samedi 20 février 2010

SAINT PAUL DE LA CROIX

Bientôt, sur les pages du site Nouvelle Évangélisation vous aurez le plaisir de découvrir une excellente étude réalisée sur ce Saint par notre collaboratrice Paulette Leblanc. Afin que vous puissiez en avoir une petite idée, voici l'introduction qu'elle en a faite:

INTRODUCTION

Les personnes qui connaissent bien la vie des saints finissent par leur découvrir des dénominateurs communs. Tous ont un profond amour du Seigneur, tous ont un grand souci des âmes et du salut des pécheurs. Ce sont toujours des âmes de prière, et tous, quel que soit leur état de vie, recherchent avant tout la volonté de Dieu. Ces qualités ne sont pas extraordinaires, et elles devraient être celles de tous les chrétiens; en effet, tous les chrétiens, soit à leur baptême, ou lors de leur profession de foi, se sont engagés à suivre le Christ et ses commandements. Tous les chrétiens devraient donc être des saints.

En conséquence, les vertus des saints, même si elles sont poussées à leur perfection sont toutes, ou devraient être toutes, accessibles à tous les hommes. Par contre chez les très grands saints, il y a un autre dénominateur commun qui fait que parfois l'on dit: "Ils sont admirables, mais pas imitables..." En effet, ces saints, soucieux d'aimer leur Seigneur et de sauver les âmes, ont engagé toute leur vie au service de Dieu, avec toutes les conséquences que cela implique: en particulier ils ont presque tous été affrontés, moralement ou physiquement, à des épreuves parfois très douloureuses, liées le plus souvent aux missions qui leur étaient confiées. Ces saints voulaient également, par amour, être associés aux souffrances du Christ, notamment à celles de sa Passion. Et ce qui nous surprend le plus, c'est que ces souffrances, souvent insupportables, ils les désiraient. Comment cela peut-il se faire?

Les grands mystiques ont expliqué que les souffrances, désirées et supportées avec amour, les rapprochaient de Dieu, les faisaient même parfois, dans certains cas exceptionnels, entrer dans l'essence même de Dieu . Et là, ils découvraient l'Amour et ses richesses, l'immense bonté de Dieu et sa miséricorde à l'égard de tous les hommes, et plus spécialement des pécheurs. Ces grands mystiques devaient donc, par amour, mener des vies de sacrifice, des vies pénitentes et totalement livrées à Dieu, donc aux hommes qu'ils désiraient sauver.

Vivre une vie de pénitence, ce fut spécialement le cas de saint Paul de la Croix. Nous serons souvent étonnés par la rudesse de sa vie: il allait partout, vêtu d'une simple tunique noire en laine, et pieds nus, y compris pendant les hivers rigoureux, et sur des chemins difficiles; il jeûnait avec excès et plusieurs fois par semaine; les autres jours il mangeait peu et n'importe quoi... tant était grande la pauvreté qu'il voulait vivre et qu'il dut souvent supporter. Il passait tous les jours, de longues heures en oraison. Il se flagellait quotidiennement...

Tout cela nous étonne et nous ne pouvons pas l'imiter en tout. Cependant nous devons, non seulement l'admirer, mais lui demander aussi de venir nous aider quand le Seigneur permet que nous traversions des périodes difficiles de tentations, d'incompréhensions ou de souffrances physiques ou morales.

Paulette Leblanc: Saint Paul de la Croux, fndateur des passionistes.

vendredi 19 février 2010

NOUVEAUX SAINTS

PROCHAINES CANONISATIONS


Le service d’information du Vatican annonce aujourd’hui (19 février 2010) que « ce matin s'est tenu sous la présidence du Saint-Père le consistoire ordinaire public pour la canonisation des bienheureux » dont les noms suivent :

– Stanislaw Soltys (au siècle Kazimierczyk), prêtre polonais chanoine du Latran (1433-1489).

André Bessette, (au siècle Alfred), religieux canadien de la Congrégation de la Ste.Croix (1845-1937).

