011

PRIERE POUR LES VICTIMES DU JAPON

O Saint François-Xavier,
Accompagne le peuple japonais en ces moments douloureux.
Que l’attention que tu as eue à chercher les paroles et les gestes les plus parlants
pour exprimer l’amour de Dieu les encourage à toujours discerner
ce que le Seigneur attend d’eux.

Que les larmes de la douleur rejaillissent en signes d’espérance.
Que par ton intercession,
les intentions de prière que nous présentons aujourd’hui
soient accueillies par Dieu notre Père.

Père, dans Ton Amour fidèle, tourne-Toi vers le Japon ;
dans Ton immense tendresse, sois prompt dans Ta miséricorde ;
écoute les pauvres et les miséreux ;
soulage les victimes et leur famille ;
redonne l’espérance à ceux qui ont tout perdu.
Tu as voulu, Père, que la prédication de saint François Xavier
appelle à toi de nombreux peuples d’Orient ;
accorde à tous les baptisés le même zèle pour la foi,
et fais que ton Église, partout dans le monde,
soit signe d’espérance et de charité.

Nous te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur.

AMEN

LE ROSAIRE ET LE NUCLEAIRE AU JAPON

  • Le miracle
    « Lors de l'explosion [à Hiroshima], un groupe de jésuites missionnaires allemands, fervents adeptes de la prière du Rosaire, furent ainsi épargnés de toute contamination radioactive et de toute destruction alors que leur maison était à 100 mètres du centre de l'explosion (ground zero). La maison typiquement japonaise dans laquelle ils se trouvaient, fut elle aussi épargnée.

    Ils moururent bien des années plus tard (le Père Hubert Schiffer vécut jusqu'à l'âge de 63 ans, il était âgé de 30 ans au moment de l'explosion le 6 août 1945).

    Bien sûr, quand on essaya de savoir, scientifiquement, comment ils s'en étaient sortis si bien portants, qu'on ne trouva pas pourquoi, et qu'ils expliquèrent que c'était grâce à leur prière quotidienne du Rosaire, les scientifiques ne les croyèrent pas. Le Père Schiffer dira plus tard : ”Ils n'ont toujours rien compris.”

    Ils vécurent longtemps, sans perte d'audition ou de vue quelconque dues aux radiations à long terme, ou de maladies inhérentes à l'explosion. “Nous pensons que nous avons survécu parce que nous vivions le message de Fatima. Nous avons vécu et prié le Rosaire quotidiennement dans cette maison. Plus de 55 ans plus tard, les scientifiques sont absolument incapables de fournir une explication plausible”.

    Les Jésuites expliquent, à juste titre, avoir reçu une sorte de “bouclier de protection” de la Sainte Vierge contre les rayonnements et leurs effets sur le court et long terme. Le même cas se produira à Nagasaki, avec le couvent franciscain de Saint Maximilien Kolbe, où les frères priaient là aussi quotidiennement le Rosaire. Ce qui correspond exactement aux paroles de la Vierge Marie à Saint Dominique et Alain de la Roche “Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas”, ou encore “Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités”. »

lundi 21 mars 2011

LE CRUCIFIX DANS LES ÉCOLES

St. Gallen (Agence Fides) – S. Em. le Cardinal Péter Erdo, Archevêque d’Esztergom-Budapest et Président du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE), a fait état de sa satisfaction à propos de la sentence rendue par la Grande Chambre de la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg à propos du maintien de l’exposition du crucifix dans les salles de classe en Italie. La sentence, qui a inversé le verdict de la précédente, a été qualifiée par le Cardinal Erdo de « signe de bon sens, de sagesse et de liberté ».

Dans la déclaration du Président du CCEE parvenue à l’Agence Fides, on peut lire : « Aujourd’hui une page d’histoire a été écrite. Un espoir est né non seulement pour les chrétiens, mais pour tous les citoyens de l’Europe, croyants et laïques, qui avaient été profondément blessés par le jugement du 3 novembre 2009 et qui sont préoccupés face à des procédures qui tendent à effriter une grande culture comme la culture chrétienne et, en fin des comptes, à miner sa propre identité.

