jeudi 23 décembre 2010

HISTOIRE DE NOEL

Notre amie et collaboratrice, Paulette Leblanc, nous a envoyé une belle "histoire de Noël", que nous partageons volontiers avec vous.

« Paul est assis sur les pierres froides de l’église Saint Jacques. Comme toujours, il demande l’aumône. Quand il y a une messe, il ouvre la porte aux fidèles et leur fait un grand sourire, en découvrant sa bouche toute édentée.

Ce Monsieur de 55 ans fait partie des sans abri qui luttent quotidiennement pour leur survie. Son corps est décharné, pas seulement par le froid et la faim, mais surtout par l’alcool. Il a l’air beaucoup plus âgé qu’il ne l’est. Si seulement il avait la force de lutter contre cette dépendance, tout irait mieux, pense-t-il souvent. Et chaque fois il prend la ferme résolution d’arrêter de boire. Mais quand le soir vient, et avec lui les souvenirs de sa famille qu’il avait perdue lors d’un accident tragique, il a recours à la bouteille. Alors l’alcool anesthésie le vide dans son âme, ne soit-ce que pour un petit moment. La bouteille de vin est sa compagne fidèle, et la cirrhose de foie et d’autres maladies le consomment. La couleur de sa face fait pressentir le pire. Pour beaucoup de gens du quartier Paul fait, d’une certaine manière, partie de l’escalier de l’église, comme une statue. Et c’est ainsi qu’ils le traitent. La plupart ne font guère attention à lui et ceux qui s’en aperçoivent se demandent pour combien de temps il va encore tenir.

Seuls le curé et sa nouvelle assistante paroissiale se soucient de lui. Surtout sœur Petra, jeune missionnaire de Steyl, vient chaque jour à sa rencontre. Il est heureux de ses visites lors desquelles elle apporte aussi chaque fois quelque chose à manger. Mais même la sœur n’a pas réussi à sortir Paul de la rue. Il ne veut même pas venir à la cure pour y manger ou se laver.

Chaque soir quand la nuit approche et personne ne le voit, Paul se glisse dans l’église sombre et vide. Alors il s’assoit sur le banc dans la première rangée, directement devant le tabernacle. Là il reste assis, en silence et sans bouger, pendant presqu’une heure avant qu’il se lève, traîne par l’allée centrale vers le portail principal et disparaît dans l’obscurité de la nuit. Personne ne sait où il va, mais le lendemain matin il est de nouveau assis devant l’église.

Ainsi passent les jours. Sœur Petra lui demanda une fois : « Paul, je vois que tu vas chaque soir dans l’église. Qu’est-ce que tu y fais pendant une heure ? Du pries ? » — « Je ne prie pas, répondit Paul, comment pourrais-je prier ! Depuis le temps quand j’étais en petit garçon au cours de catéchisme, j’ai oublié toutes les prières. Je ne me souviens plus d’une seule. Ce que je fais dans l’église ? C’est très simple : je me dirige vers le tabernacle, là où Jésus est tout seul dans sa demeure, et je lui dis : ‘Jésus, c’est moi, Paul. Je viens Vous rendre visite’. Puis je reste encore un peu pour lui tenir compagnie. »

Le matin de la veille de Noël l’escalier sur lequel Paul avait été assis depuis tant d’années, restait vide. Sœur Petra se mit immédiatement à sa recherche. Après quelque temps elle le retrouve dans l’hôpital situé près de l’église. Le matin des promeneurs l’avaient trouvé inconscient sous un pont et avaient appelé un médecin d’urgence. Maintenant Paul se trouve sur un lit d’hôpital.

Quand la sœur de Steyle l’aperçoit, elle est effrayée. Paul est relié à divers tuyaux, sa respiration est faible. Sa face a la couleur pâle typique des mourants. « Etes-vous quelqu’un de sa famille ? » La voix du médecin arracha Petra à ses pensées. « Non, mais je m’occuperai de lui », dit-elle spontanément. « Alors là il n’y a plus beaucoup à faire. Il est mourant. » Le médecin secoue tristement sa tête. Sœur Petra s’assoit à côté de Paul, prend sa main et prie pendant un moment. Puis elle retourne en tristesse vers la paroisse. Le lendemain matin elle revient et s’attend presque à entendre la triste nouvelle de sa mort… Mais non, qu’est-ce que c’est ? Elle ne croit pas à ses yeux. Paul est assis, droit et fraîchement rasé, sur son lit. Avec des yeux bien réveillés et un regard vif il accueille avec joie la sœur qui entre. L’expression d’un bonheur indescriptible rayonne de son visage. Petra ne peut le croire : Est-ce vraiment la personne qui lutta hier encore avec la mort ? « Paul, mais c’est incroyable, tu es vraiment ressuscité. On ne peut guère te reconnaître. Mais qu’est-ce qui s’est passé avec toi ? » — « Eh bien, répondit Paul, c’était hier soir, peu après ta visite. Là cela n’allait pas du tout. Et puis, soudainement, j’ai vu quelqu’un debout, là au pied de mon lit. Il était beau, infiniment beau… Tu ne peux te l’imaginer ! Il me sourit et dit : ‘Paul, c’est Moi, Jésus. Je suis venu pour te rendre visite.’ »

Paul n’a plus touché une goutte d’alcool depuis ce jour. Sœur Petra lui a donné une petite chambre dans la cure et lui a procuré une place comme jardinier. Sa vie a complètement changé depuis ce jour de Noël. Paul a trouvé des nouveaux amis dans la communauté paroissiale. Quand il le peut, il aide la sœur Petra. Mais une chose est restée : quand la nuit tombe, il se glisse dans l’église, s’assoit devant le tabernacle et dit : « Jésus, c’est moi, Paul. Je viens pour Vous rendre visite. »

Paulette Leblanc

samedi 9 octobre 2010

VATICAN II - 05


VATICAN II
9 octobre 2010

De très nombreux chrétiens : prêtres, religieux ou laïcs, se réfèrent souvent au Concile Vatican II, que, malheureusement, ils n'ont pas lu. C'est pourquoi il nous a semblé indispensable de donner chaque jour, à nos lecteurs, une ou deux phrases des décrets du Concile Vatican II. Certains paragraphes ou parties de paragraphes ont parfois été résumées pour en faciliter la lecture.

NOTA: Les numéros entre parenthèses ( ) renvoient aux paragraphes des décrets.

DEI VERBUM
(constitution dogmatique)



– 005 – 5-Rapports entre la tradition sacrée et l'Écriture sainte

La Tradition sacrée et la Sainte Écriture possèdent donc d’étroites liaisons et communications entre elles... La Sainte Écriture, c’est la Parole de Dieu; la Tradition sacrée transmet dans son intégrité aux successeurs des Apôtres la Parole de Dieu confiée aux Apôtres par le Christ Seigneur et le Saint-Esprit. " (9)

6-La transmission de la Révélation divine

Dieu voulait que ce qu’il avait révélé aux apôtres, par son Fils, fût maintenu intact et transmis fidèlement à toutes les générations. Cette charge a été transmise aux évêques, successeurs des apôtres. Dans ces conditions, "il est donc évident que la Tradition sacrée, la Sainte Écriture et le Magistère de l’Église sont entre eux, selon le très sage dessein de Dieu, tellement liés et associés, qu’aucun d’eux n’a de consistance sans les autres..." (10)

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Nouvelle Évangélisation

vendredi 8 octobre 2010

CE QUE DISENT NOS LECTEURS...

