samedi 24 décembre 2011

SAINT ET JOYEUX NOËL


Oh! Sainte nuit de Noël
Qui nous as apporté le Sauveur!
Béni soit le Seigneur notre Dieu
Qui a bien voulu venir pour nous,
Pour nous sauver,
Pour nous apporter la joie de la rédemption…
Bénie soit celle « qui a cru »
Et qui l’a porté dans son sein !
Seigneur,
En cette sainte nuit de Noël,
Viens nous réveiller
Et nous montrer l’aurore d’un nouveau jour,
Le commencement de notre salut.
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux ;
Paix sur la terre aux hommes, à tous les hommes
Que tu as créés pour toi, par amour !
SAINT ET JOYEUX NOËL !

vendredi 18 novembre 2011

MIEUX CONNAITRE MARIE

PRÉSENTATION

Le but de ce travail est, comme le titre l'indique, de mieux faire connaître la sainte Vierge Marie dans sa vie de femme: femme apparemment ordinaire, mais créée immaculée afin d'être vraiment en mesure d'accomplir la grande mission que Dieu allait lui confier.
Réfléchissons un peu: le Créateur de l'univers veut construire le Corps de son Fils unique; mais l'humanité pécheresse n'est plus capable d'accomplir cette œuvre qui devait être la sienne. Mais nous savons que Dieu ne change jamais ses décisions; en conséquence, Il est bien décidé à construire le Corps de son Verbe, qui doit forcément s'incarner puisque ce sont des hommes qui seront les cellules vitales de ce grand Corps mystique du Christ.
Pour le Père, procéder à l'Incarnation de son verbe, en union avec le Saint-Esprit est une chose facile, mais il n'y a plus d'homme immaculé, totalement pur, pour être digne de recevoir le Fils de Dieu. En conséquence, Dieu se façonne une femme qui sera immaculée comme le fut Ève, mais qui saura le rester, et qui, toujours vierge, concevra dans son sein l'Homme Jésus, par la seule grâce du Saint-Esprit. On peut remarquer au passage que, pour l'Incarnation du Verbe, nous nous trouvons en présence de la Très Sainte Trinité. Dieu le Père agit, par son Esprit à l'Incarnation de son Verbe en Jésus-Christ son Fils unique.
Cette Femme Immaculée, présente dans l'Esprit de Dieu dès le commencement du monde, sera révélée aux hommes juste après le péché du couple Adam et Ève, lorsqu'Il leur dit: "Je mettrai une inimitié entre toi et la Femme, entre ta postérité et sa postérité; celle-ci te meurtrira à la tête, et tu la meurtriras au talon." Cette femme mystérieuse, nous allons la contempler longuement tout au long de ces pages. Elle nous montrera, grâce à son amour pour Dieu, sa confiance en lui, son désir de toujours faire sa Volonté, et la simplicité de sa vie, que l'on peut toujours se sanctifier dans tous les états de vie, si l'on fait ce que Dieu désire, répondant ainsi à son Amour. 
Paulette Leblanc (à suivre)

mercredi 9 novembre 2011

LE PURGATOIRE... ET LES ÂMES

Le Purgatoire et les âmes du Purgatoire

Remarque préliminaire:


Attention ! Les réflexions qui suivent ne sont pas des dogmes. Ce ne sont que des réflexions d'un chrétien ordinaire sur un sujet qui interpelle beaucoup de personnes.

Le Purgatoire ? On a tout dit, ou presque, sur lui. L'Évangile n'en parle pas, et les réflexions de Jésus concernant le jugement final sont toutes du style: “Allez-vous-en, maudits, au feu qui ne s'éteint pas.” Pourtant Jésus nous a souvent rappelé que Dieu était miséricordieux, et qu'Il pardonnait aux pécheurs repentants. Et la justice exige cependant que les réparations indispensables soient réalisées, en ce monde ou dans l'autre. Jésus d'ailleurs a payé très cher, sur la croix, le salut de tous les hommes;
Le salut de tous les hommes ? Oui, mais Jésus qui nous aime tous, veut aussi que nous participions, un tout petit peu mais nécessairement, à notre propre salut. Donc, chacun de nous doit réparer le mal qu'il a fait à ses frères. Certes, le poids de cette réparation n'a rien à voir avec le prix que Jésus a payé, mais il est obligatoire. Alors, pratiquement, comment cela se fera-t-il ?
Personne ne connaît le Purgatoire, donc il est impossible d'en parler et encore moins de parler des âmes du Purgatoire. Pourtant l'Église nous fait savoir que ces âmes, momentanément séparées de Dieu à cause de leurs péchés, souffrent beaucoup de cette séparation, car elles ont enfin compris que notre seul et unique bien, c'est Dieu. Alors ?
Réfléchissons un peu. Imaginons que nous soyons invités chez un grand personnage: le président de la République, un ministre, ou même plus simplement le maire de notre ville. Tout heureux nous acceptons cette invitation, mais immédiatement nous nous disons que nous ne pouvons pas nous présenter à la fête prévue avec nos habits de tous les jours. Même nos vêtements du dimanche ne sont pas assez convenables. En conséquence nous nous précipitons pour acheter un beau costume et des chaussures neuves. Ainsi nous ferons honneur à celui qui nous a invités...
Nous savons faire honneur à nos supérieurs, alors pourquoi ne ferions-nous pas honneur aussi à notre Dieu. Mais sur la terre, il y a beaucoup de tentations... Et puis, Dieu existe-t-Il ? Et s'Il existe, s'occupe-t-Il vraiment de nous ? Et nous connaît-Il ? Perdus au milieu de toutes ces questions nous nous laissons souvent aller à la déprime, aux plaisirs que nous voyons et que nous sentons... et souvent nous succombons aux tentations, en nous accordant beaucoup d'excuses... Dieu n'en saura rien ? Et puis, Il comprendra... Et Il est si miséricordieux ! Il nous pardonnera.
La mort arrive. Et voici que soudain nous sommes devant la vérité. Mais quelle vérité ? Il semble que Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d'Ars, nous ait livré un peu de cette vérité lorsque, à une dame éplorée par le suicide de son mari, il lui dit :
— Madame ! Ne craignez pas. Entre le pont et le moment où il est arrivé dans l'eau, il a eu le temps de demander pardon à Dieu.
Aujourd'hui, avec la multiplication des Expériences de mort Imminente (EMI), il semble bien que Jean-Marie Vianney ne se trompait pas. Entre la mort apparente (arrêt du cœur, encéphalogramme plat, etc.) et la mort réelle, il y a véritablement un espace temps durant lequel même les pécheurs les plus endurcis ont la possibilité de faire leur choix définitif : oui ou non à Dieu. Alors, même les plus grands pécheurs ont la possibilité de réparer les fautes de leur vie en passant par le Purgatoire. Découvrant soudain toute la saleté déposée sur leurs “vêtements spirituels”, ils comprennent qu'ils ne peuvent pas se présenter ainsi devant Dieu, mais qu'ils doivent d'abord faire une grande toilette. La tâche peut être rude et douloureuse, d'où le devoir, pour les vivants, de prier pour ces pauvres âmes du Purgatoire.
Paulette Leblanc

mardi 23 août 2011

JMJ 2011

Analyse

Les journées mondiales de la jeunesse sont terminées. Le million et demi de jeunes qui y étaient présents représentaient bien la jeunesse actuelle, une jeunesse livrée le plus souvent à elle-même, gesticulante et criarde, capable du pire comme du meilleur. Ainsi ces jeunes agités, même quand ils ne voyaient pas le Pape qu'ils aiment, mais qui n'est peut-être encore pour eux qu'une idole médiatique, ces jeunes furent capables de rester longuement en silence devant le Saint-Sacrement exposé. Ils furent capables d'assister à la messe avec piété. Ces jeunes gens, noyés dans le matériel, se sont montrés avides de Dieu qu'ils ne connaissent pas encore et dont beaucoup ont senti la présence. Nos jeunes ont besoin de la lumière et de l'amour de Dieu, de sa présence et de ses enseignements.

