dimanche 19 octobre 2008

LES PARENTS DE SAINTE THERESE


Louis et Zélie Martin béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008




On ne peut qu’être heureux de savoir que deux époux sont béatifiés dans l’Eglise : Louis et Zélie Martin ont été proclamés Bienheureux le dimanche 19 octobre 2008, et pourront successivement devenir également Saints. Une remarque trop rapide et superficielle pourrait dire : C’est normal qu’ils soient Saints, puisque leur fille Thérèse est une Sainte. Ce raisonnement serait parfaitement faux. C’est d’ailleurs le contraire qui s’est passé : Louis et Zélie ont cherché la sanctification en Dieu, quotidiennement, et un des fruits de cette élévation à Dieu a été leur fille, Sainte Thérèse.
Qu’ont-ils donc fait ? Qui étaient-ils, ces parents ? A première vue, rien de très extraordinaire. Tout est dans le quotidien, dans la simplicité : et c’est précisément là qu’ils ont rencontré Dieu.
Louis Martin est né à Bordeaux en 1823, ses parents finissent par se fixer à Alençon ; en grandissant, il se sent une vocation religieuse à laquelle il préfère un autre genre de vie. Il ouvre une bijouterie-horlogerie. Il a des loisirs, comme tout bon petit bourgeois de province : la pêche à la ligne, le billard au café du coin avec quelques amis, quelques voyages et même un peu de “boursicotage”, mais surtout il est un chrétien convaincu et actif et, en dehors de ses devoirs religieux proprement dits (il va chaque dimanche à l’église, il reçoit les Sacrements aussi, il prie beaucoup) - il cherche à rencontrer Jésus dans les pauvres et participe aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul, organisées par Frédéric Ozanam (lui aussi Bienheureux) en vue de venir en aide aux nécessiteux. C’est sa mère qui lui fait rencontrer en 1858 - il a trente-cinq ans déjà - cette belle jeune fille qui sera son épouse.
Zélie Guérin est née en 1831 ; elle aussi a renoncé à une vie religieuse, et a ouvert une petite mercerie de dentelles à Alençon. En se rencontrant, Louis et Zélie ont tout d’abord uni leur foi en Dieu et ont cherché à faire Sa volonté avant tout. Zélie se plaisait à dire : Dieu est le Maître ; à quoi Louis ajoutait : Dieu premier servi.
De leur mariage naîtront successivement neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge. Tristesse pour des parents, ces deuils affinent leur foi. L’espérance de la vie éternelle les fait vivre plus intensément en union avec Dieu. Zélie écrit : “Nous nous efforçons de remettre toutes choses entre les mains de Dieu et d’attendre les événements dans le calme et l’abandon à sa volonté”. Leur vie chrétienne est intense : chaque matin ils vont participer à l’Eucharistie, Louis pratique l’adoration nocturne ; chaque jour ils prient avec leurs enfants en famille ; constamment ils sont remplis d’attention pour les autres, qu’ils soient domestiques, voisins ou connaissances. Les quatre filles de ce ménage grandissent véritablement “dans l’Eglise”. L’une d’elle, Céline, écrit : “Quand Papa avait communié, il restait silencieux sur le chemin du retour, continuant - nous disait-il - à (s’) entretenir avec Dieu”.
Zélie a été très tôt frappée par la maladie. Un cancer au sein se déclare dès 1865 - elle a 34 ans, et elle continuera sa mission de mère pendant douze années encore. Elle mourra à quarante-six ans (1877), jeune encore, pleine de vertus et de mérites, acquis héroïquement dans l’acceptation quotidienne de la volonté de Dieu.
Louis s’installera à Lisieux avec ses cinq filles. C’est une vie chaleureuse, avec ses sorties, ses promenades, les veillées où l’on s’entretient dans une tendre atmosphère devant le feu de cheminée. Quatre de ses filles entreront au Carmel et une autre chez les Visitandines de Caen. Bientôt une pénible artériosclérose le séparera toujours plus des siens, jusqu’à ce qu’il doive être interné définitivement en hôpital psychiatrique. Il meurt en 1894.
Les époux Martin ont su être la “Lumière du monde” (Mt 5,13-16), ils ont “marché humblement avec Dieu” (Mi 6,8), ils ont cherché l’avis du Seigneur.
Ces nouveaux Bienheureux sont pour nous un don de Dieu :
- un don pour les époux : ils vécurent l’union indissoluble de leur mariage, pendant dix-neuf années. Zélie écrivait à Louis : “Je ne puis pas vivre sans toi, mon cher Louis”, et il lui répondait : “Je suis ton mari et ami qui t’aime pour la vie”.
- un don pour les parents : ils reçurent de Dieu cette mission de donner la vie, malgré la fatigue, malgré la maladie de Zélie.
- un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint : Louis a accepté son veuvage avec foi et courage, se donnant entièrement au bien de ses enfants.
- un don pour tous les malades : ils ont accepté la maladie et la mort en face, sans rien refuser à Dieu.
Oui, vraiment, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, Docteur de l’Eglise, avait raison de dire :
“Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre”.
Le procès de Béatification, pour être sanctionné, examine un miracle. Ce fut celui de la guérison d’un bébé italien atteint d’une malformation pulmonaire à la naissance, guéri en 2002. Louis et Zélie seront très probablement fêtés ensemble dans le diocèse de Lisieux, mais au Martyrologe leur nom sera inscrit au jour respectif de leur mort sur terre - leur naissance au ciel : 29 juillet pour Louis, 28 août pour Zélie.
Sources : Homélie du cardinal Martins, lors de la Béatification
Article du journal La Croix du dimanche 19 octobre
Hagiography Circle : http://newsaints.faithweb.com/