Candida María de Jesús Cipitria y Barriola (au siècle Juana Josefa), religieuse espagnole fondatrice des Filles de Jésus (1845-1912).

– Mary of the Cross MacKillop, (au siècle Mary Helen), religieuse australienne fondatrice des Soeurs de St. Joseph du Sacré Cœur (1842-1909).

– Giulia Salzano, religieuse italienne fondatrice des Catéchistes du Sacré Coeur (1846-1929).

Battista Varano (au siècle Camilla), clarisse italienne (1458-1524).

Le Saint-Père a fixé la messe de leur canonisation au dimanche 17 octobre 2010.

Note personnelle: Nous sommes très heureux que la bienheureuse Camilla Battista Varano soit portée enfin à la vénération de l'Église universelle, car nous avons pour elle une grande vénération et un grand amour. Que Dieu soit à jamais loué pour cette bonne et excellente nouvelle.

jeudi 18 février 2010

LES APPARITIONS DE MARIENFRIED

Avertissements

Il y a quelques mois, un des lecteurs de notre site consacré à la Nouvelle Évangélisation nous a demandé quelques renseignements concernant les apparitions de la Vierge Marie à Marienfried. Nous nous sommes documentés autant que nous l'avons pu. Nous sommes conscients des lacunes qui peuvent se rencontrer, et d'avance nous remercions les lecteurs mieux informés, de nous apporter les compléments dont ils disposent, et que nous intégrerons à notre texte.

Pour présenter les apparitions de la Vierge Marie, à Marienfried, en Allemagne de la manière la plus objective possible, nous avons utilisé, entre autres, une traduction du document de Joseph F. Künzli.

Joseph Künzli a résidé plusieurs années à Marienfried, et, tout comme Mgr Pereira Venâncio, évêque de Fatima et Mgr Rudolf Graber, évêque de Ratisbonne, il croit à la réalité des apparitions de Marienfried. Le petit ouvrage de Joseph Künzli a été écrit en 1974.

Nous avons également utilisé, pour les 2ème et 3ème messages des 25 mai 1946 et 25 juin 1946, des extraits de la brochure traduite par Nicole Roelli-Senez à partir de l'original allemand écrit par Maria Hepp: "Le Message de Marienfried", imprimerie Paul Geiselmann, Laupheim, 1969

Des voix autorisées

Mg Pereira Venâncio, évêque de Fatima, a écrit: “Le sanctuaire de Marienfried représente pour moi une synthèse de la dévotion mariale de notre temps. Celui-ci fait partie des plus importants sanctuaires mariaux de l’Église catholique, où la Mère de Dieu est vénérée d’une façon presque multiple.”

Mgr Rudolf Graber, évêque de Ratisbonne, a écrit, le 25 juillet 1976: “Celui qui étudie attentivement le message de Marienfried, découvre l’interprétation de l’Apocalypse, chapitre 12, où le “grand Dragon rouge” poursuit la Dame vêtue de soleil, cherchant à anéantir son Fils”.

Le 20 mars 2000, l'évêque du lieu, le diocèse d'Augsbourg, autorisa les pèlerinages bien que l'Église ne se soit pas encore prononcée officiellement sur l'authenticité des faits. Les pèlerins viennent de plus en plus nombreux à Marienfried.

Paulette Leblanc, Écrivain, collaboratrice à “Nouvelle Évangélisation

lundi 15 février 2010

MEDITATION POUR LE MERCREDI DE CENDRES

CEUX QUI SUIVRONT JÉSUS


LE PARTAGE DE LA PASSION


Jésus prépare ceux qui devront Le suivre


Il convient maintenant, après avoir longuement médité sur la Passion que Jé-sus dut vivre tout au long de sa vie publique, et avant d’aborder la contempla-tion des jours saints de notre Rédemption, de se pencher sur la manière dont Jésus prépare ses saints, pour les associer, eux aussi, à sa longue Passion et leur partager les angoisses de son Agonie. Il convient aussi de partager les an-goisses de nos sociétés modernes qui, sans qu’elles le sachent, ont lourdement pesé sur celles de Jésus durant sa vie publique et son Agonie: “Quand le Christ reviendra sur la terre, trouvera-t-il encore la foi?”