Considérer la présence du crucifix dans l’espace publique comme contraire aux droits de l’homme aurait signifié nier l’idée même d’Europe. Sans le crucifix, l’Europe que nous connaissons aujourd’hui n’existerait pas. Voilà pourquoi ce jugement est avant tout une victoire pour l’Europe ».

Le texte s’achève par ces mots : « Je suis convaincu que le présent jugement peut contribuer à avoir plus de confiance dans la Cour et dans les institutions européennes de la part de beaucoup de citoyens de l’Europe. Par ce jugement, les juges ont reconnu que la culture des droits de l’homme ne doit pas forcément exclure la civilisation chrétienne ». (SL) (Agence Fides 21/03/2011)

mercredi 9 mars 2011

NOUVELLE ENCOURAGEANTE

Unité des chrétiens : Des Luthériens souhaitent la pleine communion

Ils demandent des « ordinariats » comme pour les Anglicans.

ROME, Mardi 8 mars 2011 (ZENIT.org) - Des groupes de Luthériens demandent au pape un « ordinariat » pour entrer en pleine communion avec l'Eglise catholique, a confirmé le P. Hermann Geissler, de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans un entretien avec la revue « The Portal », revue officielle de l'ordinariat des Anglicans du Royaume Uni, dans son édition de mars 2011.

Ils souhaitent la possibilité d'entrer en pleine communion avec l'Eglise catholique dans des ordinariats catholiques semblables aux ordinariats institués par Benoît XVI pour les Anglicans.

« Le Saint-Père fera tout ce qu'il peut pour conduire d'autres chrétiens à l'unité : Cherchez d'abord le Royaume des Cieux et tout vous sera donné en plus », a commenté le P. Geissler.

Des Luthériens d'Amérique du Nord et de Scnadinavie ont déjà exprimé à Benoît XVI leur désir d'entrer en pleine communion avec l'Eglise catholique et sollicitent la création d'ordinariats spéciaux pour eux, a expliqué le P. Geissler.

Le P. Geissler est aussi directeur du centre international des amis de Newman, à Rome.

SOURCE : ZENIT.org

mardi 8 mars 2011

LETTRE AUX PRETRES

MESSAGE AUX PRETRES

Carême 2011
S.Em. R. le Cardinal Mauro Piacenza

Préfet de la Congrégation pour le Clergé

Très chers Confrères,

Le temps de grâce qu’il nous est donné de vivre ensemble nous appelle à une nouvelle conversion, de même qu’est toujours nouveau le Don du sacerdoce ministériel : à travers lui, le Seigneur Jésus se rend présent dans nos existences, et à travers elles, dans la vie de tous les hommes.

Conversion, pour nous Prêtres, signifie avant tout réajuster toujours davantage notre vie à la prédication ; il nous revient de la donner quotidiennement aux fidèles, en devenant de la sorte des « passages d'Évangile vivant », que tous peuvent lire et accueillir.

Le fondement d'une telle attitude est, sans doute, la conversion à notre identité : nous devons nous convertir à ce que nous sommes ! L'identité que nous avons reçue sacramentellement, et que nous avons accueillie dans notre humanité blessée, réclame une conformation progressive de notre coeur, de notre esprit, de nos attitudes, de tout ce que nous sommes à l'image du Christ Bon Pasteur, laquelle a été sacramentellement imprimée en nous.

Nous devons entrer dans les Mystères que nous célébrons, spécialement dans la Très Sainte Eucharistie, et nous faire modeler par eux ; c’est dans l'Eucharistie que le Prêtre redécouvre son identité ! c’est dans la célébration des Divins Mystères que l'on peut apercevoir « comment » être pasteurs et « ce qu’il faut faire », pour l'être vraiment au service de ses frères.

Un monde déchristianisé demande une nouvelle évangélisation, mais une nouvelle évangélisation réclame des Prêtres « nouveaux », non pas certes au sens de l’élan superficiel de chaque mode passagère et éphémère, mais au sens d'un coeur profondément renouvelé par chaque Sainte Messe ; renouvelé à la mesure de la charité du Sacré Coeur de Jésus, Prêtre et Bon Pasteur.