mardi 14 octobre 2008

Ô SAINT ESPRIT

Ô Esprit-Saint


Ô Esprit-Saint, viens dans nos cœurs, remplis nos intelligences comme Tu as empli le cœur des apôtres et éclairé leurs intelligences limitées pour qu’elles deviennent des lumières pour les hommes de leur temps. Ô Esprit-Saint, esprit d’Amour, Esprit de l’Amour du Père et du Fils, nous allons méditer sur ta venue, sur tes dons, sur ta force qui dépasse toutes les forces du monde, sur Toi qui es Amour, Amour Créateur du Père, Amour Rédempteur du Fils, Amour de l’Amour du Père et du Fils.

Ô Esprit-Saint, nous Te prions ardemment: “Viens Esprit de Dieu Créateur, viens Esprit de Jésus Sauveur...” Nous Te contemplons, ou du moins nous essayons de Te contempler dans tes œuvres. Nous ne sommes pas capables de Te rencontrer autrement... Alors, Esprit-Saint, Esprit de Dieu, nous nous adressons directement à Toi.

Ô Esprit-Saint, Saint Clément d’Alexandrie faisait dire à Jésus, dont Tu procèdes pour moitié avec le Père, des paroles que l’Évangile ne rapporte pas. Saint Clément disait: “Demandez des grandes choses et Dieu vous accordera les petites. Vous priez mal, dit le Seigneur. Vos prières ne dépassent pas les limites de votre ‘moi’, de vos besoins, de vos difficultés, de vos désirs. Demandez les grandes choses: la gloire et le règne de Dieu, le don des grandes grâces, pain de vie et miséricorde infinie de Dieu, dès maintenant, dès ici-bas, dès aujourd’hui!!!“

Ô Esprit-Saint, Esprit de Jésus, Tu entends çà: “Demandez des grandes choses!”?
Ô Esprit-Saint, nous savons que Tu entends ‘çà’ puisque c’est Toi qui inspires ces paroles. Et cela nous réjouit fort... Donc nous savons maintenant, d’une manière certaine que nous pouvons y aller. S’il Te plaît, écoute-nous bien, et surtout exauce-nous, puisque nous n’allons dire que tes paroles, celles que Tu nous inspires. Écoute-nous, Esprit de notre Seigneur, Esprit de Dieu, Esprit d’Amour, de l’Amour du Père et du Fils.