Madame, Monsieur,

Soyez infiniment remercié(e) pour la jolie lettre de vulgarisation du Concile Vatican II que vous avez eu la délicate attention de m'envoyer.

J'ignore personnellement qui vous êtes : je suppose une ou plusieurs personnes pieuses, attachées à l'Église et à l'Autorité, cherchant la Vérité du fond de leur cœur, et désireuses de partager avec d'autres cet idéal apostolique.

Je pense que, à l'époque de la "Nouvelle Évangélisation", votre effort contribuera positivement à aider les es et je vous souhaite un grand succès dans votre démarche.

Humblement, à la mesure de mes petits moyens informatiques, je m'offrirais même à collaborer à ce travail, dont j'imagine qu'il deviendra très vite ardu et même colossal, si vous envisagez de présenter ainsi l'intégralité du Concile.

Que Dieu bénisse votre entreprise. Comptez sur ma prière sacerdotale.

Bien vôtre.

BK.

VATICAN II - 4


VATICAN II8 octobre 2010

 
De très nombreux chrétiens : prêtres, religieux ou laïcs, se réfèrent souvent au Concile Vatican II, que, malheureusement, ils n'ont pas lu. C'est pourquoi il nous a semblé indispensable de donner chaque jour, à nos lecteurs, une ou deux phrases des décrets du Concile Vatican II. Certains paragraphes ou parties de paragraphes ont parfois été résumées pour en faciliter la lecture.

NOTA: Les numéros entre parenthèses ( ) renvoient aux paragraphes des décrets.


DEI VERBUM
(constitution dogmatique)


CHAPITRE DEUXIÈME

La transmission de la Révélation divine

– 004 – 4-Les apôtres et leurs successeurs-La tradition sacrée

Les apôtres, en transmettant ce qu’ils ont eux-mêmes reçu, avertissent les fidèles de garder les traditions qu’ils ont apprises soit par leurs paroles, soit par leurs lettres, et de combattre pour la foi qui leur a été transmise une fois pour toutes... "Cette tradition qui vient des Apôtres se développe dans l’Église sous l’assistance du Saint-Esprit... C’est par la même Tradition que le Canon des Livres Saints se fait connaître dans sa totalité à l’Église." (8)


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Nouvelle Évangélisation

VATICAN II - 3


VATICAN II
7 octobre 2010

De très nombreux chrétiens : prêtres, religieux ou laïcs, se réfèrent souvent au Concile Vatican II, que, malheureusement, ils n'ont pas lu. C'est pourquoi il nous a semblé indispensable de donner chaque jour, à nos lecteurs, une ou deux phrases des décrets du Concile Vatican II. Certains paragraphes ou parties de paragraphes ont parfois été résumées pour en faciliter la lecture.
NOTA: Les numéros entre parenthèses ( ) renvoient aux paragraphes des décrets.

DEI VERBUM(constitution dogmatique)
– 003 – 2-La préparation de la Révélation évangélique

Puis Dieu, en ces jours qui sont les derniers nous a parlé par son Fils... le Verbe éternel... pour habiter parmi les hommes et leur faire connaître les secrets de Dieu... Jésus-Christ, Verbe fait chair... parle les paroles de Dieu et achève l’œuvre du salut que le Père lui a donné de faire. Qui voit Jésus-Christ, voit le Père. Jésus-Christ, c’est Dieu avec nous pour que nous soyons délivrés du péché et de la mort, et que nous soyons ressuscités pour la vie éternelle.

L’économie chrétienne... ne passera jamais; il n’y a donc plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant l’apparition dans la gloire, de Notre-Seigneur Jésus-Christ. "(4)

3-On doit croire à la Révélation

À Dieu qui révèle, il faut apporter l’obéissance de la foi. Pour garder cette foi, l’homme a besoin de la grâce de Dieu qui fait les premiers pas et qui l’aide avec le secours intérieur de l’Esprit-Saint. (5)
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mardi 5 octobre 2010

VATICAN II - 2


5 octobre 2010


De très nombreux chrétiens : prêtres, religieux ou laïcs, se réfèrent souvent au Concile Vatican II, que, malheureusement, ils n'ont pas lu. C'est pourquoi il nous a semblé indispensable de donner chaque jour, à nos lecteurs, une ou deux phrases des décrets du Concile Vatican II. Certains paragraphes ou parties de paragraphes ont parfois été résumées pour en faciliter la lecture.

NOTA: Les numéros entre parenthèses ( ) renvoient aux paragraphes des décrets.

DEI VERBUM(constitution dogmatique)
CHAPITRE PREMIER
La Révélation

– 002 – 1-Nature et objet de la Révélation

"Il a plu à Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler Lui-même aux hommes, et de faire connaître le mystère de sa volonté par le Christ pour entrer en communion avec eux. Par le Christ, Verbe fait chair, les hommes ont, dans le Saint-Esprit, accès auprès du Père, et deviennent participants de sa nature divine.” (2)

Mais pour ouvrir le chemin de la vie éternelle, Dieu s’est d’abord manifesté à nos premiers parents à qui, après leur chute, il promit une rédemption... "À l’époque marquée, Dieu appela Abraham, puis Moïse, les patriaches et les prophètes par qui il fit l’éducation de son peuple." (3)


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Merci.

BIBLE ET TELEPHONE PORTABLE

Une amie m'a envoyé un mail avec ces consignes très particulières, mais aussi très judicieuses: je n'ai pas résisté à l'envie de le partager avec vous tous, amis visiteurs, même si certains connaissent déjà ce texte:

Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait si nous considérions la Bible de la même manière que nous considérons notre téléphone portable ?

Si nous transportions la Bible dans notre porte-documents, dans notre sac à main, à la ceinture ou dans la poche de notre veste ?

Si nous y jetions un coup d’œil plusieurs fois par jour ?

Si nous retournions la chercher quand nous l’avons oubliée à la maison ou au bureau ?

Si nous l’utilisions pour envoyer des messages à nos amis ?

Si nous la traitions comme si nous ne pouvions plus vivre sans elle ?

Si nous l’emmenions en voyage, au cas où nous aurions besoin d’aide ou de secours ?

Si nous y mettions la main en cas d’urgence ?


Par rapport au téléphone portable, la Bible a bien plus d’avantages :

Contrairement au téléphone portable, la Bible a toujours du réseau.

Nous pouvons nous y connecter dans n’importe quel lieu et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

Nous n’avons pas besoin de nous soucier du manque de crédit, parce que Jésus a déjà payé la facture, et les crédits sont illimités !