Nos jeunes ont besoin de trouver la vie avec Dieu, selon sa loi. Et cela est si flagrant que le Saint-Père Benoît XVI a pu leur dire, dans une de ses dernières homélies : “Maintenant il faut retrouver le catéchisme, il faut apprendre le catéchisme de l'Église Catholique.” Entendant le Pape parler ainsi, nous pouvons penser que l'on va peut-être enfin revenir au bon sens, à la véritable intelligence dont la vocation réelle est d'aller vers Dieu. Et nous devons prier le Seigneur, pour que tous nos prêtres entendent notre Saint-Père ; pour que les chrétiens reviennent au bon sens, comprenant que l'Évangile de Jésus ne doit pas être “lu entre les lignes” et encore moins “interprété en fonction de nos désirs.”

“Il faut apprendre le catéchisme de l'Église catholique...” dit le Pape. C'est incroyable ! Ce catéchisme a été publié en 1992, il n'est donc pas ancien, pas désuet. Et pourtant, il n'est plus enseigné... Si nous recommençons à apprendre le catéchisme de l'Église Catholique, nous redécouvrirons ce qui est lié directement à Dieu : la création, l'amour de Dieu, le péché des hommes et le salut apporté par Jésus-Christ. Oui, nous redécouvrirons que le péché existe vraiment et que pécher, ce n'est pas faire une erreur, c'est dire non à Dieu. Et nous entendrons parler des vices et des vertus qui ne sont pas des illusions, mais des réalités liées au péché des hommes. Nous comprendrons que les sacrements sont des moyens précieux pour faire la volonté de Dieu et cela dans la joie et le bonheur. Et nos enfants apprendront aussi que dans l'hostie consacrée par le prêtre pendant la messe, il y a Jésus réellement présent, vivant, aimant, pour nous conduire à la vie, au salut. L'hostie consacrée n'est pas du pain partagé, mais Dieu au milieu de nous, Jésus ressuscité qui "vient au milieu de nous comme il nous l'a promis".
Le Saint-Père a également beaucoup insisté sur la Nouvelle Évangélisation. Il a, en particulier, insisté sur l'évangélisation via Internet, et même via facebook. Évidemment, il faut atteindre les jeunes par les moyens qu'ils connaissent. C’est ce que l’équipe de la Nouvelle Évangélisation essaie de faire avec ses pauvres moyens.
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Paulette Leblanc

jeudi 18 août 2011

EUROPE/PORTUGAL

Dans le cadre de l'Année du Bénévolat, les Journées missionnaires nationales dédiées au thème « Bénévolat et Mission »


Lisbonne (Agence Fides) – Le bénévolat est l'une des expressions les plus évangéliques du témoignage chrétien et au cours de l'Année du Bénévolat, les Journées missionnaires nationales dédiées au thème « Bénévolat et Mission » qui se dérouleront du 16 au 18 septembre au Portugal, entendent fournir une contribution à la réflexion sur la gratuité du service de l'Eglise au profit des moins favorisés de notre société. C'est ce qu'écrit le Père Manuel Barbosa, CSSp, ancien Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) au Portugal, en présentant l'initiative dans les colonnes de Missão Omp. Trois conférences exposeront à grands traits les trois grandes dimensions du bénévolat contemporain : « Bénévolat et défis de la citoyenneté », « Bénévolat et nouvelle conscience sociale », « Bénévolat pour la Mission ». Cette dernière conférence sera dédiée en particulier aux laïcs qui quittent leur terre, leurs familles et leurs sécurités pour offrir une, deux ou plusieurs années de leur vie à la mission Ad gentes. « A une époque marquée par l'appât du gain, par la recherche du succès et par une perspective de vie individualiste – écrit le Père Barbosa – le Bénévolat est un grand service rendu à l'humanité. Il représente un signe d'amour envers les autres, surtout ceux qui sont les plus exclus de notre monde ».
Le Bénévolat missionnaire est né dans l'Eglise et dans la société portugaise en 1988 lorsqu'un groupe de « Jeunes Sans Frontières » fut invité en Guinée Bissau afin de jeter les bases de « l'Ecole Sans Frontières » de Caio-Tubebe. Cette année-là, un premier groupe de « Leigos para o Desenvolvimento » planta sa tente à Sao Tomé et Principe pour rejoindre ensuite le Mozambique, Timor et l'Angola. Sans aucun doute, le bénévolat missionnaire a constitué « une révolution dans la mission de l'Eglise », tout d'abord en attribuant un rôle missionnaire légitime aux laïcs, sachant qu'il constitue aujourd'hui « l'un des visages les plus visibles » de l'action de l'Eglise en faveur de l'évangélisation, surtout de par la participation des jeunes. (SL) (Agence Fides 18/08/2011)
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mardi 16 août 2011

POURQUOI JE T'AIME, Ô MARIE

Oh ! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t'aime !
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur !
Et pourquoi de penser à ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire,
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux;
Que je suis ton enfant, je ne pourrais le croire.....

Marie, ah ! devant toi je baisserais les yeux.
Il faut, pour qu'un enfant puisse chérir sa mère,
Qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs.
O Reine de mon cœur, sur la rive étrangère,
Pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs !
En méditant ta vie écrite en l'Evangile,
J'ose te regarder et m'approcher de toi ;
Me croire ton enfant ne m'est pas difficile,
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi.

Lorsqu'un Ange des cieux t'offre d'être la Mère
Du Dieu qui doit régner toute l'éternité,
Je te vois préférer, quel étonnant mystère !
L'ineffable trésor de la virginité.
Je comprends que ton âme, ô Vierge immaculée,
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour.
Je comprends que ton âme, humble et douce vallée,
Contienne mon Jésus, l'Océan de l'amour!

Je t'aime, te disant la petite servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité.
Cette grande vertu te rend toute-puissante,
Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité !
Alors l'Esprit d'amour te couvrant de son ombre,
Le Fils égal au Père en toi s'est incarné...
De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre,
Puisqu'on doit l'appeler : Jésus, ton premier-né!

Marie, ah ! tu le sais, malgré ma petitesse,
Comme toi je possède en moi le Tout-Puissant.
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse
Le trésor de la Mère appartient à l'enfant...
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie !
Tes vertus, ton amour ne sont-ils pas à moi ?
Aussi, lorsqu'en mon cœur descend la blanche Hostie,
Jésus, ton doux Agneau, croit reposer en toi !

Tu me le fais sentir, ce n'est pas impossible
De marcher sur tes pas, ô Reine des élus !
L'étroit chemin du ciel, tu l'as rendu visible
En pratiquant toujours les plus humbles vertus.
Marie, auprès de toi j'aime à rester petite ;
Des grandeurs d'ici-bas je vois la vanité.
Chez sainte Elisabeth recevant ta visite,
J'apprends à pratiquer l'ardente charité.

Là, j'écoute à genoux, douce Reine des Anges,
Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur ;
Tu m'apprends à chanter les divines louanges,
A me glorifier en Jésus, mon Sauveur.
Tes paroles d'amour sont de mystiques roses
Qui doivent embaumer les siècles à venir
En toi, le Tout-Puissant a fait de grandes choses
Je veux les méditer, afin de l'en bénir.

Quand le bon saint Joseph ignore le miracle
Que tu voudrais cacher dans ton humilité,
Tu le laisses pleurer tout près du tabernacle
Qui voile du Sauveur la divine beauté.
Oh ! que je l'aime encor ton éloquent silence !
Pour moi, c'est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute-puissance
D'une âme qui n'attend son secours que des cieux...

Plus tard, à Bethléem, ô Joseph, ô Marie,
Je vous vois repoussés de tous les habitants ;
Nul ne veut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers... la place est pour les grands !
La place est pour les grands, et c'est dans une étable
Que la Reine des cieux doit enfanter un Dieu.
O Mère du Sauveur, que je te trouve aimable!
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu !

Quand je vois l'Eternel enveloppé de langes,
Quand, du Verbe divin, j'entends le faible cri...
Marie, à cet instant, envierais-je les Anges ?
Leur Seigneur adorable est mon Frère chéri !
Oh ! que je te bénis, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette divine Fleur !
Que je t'aime, écoutant les bergers et les mages,
Et gardant avec soin toute chose en ton cœur !

