samedi 27 septembre 2008

PAUL VI ET L'EGLISE

L’Église doit approfondir sa conscience


Nous vous dirons tout de suite, vénérables frères, qu'il y a trois pensées qui occupent Notre esprit (…).
C'est d'abord la pensée que l'heure sonne pour l'Église d'approfondir la conscience qu'elle a d'elle-même, de méditer sur le mystère qui est le sien, d'explorer, pour sa propre instruction et sa propre édification, la doctrine qu'elle connaît déjà et qui a déjà été en ce dernier siècle précisée et répandue, concernant sa propre origine, sa propre nature, sa propre mission, son propre sort final, doctrine cependant jamais assez étudiée et comprise, car c'est elle qui contient la « dispensation du mystère tenu caché en Dieu depuis les siècles... pour qu'il fût désormais connu... par le moyen de l'Église » (Eph.., 3, 9-10), en d'autres termes, la mystérieuse réserve des mystérieux desseins divins qui viennent à la connaissance des hommes par l'intermédiaire de l'Église ; car cette doctrine constitue aujourd'hui le sujet qui intéresse plus que tout autre la réflexion de qui veut suivre docilement le Christ, et combien plus de ceux que, comme Nous et comme vous, vénérables frères, le Saint-Esprit a établis comme évêques pour gouverner cette même Église de Dieu (cf. Ac, 20, 28).
De cette conscience éclairée et agissante, dérive un désir spontané de confronter à l'image idéale de l'Église, telle que le Christ la vit, la voulut et l'aima comme son Épouse sainte et immaculée. (Ep., 5, 27), le visage réel que l'Église présente aujourd'hui. Celui-ci est fidèle, par la grâce de Dieu, aux traits que son divin Fondateur lui imprima et que le Saint-Esprit vivifia et développa dans le cours des siècles en une forme plus ample et correspondant mieux d'une part au concept initial, de l'autre à la nature de l'humanité qu'elle évangélisait et assumait ; mais, jamais, il n'est assez parfait, assez beau, assez saint et lumineux pour être conforme au concept divin qui constitue son modèle.
De là, naît un désir généreux et comme impatient de renouvellement, c'est-à-dire de correction des défauts que cette conscience, en s'examinant à la lumière du modèle que le Christ nous en a laissé, dénonce et rejette. Quel est donc le devoir actuel de l'Église de corriger les défauts de ses propres membres et de les faire tendre à une plus grande perfection, et quelle est la méthode pour arriver avec sagesse à un renouvellement si important, telle est la seconde pensée qui occupe Notre esprit et que Nous voudrions vous exposer pour trouver, non seulement plus de courage à entreprendre les réformes nécessaires, mais aussi pour avoir, avec votre adhésion, conseil et appui dans une entreprise si délicate et si difficile.


Paul VI : “Ecclesiam suam” ; 1964.

mercredi 24 septembre 2008

HASARD, OU QUELQU'UN ? - II

Paradoxe de l’athéisme

(suite et fin)