Ô Esprit-Saint, écoute-nous. Tu le sais, nous ne sommes que des pauvres petits tout ordinaires. Esprit de Jésus, nous ne sommess que des pauvres tout petits qui ne saurons que rapporter les paroles que Tu vas nous murmurer. Nous savons que Tu vas murmurer à nos cœurs les grandes choses que Tu désires, les grandes choses que le Père désire que nous Lui demandions pour sa gloire et pour notre bonheur.

Écoute bien, Esprit d’Amour, les prières que Tu nous souffles mais que nous avons tant de mal à exprimer. Ô Esprit-Saint, Esprit d’Amour, Tu vois notre triste monde, notre pauvre monde qui se croit riche alors que sa pauvreté est indicible puisqu’il a perdu Dieu, son Créateur et Père. Esprit d’amour, nous Te supplions, chasse la haine que le démon sème partout dans les pauvres cœurs des hommes malheureux et blessés par leurs péchés, les péchés dans la mer desquels ils sont en train de sombrer et de se noyer. Ô Esprit-Saint, inspire aux hommes d’aujourd’hui l’idée de se convertir et d’aimer de nouveau, d’aimer leur prochain, et surtout d’aimer Dieu.

Écoute bien, ô Esprit-Saint, la prière qui nous fait pleurer chaque jour: as-Tu vu tous ces peuples qui ne connaissent pas encore Jésus, qui ne savent pas que Dieu est un Père, un Père plein d’amour, plus tendre que la plus tendre des mères? Vois-Tu les mondes encore pleins de haine. Pourtant, la Vierge Marie les aime aussi, tous ces pauvres hommes malheureux de leur haine... Ah! quel bonheur s’ils se convertissaient, s’ils trouvaient la vérité, s’ils trouvaient Jésus!... Ô Esprit-Saint, as-Tu vu tous ceux qui se réfugient dans des sectes, espérant y trouver les biens matériels qu’ils espèrent, sans savoir que ces biens ne donnent pas le bonheur...

As-Tu vu tous ces gens qui cherchent dans l’occultisme, le spiritisme, l’ésotérisme, etc, les réponses à leurs questions angoissées... alors que Toi seul est capable de donner l’unique bonne réponse qui sera toujours ta réponse d’amour. Esprit-Saint, regarde tous ces pauvres qui ne savent plus se tourner vers Dieu, bon et plein d’amour, parce que des forces mauvaises les ont détournés de Jésus...

Écoute bien, Esprit-Saint, la prière de nos cœurs. Nous Te prions, illumine tous les cœurs humains, tous, sans exception. Imagine un peu comme vous seriez heureuses, Vous les Trois personnes divines, dans le sein de votre Sainte Trinité, si le dessein d’amour du Père se réalisait enfin, si l’amour que le Père attend des hommes qu’Il aime devenait réalité. Esprit-d’Amour du Père et du Fils, nous Te prions, exauce nos prières...

Ô Esprit-Saint, Esprit de sagesse et d’intelligence, inonde enfin tous les cœurs et les intelligences humaines, pour qu’ils Te rendent gloire, qu’ils Te remercient de tous tes dons, et qu’ils T’aiment. Pense, ô Saint Esprit de Jésus, quelle merveille ce serait si le Corps mystique de Jésus s’achevait dès maintenant. Le Corps de Jésus, le monde renouvelé, la Jérusalem nouvelle, le Temple éternel de la Création unifiée et pleinement réussie...

Ô Esprit-Saint! Écoute nos prières... N’est-ce pas Toi qui nous les as inspirées? D’ailleurs, Jésus a dit, Tu dois bien T’en souvenir: “Demandez, et vous recevrez... une mesure pleine, débordante, bien tassée...”

Esprit-Saint, écoute notre prière, exauce-là, pour la Gloire de Dieu, la Gloire du Père, la Gloire du Fils, et ta Gloire aussi...