Encore mieux ! la communication n’est jamais coupée, et la batterie est chargée pour la vie entière.

« Cherchez le Seigneur tant qu’Il se laisse trouver, invoquez-Le tant qu’ll est proche » (Is.55, 6)

Numéros d’urgence :


Si vous êtes triste, composez * Jean 14.

Si les gens parlent contre vous, composez * Psaume 27.

Si vous êtes énervé, composez * Psaume 51.

Si vous êtes inquiet, composez * Matthieu 6, 19-24

Si vous êtes en danger, composez * Psaume 91.

Si Dieu vous semble loin, composez * Psaume 63.

Si vous foi a besoin d’être fortifiée, composez * Hébreux 11.

Si vous êtes solitaire et apeuré, composez * Psaume 22.

Si vous êtes dur et critique, composez * 1 Corinthiens 13.

Pour connaître le secret du bonheur, composez * Colossiens 3, 12-17.

Si vous vous sentez triste et seul, composez * Romains 8, 31-39

Si vous désirez la paix et le repos, composez * Matthieu 11, 25-30

Si le monde vous semble plus grand que Dieu, composez * Psaume 90.



Enregistrez ces numéros dans votre agenda ! Ils seront forcément importants pour vous à un moment de votre vie !

Et communiquez-les à d’autres : il se peut qu’un de ces numéros d’urgence sauve une vie !

mardi 28 septembre 2010

CONCILE VATICAN II - DEI VERBUM



1er OCTOBRE 2010

– 000 –

De très nombreux chrétiens : prêtres, religieux ou laïcs, se réfèrent souvent au Concile Vatican II, que, malheureusement, ils n'ont pas lu. C'est pourquoi il nous a semblé indispensable de donner chaque jour, à nos lecteurs, une ou deux phrases des décrets du Concile Vatican II. Certains paragraphes ou parties de paragraphes ont parfois été résumées pour en faciliter la lecture.


NOTA: Les numéros entre parenthèses (1) renvoient aux paragraphes des décrets.

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Décret
(constitution dogmatique)


Annonce


La publication de ces rappels sur le Concile Vatican II commencera le 1er octobre 2010 et sera quotidienne.
Nous pensons rendre ainsi service à tous ceux qui s’intéressent à ce grand Concile.
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vendredi 2 juillet 2010

FAUSSE INFORMATION

Jamais plus!...

Chers amis lecteurs,

Nous avions publié ici un message qui nous était parvenu d’un missionnaire qui nous signalait des “persécutions en Inde”.

Désireux de rendre service, j’avais donné une “suite favorable” à cette information qui malheureusement s’est avérée être une fausse information.

Je profite pour remercier tous ceux qui m’ont informé qu’il s’agissait en fait d’une fausse information. Le missionnaire en question fait partie de ceux-là. Voici ce qu’il a écrit :

« A tous ceux qui ont reçu ce message concernant les persécutions en Inde, il s'avère que c'était une fausse information ; je m'en excuse. Cela n'empêche pas de prier les uns pour les autres car les persécutions envers l'Église et le Saint-Père tout particulièrement continuent leur ravage. Merci pour toutes ces prières qui montent vers le ciel. »

Certes, il faut prier pour l’Église et pour le Pape, mais le résultat de cet incident aura probablement des répercussions : je ne publierai plus jamais une information sans l’avoir auparavant “passée au crible”, d’où qu’elle vienne...

Je tiens également à m’excuser auprès des hindous, car eux aussi ont pu se sentir blessés par cette faute information.

Je l’ai dit et le répète : je connais l’Inde et j’aime ce beau pays !

mercredi 30 juin 2010

SI PETITS, ET TELLEMENT AIMÉS

  • COMMENT PEUT-ON ÊTRE ATHÉE?