Particulièrement urgente est la conversion du bruit au silence, de notre essoufflement dans le « faire » au « rester » avec Jésus, en participant à Son être toujours plus consciemment. Chaque agir pastoral doit toujours être un écho et une dilatation de ce qu’est le Prêtre !

Nous devons nous convertir à la communion, en redécouvrant ce qu'elle est réellement : communion avec Dieu et avec l'Église, et, en elle, avec les frères. La communion ecclésiale se caractérise fondamentalement par la conscience renouvelée et vécue de vivre et d’annoncer la même Doctrine, la même Tradition, la même histoire de sainteté et, donc, la même Église. Nous sommes appelés à vivre le Carême avec un profond sens ecclésial, en redécouvrant la beauté d'être au sein de l’exode d’un peuple, qui inclut tout l'Ordre sacerdotal et tous nos gens : ils regardent leurs Pasteurs comme des modèles de référence sûre, et ils attendent d’eux un témoignage renouvelé et lumineux.

Nous devons nous convertir à la participation quotidienne au Sacrifice du Christ sur la Croix. De même qu’il a prononcé et réalisé parfaitement cette substitution vicaire, qui a rendu possible et efficace notre Salut, ainsi chaque prêtre, alter Christus, est appelé à la suite des grands saints à vivre en première personne le mystère de cette substitution, au service de ses frères ; cela se réalise surtout dans la célébration fidèle du Sacrement de la Réconciliation, recherché pour soi-même et généreusement proposé aux frères, en même temps que la direction spirituelle, et dans l’offrande quotidienne de sa vie en réparation des péchés du monde. Des Prêtres sereinement pénitents devant le Très Saint-Sacrement, capables de porter la lumière de la sagesse évangélique et ecclésiale dans les circonstances contemporaines, qui semblent défier notre foi, deviennent en réalité des prophètes authentiques, capables, à leur tour, de lancer au monde l'unique défi authentique : celui de l'Évangile, qui appelle à la conversion.

Parfois, l’effort est vraiment grand, et nous faisons l'expérience d'être en petit nombre, par rapport aux besoins de l'Église. Mais, si nous ne nous convertissons pas, nous serons toujours moins, parce que seul un prêtre renouvelé, converti, « nouveau », devient un instrument à travers lequel l'Esprit appelle les nouveaux prêtres.

À la Bienheureuse Vierge Marie, Reine des Apôtres, nous confions ce chemin quadragésimal, en implorant de la Miséricorde Divine, que notre coeur sacerdotal devienne lui aussi « Refugium peccatorum » en suivant le modèle de la Mère céleste.


samedi 5 mars 2011

SYNODE 2012 - LINEAMENTA

Sur la Nouvelle Évangélisation

VATICAN - Présentation des Lineamenta du Synode de 2012 sur la Nouvelle Evangélisation

Cité du Vatican (Agence Fides) – Ce matin, au Bureau de Presse du Saint-Siège, ont été présentés les Lineamenta de la XIII° Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques qui se tiendra au Vatican du 7 au 28 octobre 2012 sur le thème « Nova evangelizatio ad christianam fidem tradendam – La Nouvelle Evangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ». Présentant la structure des Lineamenta, S.Exc. Mgr Nikola Eterović, Secrétaire général du Synode des Evêques, a expliqué qu’ils sont répartis en trois chapitres : 1) Le temps de la Nouvelle Evangélisation ; 2) Proclamer l’Evangile de Jésus Christ ; 3) Initier à l’expérience chrétienne. En outre, ils comprennent une Introduction précédée par une Préface ainsi qu’une brève Conclusion.

Dans le premier chapitre, est décrite la naissance du concept de Nouvelle Evangélisation et sa diffusion. Sont ensuite indiqués six scénarios qui, au cours des dernières décennies, ont interpellé et interpellent l’Eglise et exigent une réponse adaptée : la sécularisation, le phénomène migratoire, les moyens de communication, le scénario économique, la recherche scientifique et technologique et le scénario politique. « Face à de tels défis, l’Eglise devrait identifier de nouvelles expressions de l’Evangélisation, adaptées aux contextes sociaux et aux cultures actuels marqués par de grands changements. En conservant sa nature missionnaire, l’Eglise devrait maintenir sa dimension populaire, domestique même dans des contextes de minorité ou de discrimination ».