On peut toujours rêver... Contemplons notre Dieu... Imaginons le Père, un Père infiniment grand mais qui dans un Amour infini ouvre “ses bras???” pour accueillir toute sa Création. Voici que cette Création devient un grand Corps, le Corps du Fils, qui tient, Lui aussi, ses “bras” ouverts, comme le Sacré-Cœur de Montmartre, accueillant à la fois sa Création cosmique et toutes les créatures vivantes, spirituelles, sensibles, douées d’une capacité d’aimance, et, pour certaines, intelligentes. Car Dieu a fait également des créatures assez intelligentes pour que chacune d’entre elles soit capable de saisir en elle-même, l’immense réalité de la Création, Corps du Fils.
“Voir” Dieu
Dans le Corps du Christ, Corps du Fils, les petites créatures angéliques ou humaines constituent comme les pierres qui composent ce Corps. Et dans le Corps, les petites créatures humaines sont “à l’image du Père”. Et Dieu demande à ses anges d’adorer le Corps du Christ qui est le Corps de son Fils. Mais Dieu ne montre pas le Corps du Fils dans sa totalité mystique, celle qui referme toute la Création: ce Corps est beaucoup trop grand, trop immense, pour des petites créatures, même angéliques, qui sont peut-être, elles aussi des parties constituantes de ce Corps. Alors, Dieu le Père montre son Fils, fait Homme, incarné, devenu vrai homme, cette créature étonnante qui réussit la synthèse de l’amour, de l’esprit, et de la matière. Dieu le Père montre à ses anges son Fils incarné, devenu Homme, le Christ, pour partager la vie des hommes, et leur demande de L’adorer.
Adorer le Christ, c’est adorer Dieu Lui-même, c’est adorer l’Amour. Mais il y eut des anges qui refusèrent l’Amour: le Christ-Homme leur paraissait trop infime pour eux qui se croyaient grands... Il y eut le péché, il y eut la misère et toutes les détresses. Et les pécheurs crucifièrent leur Sauveur qui continue à les aimer. Car tout est changé, quoique rien ne soit changé... Dieu le Père a toujours ses bras ouverts pour accueillir sa Création. Le Fils est toujours Un avec le Père, et ses bras sont toujours grands ouverts pour accueilllir les hommes... Mais son Corps est devenu une croix portant un crucifié, la Croix sur laquelle nous avons cloué le Corps du Christ. Et tout ce qui touche la Croix du Christ nous touche. Tout ce qui touche le Cœur du Fils me touche... La douleur du Cœur de Jésus est la douleur du Cœur des hommes.
Dans le Corps mystique de Jésus, -l’ensemble de la Création rassemblée en Dieu et baignée de son Esprit”, il y a les anges, peut-être, les saints, les hommes qui attendent leur purification, mais qui sont bien là; et il y a aussi les vivants de la terre. Eux, ils peinent, mais ils sont bien là aussi, dans le Corps du Christ. Dans un corps vivant bien construit, bien équilibré, tout ce qui touche un membre touche l’ensemble du corps. Si on fait mal à un organe, le corps tout entier s’en ressent; si au contraire on fait du bien à une partie, même minime du corps, tout l’ensemble est heureux. Tout le monde sait cela.
Dans le Corps mystique du Christ, c’est pareil, grâce à la communion des saints. Quand nous faisons du mal à quelqu’un, tout le Corps a mal. Quand nous blessons un membre, tout le Corps frémit. Et si nous égratignons le Cœur, l’ensemble du Corps est malade... Notre raisonnement peut encore aller plus loin. Depuis toujours Dieu pense chacun de nous; depuis toujours Dieu prédestine chaque homme à remplir une mission dans le Corps de son Fils qui rassemble toute la Création. Le jour choisi par Lui, Dieu nous mit sur la terre et nous combla de ses grâces. Les raisons de Dieu voulaient que nous soyons comblés de son Amour en nous installant dans son Cœur, là où Il le veut. Le Seigneur prépare tous les évènements qui doivent jalonner nos vies, qui doivent nous purifier, qui doivent faire en sorte que peu à peu, nous entrions dans son humilité: le travail est énorme et, sur la terre, jamais achevé...
Mystère de ton abandon à la Volonté du Père. Mystère de l’abandon du Père. Jésus, Tu es Dieu, donc, Tu sais. Tu sais, mais Tu vécus ces heures de ta Passion comme si Tu ne savais pas, pour mieux T’unir à nous et pour mieux nous comprendre. Tu n’as pas besoin de croire puisque Tu sais, et pourtant Tu vécus tes dernières minutes comme si Tu ne savais plus. Tu ne “sentais” plus, Tu ne voyais plus le Père, comme si le Père n’existait plus pour Toi. Hasard ou Quelqu’un? Ou simplement amour, mais quel terrible amour?

Paulette Leblanc

mardi 23 septembre 2008

HASARD, OU QUELQU'UN ?