Je t'aime, te mêlant avec les autres femmes
Qui, vers le Temple saint, ont dirigé leurs pas ;
Je t'aime, présentant le Sauveur de nos âmes
Au bienheureux vieillard qui le presse en ses bras ;
D'abord en souriant j'écoute son cantique ;
Mais bientôt ses accents me font verser des pleurs...
Plongeant dans l'avenir un regard prophétique,
Siméon te présente un glaive de douleurs !

O Reine des martyrs, jusqu'au soir de ta vie
Ce glaive douloureux transpercera ton cœur.
Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie,
Pour éviter d'un roi la jalouse fureur.
Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile,
Joseph vient te prier de partir à l'instant;
Et ton obéissance aussitôt se dévoile
Tu pars sans nul retard et sans raisonnement.

Sur la terre d'Egypte, il me semble, ô Marie,
Que dans la pauvreté ton cœur reste joyeux;
Car Jésus n'est-il pas la plus belle patrie ?
Que t'importe l'exil ?... Tu possèdes les cieux !
Mais à Jérusalem une amère tristesse,
Comme un vaste océan, vient inonder ton cœur...
Jésus, pendant trois jours, se cache à ta tendresse.
Alors c'est bien l'exil dans toute sa rigueur!

Enfin tu l'aperçois, et l'amour te transporte...
Tu dis au bel Enfant qui charme les Docteurs
« O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte ?
« Voilà ton père et moi qui te cherchions en pleurs !... »
Et l'Enfant-Dieu répond — oh ! quel profond mystère! —
A la Mère qu'il aime et qui lui tend les bras :
« Pourquoi me cherchez-vous?... Aux œuvres de mon Père
« Je dois penser déjà!... Ne le savez-vous pas? »

L'Evangile m'apprend que, croissant en sagesse,
A Marie, à Joseph, Jésus reste soumis;
Et mon cœur me révèle avec quelle tendresse
Il obéit toujours à ses parents chéris.
Maintenant je comprends le mystère du Temple,
La réponse, le ton de mon aimable Roi
Mère, ce doux Enfant veut que tu sois l'exemple
De l'âme qui le cherche en la nuit de la foi...

Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère
Fût soumise à la nuit, à l'angoisse du cœur,
Alors, c'est donc un bien de souffrir sur la terre ?
Oui !... souffrir en aimant, c'est le plus pur bonheur!
Tout ce qu'il m'a donné, Jésus peut le reprendre,
Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi ;
il peut bien se cacher, je consens à l'attendre
Jusqu'au jour sans couchant où s'éteindra ma foi.

Je sais qu'à Nazareth, Vierge pleine de grâces,
Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus
Point de ravissements, de miracles, d'extases
N'embellissent ta vie, ô Reine des élus !
Le nombre des petits est bien grand sur la terre,
Ils peuvent, sans trembler, vers toi lever les yeux ;
Par la commune voie, incomparable Mère,
Il te plaît de marcher pour les guider aux cieux !

Pendant ce triste exil, ô ma Mère chérie,
Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour;
Vierge, en te contemplant je me plonge ravie,
Découvrant dans ton cœur des abîmes d'amour !
Ton regard maternel bannit toutes mes craintes
Il m'apprend à pleurer, il m'apprend à jouir.
Au lieu de mépriser les jours de fêtes saintes,
Tu veux les partager, tu daignes les bénir.

Des époux de Cana voyant l'inquiétude
Qu'ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin,
Au Sauveur tu le dis, dans ta sollicitude,
Espérant le secours de son pouvoir divin.
Jésus semble d'abord repousser ta prière
« Qu'importe, répond-il, femme, à vous comme à moi ? »
Mais, au fond de son cœur il te nomme sa Mère,
Et son premier miracle il l'opère pour toi !

Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine
De Celui qui voudrait au ciel les recevoir
Je te trouve avec eux, Mère, sur la colline ;
Quelqu'un dit à Jésus que tu voudrais le voir.
Alors ton divin Fils, devant la foule entière,
De son amour pour nous montre l'immensité;
Il dit : « Quel est mon frère, et ma sœur, et ma mère,
« Si ce n'est celui-là qui fait ma volonté ? »

O Vierge immaculée, ô Mère la plus tendre !
En écoutant Jésus tu ne t'attristes pas,
Mais tu te réjouis qu'il nous fasse comprendre
Que notre âme devient sa famille ici-bas.
Oui, tu te réjouis qu'il nous donne sa vie,
Les trésors infinis de sa Divinité !
Comment ne pas t'aimer, te bénir, ô Marie !
Voyant, à notre égard, ta générosité ?...

Tu nous aimes vraiment comme Jésus nous aime,
Et tu consens pour nous à t'éloigner de lui.
Aimer, c'est tout donner, et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse,
Il savait les secrets de ton cœur maternel...
Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'il nous laisse
Quand il quitte la croix pour nous attendre au ciel !

Tu m'apparais, Marie, au sommet du Calvaire,
Debout, près de la Croix, comme un prêtre à l'autel ;
Offrant, pour apaiser la justice du Père,
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel.
Un prophète l'a dit, ô Mère désolée
« Il n'est pas de douleur semblable à ta douleur ! »
O Reine des martyrs, en restant exilée,
Tu prodigues pour nous tout le sang de ton cœur !

La maison de saint Jean devient ton seul asile ;
Le fils de Zébédée a remplacé Jésus !
C'est le dernier détail que donne l'Évangile
De la Vierge Marie il ne me parle plus...
Mais son profond silence, ô ma Mère chérie,
Ne révèle-t-il pas que le Verbe éternel
Veut lui-même chanter les secrets de ta vie
Pour charmer tes enfants, tous les élus du ciel ?

Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie;
Bientôt, dans le beau ciel, je vais aller te voir !
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie,
Viens me sourire encore... Mère, voici le soir !
Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême ;
Avec toi j'ai souffert... et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Vierge, pourquoi je t'aime...
Et redire à jamais que je suis ton enfant !

Sainte Thérèse de Lisieux.

vendredi 29 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 10

10-Pleurer dans l'espérance
Seigneur, nous sommes atterrée quand nous regardons ce qui s'est passé tout au long des siècles, et surtout durant les derniers siècles. L'épouvante nous saisit et nous sommes encore plus horrifiés quand nous voyons que ce sont les générations des 20ème et début du 21ème siècles qui ont chassé Dieu. On a chassé Dieu en Allemagne avec Hitler... On a chassé Dieu dans les pays communistes, et cela dure encore en Chine et en Corée. On voit, en France, l'impérialisme de la franc-maçonnerie et de l'athéisme; on voit l'islam qui s'impose partout et de plus en plus; certes, l'islam ne chasse pas Dieu, mais le Dieu de l'islam n'est pas le vrai Dieu, car le vrai Dieu est Dieu d'amour et non de haine...
Nous sommes de plus en plus dans les ténèbres, et les ténèbres du monde nous écrasent. Seigneur, que vont devenir tous ces hommes qui ne Te connaissent pas? Jésus, nous sommes dépassés et nous ne comprenons pas. Comment peut-on mépriser ainsi Celui qui nous aime et ne nous veut que du bien? Comment peut-on martyriser encore et toujours davantage ceux qui écoutent et mettent en pratique le grand commandement de Dieu: "Aimez-vous les uns les autres!... Aimez-vous comme Je vous ai aimés..." Nous regardons notre monde et nous sommes si tristes. Et nous nous sentons coupables de n'avoir rien su faire pour aller à l'encontre des idées néfastes qui ont détruit le 20ème siècle, et qui commencent déjà à blesser cruellement le 21ème siècle.
Mon Seigneur, mon cœur pleure... Comment avoir encore un peu d'espérance et de joie quand tout ce qui fait le bonheur des hommes: la morale et les commandements d'amour de Dieu, s'écroulent partout? Certes, il y a parfois quelques frémissements, quelques raisons d'espérer: on voit des vocations éclore dans les ordres nouveaux et charismatiques qui furent si décriés, ou dans ceux que l'on a tellement cherché à détruire. Des yeux s'ouvrent, mais encore très peu... Seigneur, viens nous sauver, nous Te prions! Seigneur aie pitié de tes enfants, de tous tes enfants. Seigneur, au secours! Nous périssons! Redonne-nous la foi, et donne à tes prêtres, à tes religieux et à tous les chrétiens, la foi qui déplace les montagnes!
Seigneur, ouvre le cœur de tous tes enfants. Ouvre leur intelligence afin qu'ils comprennent et qu'ils 'sentent' que Tu existes et que Tu nous aimes... Oui, Seigneur, il nous semble indispensable, pour Te connaître et croire à ton existence tout près de nous et à ton amour pour nous, il nous paraît indispensable et urgent de cesser de dire: 'Nous n'avons pas besoin de sentir Dieu', mais au contraire de crier: Seigneur nous avons besoin de Vous, un besoin urgent; et comme, étant des hommes nous ne pouvons connaître que par nos sens, Seigneur, révélez-vous à tous vos enfants, faites-nous sentir votre bonté et votre amour! Seigneur, inondez-nous de votre espérance, de votre Esprit de Pentecôte!
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Paulette Leblanc