Le deuxième chapitre rappelle que « le but de l’Evangélisation et à plus forte raison de la Nouvelle Evangélisation, est l’annonce de l’Evangile et la transmission de la foi ». On se souviendra que l’Eglise avait déjà réfléchi à la transmission de la foi lors du Synode de 1977 dont les résultats ont été présentés dans l’Exhortation apostolique Catechesi tradendae, document très souvent cité dans les Lineamenta tout comme le Directoire général pour la Catéchèse. En en reprenant les principaux arguments, les Lineamenta cherchent à les appliquer aux situations sociales et ecclésiales actuelles.

Le troisième chapitre propose quant à lui la réflexion sur les instruments de l’Eglise pour introduire à la foi et, en particulier sur l’initiation chrétienne : Baptême, Confirmation et Eucharistie, abordant les différentes questions liées à l’administration de ces Sacrements. Dans la partie conclusive, les Lineamenta reprennent un certain nombre de descriptions de la « Nouvelle Evangélisation » afin de faciliter la réflexion sur ce thème. (SL) (Agence Fides 04/03/2011)

vendredi 4 mars 2011

CULTURE NUMERIQUE

L'homme et les nouveaux moyens de communication

VATICAN - Benoît XVI : « Nous sommes appelés à découvrir, y compris dans la culture numérique, des symboles et des métaphores qui peuvent aider à parler du Royaume de Dieu à l’homme contemporain »

Cité du Vatican (Agence Fides) – « La pensée et la relation ont toujours lieu selon la modalité du langage entendu naturellement au sens large et non seulement verbal. Le langage n’est pas un simple revêtement interchangeable et provisoire de concepts mais le contexte vivant et palpitant dans lequel les pensées, les inquiétudes et les projets des hommes naissent à la conscience et sont façonnés en gestes, symboles et mots. L’homme non seulement « utilise » mais dans un certain sens « habite » le langage. C’est ce qu’a souligné le Saint-Père Benoît XVI en recevant en audience ce matin les participants à la Plénière du Conseil pontifical pour les Communications sociales qui a lieu à Rome à compter d’aujourd’hui et jusqu’au 3 mars sur le thème « Langage et communication ».

Dans son discours, le Pape a rappelé que « les nouveaux langages qui se développent dans le cadre de la communication numérique déterminent, entre autre, une capacité plus intuitive et émotionnelle qu’analytique, orientant vers une organisation logique différente de la pensée et du rapport avec la réalité, privilégiant souvent l’image et les liens hypertextuels ». Soulignant par suite les risques encourus sur cette nouvelle voie (« la perte de l’intériorité, la superficialité des relations vécues, la fuite dans l’émotionnel, la prévalence de l’opinion la plus convaincante sur le désir de la vérité »), le Saint-Père a mis en relief l’urgence de réfléchir aux langages développés par les nouvelles technologies en partant de la Révélation : « qui nous témoigne comment Dieu a communiqué ses merveilles justement dans le langage et l’expérience réelle des hommes, « selon la culture propre à chaque époque » (Gaudium et spes, 58), jusqu’à la pleine manifestation de Soi dans le Fils In carné. La foi pénètre, enrichit, exalte et vivifie toujours la culture et celle-ci à son tour se fait véhicule de la foi, à laquelle elle offre le langage pour se penser et pour s’exprimer. Il est donc nécessaire de se faire auditeurs attentifs des hommes de notre temps pour être attentifs à l’œuvre de Dieu dans le monde ».