Vivre les agonies du Christ , cela suppose que ceux qui seront appelés à les par-tager, soient soigneusement préparés, et par Jésus Lui-même. Participer à la Grande Passion de la Croix, cela suppose aussi pour les quelques mystiques qui devront la vivre sur la terre, un appel particulier et une formation particulière. Jésus, sans rien dire, avait longuement préparé ses apôtres au martyre. Tous les autres saints à qui le Seigneur demandera de Le suivre dans son Agonie et sur son Chemin de Croix auront vécu, au préalable, des événements ou des cir-constances exceptionnelles. Cet avant-propos va nous aider à cerner de plus près ce que l’on pourrait nommer: le partage de la Passion.

Les saints, nous les aimons bien... Nous les aimons bien, mais le plus souvent, sans même le savoir, et sans toujours les comprendre ou les approuver... Il y en a même quelques-uns qui nous agacent un peu: ils sont trop parfaits. Nous ai-merions connaître les défauts de nos saints, cela nous rendrait service, à nous pauvres mortels encore liés à cette terre et pleins de misères que nous n’arrivons pas toujours à maîtriser. Alors, parfois, comme s’il avait entendu notre désir, un saint nous fait signe et vient à notre rencontre, avec toute sa vie, toute sa fougue et aussi toutes ses faiblesses.

Saint François d’Assise

Voici François d’Assise. Il nous surprend d’abord, on ne le comprend guère: il n’est pas à notre taille, il est trop grand, trop pauvre, trop humble, trop morti-fié, trop charitable, trop excessif, trop “tout”, quoi. Pourtant que d’enseignements le Seigneur nous donne à travers lui!

Contemplons François dans sa jeunesse un peu folle. “Va, lui dit Jésus, répare mon Église qui tombe en ruines.” Et François va; il se met à réparer l’église de Saint Damien, qui effectivement tombait en ruines. François y va de sa per-sonne, mais quand il s’agit d’acheter des matériaux, il le fait avec les biens de son papa: c’est un peu facile! On peut comprendre que ce père n’ait pas été ex-cessivement content. Comme il nous plaît ce François-là, plein d’ardeur et de défauts, un peu inconscient, un peu tout fou.

Mais Jésus l’attend au tournant, si on peut s’exprimer ainsi. Ce que Jésus veut de lui, c’est la sainteté, c’est la réparation de l’Église de son époque, cette pau-vre Église qui avait été bien malmenée: un peu comme la nôtre aujourd’hui. Jésus ne va plus ménager François qui devra avancer coûte que coûte, et plutôt plus que moins. François souffre, mais François se laisse faire...

La vie est dure pour François, après sa conversion. Sa vie est dure, matérielle-ment et surtout spirituellement: comment ses contemporains auraient-ils pu comprendre cet hurluberlu qui fâche tellement ses parents? Ce pauvre fou qui mendie alors qu’il pourrait tout posséder sur la terre! François avance, sans comprendre, mais l’Amour qui est au fond de son coeur et qui le mène sans lui donner d’explication, l’Amour Lui, sait ce qu’Il fait. L’Amour prépare François. Jésus prépare François, non pas en vue d’oeuvres humaines, saintes, certes, nécessaires mais difficiles. Non! cela, avec la grâce de Dieu, cela c’est à la por-tée des hommes.

Jésus prépare François à recevoir les stigmates, quand sa vie sera déjà bien avancée. Jésus prépare lentement François à être configuré au Crucifié... Jésus travaille dans le silence. Sans bruit Il prépare les âmes à accueillir ce qu’Il leur a préparé de toute éternité. Jésus a longuement préparé François à devenir Saint François d’Assise, le Petit Pauvre, le premier stigmatisé, la première icône vivante de Jésus sur la Croix. Ce mystère est grand, si grand qu’il n’est pas à notre portée.