Paradoxe de l’athéisme


Jésus, je vais essayer de poursuivre, avec Toi, une étrange oraison. Je suis convaincue, mais ce matin plus que d’ordinaire, que l’athéisme est une monumentale stupidité... Mon grand-père maternel était athée et franc-maçon. Il ne croyait que ce qu’il voyait... Plusieurs de mes oncles pensaient de même. Pourtant mon grand-père était électricien, et l’électricité, on ne la voit pas. Non, mais on voit ses résultats!!! Alors quand on lui parlait de Dieu et de sa création, que l’on voit bien, dont on voit les résultats, il haussait les épaules. Quand on lui demandait comment cela pouvait exister et se développer, et qui avait créé toutes ces choses merveilleuses, et nous-mêmes, il répondait: “C’est le hasard!!!...” Mes oncles avaient les mêmes réponses. Hasard? Mais hasard de quoi? Et quel hasard pour être si intelligent? Ne croire que ce que l’on voit? Quelle aberration! En effet si, il y a 75 ou 100 ans on pouvait parfois soutenir de telles choses, c’est absolument impossible aujourd’hui. Aujourd’hui notre monde est inondé d’ondes de toutes sortes pour transporter les paroles, les images. On ne voit pas ces ondes, on ne voit pas les paroles ou les images transportées, pourtant, elles existent! Et, chose étonnante, ces ondes qui transportent nos paroles, nos images, ne se trompent jamais de chemin: pourtant certaines font de très longs parcours puisqu’elles vont jusqu’à des satellites situés à des milliers de kilomètres, pour revenir jusqu’à nous, et au bon endroit imposé!!! On pourrait multiplier les exemples à l’infini: qui a déjà entendu des ultrasons, ou des infrasons? Qui a déjà vu des rayons gamma, ou ultraviolets? Qui a senti le magnétisme? On peut les mettre en évidence avec le concours de nos machines, mais l’homme seul ne peut pas les capter. On comprend vite que ne croire que ce que l’on voit n’est pas très raisonnable. Il y a plus fort: la vie. De nos jours on sait, ou du moins on croit savoir et l’on émet des hypothèses fragiles et souvent remises en cause, on sait d’où vient la vie. On pense que des bactéries se seraient formées dans certains milieux et sous certaines conditions. On peut aussi supposer que des phénomènes chimiques auraient pu permettre la multiplication de ces cellules par division. Oui, mais comment expliquer, qu’un jour, des cellules se soient transformées, comme ça, toutes seules,... pour devenir une nageoire, un œil, une écaille, puis des pattes, des ailes... un cœur, un cerveau, etc? Comment le “hasard” a-t-il pu être si intelligent, si parfait, et si adapté aux conditions naturelles elles-mêmes venues on ne sait d’où? On se perd. Oui, on peut contempler, admirer, s’émerveiller, mais, c’est sûr, on se perd. Et l’homme? Quelle intelligence hasardeuse aurait bien pu lui donner une intelligence. Et si Dieu, Intelligence suprême, n’existe pas, alors, comment une intelligence a-t-elle pu naître? Les théories sur l’évolution peuvent peut-être se justifier jusqu’à un certain point, mais il arrive un moment où l’on se trouve devant une impasse. Ainsi, le corps physique de l’homme a peut-être pu arriver jusqu’à la perfection qu’on lui connaît; mais par quel “miracle” a-t-il pu quitter le simple domaine animal, dépasser ses seuls instints, aussi parfaits soient-ils, pour commencer à progresser d’une manière étonnante? Devant ce mystère profond, nous ne pouvons donner qu’une seule réponse: Dieu. Dieu? Oui, mais quel Dieu? Le mystère que nous croyions avoir élucidé reste entier, car il nous écrase: quel Dieu? Et comment ce Dieu est-il amour? Dieu serait-Il quelqu'un?

(à suivre)

Paulette LEBLANC

dimanche 21 septembre 2008

LE SANG DES INNOCENTS

“Une atroce guerre inonde la terre d'un sang coulant en abondance”


J’ai lu ces jours derniers ces paroles qui peuvent paraître, à première vue, terribles et dures à entendre même : “Une atroce guerre inonde la terre d'un sang coulant en abondance”.
Mais, en y regardant de plus près, j’ai constaté qu’elles sont justes et même, dans un certain sens, nécessaires, pour nous alerter et nous sortir de notre léthargie provoquée, nous le savons pertinemment, par notre propre bien-être et notre peu d’envie de nous investir plus à fond dans notre quotidien calfeutré de nantis.
Ici et là il y a ceux qui souffrent, ceux qui ont faim… mais nous, nous qui avons à manger, qui avons une couverture sociale qui nous permet de nous soigner et même de nous dorloter, nous pensons rarement aux “autres”, à ceux de nos frères qui vivent dans la misère et sont persécutés… certains payant même de leur vie, juste parce qu’ils ont dit qu’ils avaient faim…
Mais il y a pire encore, car si le corps a besoin de soins, l’âme aussi, cette âme qui nous donne vie, et dont la vocation est d’aimer Dieu, a besoin de soins, de soins attentifs… Mais, les médecins qui peuvent donner “à manger” et soigner notre âme sont peu nombreux et souvent persécutés. L’Inde, ce beau et grand pays que j’aime tant, nous donne de cela un exemple désastreux : on y persécute les faibles, ceux qui ont faim d’aliment spirituel et matériel, tout simplement parce qu’ils sont catholiques, parce qu’ayant faim d’aliment spirituel, ils osent de dire, ils osent crier fort qu’il leur manque des moyens pour satisfaire cette faim ardente. Alors, pour les faire taire, on les tue, on les fait disparaître, on brûle même leurs églises afin de ne plus les entendre parler de leur Dieu Sauveur, de leur Dieu Amour.
Voila pourquoi la phase est juste et vraie : “Une atroce guerre inonde la terre d'un sang coulant en abondance”.
Mes amis, il est également dit : “Vous serez jugés sur l'Amour : aimez en esprit et en vérité !”
Si nous ne pouvons pas faire autre chose que de prier pour que cessent en Inde et ailleurs ces carnages inutiles et d’un autre temps, alors prions “en esprit et en vérité”, prions de tout notre cœur, de toute notre âme pour que cela cesse et qu’enfin le monde connaisse l’amour et la paix de Dieu, dont il manque si affreusement.
Ne soyons pas des prophètes de malheur, mais des ouvriers de paix, des hommes et femmes capables de subvenir aux besoins pressants de certains de nos frères, non seulement en les aimant, mais encore et surtout, en priant le Seigneur pour eux.