Hier matin dans un ciel superbement bleu, ce qui est rarissime, j'ai vu un avion. Il devait être à plusieurs milliers de mètres au-dessus de la terre, et le trait que je voyais n'avait pas plus de quatre ou cinq centimètres. L'avion filait et brillait dans le ciel. Soudain je me dis : "Dans cet avion, il doit bien y avoir au moins 100 ou 150 personnes. Je ne peux pas les voir car elles sont bien trop petite par rapport à moi. Si elles souffrent, cela m'est bien égal. Si elles dispa-raissaient, je ne m'en apercevrais même pas... Seigneur, sommes-nous si petits par rapport à nous-mêmes, les uns vis à vis des autres? Et par rapport à toi ? Notre petitesse par rapport à Toi est incroyable. Comment peux-Tu nous voir, nous connaître individuellement, et nous aimer ? Comment es-Tu Quelqu'UN pour chacun de nous, ce Dieu merveilleux, unique mais trine car Amour, et qui se soucie de chacun de nous, individuellement, malgré sa si petite petitesse ?
Quand je voyageais en avion, il m'est souvent arrivé, de regarder la terre à tra-vers le hublot. Tout était si petit sur la terre! Les hommes, je ne les voyais pas. C'est tout juste si parfois, lorsque l'avion n'était pas encore trop haut, je pou-vais distinguer un petit train... probablement plein de voyageurs... invisibles, et pourtant de ma race humaine, et de ma taille. Et voici une chose étrange, éton-nante et très dérangeante: lorsque nous sommes sur la terre avec les autres hommes, à notre échelle, nous nous voyons, nous nous parlons, nous nous ju-geons... et parfois nous nous croyons très grands, bien supérieurs à nos voi-sins. Pourtant, pour celui qui nous voit de très loin, nous sommes si petits! Ef-fets d'optique disent certains... Mais si pour Dieu il y a aussi des effets d'opti-que, alors Lui qui est si infini, comment peut-Il nous voir, nous connaître, nous parler, s'être fait l'un de nous? Pourtant nous sommes véritablement très très petits. Et Dieu nous connaît et nous aime??? Je ne comprends pas.
Seigneur, je reviens sur la terre. Je vois les hommes: beaucoup T'aiment, mais beaucoup aussi ne croient même pas en l'existence d'un créateur. Cela me paraît tellement insensé que je ne peux pas comprendre un tel refus de Dieu. Et je comprends encore moins notre orgueil, l'orgueil des hommes insensés qui se prennent pour des dieux... Oh! évidemment, ce n'est pas facile d'imaginer un Dieu infini qui s'occuperait encore de ses infimes créatures. Comment Dieu peut-Il faire pour s'occuper de chacun de nous, individuellement, et même nous parler! D'ailleurs les hommes savent s'organiser, faire des progrès, déve-lopper des sciences merveilleuses, et bientôt nous comprendrons tout, nous expliquerons tout... Et nous ne mourrons plus... sauf si l'on nous euthanasie...
Qu'est-ce que l'homme dans l'univers? Pratiquement rien. Qu'est-ce que l'homme par rapport à lui-même? Rien. Il est arrivé sur la terre comme sans lui, car il n'y est pour rien. Il a grandi, sans rien faire pour cela, sauf manger, et s'il a mal grandi il n'y est pour rien. S'il est intelligent, tant mieux; s'il est sot, tant pis. C'est comme ça, et l'homme n'y peut rien. Chacun peut se dire: "Je suis né dans un pays et dans une famille et un milieu social que je n'ai pas choisis. C'est comme ça. J'ai eu la chance d'être né français et d'avoir des pa-rents merveilleux. J'aurais pu naître ailleurs, en Chine et être abandonné dès ma naissance, surtout si je suis une fille. Tout ce qui me concerne se fait sans moi. Au fond, je suis dans un monde et surtout dans un univers que je subis et sur lesquels je ne peux pas agir."
Je ne peux rien contre les tremblements de terre, ni contre aucune des calami-tés naturelles. Je ne peux rien sur la croissance des plantes, ni sur le climat, ni sur ce qui m'entoure. Et quand les hommes croient agir sur le climat ou la croissance des plantes, etc., rapidement la nature montre que la maîtresse, c'est elle, et pas les hommes. Les hommes arrivent sur la terre, et ils n'y sont pour rien. Ils devront lutter pour vivre, se développer, faire des choses, puis ils mourront, et d'eux, il ne restera rien. Alors, vivre, à qui est-ce que cela sert? Et quel sens a la vie. Il me semble avoir une certaine conscience de moi-même, mais est-ce certain? Je dépends entièrement de la nature, des autres hommes qui sont tout aussi contingents que moi; dès ma naissance je suis condamné à mort. Alors, la vie, à quoi ça sert? Et est-ce que je vis vraiment, est-ce que j'existe? Quand je pense à tout cela je perds pied, et pourtant, dès qu'un autre homme: un confrère, un collègue ou un ami, arrivera près de moi, je me com-parerai à lui, je pourrai l'aimer ou le détester, lui faire du bien ou du mal. Tout ceci n'ayant d'ailleurs aucune importance puisque nous sommes tous les deux condamnés à mort... Ma petitesse s'étale partout dès que je contemple l'uni-vers, et encore plus quand je mets des chiffres pour "mesurer". Là je panique!...
Mon Dieu! Je dis: "Mon Dieu!" Mais n'est-ce qu'un mot, ou est-ce que je dois ma vie à quelque chose, ou à Quelqu'Un? Je me perds, j'ai peur. Et si je m'ar-rête là dans mon raisonnement, je n'ai plus qu'à me suicider, ce que font de plus en plus de gens dans notre société désespérée car condamnée inexorable-ment. Condamnée sans espoir car la vie n'a pas de sens; d'ailleurs, je n'existe pas vraiment: alors à quoi bon se donner du mal et souffrir? Ma vie n'est qu'une illusion... Mais si ma vie est une illusion, c'est que quelque chose au moins existe: l'illusion... Et je sers à quoi dans cette illusion? Et si cette illusion était, en vérité, le reflet de ma réalité? Si illusion il y a, c'est que l'illusion existe, et moi aussi qui me voit dans cette illusion... Notre monde sans Dieu se perd et il appelle au secours: "Mon Dieu! au secours!"
Tiens! "Mon Dieu! au secours!" Mon Dieu??? Mais qu'est-ce que c'est? Y au-rait-il quelque chose à quoi je puisse me raccrocher? Quelque chose, ou Quel-qu'UN qui pourrait venir à mon secours? Qui pourrait me comprendre? Quel vertige! Quelle détresse! Quelle horreur que la vie sans Quelqu'Un que je puisse trouver! Notre monde est au fond de l'abîme qu'il a lui-même creusé, ou plutôt qu'on lui a fait creuser pour le perdre. Mais "on", qui est-ce? L'homme ne peut pas s'accrocher au néant qui n'existe pas et qui pourtant l'aurait créé!!! Dilemme impossible! Désespérance infinie!... "Mon Dieu, au secours!"
Désespérance infinie qui pourtant n'existe pas si le néant de l'homme n'a que le néant infini, c'est-à-dire "RIEN" pour lui répondre. Car si l'on suit le raison-nement des athées de plus en plus nombreux, on sombre dans le raisonne-ment-néant, d'un être-néant, venu au monde-néant, pour vivre une vie-néant qui n'existe donc pas, et pour, cependant, y souffrir une souffrance que je ne peux qualifier de néant puisque je la sens...
Mon Seigneur! Je me perds. Je n'arrive plus à raisonner comme les athées. De ce que je viens d'écrire je n'invente rien. Mais ce que je comprends encore moins, c'est que les athées qui sont devant cette impasse ne poursuivent pas leurs raisonnements, mais s'arrêtent brusquement, comme si leur intelligence était bloquée, pour dire: "Je verrai bien quand je serai mort!"
"Je verrai bien quand je serai mort!!!" Je n'invente rien: c'est ce que j'entends parfois dans les maisons de retraite. Nos pauvres vieux sont perdus eux aussi. Ils ont perdu la foi (ou plutôt on la leur a fait perdre) ils ont perdu Dieu. Ils ne croient plus en Dieu, et pourtant, inconsciemment, comme pour se rassurer, ils ne Le rejettent pas complètement. On verra bien quand on sera mort! Mais si Dieu n'existe pas, s'il n'y a que le néant, ils ne pourront rien voir puisqu'il n'y aura rien à voir et qu'eux-mêmes, perdus dans le néant et néant eux-mêmes ne pourront plus rien voir.
Seigneur, vraiment c'est atroce d'essayer de parler comme les athées. Alors, de nouveau j'affirme ma foi. Oui, Dieu existe: de cela je suis sûr. Et la contempla-tion de l'espace sidéral qui nous entoure, malgré les peurs viscérales qu'elle peut susciter en nous, nous ramène dans le Cœur de Dieu, je vais m'expliquer.
A suivre...

Paulette Leblanc

mercredi 21 avril 2010

SEPT NOUVELLES BÉATIFICATIONS

Le pape approuve sept béatifications, dont 4 prêtres


ROME, Mercredi 14 avril 2010 (ZENIT.org) – Le P. Jerzy Popieluszko et « Lolo » le journaliste espagnol, vont être béatifiés d'ici le mois de juin, ainsi que 5 autres « vénérables », avec « l'approbation » de Benoît XVI, annonce le bureau des célébrations liturgiques pontificales.

Parmi eux, quatre témoins de la sainteté sacerdotale : le P. de Hoyos, jésuite espagnol, le P. Angelo Paoli, carme italien, un capucin catalan, le P. José Tous y Soler, et le prêtre diocésain polonais martyr, Jerzy Popieluszko.

Les trois autres futurs bienheureux sont un laïc, journaliste espagnol, Manuel Lozano Garrido, dit « Lolo » et deux religieuses italiennes, Teresa Manganiello et Maria Pierina De Micheli.