Benoît XVI a ensuite précisé qu’approfondir la « culture numérique » ne signifie pas seulement « exprimer le message évangélique dans le langage d’aujourd’hui mais il est nécessaire d’avoir le courage de penser de manière plus profonde, comme cela a été le cas à d’autres époques, le rapport entre la foi, la vie de l’Eglise et les changements que l’homme vit actuellement… Si les nouveaux langages ont un impact sur la manière de penser, de vivre, ceci concerne également, en quelque manière, le monde de la foi, sa compréhension et son expression… Jésus Lui-même dans l’annonce du Royaume a su utiliser des éléments de la culture et de l’environnement de son temps : le troupeau, les champs, le banquet, la semence etc. Aujourd’hui, nous sommes appelés à découvrir, y compris dans la culture numérique, des symboles et des métaphores qui peuvent aider à parler du Royaume de Dieu à l’homme contemporain ».

Au terme de son discours, le Saint-Père a fait mémoire du Père Matteo Ricci, missionnaire jésuite, « protagoniste de l’annonce de l’Evangile en Chine au cours de l’ère moderne » qui « dans son œuvre de diffusion du message du Christ a toujours considéré la personne, son contexte culturel et philosophique, ses valeurs, son langage, recueillant tout ce qu’il y avait de positif dans sa tradition et proposant de l’animer et de l’élever grâce à la sagesse et la vérité du Christ ». (SL) (Agence Fides 28/02/2011)

SHAHBAZ BHATTI

PAKISTAN - ECOLES FERMÉES, PRIÈRES ET MANIFESTATIONS SUITE A L’ASSASSINAT DE BHATTI A LA VEILLE DES OBSÈQUES

Faisalabad (Agence Fides) – La communauté chrétienne au Pakistan, bouleversée par la douleur après le meurtre du Ministre Shahbaz Bhatti réagit à l’événement au travers de manifestations spontanées et pacifiques, de veillées de prière et par l’annonce de trois jours de deuil public du vendredi 4 au dimanche 6 mars.

La communauté catholique et l’ensemble des chrétiens du Diocèse de Faisalabad, dont Bhatti était originaire, ont organisé aujourd’hui 3 mars, un cortège public de prière et de solidarité dans les rues de la ville, manifestant leur douleur pour la perte du Ministre. Une procession aux flambeaux « accompagnée de prières et de cantiques spirituels » est prévue également pour ce soir à Islamabad. Ces initiatives sont « un témoignage de foi pour nous serrer autour de la mémoire de ce martyr, pour rappeler son message en demandant à Dieu la force d’aller de l’avant dans cette condition de souffrance, de peuple exilé » déclare à l’Agence Fides un prêtre du lieu.

Demain matin, 4 mars, « journée de jeûne et de prière », la dépouille mortelle de Bhatti sera transportée à l’église de Notre-Dame de Fatima à Islamabad où S.Exc. Mgr Anthony Rufin, Archevêque du lieu, célébrera une Messe de suffrage en présence du Chargé d’Affaires de la Nonciature apostolique, Mgr Josè Luis Dias-Marilbanca Sanchez, le nouveau Nonce Apostolique, S.Exc. Mgr Edgar Peña Parra, n’ayant pas encore pris ses fonctions.

La communauté chrétienne se réunira ensuite avec toutes les personnes de bonne volonté dans la soirée du vendredi 4 mars à Kushphur (qui signifie « cité de la joie »), le village catholique du Diocèse de Faisalabad où Bhatti était né, en vue de la célébration des obsèques. Les funérailles seront présidées par S.Exc. Mgr Joseph Coutts, Evêque de Faisalabad, et concélébrées par tous les Evêques du Punjab. A cette occasion, est prévue une présence massive d’autorités civiles, de leaders religieux chrétiens, hindous et musulmans ainsi que de militants des droits de l’homme.

Hier, après la diffusion de la nouvelle de l’assassinat, des manifestations spontanées ont eu lieu dans toutes les principales villes du Pakistan : Islamabad, Lahore, Karachi, Multan, Quetta. Des groupes de chrétiens sont descendus dans les rues en protestant contre « l’absence et l’inaction de l’Etat » face à un meurtre qui, comme le déclare une source locale de Fides, est « clairement motivé par la haine religieuse ».