Alphonse Rocha

lundi 15 septembre 2008

SEUL LE CHRISTIANISME...

Pensées

Seul le christianisme s’adresse à l’individu, à ce qu’il y a en lui de plus intime ; seul il pénètre aux profondeurs de l’être et peut le renouveler. Le devoir de tout chrétien est de ne pas se désintéresser de la crise que traversent actuellement les peuples et qui peut-être les modifiera profondément. À des besoins nouveaux il faut de nouveaux apôtres ; le peuple, c’est-à-dire cette masse qui forme la plus grande partie du pays : ouvriers, paysans, humbles travailleurs de toute sorte, le peuple a besoin qu’on lui révèle la Vraie Source de toute liberté, de toute justice, de toute transformation profonde. Si nous ne lui faisons pas connaître Dieu, nous aurons gravement manqué au plus important et au plus “actuel” de tous devoirs. Seulement, cette œuvre-là demande un oubli de soi, un désintéressement, une volonté persévérante, pour laquelle nous avons besoin de Dieu et pour laquelle il faut nous transformer nous-mêmes absolument.
Elisabeth Leseur : Journal du 28 novembre 1900

vendredi 12 septembre 2008

SUR LA VIRGINITE DE MARIE

DEUXIEME PARTIE


Un autre exemple : Au chapitre 29 de la Genèse, verset 15, Laban appelle Jacob son frère : « Alors Laban dit à Jacob : “Parce que tu es mon frère, vas-tu me servir pour rien ? Indique-moi quel doit être ton salaire” ». Par contre, quand lit au chapitre 29, le verset 13, on s’aperçoit qu’en réalité Jacob est le neveu de Laban.
Il est possible de trouver encore bien d’autres exemples qui démontrent cette ambigüité de la langue hébraïque, comme par exemple dans le Lévitique, chapitre 10, verset 4 ; Chroniques, chapitre 23 et verset 22.
Dès lors il nous est plus facile de comprendre et de vraiment le croire, que les soi-disant “frères de Jésus”, ne sont en réalité que ses parents, ses cousins.
Nous n’avons pas encore épuisé toutes les difficultés sur ce sujet particulier. Il nous en reste encore quelques-unes que nous allons détailler, progressivement, avec l’aide de l’Esprit Saint.
Dans l’Évangile selon saint Luc, au chapitre 2, verset 7, il est dit que Jésus est le “premier-né”, ce qui laisse à penser que Marie aurait eu d’autres enfants : « Elle enfanta son fils premier-né ».
Penser que cette expression signifie que Marie aurait eu d’autres enfants, c’est se mettre dans l’erreur et faire montre d’une certaine méconnaissance des termes hébraïques, comme ci-dessus. En effet, cette expression est un terme juridique de la Bible qui désigne en effet le premier-né, qu’il y ait ou pas d’autres enfants par la suite.
Il faut savoir que la Bible affirme que tout premier-né appartient d’une façon toute particulière au Seigneur (Cf. Ex. 13, 12 et 34, 19) et que celui-ci doit, pendant les premiers mois de sa vie, être soumis à la loi du rachat telle qu’expliquée dans le Livres de Nombres, au chapitre 18, verset 16. Il n’était pas question d’attendre le deuxième enfant pour attribuer à son devancier le titre de premier-né qu’il garderait toute sa vie durant.
Un exemple pourra aider à mieux comprendre cet état de fait :
Tout récemment les archéologues ont fait la découverte d’une sépulture juive datant du premier siècle, dont la pierre tombale portait l’inscription suivante : “Ci-gît Arsinoé, morte en accouchant de son premier-né”. Elle n’en aura pas d’autres, car elle est morte en couches, et pourtant il est bien écrit sur sa tombe qu’elle est morte en mettant au monde son “premier-né”.
Une autre difficulté apparente se trouve en Matthieu 1, 25, où il est dit : « et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils ». Cela pourrait vouloir dire, quand on ne connaît pas les méandres et les nuances de la langue hébraïque, que Marie n’aurait pas connu Joseph avant le mariage, mais qu’Elle l’aurait connu après la naissance de Jésus.