mercredi 20 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 9

9-Trouver Dieu

Parfois notre cœur est triste, très triste à cause de nouvelles lois iniques qui se propagent partout, à cause des persécutions dont souffrent tant de chrétiens, à cause des attaques contre l'Église et maintenant, des églises, notamment en France et en Espagne, et même au Brésil... Mais les médias n'en disent pas un mot. La franc-maçonnerie est de plus en plus virulente, et tout le monde se tait... Quant à l'islam, mieux vaut n’en pas parler… Il est parfois bien difficile de comprendre une religion aussi pleine de haine... Cependant, il nous arrive, en lisant des revues ou des livres, de trouver des phrases qui nous comblent de joie. Ainsi, peu de temps avant d’aller vers sa Passion, Jésus dit à ses apôtres qu’Il désirait que « sa joie soit en eux, et qu'ils soient comblés de joie! » Évidemment, cela nous concerne aussi, mais demande réflexion ainsi qu'une relecture de l’Évangile de saint Jean.
Jean, dans son Évangile, ne raconte pas l'institution de l'Eucharistie. Par contre, nous savons que Jésus vient de laver les pieds de ses disciples et qu'Il a commencé son long discours d'adieu appelé "discours après la Cène". Dans peu de temps Il sortira de la salle du Cénacle et se dirigera vers le Jardin des Oliviers où commencera son agonie. Jésus sait ce qui va lui arriver dans moins de deux ou trois heures. Il sait que bientôt Il sera torturé et atrocement et crucifié... et Il parle de la joie qu’Il nous donne et dont Il veut nous combler. Nouveau mystère pour nous...
Jésus vient de s'offrir au Père qu'Il loue. Sa joie, humaine et divine, est immense. Et comme toutes les joies, celle-ci doit être partagée. Jésus partage sa joie, avec abondance, d'abord avec ses disciples présents, puis avec tous ceux qui l'aimeront tout au long des siècles. Ainsi, nous aussi, nous pourrons être comblés de la joie de Jésus. Mais, petite remarque au passage: pour être dans l'amour du Père et être comblés de la joie du Fils, il nous faut être fidèles aux commandements du Père... Car les commandements de Dieu sont la seule véritable source du bonheur.
Jésus, juste avant de partir pour sa Passion, nous comble de sa joie. Étrange! Jésus est comblé de joie alors que dans deux heures à peine, Il croulera sous les horreurs de son Agonie. Comment peut-on être si plein de joie et bientôt faiblir sous le poids d'une agonie sans précédent? Jésus nous sauve, tous; comme Il nous délivre du péché qui broie le monde, Il est infiniment heureux dans sa divinité, et son humanité, à ce moment, est aussi comblée de joie. Il peut aller vers sa Passion.
Mais, dès que Jésus est arrivé à Gethsémani, Il s'éloigne un peu et commence à porter le poids du péché des hommes. Il sait que le péché continuera, au cours des siècles, à envahir le monde. Jésus voit les guerres, les haines, la corruption généralisée. Et une infinie tristesse L'envahit. Jésus implore le Père qui envoie son ange pour consoler son Fils et Lui rendre ses forces, car la Rédemption doit se faire. De nouveau Jésus est heureux car Il va donner sa vie pour nous sauver, mettant en application ce qu'Il avait dit peu de temps auparavant: "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime" Jésus va donner sa vie car Il nous aime infiniment. Comme tout ce qui touche à Dieu est infini, l'amour de Jésus, Dieu et homme, est infini. Mais Jésus-homme devait connaître obligatoirement les limites humaines; c'est pourquoi Jésus avait faibli, non dans sa volonté, mais dans sa chair, dans son humanité. "Père! Que ce calice passe loin de Moi... Mais que ta volonté soit faite!"
La souffrance humaine de Jésus est horrible. Le calice qu'Il doit boire est insupportable. Et voici que celui qui aime vraiment Dieu se dit: "Mais ce calice de Jésus, qui momentanément, brisa son humanité, c'est nous qui le lui avions préparé? C'est moi aussi!!!" Nous sommes désemparés... Certes, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime; mais il n'y a pas de souffrance pire que celle infligée par ceux que l'on aime et qui, malheureusement, oublient souvent d'aimer en retour. Car l'amour pour être bonheur et joie, doit être partagé. Jésus nous aime, Jésus m'aime... Mais est-ce que nous aimons Jésus? Est-ce que je L'aime?
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Paulette Leblanc

lundi 11 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 8

8-Quand on agite son milieu vital

Fais vite quelque chose...
Les créatures peuvent contacter Dieu... mais elles doivent d'abord agiter leur milieu vital qui est Dieu. Nous savons que Dieu nous aime, que sa miséricorde est infinie; pourtant quand les nouvelles du monde nous arrivent, elles nous consternent de plus en plus. Le vice, sous des formes effrayantes, se répand de plus en plus, et nous ne pouvons plus regarder les petits enfants sans avoir envie de pleurer. Que vont-ils devenir, quelles saletés va-t-on leur enseigner? Alors, à travers nos larmes, nous implorons notre Seigneur:
—Par pitié, Seigneur! ouvre leurs cœurs! Fais qu'ils Te connaissent! Ces petits, ce sont aussi tes enfants, aie pitié d'eux, de leur pureté qui sera bientôt souillée. Et s'ils deviennent un jour de grands pécheurs, ce ne sera pas de leur faute...
Notre tristesse est grande quand nous voyons tous ces petits. Nous ne cessons de nous répéter: "Il faut espérer." Espérer, oui, mais en agissant et pas en disant qu'on n'y peut rien! C'était annoncé dit-on encore. Le Petit Reste était prévu... Pourtant beaucoup de chrétiens ne peuvent pas s'habituer à ce Petit Reste. Ce qui les intéresse, c'est le Grand Reste... Et ces chrétiens prient:
—Seigneur, fais vite quelque chose pour le Grand Reste. Fais-le vite, car tant d'âmes se perdent! Seigneur, oui, nous espérons, mais notre espérance est dans le noir. Nous ne pouvons plus supporter tous ces pauvres gens qui s'en vont errants car plus personne ne les évangélise. Seigneur, aie pitié d'eux et de nous. Et aide-nous à évangéliser, à annoncer ta Bonne Nouvelle, avec les dons que Tu distribues à chacun de nous. Seigneur aide-nous, viens nous sauver, nous n'en pouvons plus!
Seigneur, nous nous sommes bien agités... Est-ce notre milieu vital que nous avons agité? Jésus, nous "sentons" de plus en plus notre détresse à cause de la tienne à Gethsémani. Or, à Gethsémani, le Père vint Te soutenir. Alors, de temps en temps, viens soutenir tes prêtres affligés, tes enfants aux abois, tes pauvres qui T'espèrent. Seigneur, nous avons tous tellement besoin de Toi, de Toi qu'on a chassé de nos sociétés dites "de progrès", mais qui régressent spirituellement à un rythme diabolique. Nos sociétés ont remplacé le Dieu vivant par des idoles mortes: il nous semble  parfois vivre les temps antiques où l'homme multipliait les dieux sans voix, les dieux inertes et pourtant affamés de sang humain.
Seigneur, notre douleur est immense et notre tristesse aussi. Nous pleurons sur tes petits enfants: vite, Seigneur, viens les sauver!
—*—
Paulette Leblanc