Par ordre chronologique, voici les 7 prochaines béatifications :

– Dimanche prochain, 18 avril, en Espagne, à Valladolid, béatification d'un prêtre jésuite, le P. Bernardo Francisco de Hoyos, à 10 h 30 en la cathédrale ;

– Dimanche 25 avril, en Italie, à Rome, en la basilique Saint-Jean-du-Latran, béatification d'un prêtre italien, Carmes de l'antique observance, le P. Angelo Paoli, à 10 h ;

– Dimanche 25 avril également, en Espagne, à Barcelone, un prêtre capucin catalan, le P. José Tous y Soler, fondateur des Sœurs capucines de la Mère du Divin pasteur, à 10 h 30 en la basilique Santa Maria del Mar ;

– Samedi 22 mai, en la solennité de la Pentecôte, en Italie, à Bénévent, béatification de sr Teresa Manganiello, vierge, tertiaire franciscaine, inspiratrice de la congrégation des Sœurs Franciscaines Immacolatines, à 16 h en la basilique Santa Maria delle Grazie ;

– Dimanche 30 mai, solennité de la Sainte Trinité, en Italie, à Rome, béatification de sr Maria Pierina De Micheli, vierge, de l'Institut des Filles de l'Immaculée Conception de Buenos Aires, en la basilique Sainte-Marie-Majeure, à 10 h ;

– Dimanche 6 juin, en Pologne, à Varsovie, béatification du P. Jerzy Popieluszko, prêtre et martyr, à 11 h sur la place du Maréchal Joseph Pilsudski ;

– Samedi 12 juin, en Espagne, à Jaen, béatification de Manuel Lozano Garrido, laïc, à 19 h 30 à la Feria dell'Eriazos de la Virgen a Linares.

jeudi 25 mars 2010

UNE MINUTE AVEC ALEXANDRINA

En quoi consiste-t-elle?
A partir du 1er avril, en France, en Belgique et aux Pays-Bas, beaucoup de couvents qui pratiquent l'adoration Eucharistique vont ajouter une minute supplémentaire d'adoration, au cours de laquelle, ils proposent de s’unir aux intentions de la bienheureuse Alexandrina, la “gardienne” des Tabernacles . Mais la minute supplémentaire ne sera pas limitée aux moines et aux moniales, car un grand nombre de laïcs y participeront également et, par le biais des blogs et des sites, qui en rendront compte de cette dévotion toute particulière, tout seront informés régulièrement, afin que cette action soie connue de tous, jusqu’aux “confins du monde”. La minute supplémentaire, multiplié par les milliers de personnes qui s’y engeront, sera ainsi comptabilisée en milliers d’heures supplémentaires d’adoration, ce qui procurera, nous n’en doutons pas, une grande satisfaction à notre chère Bienheureuse.

Durant le mois de Juillet ou Août — la date exacte n'est pas encore définitivement fixée — nous allons installer à Paray le Monial, la ville où Jésus est apparu à sainte Marguerite-Marie, un stand dédié à la Bienheureuse Alexandrina. Notre objectif est d'informer les milliers de personnes qui s’y réuniront, qui était Alexandrina de Balasar et quelle a été sa mission première.

Nous allons distribuer une carte — type carte bancaire — contenant sur une face une image de la Bienheureuse et sur l’autre face, une courte prière eucharistique.

SITES :

http://alexdiffusion.free.fr/
http://alexandrina.balasar.free.fr/
http://alexandrinabalasar.free.fr/
http://nouvl.evangelisation.free.fr/
http://voiemystique.free.fr/
http://lieudepriere.free.fr/

BLOGS :

http://alexandrina-de-balasar.blogspot.com/
http://alex-balasar.blogspot.com/
http://mistica-e-misticos.blogspot.com/
http://nouvelle-evangelisation.blogspot.com/
http://voie-mystique.blogspot.com/
http://a-jesus-par-marie.blogspot.com/
http://a-jesus-por-maria.blogspot.com/

samedi 6 mars 2010

LES TENTATIONS DE GETHSEMANI

Les efforts de Satan

Gethsémani: combat titanesque entre Jésus soumis à la volonté du Père, et Satan, le Grand Ennemi des hommes.

Gethsémani: combat monstrueux entre le Bien et le mal.

Gethsémani: la Rédemption est maintenant imminente, et Satan ne veut pas que l’Homme soit sauvé. S’il réussit à vaincre Jésus, il sera le grand vainqueur, et jamais il n’aura à se soumettre au Verbe de Dieu Incarné.

Gethsémani: pour vaincre, Satan doit accabler Jésus des plus grandes et plus subtiles tentations. A quoi bon son sacrifice? Pourquoi et pour qui tant de souffrances? De toutes façons ces malheureux hommes ne comprendront rien... Ils continueront à pécher, à blasphémer, à s’entretuer... Jésus trouvera-t-Il encore la foi sur la terre quand Il reviendra? Et si les jours de malheur spirituel n’étaient abrégés, les élus eux-mêmes ne se soutiendraient pas... Mais seront-ils abrégés?

Jésus est accablé de tentations et Jésus supplie le Père d’éloigner de Lui ce calice. Tant d’âmes continueront à se perdre malgré sa Passion qui vient, sa Passion qui arrive vite, car c’est l’Heure. Et Jésus repense aux premières tentations, après son long jeûne de quarante jours. Il allait commencer sa vie publique. Il connaissait ses pouvoirs, Il pourrait faire de nombreux et extraordinaires miracles... Il pourrait devenir un chef puissant et respecté, ce Messie guerrier que son peuple attendait... Ah! comme Il aurait été bien reçu alors.

Il aurait pu aussi apparaître sur les nuées du ciel et convaincre tout le monde! Il aurait pu être un maître puissant et vénéré, un gourou incontesté capable de montrer qu’Il était le vrai Fils de Dieu. Fils de Dieu! Oui, Jésus l’est, et Il aurait pu le prouver, faire usage de ce titre, déployer sa puissance, mais...

Mais Dieu est humble, Dieu est pauvre, et le Fils, le Verbe ne pouvait être que pauvre et humble. Et Dieu qui a créé la terre, qui a fait la nature et qui l’a trouvée bonne, Dieu ne pouvait aller contre les lois parfaites de cette nature merveilleuse. Alors Jésus a renoncé aux grandes actions d’éclat. Jésus a choisi l’humilité de Dieu, Jésus a choisi la pauvreté, cette richesse du coeur qui conquiert les coeurs ouverts, les cœurs de ceux qui peuvent comprendre les Béatitudes: heureux les pauvres de coeur!

Jésus est devenu péché à cause de nous, et le Père ne veut plus de Lui qui, pour nous sauver, s’est fait péché quoiqu’Innocent. Parce qu’Il a obéi au Père, à toutes ses volontés, le Père semble Le rejeter, ce Jésus, doux, humble et pauvre de coeur!

Paulette Leblanc: "Le Serviteur souffrant" Nouvelle Évangélisation" et "Voie Mystique".

lundi 1 mars 2010

MEDITATION POUR LE CAREME

Ils ne savent pas ce qu’ils font.