Ô Esprit-Saint, Esprit de la Très Sainte Trinité, nous savons qu’il n’y a pas de plus grandes choses que la Gloire de Dieu, la réalisation de son dessein d’Amour, la soumission de toute la Création à sa volonté amoureuse et si bonne, et la venue de son Règne. Ô Trinité Sainte, exaucez notre prière, notre pauvre petite prière humaine qui est cependant, parce que c’est Vous qui l’avez voulue et permise, la prière de notre amour pour Vous, ô notre Dieu...
Paulette Leblanc

lundi 13 octobre 2008

PROFESSION DE FOI

Où allons nous ?


Je suis très énervée ce matin, très fatiguée à cause de Dieu et de son Fils, très broyée, et surtout très révoltée...
Il y a deux jours, tout-à-fait par hasard, j’entends sur une radio, une interview d’un évêque: soudain je l’entends dire: “Autrefois, nous (les catholiques) étions sûrs d’être les seuls à détenir la vérité. Mais maintenant...” Et suivit immédiatement le refrain habituel: il faut faire la part des choses, il faut écouter les autres, etc. ...
Mais qu’est-ce que ça veut dire? Quel acharnement à vouloir détruire la foi des quelques fidèles qui restent! Et je ne parle pas des façons nouvelles de présenter l’Eucharistie...
Seigneur, je ne sais plus où j’en suis; parfois mon esprit défaille; je ne sais plus où est la vérité, et je me sens perdue. Alors, qui a la vérité si notre foi n’est que relative? Et une foi relative, est-ce encore une foi? Le relativisme est-il devenu la vérité? Il n’y aurait donc rien d’absolu, rien de vrai; tout ce que les apôtres et les millions de martyrs ont tous affirmé au péril de leur vie n’est donc que du relatif? Quelle tristesse, quel désastre! Nos vies n’ont plus de sens... Alors que faisons-nous sur la terre?
Une autre chose me trouble aussi beaucoup. “On”, essentiellement les médias, probablement mus par quelque puissance occulte, on tente par tous les moyens de faire renaître, et largement connaître, des cultures éteintes souvent depuis plusieurs siècles. “On” essaie de faire revivre des cultes souvent diaboliques, mais en occultant soigneusement tout ce qu’ils pouvaient avoir d’horrible, notamment les sacrifices humains. On dit partout qu’il faut respecter toutes les cultures, toutes les religions, mais tout est fait pour détruire la culture chrétienne, celle qui, notamment a fait l’Europe...
Voici que mon cœur brisé se tourne vers Toi, mon Seigneur, et, dans mon cœur, naît comme une nouvelle profession de foi:
-Oui, je crois en Dieu bon, personnel, Créateur, Dieu qui est vraiment Quelqu’Un, un Dieu qui est Amour, donc famille, donc Trinité.
-Oui, je crois en Dieu Créateur, qui a façonné et préparé la terre pour que les hommes puissent vivre heureux. Dieu a fait le monde bon, pour l’homme qui était très bon, qui était fait pour aimer, et qui devait aimer Dieu.
-Oui, je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et de tous les hommes devenus malheureux parce qu’ils avaient refusé la Loi d’amour et de bonheur. Je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et qui appelle Moïse pour le délivrer de la main de Pharaon son oppresseur.
-Oui, je crois au Dieu unique qui a suscité de nombreux prophètes pour éduquer son peuple et le remettre dans le droit chemin.
-Oui, je crois au Dieu qui s’est révélé Lui-même en nous révélant sa bonté de Père, son amour, sa miséricorde.
-Oui, je crois en Jésus-Chrit, le Messie, le Fils de Dieu, né de Dieu.
-Oui, je crois en Jésus qui a fait d’innombrables miracles, qui a chassé les démons, qui est mort sur la Croix, qui est ressuscité des morts. Tout cela des centaines, des milliers de témoins l’ont vu, l’ont constaté, l’ont affirmé.
-Oui, je crois la parole de ceux qui ont vu Jésus ressuscité et qui sont morts martyrs pour affirmer leur foi.
-Oui, je crois en la venue de l’Esprit -Saint qui a agi au cours des siècles suscitant sans cesse de nouveaux prophètes.
Je crois à la vérité que Jésus nous a donnée, cette vérité qui est Lui-même: “Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie.” Je crois que cette vérité donnée par Dieu Lui-même est la seule véritable, même aujourd’hui dans notre monde, et qu’il faut la garder précieusement dans son intégralité; je crois aussi qu’il faut la faire connaître, la prêcher, cette vérité. D’ailleurs Jésus a dit à ses apôtres, juste avant de les quitter définitivement: “Allez, enseignez toutes les nations...”
Jésus, je crie ma foi, mais en pleurant, en résistant de toutes mes forces aux vents du doute, de l’indifférence, du relatif. Jésus, je crois à tout ce que Tu nous as enseigné. Je crois à ton Eucharistie, au miracle de ton Eucharistie qui change le pain en ton Corps et le vin en ton Sang. Je crois à ta présence réelle et à la nécessité de T’adorer dans ton Saint-Sacrement. Jésus, je Te crois absolument et je ne peux pas relativiser tes paroles. Je crois que tes paroles sont divines, donc sacrées et qu’on ne doit rien en changer.
Seigneur, je crois que Tu es Amour, en ton amour pour nous. Je crois que Tu es Dieu, Fils de Dieu, UN avec le Père et l’Esprit, je crois en ta vérité unique, la seule qui sauve, car en Dieu, il n’y a rien de relatif.
Jésus, je crois, je crois, je crois, mais hâte-Toi de revenir chez nous: Tu vois bien que nous périssons. Jésus reviens vite et montre-nous, à nous tous les hommes de la terre, que Tu es Quelqu’un de vivant, d’éternellement vivant. Jésus je crois que Dieu est Quelqu’UN qui, par Toi, s’est rendu physiquement visible sur la terre. Je crois Jésus à la vérité de ton Évangile, je crois à son historicité, je crois, je crois, mais viens au secours de notre manque de foi!
Une brebis qui n'est pas égaréée...