De toute éternité, Jésus prépare chaque âme qu’Il aime en vue d’une mission particulière. Jésus nous prépare tous, sans bruit, malgré nos défauts, nos misè-res, nos péchés, nos révoltes ou nos grincements de dents. Jésus nous prépare tous. Lentement, patiemment, Il prépare chacun d’entre nous à la mission qui sera la sienne: la mission de sa vie. Jésus prépare chaque homme pour en faire un saint, mais généralement nous ne comprenons pas ses méthodes; aussi, parfois, nous enseigne-t-Il en nous montrant comment Il a préparé ses plus grands saints, malgré leurs défauts, leurs misères, et même leurs péchés.

Saint Pierre

Voici Saint Pierre. Pauvre Pierre, si plein de fougue, si enthousiaste, si plein d’amour pour son Maître bien-aimé. Car c’est vrai que Pierre aime Jésus: il a tout quitté pour Le suivre, et cela ne devait pas être facile. On ne pense pas tou-jours aux sacrifices qu’ont dû consentir les premiers apôtres: quitter femme, enfants, parents, amis... et même le travail, c’est-à-dire le gagne-pain pour sa famille.

On ne pense pas toujours aux sacrifices qu’ont dû consentir les premiers apô-tres, et pour qui? Pour quoi? Pour suivre un jeune prophète dont on ne connaissait encore à peu près rien. Quelle force et quel attrait puissants de-vaient émaner de la personne de Jésus pour que douze hommes sensés, équili-brés, solides, dont certains étaient chargés de famille, aient ainsi pu, en quel-ques jours, renoncer à tout, pour suivre un jeune homme qui ne leur offrait rien, sinon vivre en mendiant et coucher le plus souvent à la belle étoile! On ne pense pas souvent à cela qui suppose une capacité d’amour assez stupéfiante.

Donc, il est certain que Pierre aimait Jésus, il l’avait prouvé. D’ailleurs, il était prêt, s’il le fallait, à donner sa vie pour Jésus... Hélas! “Tu donnerais ta vie pour Moi, dit Jésus quelques heures à peine avant d’être arrêté, tu donnerais ta vie pour moi?... Le coq n’aura pas chanté deux fois que tu m’auras renié trois fois.”

Pierre se rebiffe. Non, ce n’est pas possible, jamais il ne reniera son Maître, non jamais. D’ailleurs, lui, il a prouvé qu’il aimait Jésus, il n’est pas comme ce Judas dont on ne sait jamais ce qu’il fait, et qui a des moeurs pas très avoua-bles. Et qui est même un voleur. Non, vraiment, Pierre n’est pas comme ça. Il ne comprend pas, non plus, la mansuétude de Jésus envers Judas, ni sa pa-tience. Lui, Pierre, il y a longtemps qu’il aurait éloigné cet individu...

Jésus sait tout cela, Jésus sait combien son disciple est encore présomptueux, et peu charitable. Il sait que Pierre, s’il devait, Lui Jésus, le laisser avec son tempérament trop absolu, trop sévère, Il sait, Lui Jésus, que Pierre n’attirerait pas les hommes à la Bonne Nouvelle. Pierre doit apprendre la véritable bonté, le véritable Amour de Dieu, et la miséricorde.

Jésus vient d’être arrêté. Pierre a renié son Maître, trois fois de suite, avec de grands serments: “Non! Il ne connait pas cet homme!”

Immédiatement Pierre pleure sa faute, amèrement. Jésus l’a regardé: et l’apôtre se sait pardonné, mais sa faute est, dans son coeur, une plaie vive qui restera brûlante toute sa vie, et qui le rendra plus humble. La faute de Pierre, regrettée et pardonnée, est devenue source de grâces, source d’amour humble et confiant, source de plus d’amour aussi, pour les pécheurs qu’il rencontrera. Pierre est prêt pour sa mission, Pierre pourra accepter même le martyre...

Paulette Leblanc