Le manque de connaissance des langues dans lesquelles les évangiles — et une grande partie des autres textes de l’époque — ont été écrits, est une source d’erreur notable. En effet, sans que (jusqu’à ce que) l’on ait une connaissance approfondie de ces langues, la compréhension des textes reste imparfaite.
Sait-on seulement que les Évangiles ont été écrits en grec et araméen. Une vraie et solide connaissance de l’hébreux, du grec et de l’araméen est donc nécessaire pour une interprétation correcte des textes sacrés, voila pourquoi les traductions dignes de foi sont rares.
L’expression “jusqu’à ce que” est un hébraïsme qui signifie “sans que”. Dès lors cela veut dire que Marie enfanta “sans que” Joseph l’ait connue et que par conséquent Jésus n’est pas le fils de Joseph, mais le Fils de Dieu.
Voyons un exemple dans le Livre des Psaumes : « Son cœur est inébranlable, il ne craint pas, jusqu'à ce qu'il voie ses ennemis abattus ». Remplaçons ici l’hébraïsme “jusqu’à ce que” par “sans que”, et nous aurons compris la nuance importante : « Son cœur est inébranlable, il ne craint pas, “sans qu”’il voie ses ennemis abattus ».
Ceci signifie que s’il n’a pas craint avant, il ne craindra pas non plus après. Et, revenant à saint Matthieu et à son hébraïsme, nous pourrions corriger en disant qu’« il ne la connut pas “sans qu’elle” ait enfanté un fils » ; autrement dit, il ne la connut ni avant ni après la naissance de Jésus.
Afin que tout doute sur ce que nous venons d’affirmer puisse être levé, nous vous invitons à vérifier vous-mêmes d’autres exemples typiques de ces hébraïsmes si fréquents dans les Évangiles.
Deutéronome 7, 24 ; Sagesse, 10, 14 ; Psaume 56 (57), 2 ; Isaïe 22, 14 et encore saint Matthieu 5, 18.
Quand nous avons vérifié toutes ces preuves qui toutes confirment la virginité de notre Mère du Ciel, il nous paraît invraisemblable que de nos jours il y ait encore des croyants ― et même des catholiques ― qui doutent de cette prérogative de Marie.
Nous ne pensons pas qu’il s’agisse de mauvaise foi ― la charité chrétienne nous interdit tout jugement téméraire ― mais tout simplement d’un manque de connaissances bibliques et même linguistiques. En tout cas, pour ce qui nous concerne, nous sommes absolument certains que Marie n’est pas “une femme comme les autres”, mais bien la Mère de Jésus, la Mère de Dieu et notre Mère.
Ne soyons pas, ni les uns ni les autres de pauvres aveugles obstinés, car il est bien vrai que les pires aveugles ce sont ceux qui ne veulent pas voir.
Cette vérité que l’Église catholique défend depuis des siècles, n’est pas une “invention” des prêtres “dévots” ou des Papes “mystiques”, mais une vérité qui implique la Sagesse et la Miséricorde divines dont l’Amour n’a d’égale que la Trinité Elle-même.
Méditons et gardons comme devise perpétuelle cette exclamation de saint Irénée de Lyon ― qui fut disciple de saint Polycarpe, lequel avait connu l’apôtre Jean ― : « Qui donc, à une quelconque période, a osé prononcer le nom de Marie sans y adjoindre le qualificatif de Vierge ? » (Adv. Haeres.)
Pour conclure notre humble travail, nous rappellerons donc que “Joseph, le Charpentier” n’a pas connu Marie ni avant ni après la naissance de son “premier-né” ; que Jésus seul est Fils de Marie ; que Jacques, Joset, Jude et Simon ne sont pas les “frères du Seigneur” mais ses cousins ou parents.
« L'argument décisif de la virginité perpétuelle de Marie ― nous dit un ami très cher et prêtre de surcroît ―, c'est Jésus qui nous le donne quand il dit sur la croix : “Femme, voici ton fils”. En effet, si Jésus avait d'autres “frères”, Il ne confierait pas Marie à Jean, ni Jean n'aurait “pris Marie chez lui”, car les frères de Jésus s'en seraient normalement chargés ».
Notre souhait le plus sincère c’est que ces quelques lignes puissent aider ceux qui auraient encore des doutes sur cette partie difficile des Saintes Écritures, et rendent à Marie l’honneur qui lui est dû.


Alphonse Rocha

mardi 9 septembre 2008

SUR LA VIRGINITE DE MARIE

PREMIERE PARTIE


Comment expliquer un mystère ?