dimanche 10 juillet 2011

LA SOUFFRANCE DU PÈRE

Le Père était présent sur la Croix

Il y a quelques années j'avais été surpris au cours d'un échange entre cathos "bon teint", par la prise de position de certains qui pensaient impossible que Dieu ait pu prévoir délibérément, dans son plan de Rédemption, la tragédie de la Croix. La mission de Jésus avait simplement dérivé et échoué par le refus (inattendu ?) du peuple juif. En effet, comment ce Père de toute bonté aurait-il pu sacrifier volontairement son Fils bien aimé et le conduire à des souffrances aussi affreuses et indignes ?... De même, pensaient-ils, le Christ ne pouvait imaginer avant qu'elles ne surviennent les épreuves qu'il allait subir. L'une des tenants de cette thèse était une bonne sœur ayant pignon sur rue au Diocèse et reconnue pour ses compétences en théologie ?
Je pense que cette thèse oublie que le Père s'est sacrifié en même temps que son Fils. Là où est le Fils, là est le Père ! Le Père était présent sur la Croix. Pur esprit, Il n'a pas ressenti les souffrances physiques comme peuvent les subir une créature, ni verser un sang inexistant. Mais nous-mêmes savons combien la souffrance de ceux que nous aimons peut nous être intolérable. Ce Dieu tout Amour a tout vécu de la Passion de son Fils. Ce Dieu éternel, hors du temps et de l'espace, a suivi minute par minute, seconde par seconde, la détresse et la déréliction de Gethsémani. Il a suivi son fils tout au long de cette nuit interminable sous la dérision et l'opprobre des soldats. Il a suivi Jésus depuis le palais d'Hérode jusqu'à celui de Pilate. Il a souffert sous les huées du peuple juif, son peuple !... Il a suivi le Christ sur cet ignoble chemin de Croix. Il était là pour la crucifixion, pour l'élévation de la Croix. Et si Jésus, homme, a pu un instant se sentir "abandonné", le Père a cependant souffert d'une intense et atroce compassion l'agonie de son Fils.
Le sacrifice de la Croix n'est pas seulement le sacrifice de Jésus. C'est aussi le sacrifice du Dieu trinitaire. A l'inverse des dieux imaginés dans l'antiquité, le Dieu de Jésus-Christ ne pouvait se contenter de regarder, depuis un Olympe tranquille, l'humanité souffrir et peiner seule sur une terre désolée. Par ce sacrifice délibéré, en vue de la Rédemption de l'humanité, Dieu a voulu partager intimement les souffrances de ces hommes qu'Il aime. Si Jésus a assumé la souffrance physique, comme la ressentent les créatures, c'est cependant le sacrifice de la Trinité toute entière qui a été consommé.

*****

La culture chrétienne élémentaire nous a toujours appris à contempler dans l'adoration et la compassion les souffrances du Christ. Plus rarement, notre attention a été appelée sur la souffrance du Père, pourtant indissociable de celles de Jésus.
Dieu-Amour a choisi de donner la liberté aux hommes, une liberté sans laquelle aucune forme d'amour ne pouvait avoir de valeur. Par cette liberté Il faisait le pari de la victoire de l'amour sur le mal,… la victoire d'un véritable amour, pas d'un amour imposé. Par ce pari, Il laissait au mal un espace d'action dont Il connaissait, dès le commencement, les ravages à venir.
Et ce mal lui est insupportable. Il aime trop ces hommes dont Il prévoit de leur faire partager sa divinité pour l'éternité, ces petits dont Il veut "qu'aucun ne soit perdu !" Aussi, dans cet espace temporel qui conduit justement l'humanité à l'éternité, chacune de ces victoires partielles du mal sur le bien sont pour Dieu des causes d'une souffrance extrême. "Dieu est victime du mal" (Zundel). Pour conduire l'humanité au sommet de l'Amour, pour la conduire à la victoire définitive de l'Amour, Dieu dans son pari a accepté pour Lui cette souffrance. Il a accepté d’être victime.
Nous devons être attentifs à cette souffrance de Dieu.
Dans le plan divin, la révélation du Dieu de Jésus-Christ n'a été prévue pour ne toucher, dans ce premier temps historique où nous nous trouvons encore, qu'une faible part de l'humanité. Et, parmi ceux qui ont pu être touchés, combien n'hésitent pas à s'en détourner pour suivre les injonctions d'un monde avide de facilité, de plaisir, de pouvoir, de profit, de refus de la souffrance. Dans tous les siècles, les civilisations développées se sont écartées des lois naturelles que le créateur avait arrêtées pour le bien-être de sa création. Mais, depuis près d'un demi-siècle, notre civilisation, elle, s'affranchi ouvertement des préceptes éternels essentiels. Ainsi, le génocide des 200 000 avortements que notre pays connaît chaque année doit être pour notre Dieu une source de souffrance infinie !
Plus encore, ils sont nombreux ceux qui, ayant adhéré à la foi en Jésus-Christ, se laissent cependant prendre par l'esprit du siècle. Les tendances du monde, des habitudes qui s'écartent chaque jour davantage des lois divines, l'idée que ces lois divines pourraient évoluer au gré des mœurs et des goûts de notre milieu, au gré des avancées scientifiques exploitées à des fins de moindre effort et de refus égoïste de la souffrance… Autant d'éléments qui entraînent loin du Seigneur des âmes qui, pourtant avaient été touchées par la révélation, des âmes "choisies" !... Cela est encore plus inacceptable pour notre Dieu. "Je suis plus atteint par les petites infidélités des âmes choisies que par les lourdes fautes de ceux qui ne me connaissent pas encore" a révélé Jésus à divers grands et grandes mystiques. Alors qu'en est-il au cœur de Dieu de toutes ces dérives atroces où se laissent entraîner certains qui pourtant avaient accepté de se tourner vers Lui ?
Bien plus encore, nous vivons dans l'histoire de notre siècle et avons le sentiment que toutes les choses passent et n'ont qu'un temps. Dieu vit hors du temps et embrase d'un seul élan toute l'histoire de l'humanité. Ces souffrances que nous Lui infligeons s'imposent à Lui non pas pour un instant, mais pour toute la durée de cette histoire de l'homme avec son Dieu. Nos fautes d'aujourd'hui étaient déjà présentes dans l'angoisse de Gethsémani. Celles, commises par nos ancêtres juifs ou chrétiens des premiers temps, meurtrissent encore aujourd'hui le cœur de notre Dieu.

*****

La passion du Christ cependant conduit à la Résurrection. Cette souffrance innommable, incommensurable de Jésus, partagée avec le Père dans la communion de l'Esprit, conduit à la Glorification du Père, à la Glorification du Dieu Trinitaire. Le mal est définitivement vaincu par ce sacrifice divin. Le Dieu amour règne pour l'éternité… Le “Royaume” est déjà là !
Pourtant la création poursuit sa marche historique dans la souffrance que lui impose la présence toujours factuelle du mal.
Mon Seigneur et mon Dieu, augmente en nous la foi !... Fais-nous prendre conscience de cette résonance que chacune de nos actions peut avoir sur le fond de ton cœur. Si nous percevions à quel point la moindre infidélité de notre part est pour Toi cause de douleur, nous serions capables de mieux résister au mal. Si nous percevions à quel point le moindre acte d'amour de notre part est pour Toi source de joie, nous serions capables de toujours nous tourner vers le bien !
Paulette Leblanc

CONTACTER DIEU - 7

7-Consoler Jésus à Gethsémani


Nous savons que la souffrance de Jésus-Christ fut infinie durant toute sa Passion, et d'abord à Gethsémani. Mais nous savons aussi que c'est cette souffrance que nous devons partager avec Jésus, car son infinie bonté désire que, nous aussi, nous participions, oh! à notre échelle et à notre taille, à notre propre salut et au salut du monde. Mais cela nous place devant un étrange mystère. Ainsi, nous qui vivons au vingt et unième siècle, comment pouvons-nous être à côté de Jésus, à Gethsémani, et Le consoler, c'est à dire, compatir à ses infinies souffrances, et Le laisser nous en partager une infiniment petite miette, une parcelle à notre taille? Or, Jésus confie parfois à ses saints un atome des souffrances qu'Il vécut sur la terre, un atome seulement, afin qu'ils puissent, avec sa grâce, réussir à la porter... et à participer à la rédemption du monde.