jeudi 9 octobre 2008

AUPRES DE LA CROIX

La compagnie de Jésus


Auprès de la Croix, il y avait de curieux personnages : un bandit qui refuse de se convertir, du moins visiblement, un larron qui se repent... Étaient-ils juifs ou païens ? L’Évangile ne le dit pas, mais tout près se tenaient des soldats romains, païens, peu recommandables, mais stricts dans l’obéissance à leurs règlements, car on ne badinait pas avec les lois romaines et les exigences de l’armée : la discipline officielle était de rigueur. Quelques “saintes femmes” étaient également présentes : quel courage il leur fallut pour affronter les chefs des juifs, les bourreaux et les soldats ! D’autant plus que l’on méprisait bien les femmes à cette époque... Il y avait aussi un centurion, romain, qui perça le cœur de Jésus, et il coula du sang et de l’eau. Que se passa-t-il dans le cœur de cet homme pour qu’il fût le premier à reconnaître la divinité de Jésus : “Vraiment, cet homme est le Fils de Dieu !” Étonnant ! Autour de la Croix il y a le monde entier représenté, le monde de tous les jours, le monde terrible, mais parfois ouvert à Dieu et prêt à se convertir. Et le monde des pauvres, les femmes, sans puissance mais parfois si courageux et si aimants.
Au pied de la Croix, tout au pied de la Croix il y a ceux qui ont des liens plus étroits avec le Sauveur : Marie, sa Mère, évidemment, la toute pure, la toute sainte qui continuait à vivre la Passion de son Fils, même et surtout après la mort de Jésus. Il y avait aussi Marie-Madeleine, celle qui fut la grande pécheresse, mais qui regretta tellement ses fautes qu’elle eut le privilège inouï de laver les pieds de Jésus et de les essuyer avec ses cheveux et d’embaumer sa chevelure avec un parfum d’un prix inestimable. Marie-Madeleine, la pécheresse pardonnée, manifestation de la Miséricorde de Dieu.
Et puis, soutenant Marie, il y a Jean, l’apôtre au cœur pur, “celui que Jésus aimait” et qui aima son Maître plus que lui-même.
Mais où sont les autres apôtres ? Ils ont fui, mais il ne faut pas trop vite leur jeter la pierre : qui ne sait que dans certaines circonstances la peur est tellement immense que l’homme perd complètement la tête, et ne sait plus ce qu’il fait...
Résumons-nous : le monde entier est présent tout près et au pied de la Croix. Il y a tous les pécheurs et tous les pauvres. Mais il y a bien plus : tout au pied de la Croix il y a deux êtres vierges : Marie et Jean (car les hommes aussi peuvent être vierges pour le Seigneur) symboles de ceux qui se consacreront totalement à Dieu ; et il y a Madeleine, symbole de la Miséricorde divine.
Bientôt on verra arriver deux grands personnages : Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ils viendront, eux, pour déposer le corps de Jésus, et le mettre dans le tombeau de Joseph. Chers Nicodème et Joseph ! Tous les chefs des juifs n’étaient pas aveuglés, et même ils surent avoir beaucoup de courage, car eux, ils risquaient leur vie. Plus tard, après l’Ascension du Seigneur, il y aura même le plus grand des docteurs de la loi à cette époque, il y aura Gamaliel qui saura apaiser le Sanhédrin qui voulait emprisonner les apôtres. Et quelle sagesse chez Gamaliel !
Au pied de la Croix, il y a nous, aussi, que la Miséricorde de Dieu a sauvés... Parce qu’il nous aime.