Hier Jésus a livré son Cœur. Jésus a livré son Cœur Eucharistique pour demeurer jusqu’à la fin du monde avec les hommes aux prises avec la grande Épreuve. Jésus a livré son Cœur Eucharistique pour être toujours proche du Cœur de tous les hommes, car le Cœur Eucharistique de Jésus c’est l’Amour qui se donne, c’est l’Amour qui partage l’amour à tous les hommes que Dieu aime, les hommes de tous les temps et de toutes origines. Jésus a livré son Cœur Eucharistique qui sauve le monde et multiplie à l’infini les étincelles d’amour, nourriture éternelle des âmes immortelles.

Hier, Jeudi Saint, Jésus livrait son Cœur, source éternelle de Vie et d’Amour. Par l’amour de son Cœur Eucharistique, Jésus nous donnait son Amour. Jésus qui ne voulait pas nous laisser orphelins, savait que lorsqu’Il serait remonté vers le Père, Il nous enverrait l’Esprit Consolateur. Mais Jésus, sachant que les hommes de la terre sont des êtres sensibles qui ne peuvent connaître que par leurs sens, Jésus nous donna son Eucharistie pour aider notre foi, pour guider notre espérance, et nous faire croître dans l’Amour.

Hier, Jeudi Saint, Jésus livrait son Cœur. Le Vendredi Saint, Jésus livre son Corps. Il le fallait, c’était écrit: le Serviteur devait mourir pour nous donner sa vie. Le Christ eucharistié devait mourir pour vivifier l’Eucharistie et donner la Vie de Dieu au Pain et au Vin consacrés, Corps et Sang du Seigneur. Aujourd’hui, c’est le Sacrifice suprême de Jésus qui boit le Calice présenté par le Père...

On ne peut qu’adorer et se taire devant un tel mystère. Pourtant, des questions ne peuvent manquer de naître dans nos esprits habitués à la critique scientifique. Comment les prêtres et les savants du Temple n’ont-ils pas reconnu le Messie, eux les instruits et les initiés de l’époque? Comment ceux qui auraient dû manifester au moins de la clémence ou un peu d’humanité, ont-ils pu livrer un homme juste à un tel supplice? Comment des gens qui avaient vu et peut-être bénéficié des miracles de Jésus ont-ils pu hurler avec les loups et accabler leur bienfaiteur en danger mortel? Et comment les disciples et les apôtres ont-ils pu abandonner Jésus? C’est un mystère profond, et curieusement, au lieu d’accabler tous ces pauvres humains, on a comme envie de leur trouver des excuses.

Contemplons Jésus mourant, torturé, sur la Croix. Quand, du haut de cette Croix Il a dit: “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font!” Il devait bien savoir de quoi Il parlait. Et qu’aurions-nous fait si nous nous étions trouvés, un jour ou l’autre, dans la position d’un des docteurs ou des scribes du Temple. Pendant des années nous aurions appris, souvent par cœur, les textes anciens et leurs diverses interprétations et tous les commentaires. Nous aurions, naturellement, fait confiance à nos maîtres et nous nous serions certainement rangés à leurs positions. Alors, comment aurions-nous réagi face à un enseignement qui semblait remettre en cause les bases mêmes de la nation juive. Probablement pas mieux que Saul avant qu’il ne devienne Paul...

Et puis, il y avait aussi ceux qui travaillaient dans l’entourage d’Hérode. Ils n’approuvaient certainement pas ce roitelet cruel et jouisseur, mais c’était leur gagne-pain, la sécurité matérielle de leur famille. On peut invoquer n’importe quel prétexte du genre de: “Ils auraient dû...” on ne peut pas se mettre dans le cœur ou la sensibilité des gens de cette époque. Et chacun d’entre nous doit s’avouer, humblement: “Probablement que je n’aurais pas fait mieux.”

Et il y a les soldats, les Romains et tous les autres. C’étaient des hommes durs, formés à la dure, qui devaient se soucier bien peu des habitants des pays conquis. Pourvu que la paix et la tranquillité romaines règnent, le reste importait peu. À leur place, nous en aurions peut-être fait autant...

Jésus, nous sommes devant Toi, au pied de la Croix, et nous T’entendons encore: “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font!” Nous sommes devant Toi, Jésus, et tout en T’adorant nous avons terriblement envie de les excuser ces malheureux hommes. Nous en avons envie car nous nous rendons bien compte que nous ne valons pas mieux qu’eux... et que nos réactions spontanées ne sont pas toujours chrétiennes.

Jésus, T’adorons. Nous adorons ta bonté et ta Miséricorde. Nous pleurons sur tes souffrances, sur tes douleurs. Les supplices que Tu subis nous font frémir, et pensant à tous tes futurs martyrs nous ne pouvons que comprendre de mieux en mieux ceux qui, par faiblesse et par peur, ont momentanément apostasié. Ta Passion, Jésus, est beaucoup trop grande pour nous. Mieux que nous Tu le savais Jésus. Tu connaissais nos misères humaines, Tu savais le péché que l’ennemi avait introduit dans nos âmes. Tu savais, Jésus, que souvent nous ne savons pas ce que nous faisons. Et avec une reconnaissance infinie nous T’écoutons, Jésus, et nous Te bénissons quand Tu cries vers le Père: “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.”

Paulette Leblanc: “Le Serviteur souffrant”.

samedi 20 février 2010

SAINT PAUL DE LA CROIX

Bientôt, sur les pages du site Nouvelle Évangélisation vous aurez le plaisir de découvrir une excellente étude réalisée sur ce Saint par notre collaboratrice Paulette Leblanc. Afin que vous puissiez en avoir une petite idée, voici l'introduction qu'elle en a faite:

INTRODUCTION

Les personnes qui connaissent bien la vie des saints finissent par leur découvrir des dénominateurs communs. Tous ont un profond amour du Seigneur, tous ont un grand souci des âmes et du salut des pécheurs. Ce sont toujours des âmes de prière, et tous, quel que soit leur état de vie, recherchent avant tout la volonté de Dieu. Ces qualités ne sont pas extraordinaires, et elles devraient être celles de tous les chrétiens; en effet, tous les chrétiens, soit à leur baptême, ou lors de leur profession de foi, se sont engagés à suivre le Christ et ses commandements. Tous les chrétiens devraient donc être des saints.

En conséquence, les vertus des saints, même si elles sont poussées à leur perfection sont toutes, ou devraient être toutes, accessibles à tous les hommes. Par contre chez les très grands saints, il y a un autre dénominateur commun qui fait que parfois l'on dit: "Ils sont admirables, mais pas imitables..." En effet, ces saints, soucieux d'aimer leur Seigneur et de sauver les âmes, ont engagé toute leur vie au service de Dieu, avec toutes les conséquences que cela implique: en particulier ils ont presque tous été affrontés, moralement ou physiquement, à des épreuves parfois très douloureuses, liées le plus souvent aux missions qui leur étaient confiées. Ces saints voulaient également, par amour, être associés aux souffrances du Christ, notamment à celles de sa Passion. Et ce qui nous surprend le plus, c'est que ces souffrances, souvent insupportables, ils les désiraient. Comment cela peut-il se faire?