Certaines prières adressées au Sacré-Cœur disent à Jésus: "Je veux vous consoler". Mais comment des hommes, infimes créatures, souillées aussi par le péché, comment des hommes pourraient-ils consoler Jésus, alors que la plupart du temps ce sont ces mêmes hommes qui appellent au secours? Les hommes appellent constamment Dieu à leur secours; ils Le supplie de distribuer ses grâces à tous les hommes qui ne Le connaissent pas, et voici qu'ils veulent Le consoler!!! Nous sommes encore une fois en plein mystère... Et pourtant nous devons penser que Jésus, qui, aujourd'hui, notre aujourd'hui à nous, est "assis à la droite du Père", vit aussi dans l'éternité, dans l'éternel présent de Dieu. Donc, Gethsémani, pour Jésus-Christ, c'est aujourd'hui, c'est en ce moment...

Ainsi, toute la vie terrestre de Jésus, sa vie de Verbe incarné, ses enseignements, ses souffrances et ses joies quotidiennes, sa Passion et sa mort, c'est aujourd'hui, c'est maintenant, c'est en ce moment qu'Il les vit. Et nous qui aimons Jésus, nous sommes avec Lui sur les chemins de Palestine, nous sommes avec Lui à Gethsémani, tout en étant toujours sur la terre... Si donc c'est aujourd'hui que Jésus vit, Il vit avec nous, nous pouvons donc Le contacter... À moins que, en Dieu qui est leur milieu vital, les créatures que nous sommes et qui vivent dans le temps, soient déjà en l'éternité? Elles peuvent alors contacter Dieu.
Paulette Leblanc

mercredi 6 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 6

6-Le Fils de Dieu vit avec les hommes


Jésus, le Fils de Dieu a vécu avec les hommes de son peuple, le peuple juif. Il a aimé ses concitoyens et leurs souffrances et leurs difficultés. Et Jésus a vite compris que ce peuple (et pas seulement ce peuple) était un peuple à la nuque raide, et qu'en conséquence, Il devrait poursuivre, pour tous les hommes du monde et de tous les siècles, l'éducation que le Père avait commencée avec les juifs. Jésus voulut aussi montrer aux hommes qu'Il prenait sur Lui toutes leurs souffrances, et tous leurs péchés, car ils étaient irrémédiablement incapables de le faire.

Pourtant, il était indispensable que les hommes participent aussi, au moins un peu, à l'œuvre de leur salut, puisque les pécheurs, c'étaient eux... Et cela tout au long des siècles qui viendraient après Jésus. Mais il y a ici deux grandes difficultés, deux grands mystères: aucun homme n'est capable de se sauver lui-même, tout seul, sans l'aide de Dieu; aucun homme n'est capable de porter le poids de la souffrance rédemptrice assumée par Jésus. Que faire? Et comment exprimer tous ces mystères?

Parfois le Seigneur, "parlant" à ses saints, utilise certaines expressions que nous ne comprenons pas très bien: ainsi, que signifie "partager la souffrance" de Jésus, souffrance qui est si grande pour nous qui sommes si petits. Par ailleurs, Dieu peut-Il encore souffrir, et comment pouvons partager sa peine, alors que Lui est Dieu et, que, dans son éternité, Il ne peut pas souffrir... Que signifie alors cette expression de compassion que l'on trouve assez fréquemment dans les écrits des saints rapportant l'Agonie du Christ: "Je veux consoler Jésus." ?
Paulette Leblanc

samedi 2 juillet 2011

CONTACTER DIEU - 5

5-Dieu envoie son Fils

Dieu créa l'univers et les anges... puis Il créa l'homme, et Dieu trouva que l'homme "était très bon". Et Dieu aima l'homme qu'Il destinait à la construction du Corps mystique de son Christ. Mais Lucifer, l'ange révolté trompa l'homme qui, librement, pécha et devint très malheureux. Cependant, Dieu qui voulait l'homme heureux, envoya son Verbe le racheter, le sauver, le rendre à sa vocation.

De plus, Dieu nous aime individuellement malgré notre réelle petitesse; cela, nous le comprenons mal car nous ne connaissons pas l'invisible, et donc nous ne pouvons pas "voir" les yeux de Dieu. Mais poursuivons notre difficile raisonnement: comme l'amour exige la liberté, malgré les dangers que cette liberté présente pour les hommes, Dieu nous l'a conservée pour que notre amour soit authentique. L'homme vivant sur la terre, est dans le temps terrestre, tout en étant déjà dans l'éternité, car Dieu est dans l'éternité et l'homme est en Dieu. Ô, que de mystères pour les pauvres hommes qui sont encore en formation sur la terre! Que de mystères en Dieu!

Dieu voulait que chaque homme soit individuellement libre afin d'être capable de L'aimer et de connaître le bonheur, malgré le péché qui l'affaiblissait. Pour que l'homme connaisse le bonheur, il devait connaître Dieu, mais à cause du péché, cela n'était plus possible... Aussi Dieu vint-Il au secours des hommes en Leur envoyant son Fils. Mais pour que les hommes "voient" l'amour que Dieu a pour lui, le Fils de Dieu s'incarna dans une chair humaine et vécut une authentique vie humaine, avec toutes ses joies, ses petits bonheurs, mais aussi toutes ses peines, toutes ses douleurs et toutes ses détresses. Ainsi, nous pourrions voir, toucher et connaître Dieu. Nous pourrions "contacter" Dieu.

mardi 28 juin 2011

CONTACTER DIEU - 4

4-Un grand mystère

Les hommes seront comblés de la joie de Dieu... Oh! la! la!... Déjà nous entendons les remarques plus ou moins désobligeantes de certains parmi ceux qui lisent, ou liront ce qui précède:

-tout cela n'est que du rêve né d'un immense désir? Mes amis, revenez sur la terre...

En nous-mêmes également, quelque chose nous gêne. Dieu est toujours dans son éternité, et Il regarde, dans sa "Grande Main", toute sa création. Il voit les univers et admire l'extraordinaire mécanique céleste et les temps qui y sont associés. Il voit la terre et son mouvement, donc le temps terrestre dont la référence est le soleil. Et Dieu voit aussi, ce qui est encore plus merveilleux, Dieu voit aussi les petites créatures qu'Il aime particulièrement: les hommes, à qui Il a donné la liberté de Le choisir ou de Le refuser. Dieu voit chacun de ses petits hommes à qui Il confie, individuellement, une mission spécifique. En effet, chaque homme est unique pour Dieu qui construit, avec tous les autres hommes, son Œuvre grandiose: le Corps mystique de son Verbe, son Fils unique. Incroyable mystère!... Stupéfiante volonté de Dieu-Amour!

Mais voici une terrible objection: si Dieu, dans son éternité, voit ce que nous faisons et voulons à chaque instant de notre temps terrestre qui est aussi dans son éternité; si Dieu sait tout de nous: notre passé, notre présent et notre avenir, lesquels sont pour Lui dans son éternel présent; si Dieu voit comment nous marchons selon ses lois et comment, librement, nous nous égarons, pourquoi Dieu nous laisse-t-Il commettre le mal, bien qu'Il le sache?

Dieu nous aime, cela, c'est certain. En effet, il est difficile à un bon ouvrier de ne pas aimer ses meilleures œuvres. Dieu ne veut que notre bonheur avec Lui. Cela aussi, c'est sûr. Il connaît nos refus. Alors, pourquoi nous laisse-t-il faire? Nous aurait-Il, comme certains l'ont pensé ou le pensent encore, nous aurait-Il prédestinés?