Dans une déclaration conjointe, envoyée à Fides, l’Eglise catholique et les églises protestantes du Pakistan font mémoire de Bhatti comme d’un « homme d’Etat engagé en faveur de l’harmonie interreligieuse », affirmant que son assassinat pose « la question de la protection des minorités religieuses, de leur vie et de la liberté ». Les Eglises chrétiennes invitent le gouvernement à « soulever le problème » et à accomplir « des démarches concrètes afin de mettre fin à l’extrémisme au Pakistan ». Si le pays devient « un champ de meurtre des personnes démocratiques et libérales qui exercent la liberté de conscience et d’expression », ceci légitimera les criminels qui cherchent à prendre possession du pays. Les Eglises stigmatisent l’usage de la religion comme « instrument de menace et de souffrance pour les gens » et annoncent trois jours de deuil au cours desquels toutes les écoles et les instituts chrétiens seront fermés. Les communautés chrétiennes de toutes les confessions vivront des moment de prière et de jeûne. (PA) (Agence Fides 03/03/2011)

SHAHBAZ BHATTI

"Le sang des martyrs... semence de chrétiens" ?

Shahbaz Bhatti, le ministre pakistanais des Minorités religieuses, a été assassiné mercredi par des extrémistes présumés qui ont criblé de balles sa voiture à Islamabad. Il était catholique militant pour la suppression de la peine de mort en cas de blasphème et fervent défenseur de la minorité chrétienne, en proie à des violences fréquentes.. Voilà quelques phrases qu’il nous a laissées :

« Je veux juste une place aux pieds de Jésus, je veux que ma vie, ma personnalité, mes actions parlent pour moi et disent que je suis un disciple de Jésus-Christ "

"Je suis profondément croyant et les paroles du Pape sont très importantes pour ma vie. Je le remercie pour sa proximité et pour la solidarité qu’il a exprimée à l’égard des chrétiens du Pakistan. Son réconfort m’encourage à témoigner la foi dans ma vie, malgré les difficultés. Je demande au Saint-Père et à tous les fidèles du monde de prier pour moi. " Prions aussi pour tous les chrétiens persécutés

"Je crois en Jésus Christ qui a donné sa vie pour nous (…). Je vis pour ma communauté et les gens qui souffrent, et je mourrai pour défendre leurs droits »

NORMA JEAN COON

Un beau témoignage de repentir

Très belle lettre publique de Norma Jean Coon, « ordonnée » diacre sous l’égide de l’association dissidente Roman catholic women priests :

« Le 22 juillet 2007, j’ai été ordonnée au diaconat par l’évêque Patricia Fresen d’Allemagne et d’Afrique du Sud, qui fut ordonnée par trois évêques hommes en Allemagne pour le groupe nommé Roman Catholic Women Priests [femmes prêtres catholiques romaines]. L’ordination se déroula à l’Immaculate Heart Spiritual Center de Santa Barbara [Californie]. Parce que ni Patricia Fresen ni moi-même n’avions reçu d’autorisation pour cette ordination du pape Benoît XVI, les ordinations étaient illégitimes et non reconnues par l’Église catholique romaine. En conséquence, une excommunication dite Latæ Sententiæ survint, une auto-excommunication par manque d’observance du droit canonique de l’Église.
J’entends renoncer à cette supposée ordination et déclarer publiquement que je n’ai pas agi en tant que diacre dans le cadre de groupe sauf en deux occasions quand j’ai lu l’Évangile une fois à la messe puis distribué la communion une fois lors de cette même messe. J’ai quitté le programme deux semaines après cette cérémonie parce que je me suis rendu compte que j’avais commis une erreur en étudiant pour devenir prêtre. Je reconnais la vérité contenue dans la Lettre apostolique du pape Jean-Paul II Ordinatio Sacerdotalis. Je reconnais l’autorité du Saint Père sur ces questions d’ordination et je reconnais que le Christ à fondé l’ordination uniquement pour des hommes.

Formellement, je renonce à tout lien avec le programme des Roman Catholic Women Priests et je désavoue publiquement la soi-disant ordination tout en m’excusant auprès de ceux dont j’ai pu offenser ou scandaliser l’existence par mes actes. J’implore la bénédiction de Dieu sur toutes ces personnes et leurs familles.»