Il n’est pas toujours facile d’argumenter sur les difficultés que nous rencontrons dans la Bible en général et, plus particulièrement dans les livres du Nouveau Testament ; parmi ces difficultés il y a celle de la virginité perpétuelle de Marie après avoir enfanté Jésus, notre Sauveur, “Dieu avec nous”.
La démarche que nous allons entreprendre est donc périlleuse, mais nous comptons sur la bonté de l’Esprit Saint et sur ses divines lumières.
Certains affirment, à qui veut les entendre que “Marie est une femme comme les autres” et qu’après avoir mis au monde le Seigneur Jésus, Elle eut d’autres enfants.
C’est aller vite en besogne, si nous pouvons nous exprimer ainsi, ou méconnaître la Bible elle-même.
Voyons un peu ce que nous pouvons en dire :
Au chapitre 7, verset 14, du Livre d’Isaïe, le prophète dit, sous l’inspiration divine : « Voici qu’une Vierge concevra, et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel. »
Le prophète désigne cet événement — “Une vierge concevra et enfantera” — comme un prodigieux signe de Dieu. Ne serait-ce pas le signe du temps si désiré de la Rédemption, le signe de la venue du Sauveur, l’Emmanuel, Dieu avec nous ? Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? En effet, cet événement n’aurait aucun intérêt, ne serait pas un “signe” merveilleux si la vierge en question, après avoir accouché, cessait d’être vierge. C’est une évidence !
Nous devons donc admettre que le grand signe serait qu’une Vierge concevrait et enfanterait, tout en restant vierge. Bien : Marie est la Mère de Jésus Sauveur. Dès lors elle est la Vierge annoncée par Isaïe, elle est la Vierge qui a conçu et enfanté tout en restant vierge : « concevra et enfantera », affirme Isaïe.
Le sens de cette prophétie d’Isaïe est confirmé dans l’Évangile de Matthieu au chapitre 1, verset 18 et suivants : « Marie, sa mère, était fiancée à Joseph : or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint. Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : “Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.” Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : “Dieu avec nous.” »
Voici donc que la prophétie d’Isaïe commençait à se réaliser : un grand signe annonçait l’arrivée du Sauveur : la Vierge conçut et enfanta par le fait de l'Esprit Saint, et tout en restant vierge ; “et le nom de la Vierge était Marie”.
Dans une délicate description, saint Luc nous persuade que Marie conserva l’intégrité virginale lors de la naissance de Jésus. Regardons au chapitre 2 de son Évangile, versets 6 et 7 : « Or il advint, comme ils étaient là (à Bethléem), que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle. »
Il faut remarquer ici que Marie n’étant pas soumise au péché, par une grâce spéciale de Dieu, ne fut pas non plus soumise aux douleurs de l’enfantement, comme toutes les autres femmes et ce fut donc elle-même qui prodigua les premières caresses et s’occupa d’emmailloter le nouveau-né, “son fils premier-né”. Il est certain que saint Luc n’aurait pas expliqué la naissance de Jésus comme il l’a fait si Marie avait donné le jour à son Fils, comme toutes les autres mamans.
Pour fonder notre affirmation, nous allons nous souvenir d’une objection faite par Marie Elle-même à l’ange Gabriel quand celui-ci lui annonça qu’elle serait la Mère du Sauveur : « “Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme?” (Lc. 1, 34)
Or, il nous faut convenir qu’en cette période de sa vie, Marie, « était fiancée à Joseph ». L’objection de Marie à l’ange Gabriel n’aurait donc pas de sens si Celle-ci, par un acte d’offrande totale à Dieu ne s’était ainsi consacrée à Lui par un acte volontaire de virginité perpétuelle et si celui-ci n’avait été accepté par Joseph lui-même. Sinon l’Ange aurait dit : “Tu n’as pas connu d’homme jusqu’ici, mais tu en connaîtras un par la suite”. En effet, quel sens pouvait avoir l’objection de Marie si elle avait eu l’intention de mener avec son Fiancé une vie normale de couple ?
Cela n’aurait pas de sens, avouons-le.