Nous devons affirmer ici que la prédestination concernant notre salut ou notre condamnation n'existe pas, car Dieu tient à notre liberté; et si nous sommes libres, nous ne sommes pas prédestinés. Le mystère est incroyable, inexplicable, incompréhensible pour nos intelligences humaines. Brusquement nous constatons que les hommes ne peuvent pas se mettre à la place de Dieu. Tant qu'ils sont sur la terre, ils doivent accepter les limites que le Seigneur leur a données. Cela est si complexe que même Jésus, le Verbe incarné, a connu durant sa Passion, sinon les défaillances humaines, du moins quelques moments d'atroce incertitude. Jésus devait connaître tout de l'homme pour le sauver de tout ce qui pouvait l'empêcher d'aller à Dieu. Jésus devait connaître toutes les souffrances de nos ténèbres mortelles, mais sans y succomber, pour nous montrer qu'il était possible de les surmonter et que la grâce de Dieu était plus forte que les attaques des ténèbres.

Jésus devait tout connaître de nous pour nous sauver tous. Alors, nous nous trouvons en face de nouvelles réflexions. Jésus nous a dit: "Ne jugez pas, pour n'être pas jugés." Cela signifie-t-il que chaque homme ayant été créé pour remplir une fonction dans le Corps mystique du Christ, Corps qui pour nous est encore en construction mais qui est déjà achevé pour Dieu, cela signifie-t-il que même ceux que nous croyons être, sur la terre, les plus criminels des hommes, auront aussi leur place dans cette grande Œuvre divine?
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Paulette Leblanc

samedi 25 juin 2011

CLEMENTE VISMURA

 Nouveau bienheureux

EUROPE/ITALIE - La Béatification du Père Clemente Vismara, Missionnaire de l'Institut pontifical pour les Missions étrangères, à l'enseigne de la sobriété et de la solidarité

Milan (Agence Fides) - Dimanche 26 juin, sur le parvis du Dôme de Milan, le Père Clemente Vismara (1897-1988), missionnaire de l'Institut pontifical pour les Missions étrangères (IPME/PIME), connu sous le nom de « Patriarche de la Birmanie » pour y avoir passé 65 ans de vie missionnaire, sera inscrit au livre des Bienheureux avec deux autres fils de la terre ambroisienne : le Père Serafino Morazzone et Soeur Enrichetta Alfieri.

La communauté d'Agrate Brianza, son lieu de naissance, le Diocèse de Milan et l'IPME - promoteurs de la cause de béatification - ont décidé de célébrer la Béatification du Père Vismara à l'enseigne de la sobriété et de la solidarité. Un exemple est donné par les sacs birmans préparés pour les pèlerins. « Chaque groupe ethnique au Myanmar a son sac. Il s'agit presque d'un signe distinctif - explique le Père Ceruti, jeune missionnaire de l'IPME, membre de la Commission organisatrice de la Béatification. Le Père Clemente lui aussi, dans ses nombreux et infatigables voyages avait toujours avec lui un sac dont il ne se séparait jamais. D'où l'idée d'offrir aux pèlerins du 26 juin un sac réalisé ad hoc au Myanmar comme signe d'attention envers la population locale ». Il note en outre que « ces sacs ne sont l'expression d'aucun groupe ethnique particulier mais veulent rappeler de manière générique le Myanmar en signe d'unité de l'ensemble du peuple autour de celui que l'Eglise local e a proclamé voici quelques années « patriarche » de la Birmanie ».

La communauté d'Agrate et l'IPME se sont en outre chargés de l'accueil de la délégation provenant du Myanmar, délégation qui compte une quinzaine de prêtres et d'Evêques (outre Joseph Tayasoe, le jeune qui a bénéficié en 1998 du miracle obtenu par l'intercession du Père Clemente) ainsi que de nombreuses religieuses. Toujours sous le signe de la solidarité, l'IPME a lancé un appel en vue de la reconstruction de l'orphelinat de Monglin. La première mission où le Père Vismara a oeuvré a en effet été durement touchée par le récent séisme qui, en mars dernier, a frappé le nord du Myanmar et la Thaïlande, laissant derrière lui environ soixante-dix morts et des milliers de sans-abri.

A l'occasion de la Béatification, le Centre missionnaire de l'IPME de Milan et la Paroisse d'Agrate ont réalisé une série d'instruments permettant de connaître la figure et le message du Père Vismara : un numéro spécial du mensuel « Mondo e Missione » (Monde et Mission) avec des témoignages d'Italie et du Myanmar ; une revue et un jeu destinés aux jeunes intitulés « La vie est faite pour explorer, pour aller plus loin » reprenant les paroles du Père Vismara ; le « Vismara Game » destiné aux oratoires d'été : laboratoires et activités liés aux valeurs et au témoignage missionnaire du Père Vismara ; un DVD sur « le patriarche de la Birmanie » intitulé « Une vie ne suffit pas » ainsi qu'une exposition photographique. Pour une fiche biographique relative au Père Vismara, voir Fides 05/04/2011. (SL) (Agence Fides 25/06/2011)

Courte biographies

Clemente Vismara naquit à Agrate Brianza le 6 septembre 1897. Orphelin de mère et de père, il entra au Séminaire Saint Pierre de Seveso où il prit la décision de devenir missionnaire, entrant dans l’Institut des Missions étrangères de Milan, aujourd’hui Institut pontifical pour les Missions étrangères (PIME). Ordonné prêtre dans le Dôme de Milan le 26 mai 1923, le Père Clemente partit pour la Birmanie (actuel Myanmar) quelques mois plus tard. Dans ce pays, il sema l’Evangile pendant le reste de sa longue vie et c’est là qu’il fut enterré. Il fonda cinq districts missionnaires, amena à la foi de nombreux villages, construisant des chapelles, des églises, des écoles, des hôpitaux etc., accueillant les enfants orphelins de familles détruites par les famines, les épidémies et les guerres ou encore rejetés parce qu’handicapés (à sa mort, ils étaient plus de 200). Avec eux, il accueillait également ceux qui frappaient à la porte de la mission : veuves, lépreux, voleurs, handicapés… Il écrivit de nombreuses lettres, rapports et articles pour des revues missionnaires, non seulement italiennes dans lesquels il décrivait la vie de la mission. Dans le cadre de la cause de béatification et canonisation, débutée en 1996, la postulation a recueilli 2.200 lettres et 700 articles. A sa mort, intervenue à Mongping le 15 juin 1988, se diffusa immédiatement l’odeur de sainteté et il fut appelé « Patriarche de la Birmanie ». A ses obsèques participèrent également des bouddhistes et des musulmans. (Source : Agence Fides)

CONTACTER DIEU - 3

3-Dieu, notre milieu vital

Réfléchissons... Des contacts avec Dieu, pourquoi n'en aurions-nous pas puisque nous sommes en Dieu et que nous vivons de Lui? Alors pourquoi, ces contacts, ne les sentons-nous plus? Il me semble qu'il y a plusieurs raisons à cela: d'abord, parce que Dieu étant notre milieu vital, nous en avons tellement l'habitude que, si nous ne faisons pas un petit effort pour en prendre conscience, nous ne le sentons plus. Prenons un exemple: comme nous avons l'habitude de respirer, nous ne sentons plus l'air que nous respirons, sauf quand nous prenons une grande respiration. N'en serait-il pas de même avec Dieu? Il y a une autre raison bien plus grave: comme nous estimons que nous n'avons pas besoin de sentir Dieu, nous ne faisons pas l'effort nécessaire pour cela. Enfin, il y a le péché qui nous coupe de Dieu. Certes, Dieu continue à nous donner la vie, mais nous refusons son amour: alors Dieu nous laisse à nous-mêmes, à nos misères, à nos insuffisances, à nos vides.

Nos cœurs et nos esprits ont l'habitude de "respirer" Dieu. Nous ne nous apercevons même plus que nous vivons en Dieu. Nous avons l'impression de ne rien sentir, d'être seuls... Que faire? Quel "sens" agiter pour enfin "sentir" Dieu, car nos sens humains, sauf cas très exceptionnels, ne sont pas prévus pour "sentir" Dieu? Quand nos intelligences se recueillent un peu, lorsqu'elles essaient de tendre vers Dieu, de se rapprocher de Dieu dans lequel elles baignent, alors elles comprennent plus de choses... Quand nos intelligences essaient de se recueillir, les sens corporels se ferment sur l'extérieur pour s'ouvrir sur le cœur. Nous essayons de maîtriser nos imaginations qui pourraient nous induire en erreur. Un silence se fait en nous; c'est  le silence de Dieu...