Les grands mystiques ont expliqué que les souffrances, désirées et supportées avec amour, les rapprochaient de Dieu, les faisaient même parfois, dans certains cas exceptionnels, entrer dans l'essence même de Dieu . Et là, ils découvraient l'Amour et ses richesses, l'immense bonté de Dieu et sa miséricorde à l'égard de tous les hommes, et plus spécialement des pécheurs. Ces grands mystiques devaient donc, par amour, mener des vies de sacrifice, des vies pénitentes et totalement livrées à Dieu, donc aux hommes qu'ils désiraient sauver.

Vivre une vie de pénitence, ce fut spécialement le cas de saint Paul de la Croix. Nous serons souvent étonnés par la rudesse de sa vie: il allait partout, vêtu d'une simple tunique noire en laine, et pieds nus, y compris pendant les hivers rigoureux, et sur des chemins difficiles; il jeûnait avec excès et plusieurs fois par semaine; les autres jours il mangeait peu et n'importe quoi... tant était grande la pauvreté qu'il voulait vivre et qu'il dut souvent supporter. Il passait tous les jours, de longues heures en oraison. Il se flagellait quotidiennement...

Tout cela nous étonne et nous ne pouvons pas l'imiter en tout. Cependant nous devons, non seulement l'admirer, mais lui demander aussi de venir nous aider quand le Seigneur permet que nous traversions des périodes difficiles de tentations, d'incompréhensions ou de souffrances physiques ou morales.

Paulette Leblanc: Saint Paul de la Croux, fndateur des passionistes.

vendredi 19 février 2010

NOUVEAUX SAINTS

PROCHAINES CANONISATIONS


Le service d’information du Vatican annonce aujourd’hui (19 février 2010) que « ce matin s'est tenu sous la présidence du Saint-Père le consistoire ordinaire public pour la canonisation des bienheureux » dont les noms suivent :

– Stanislaw Soltys (au siècle Kazimierczyk), prêtre polonais chanoine du Latran (1433-1489).

André Bessette, (au siècle Alfred), religieux canadien de la Congrégation de la Ste.Croix (1845-1937).

Candida María de Jesús Cipitria y Barriola (au siècle Juana Josefa), religieuse espagnole fondatrice des Filles de Jésus (1845-1912).

– Mary of the Cross MacKillop, (au siècle Mary Helen), religieuse australienne fondatrice des Soeurs de St. Joseph du Sacré Cœur (1842-1909).

– Giulia Salzano, religieuse italienne fondatrice des Catéchistes du Sacré Coeur (1846-1929).

Battista Varano (au siècle Camilla), clarisse italienne (1458-1524).

Le Saint-Père a fixé la messe de leur canonisation au dimanche 17 octobre 2010.

Note personnelle: Nous sommes très heureux que la bienheureuse Camilla Battista Varano soit portée enfin à la vénération de l'Église universelle, car nous avons pour elle une grande vénération et un grand amour. Que Dieu soit à jamais loué pour cette bonne et excellente nouvelle.

jeudi 18 février 2010

LES APPARITIONS DE MARIENFRIED

Avertissements

Il y a quelques mois, un des lecteurs de notre site consacré à la Nouvelle Évangélisation nous a demandé quelques renseignements concernant les apparitions de la Vierge Marie à Marienfried. Nous nous sommes documentés autant que nous l'avons pu. Nous sommes conscients des lacunes qui peuvent se rencontrer, et d'avance nous remercions les lecteurs mieux informés, de nous apporter les compléments dont ils disposent, et que nous intégrerons à notre texte.

Pour présenter les apparitions de la Vierge Marie, à Marienfried, en Allemagne de la manière la plus objective possible, nous avons utilisé, entre autres, une traduction du document de Joseph F. Künzli.

Joseph Künzli a résidé plusieurs années à Marienfried, et, tout comme Mgr Pereira Venâncio, évêque de Fatima et Mgr Rudolf Graber, évêque de Ratisbonne, il croit à la réalité des apparitions de Marienfried. Le petit ouvrage de Joseph Künzli a été écrit en 1974.

Nous avons également utilisé, pour les 2ème et 3ème messages des 25 mai 1946 et 25 juin 1946, des extraits de la brochure traduite par Nicole Roelli-Senez à partir de l'original allemand écrit par Maria Hepp: "Le Message de Marienfried", imprimerie Paul Geiselmann, Laupheim, 1969

Des voix autorisées

Mg Pereira Venâncio, évêque de Fatima, a écrit: “Le sanctuaire de Marienfried représente pour moi une synthèse de la dévotion mariale de notre temps. Celui-ci fait partie des plus importants sanctuaires mariaux de l’Église catholique, où la Mère de Dieu est vénérée d’une façon presque multiple.”

Mgr Rudolf Graber, évêque de Ratisbonne, a écrit, le 25 juillet 1976: “Celui qui étudie attentivement le message de Marienfried, découvre l’interprétation de l’Apocalypse, chapitre 12, où le “grand Dragon rouge” poursuit la Dame vêtue de soleil, cherchant à anéantir son Fils”.

Le 20 mars 2000, l'évêque du lieu, le diocèse d'Augsbourg, autorisa les pèlerinages bien que l'Église ne se soit pas encore prononcée officiellement sur l'authenticité des faits. Les pèlerins viennent de plus en plus nombreux à Marienfried.

Paulette Leblanc, Écrivain, collaboratrice à “Nouvelle Évangélisation

lundi 15 février 2010

MEDITATION POUR LE MERCREDI DE CENDRES

CEUX QUI SUIVRONT JÉSUS


LE PARTAGE DE LA PASSION


Jésus prépare ceux qui devront Le suivre


Il convient maintenant, après avoir longuement médité sur la Passion que Jé-sus dut vivre tout au long de sa vie publique, et avant d’aborder la contempla-tion des jours saints de notre Rédemption, de se pencher sur la manière dont Jésus prépare ses saints, pour les associer, eux aussi, à sa longue Passion et leur partager les angoisses de son Agonie. Il convient aussi de partager les an-goisses de nos sociétés modernes qui, sans qu’elles le sachent, ont lourdement pesé sur celles de Jésus durant sa vie publique et son Agonie: “Quand le Christ reviendra sur la terre, trouvera-t-il encore la foi?”

Vivre les agonies du Christ , cela suppose que ceux qui seront appelés à les par-tager, soient soigneusement préparés, et par Jésus Lui-même. Participer à la Grande Passion de la Croix, cela suppose aussi pour les quelques mystiques qui devront la vivre sur la terre, un appel particulier et une formation particulière. Jésus, sans rien dire, avait longuement préparé ses apôtres au martyre. Tous les autres saints à qui le Seigneur demandera de Le suivre dans son Agonie et sur son Chemin de Croix auront vécu, au préalable, des événements ou des cir-constances exceptionnelles. Cet avant-propos va nous aider à cerner de plus près ce que l’on pourrait nommer: le partage de la Passion.