N’est-il pas également légitime de penser que le Fils unique de Dieu soit aussi le Fils unique de Marie ?
Voici une affirmation qui nous mène tout droit vers une autre objection courante : les frères de Jésus, dont les Évangiles parlent, à savoir : Jacques, Joset, Judas et Simon.
En effet, dans l’Évangile selon saint Marc, au chapitre 6, verset 3, nous lisons : « Celui-là n'est-il pas le Charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon? »
La Bible doit être lue avec une grande attention et beaucoup d’humilité, sans arrière pensée, car en la lisant attentivement, nous constatons que trois de ces “frères” de Jésus ont des parents que les Évangiles nomment et ces parents ne sont ni Joseph ni Marie, la Mère de Jésus.
Comment cela ?
Simple et clair. Commençons par Jacques. Dans son épître aux Galates, chapitre 1, verset 19, saint Paul écrit : « Je n'ai pas vu d'autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur ». Or ce Jacques dont il parle, c’est Jacques le Mineur, dont la mère est une des femmes appelée Marie, qui était au Calvaire lors de la mort de Jésus et dont saint Marc fait mention au chapitre 15, verset 40 : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de Joset ».
On sait que le père de Jacques le Mineur s’appelait Alphée, car saint Mathieu l’affirme au chapitre 10, verset 3 de son Évangile. Donc Jacques le mineur a un père et une mère, mais ceux-ci ne sont ni Marie ni Joseph. Autrement dit : Jacques n’est pas le frère de Jésus. Par contre, il est certain qu’il est le frère de Joset et que tous deux sont fils d’une femme appelée Marie qui se trouvait au Calvaire avec Jésus et d’un homme appelé Alphée, selon la citation rapportée ci-dessus. Cela nous mène également à affirmer que Joset n’est pas non plus frère de Jésus.
Un autre doute s’évanouit quand nous lisons l’épitre de Jude. Il commence ainsi sa Lettre : « Jude, serviteur de Jésus Christ, frère de Jacques ». Donc son père est aussi Alphée. Il ne peut pas être, par conséquent frère de Jésus.
Il nous reste encore un problème à résoudre en ci qui concerne les “frères de Jésus”, celui de Simon.
Les Évangiles, il est vrai, ne rapportent pas les noms des parents de Simon, mais on peut légitimement penser que si les trois autres ne sont pas “frères de Jésus”, il n’y a aucune raison pour que Simon le soit.
Un historien du IIe siècle, Hégésippe, nous informe que Simon était fils de Cléophas, époux de Marie, celle dont saint Jean, dans son Évangile (19, 25) affirme être “sœur de la Mère de Jésus”. Donc cela voudrait dire que Simon était cousin de Jésus et en aucun cas son “frère”.
Tous ces arguments nous mènent à une conclusion qui nous semble logique : aucun de ces hommes n’était fils de Marie, la Mère de Jésus, d’autant plus que dans les Évangiles un seul est appelé fils de Marie : Jésus, comme il est rapporté dans l’Évangile de saint Marc au chapitre 6, verset 3 : « Celui-là n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie ? »
Au contraire de ce que l’on pourrait penser, les Évangiles et les Lettres ne nous induisent pas en erreur, c’est nous qui par méconnaissance des langues d’alors et mal informés, nous laissons ainsi berner, quelquefois.
Voyons un peu…
Le terme “frère” (ah, en hébreux ; adelphós, en grec) désigne dans le langage des hébreux non seulement les enfants du même père ou de la même mère (comme Caim et Abel, Ésaü et Jacob, saint Jacques le Majeur et saint Jean l’évangéliste), mais aussi un familier ou parent proche, comme par exemple oncles, et neveux, car l’hébreux ne possède pas des termes propres pour désigner ces degrés de parenté. La Bible est remplie d’exemples de l’emploi du mot “frère”, compris dans ce deuxième sens. Voici, par exemple, dans la Genèse, au chapitre 13, verset 8 : Abraham appelle Lot son frère : « Aussi Abram dit-il à Lot : “Qu'il n'y ait pas discorde entre moi et toi, entre mes pâtres et les tiens, car nous sommes des frères!” » Mais, nous savons, toujours d’après la Genèse (11, 28 et 12, 5) que Lot n’est pas frère d’Abraham, mais son neveu.