Faisons une petite expérience: nous baignons en Dieu, alors essayons, comme le font nos mains pour agiter l'air, essayons d'agiter notre milieu vital, la présence de Dieu. Mais comment faire? Nos sens humains ne "sentent" rien, ils ne sont faits que pour les sensations matérielles. Comment agiter notre vrai milieu vital, Dieu? Nous ne savons pas comment faire, pourtant nous savons que Dieu est là, que nous L'aimons et qu'Il nous aime.

Heureusement, parfois des images humaines se forment en nous, sortes de paraboles pour nous faire comprendre l'incompréhensible, car seules quelques comparaisons adaptées à une intelligence humaine peuvent faire "voir" l'invisible, "entendre" l'inaudible, "sentir" l'intouchable. Nous ne "sentons" pas, et pourtant, nous savons que Dieu est là.

Et voici que le "miracle" se produit: des phrases de la Bible nous viennent à l'esprit. Nous "entendons" Jésus nous murmurer ses Béatitudes: "Heureux les pauvres de cœur..." Comme le fit l'apôtre Jean, le Bien-Aimé, nous nous blottissons sur la poitrine de Jésus qui nous caresse doucement en disant: "Venez les bénis de mon Père..." C'est peut-être cela "sentir" Dieu. L'Évangile de saint Jean (15, 9-11) est étonnant; écoutons-le: "À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: 'Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie'." 

vendredi 24 juin 2011

CONTACTER DIEU - 2

2-“Sentir” ou “contacter” Dieu

Alors, pourquoi tant de gens ont-ils peur de "sentir" Dieu, alors que tant d'autres en éprouvent un intense besoin? Ne nous trouverions-nous pas devant un problème de vocabulaire? Des explications sont ici nécessaires. Tout d'abord, il ne faut pas confondre l'expression "sentir Dieu" avec les sensations. Nos contemporains, croyants ou non, ne parlent plus que de sensations. Pour eux, le verbe "sentir" n'exprime plus que des sensations matérielles, corporelles donc sensuelles au sens large et pas seulement liées au sexe. L'homme, être charnel, n'a que ses sens comme seuls moyens de communication; il ne voit qu'avec ses yeux, n'entend qu'avec ses oreilles, ne goûte qu'avec sa langue, et ne sent qu'avec son nez. On pourrait ajouter: les corps ne peuvent connaître la nature de quelque chose que s'ils la touchent. C'est seulement par contact que les mains connaissent la nature d'un tissu, d'un légume, d'un objet.

Pour connaître quelque chose, l'homme a besoin d'un contact. Alors, pourquoi, lorsqu'il s'agit de Dieu, notre créateur et Père, pourquoi n'aurions-nous pas besoin d'un contact? Les spécialistes qui étudient les vies et les spiritualités des saints sont unanimes: tous les saints, absolument tous, ont eu des contacts avec Dieu. Certains ont "vu" des lumières resplendissantes qui pourtant ne les éblouissaient pas. D'autres ont entendu des voix, intérieures le plus souvent. Certains ont "senti" des parfums. La sainteté de la vie des saints, canonisés ou déclarés bienheureux, est telle qu'elle exclut, de leur part, toute tentation de tromper leur entourage: ils ont vraiment vu, entendu, senti. Mais, on doit constater aussi que, le plus souvent, ces grâces "sensibles" sont comme une force donnée pour accomplir une mission importante désirée par Dieu,  une mission particulière, lourde et difficile charge. Même aujourd'hui, on n'ose pas mettre en doute les paroles des saints... Et on accepte les témoignages des témoins, car c'étaient des saints... Mais les hommes plus ordinaires, les personnes du commun, pourquoi n'auraient-ils pas, eux aussi, le droit d'avoir des contacts avec Dieu?

Les scientifiques sont toujours contraints d'apporter des preuves, par des expériences dûment contrôlées, aux hypothèses qu'ils émettent, afin que l'hypothèse puisse devenir une théorie non contestable. Il y a beaucoup de vérités invisibles, beaucoup de forces cachées dans l'univers, des forces jusqu'ici indétectables que nous découvrons peu à peu, parce que nous commençons à avoir des instruments capables de les mettre en évidence. Pourquoi n'en serait-il pas de même avec Dieu? De plus en plus souvent on entend des gens, des personnes qui ont vécu de vraies conversions, dire: "J'ai fait une rencontre!" Que peuvent bien être ces rencontres, très difficiles à expliquer, sinon un contact avec Dieu?

Paulette Leblanc

SUR LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

EUROPE – La Nouvelle Évangélisation « n'est pas une potion magique... elle est un acte de confiance dans le Christ qui fait toutes choses nouvelles »

Vilnius (Agence Fides) – Au centre de la mission de l'Eglise se trouve la personne humaine et son rapport avec Jésus Christ parce que seul ce rapport peut transformer la vie et la remplir d'une joie capable de témoigner de la présence de Dieu. Ces personnes transformées par la rencontre avec Dieu sont, de facto, les protagonistes de la nouvelle évangélisation. Elles forment la base du renouvellement des communautés ecclésiales et sont les moteurs d'une Eglise qui va à la rencontre de ceux qui s'en sont éloignés, leur offrant la possibilité de rencontrer de nouveau Jésus et de faire l'expérience de Sa miséricorde. C'est ce qui a émergé de deux rencontres dédiées au thème de la nouvelle évangélisation qui ont eu lieu à Vilnius, en Lituanie, du 16 au 21 juin, rencontres qui étaient destinées aux Secrétaires généraux et aux Porte-parole des Conférences épiscopales d'Europe. Les deux réunions ont vu la participation de soixante participants au total, représentant 30 Conférences épiscopales du continent.
Dans le communiqué final du CCEE (Conseil des Conférences épiscopales d'Europe), promoteur de ces rencontres, dont une copie est parvenue à l'Agence Fides, est mis en évidence le fait que « la Nouvelle Evangélisation n'est pas une potion magique... Il s'agit d'abord et avant tout d'une attitude. Il s'agit d'un acte de confiance dans le Christ qui fait toutes choses nouvelles ». C'est l'œuvre du renouveau inhérent à la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Elle est déjà en voie de réalisation et elle a besoin d'être proclamée au monde entier. La nouvelle évangélisation ne veut pas que le chrétien fasse quelque chose en plus, la seule chose qu'elle demande c'est d'incarner quotidiennement dans la prière et dans les œuvres de charité, dans la famille et dans le travail, la foi, l'espérance et la charité d'un Dieu qui s'est fait homme ». Les porte-parole ont également mis en exergue la façon dont cette nouvelle évangélisation est déjà présente dans le monde de l'économie; des nouveaux médias, dans l'univers du bénévolat...
Les Secrétaires ont affronté le thème de la liberté religieuse, qui est un droit de l'homme fondamental basé sur la dignité de la personne humaine. L'Eglise et l'Europe doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir que ce droit soit respecté dans le monde entier, tout comme il doit l'être en Europe. Un autre thème central pour l'Europe a été celui de la crise démographique et notamment le problème du vieillissement de la population européenne, avec les graves conséquences que cela entraîne pour les systèmes d'assistance et de prévoyance. Les Secrétaires généraux et les Porte-parole se sont rencontrés pour parler de la communication de l'Eglise en temps de crise et sur l'utilisation des nouveaux outils technologiques pour annoncer l'Evangile. La communication de l'Eglise fait partie de sa mission. Etre fidèle à l'Evangile et à la vérité : voilà la meilleure façon de communiquer, aussi bien en temps de crise que dans la vie ordinaire. Tous les moyens disponibles peuvent être utilisés, mais aucun ne peut remplacer la rencontre personnelle avec les autres et avec Dieu. (SL) (Agence Fides 22/06/2011)