Les saints, nous les aimons bien... Nous les aimons bien, mais le plus souvent, sans même le savoir, et sans toujours les comprendre ou les approuver... Il y en a même quelques-uns qui nous agacent un peu: ils sont trop parfaits. Nous ai-merions connaître les défauts de nos saints, cela nous rendrait service, à nous pauvres mortels encore liés à cette terre et pleins de misères que nous n’arrivons pas toujours à maîtriser. Alors, parfois, comme s’il avait entendu notre désir, un saint nous fait signe et vient à notre rencontre, avec toute sa vie, toute sa fougue et aussi toutes ses faiblesses.

Saint François d’Assise

Voici François d’Assise. Il nous surprend d’abord, on ne le comprend guère: il n’est pas à notre taille, il est trop grand, trop pauvre, trop humble, trop morti-fié, trop charitable, trop excessif, trop “tout”, quoi. Pourtant que d’enseignements le Seigneur nous donne à travers lui!

Contemplons François dans sa jeunesse un peu folle. “Va, lui dit Jésus, répare mon Église qui tombe en ruines.” Et François va; il se met à réparer l’église de Saint Damien, qui effectivement tombait en ruines. François y va de sa per-sonne, mais quand il s’agit d’acheter des matériaux, il le fait avec les biens de son papa: c’est un peu facile! On peut comprendre que ce père n’ait pas été ex-cessivement content. Comme il nous plaît ce François-là, plein d’ardeur et de défauts, un peu inconscient, un peu tout fou.

Mais Jésus l’attend au tournant, si on peut s’exprimer ainsi. Ce que Jésus veut de lui, c’est la sainteté, c’est la réparation de l’Église de son époque, cette pau-vre Église qui avait été bien malmenée: un peu comme la nôtre aujourd’hui. Jésus ne va plus ménager François qui devra avancer coûte que coûte, et plutôt plus que moins. François souffre, mais François se laisse faire...

La vie est dure pour François, après sa conversion. Sa vie est dure, matérielle-ment et surtout spirituellement: comment ses contemporains auraient-ils pu comprendre cet hurluberlu qui fâche tellement ses parents? Ce pauvre fou qui mendie alors qu’il pourrait tout posséder sur la terre! François avance, sans comprendre, mais l’Amour qui est au fond de son coeur et qui le mène sans lui donner d’explication, l’Amour Lui, sait ce qu’Il fait. L’Amour prépare François. Jésus prépare François, non pas en vue d’oeuvres humaines, saintes, certes, nécessaires mais difficiles. Non! cela, avec la grâce de Dieu, cela c’est à la por-tée des hommes.

Jésus prépare François à recevoir les stigmates, quand sa vie sera déjà bien avancée. Jésus prépare lentement François à être configuré au Crucifié... Jésus travaille dans le silence. Sans bruit Il prépare les âmes à accueillir ce qu’Il leur a préparé de toute éternité. Jésus a longuement préparé François à devenir Saint François d’Assise, le Petit Pauvre, le premier stigmatisé, la première icône vivante de Jésus sur la Croix. Ce mystère est grand, si grand qu’il n’est pas à notre portée.

De toute éternité, Jésus prépare chaque âme qu’Il aime en vue d’une mission particulière. Jésus nous prépare tous, sans bruit, malgré nos défauts, nos misè-res, nos péchés, nos révoltes ou nos grincements de dents. Jésus nous prépare tous. Lentement, patiemment, Il prépare chacun d’entre nous à la mission qui sera la sienne: la mission de sa vie. Jésus prépare chaque homme pour en faire un saint, mais généralement nous ne comprenons pas ses méthodes; aussi, parfois, nous enseigne-t-Il en nous montrant comment Il a préparé ses plus grands saints, malgré leurs défauts, leurs misères, et même leurs péchés.

Saint Pierre

Voici Saint Pierre. Pauvre Pierre, si plein de fougue, si enthousiaste, si plein d’amour pour son Maître bien-aimé. Car c’est vrai que Pierre aime Jésus: il a tout quitté pour Le suivre, et cela ne devait pas être facile. On ne pense pas tou-jours aux sacrifices qu’ont dû consentir les premiers apôtres: quitter femme, enfants, parents, amis... et même le travail, c’est-à-dire le gagne-pain pour sa famille.

On ne pense pas toujours aux sacrifices qu’ont dû consentir les premiers apô-tres, et pour qui? Pour quoi? Pour suivre un jeune prophète dont on ne connaissait encore à peu près rien. Quelle force et quel attrait puissants de-vaient émaner de la personne de Jésus pour que douze hommes sensés, équili-brés, solides, dont certains étaient chargés de famille, aient ainsi pu, en quel-ques jours, renoncer à tout, pour suivre un jeune homme qui ne leur offrait rien, sinon vivre en mendiant et coucher le plus souvent à la belle étoile! On ne pense pas souvent à cela qui suppose une capacité d’amour assez stupéfiante.

Donc, il est certain que Pierre aimait Jésus, il l’avait prouvé. D’ailleurs, il était prêt, s’il le fallait, à donner sa vie pour Jésus... Hélas! “Tu donnerais ta vie pour Moi, dit Jésus quelques heures à peine avant d’être arrêté, tu donnerais ta vie pour moi?... Le coq n’aura pas chanté deux fois que tu m’auras renié trois fois.”

Pierre se rebiffe. Non, ce n’est pas possible, jamais il ne reniera son Maître, non jamais. D’ailleurs, lui, il a prouvé qu’il aimait Jésus, il n’est pas comme ce Judas dont on ne sait jamais ce qu’il fait, et qui a des moeurs pas très avoua-bles. Et qui est même un voleur. Non, vraiment, Pierre n’est pas comme ça. Il ne comprend pas, non plus, la mansuétude de Jésus envers Judas, ni sa pa-tience. Lui, Pierre, il y a longtemps qu’il aurait éloigné cet individu...

Jésus sait tout cela, Jésus sait combien son disciple est encore présomptueux, et peu charitable. Il sait que Pierre, s’il devait, Lui Jésus, le laisser avec son tempérament trop absolu, trop sévère, Il sait, Lui Jésus, que Pierre n’attirerait pas les hommes à la Bonne Nouvelle. Pierre doit apprendre la véritable bonté, le véritable Amour de Dieu, et la miséricorde.

Jésus vient d’être arrêté. Pierre a renié son Maître, trois fois de suite, avec de grands serments: “Non! Il ne connait pas cet homme!”

Immédiatement Pierre pleure sa faute, amèrement. Jésus l’a regardé: et l’apôtre se sait pardonné, mais sa faute est, dans son coeur, une plaie vive qui restera brûlante toute sa vie, et qui le rendra plus humble. La faute de Pierre, regrettée et pardonnée, est devenue source de grâces, source d’amour humble et confiant, source de plus d’amour aussi, pour les pécheurs qu’il rencontrera. Pierre est prêt pour sa mission, Pierre pourra accepter même le martyre...

Paulette Leblanc