Alphonse Rocha

(A suivre)

samedi 6 septembre 2008

VIOLENCE EN INDE

Déclaration de la supérieure des missionnaires de la charité


ROME, Vendredi 5 septembre 2008

Pour vaincre la violence dont sont actuellement victimes les chrétiens en Inde, il faut d'authentiques disciples du Christ, a affirmé sœur Mary Nirmala Joshi, supérieure générale des missionnaires de la charité.
La religieuse qui a succédé à Mère Teresa de Calcutta à la tête de la congrégation, a expliqué dans un entretien à L'Osservatore Romano que « le témoignage chrétien nécessaire en Inde aujourd'hui consiste à être des disciples authentiques du Christ dans l'amour pour la personne du Christ, et à vivre pleinement l'enseignement qu'il nous a laissé dans le discours sur la montagne ».
Le 28 août dernier, sœur Nirmala a adressé aux populations d'Orissa et de toute l'Inde un message dans lequel elle rappelle qu'« il ne faut pas utiliser la religion pour se diviser et que la violence au nom de la religion est un abus de la religion elle-même ».
« Comme le répétait mère Teresa : ‘la religion est une œuvre d'amour. Elle n'est pas faite pour détruire la paix et l'unité' », a-t-elle observé.
« Au nom de notre pays et de notre noble héritage, au nom des pauvres, des enfants et de tous nos frères et sœurs victimes de cette violence insensée et destructrice : prions, ouvrons-nous à la lumière et à l'amour de Dieu ; déposons les armes de la haine et de la violence et revêtons nous de l'armure de l'amour ; pardonnons-nous les uns les autres pour le mal que nous nous sommes fait », a-t-elle exhorté.
« Demandons à Mère Teresa de prier afin que nous devenions des instruments de Dieu et de sa paix, constructeurs de la civilisation de l'amour », a-t-elle ajouté.
A l'occasion de la fête liturgique de la bienheureuse Teresa de Calcutta, le 5 septembre, anniversaire de sa mort, sœur Nirmala exprime « sa profonde gratitude à Dieu pour le don de sa vie de sainteté et sa mission mondiale d'amour pour les plus pauvres parmi les pauvres, les moins aimés, les moins désirés, les plus oubliés parmi les fils de Dieu, au-delà de la caste, de la croyance, de la nationalité ou de la culture ».
Ces remerciements, observe-t-elle, s'expriment « à travers la prière, à travers le sacrifice et à travers d'humbles services d'amour envers nos frères et nos sœurs qui sont dans le besoin », mais aussi « en renouvelant notre désir de sainteté et la détermination à devenir saints, inspiré s par son exemple ».
Dans le même temps, elle rappelle la bienheureuse « comme puissant instrument d'intercession au ciel, qui nous a été donné par Dieu, implorant son intercession puissante et efficace pour la paix et l'harmonie entre tous dans l'Orissa et dans toutes les régions tourmentées du monde, et pour les besoins de ceux qui souffrent ».
En ces jours ont lieu à Calcutta, sur la tombe de la bienheureuse, des messes précédées de la récitation du chapelet, auxquelles participent les paroisses de Calcutta et des régions voisines, les sœurs et les frères missionnaires de la charité, les malades, les enfants de leurs maisons et aussi « des non catholiques qui appartiennent à toutes les religions » qui « viennent rendre hommage, en priant, en offrant des fleurs et des cierges et en implorant l'intercession de la Mère pour leurs besoins et ceux du pays et du monde ».
« Il est également prévu une rencontre de prière entre les religions », a-t-elle ajouté.
Le grand amour que tous nourrissent pour Mère Teresa découle du fait qu’« elle a enseigné à travers la parole et l'exemple que quoi que nous fassions au dernier de nos frères, nous le faisons à Dieu lui-même ».
« Les habitants de l'Inde sont très orgueilleux de Mère Teresa, souligne sœur Nirmala. Ils ont trouvé en elle quelqu'un qui se préoccupe vraiment d'eux. Sa vie est une source d'inspiration pour eux. En son nom s'ouvrent tous les cœurs et toutes les portes ».
Les Indiens, affirme-t-elle, « voient en elle une authentique Indienne » et « l'incarnation de Dieu lui-même ».


SOURCE : ZENIT.org

MAIS, OU VA L'INDE ?

les chrétiens contraints à se convertir à l’hin-douisme, et à attaquer leurs propres églises

ROME, Vendredi 5 septembre 2008

En Inde, les chrétiens sont actuellement contraints à se convertir à l'hindouisme et à attaquer leurs propres églises, dénonce le père Babu Joseph, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CBCI).
Dans un communiqué publié sur le site de la Conférence épiscopale, il déclare que les évêques ont été « choqués d'apprendre que les chrétiens d'Orissa, qui ont déjà été victimes de la violence, sont maintenant contraints à devenir hindous et à attaquer leurs propres églises, dans lesquelles ils ont loué le Seigneur pendant si longtemps. Cela est parfaitement inhumain et représente une grave violation des droits de l'homme ».
La situation en Inde reste tendue et les attaques contre les institutions chrétiennes se poursuivent. Lundi 1er septembre, dix lieux de prière ont été détruits dans le village de Kundra, dans la région de Jayapur. Cinq villages ont été attaqués et pillés à Tikabali Block. A Mondasore, une église, un couvent et deux auberges ont été détruits.
« Nous sommes extrêmement préoccupés car en dépit des promesses de Shri Naveen Patnaik, le ministre responsable de l'État d'Orissa, au premier ministre Dr. Manmohan Singh, de maîtriser la violence à Kandhamal, nous constatons qu'il n'y a pas eu beaucoup d'amélioration dans les régions de Kandhamal frappées par les émeutes. Même si des forces de sécurité ont été déployées à Kandhamal, les fondamentalistes continuent d'attaquer les chrétiens et leurs institutions en toute liberté », a-t-il dit.
Le P. Babu Joseph précise que les évêques demandent instamment au ministre responsable de l'État d'Orissa de prendre des mesures fermes contre les agresseurs « et de défendre les chrétiens, leurs maisons et leurs institutions, qui sont continuellement attaqués par les groupes fondamentalistes ».
« Nous demandons également à l'administration publique d'être vigilante en ce qui concerne les re-conversions forcées car il s'agit d'une grave violation du droit constitutionnel des personnes à vivre dans le pays sans peur »
, a-t-il ajouté.

SOURCE : ZENIT.org