Paulette Leblanc

vendredi 3 octobre 2008

UN AUTEUR ET SON OEUVRE


Philippe Plet

Philippe Plet est né en 1960. Il est religieux Passioniste[1].
A 24 ans, il découvre les richesses de la Bible. Dieu commence à parler à son cœur … Ébranlé, mais encore incertain, il va passer trois ans à voyager, à faire des rencontres et des échanges … à se nourrir au monde …
Dieu va alors frapper un grand coup dans son cœur : Philippe reçoit l’appel de Jésus à consacrer sa vie « à la vérité et à l’amour ». La grâce est passée ; le jeune homme l’a saisie : il « choisit » d’entrer chez les passionistes !
Début d’études de théologie à l’université de Fribourg ; noviciat en Italie ; licence de théologie à l’Angelicum de Rome … toute sa vie va être consacrée à Jésus, et surtout à la Passion du Christ. Il est ordonné prêtre en 1998.
Devenu « Père Philippe Plet », religieux de la Congrégation des Passionistes, il n’aura de cesse de suivre le chemin austère de son fondateur, st Paul de la croix.
En 2001, le P. Philippe part vivre « au désert ». C’est là, dans le diocèse de l’Aude, qu’il mène depuis 7 ans une vie érémitique ! Le désert creuse le cœur et l’âme dans le sens que veut le Seigneur …
C’est ainsi que l’ermite s’initie et s’exerce à la prédication. Retraites, conférences, radios, ou messes : le P. Philippe devient un prédicateur de la Passion (son sujet de prédilection), et un prédicateur de l’Évangile (particulièrement celui de Saint Jean).
Peu à peu, les gens viennent vers lui pour être accompagnés spirituellement, et dirigés. Ainsi, sans qu’il s’agisse de sa propre volonté, le P. Philippe Plet réalise la seconde « activité » sacerdotale essentielle pour son fondateur Paul de la Croix : la direction spirituelle.
Les autres « activités » recommandées par Paul de la Croix — silence, solitude et oraison — constituent depuis longtemps le quotidien du religieux. Le Père Philippe Plet s’enracine aujourd’hui dans la vie contemplative : il anime le sanctuaire marial Notre Dame du Cros, dans le diocèse de Carcassonne.
C’est dans ce sanctuaire (ressemblant étrangement aux ermitages, appelés « Retraites », trouvés et légués par saint Paul de la Croix), que le P. Philippe, « aidé de l’Esprit Saint », a « peaufiné » sa méditation de l’Évangile de Saint Jean : « Saint Jean : Le Livre des 7 secrets ».


[1] La Congrégation des Passionistes a été créée au début du 18ème siècle en Italie par saint Paul de la Croix. Présente dans 58 pays dans le monde, elle compte plusieurs Saints, ainsi que des Bienheureux et des Vénérables. C’est la seule Congrégation au monde dont la spiritualité se fonde sur la Passion du Christ.