lundi 28 juillet 2008

SI DIEU EST POUR NOUS...

Qui sera contre nous?…

« Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ? Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi tout avec lui ? Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous.
Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? Car il nous arrive ce que dit l’Écriture :
“A cause de toi, Seigneur, nous sommes exposés à la mort à longueur de jour.On nous considère comme des moutons destinés à l’abattoir” (Ps.44, 23).
Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur »
(Rm. 8, 31-39).

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Ce texte de saint Paul est d’une clarté absolue en ce qui concerne notre foi et notre vie en Dieu !
En effet, si nous adorons Dieu “par l’Esprit et en vérité” (Jn. 4, 23), si nous l’aimons “de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée (Dt. 6, 5), “qui se lèvera contre nous” ? “qui sera contre nous” ?
La foi est une armure invincible dont Dieu nous revêt, une armure qui ne craint rien, car elle est imperméabilisée par le Sang du Christ mort pour nous, mais aussi ressuscité pour nous, afin qu’avec lui nous ressuscitions nous aussi et avec lui ― qui “est à la droite de Dieu et intercède pour nous” ― nous soyons vainqueurs, “bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés”.
Habillés de cette cuirasse impénétrable, et de la certitude “que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin” (Rm. 8, 28), nous ne pouvons qu’aller de l’avant, et crier, nous aussi, vers nous ennemis, vers nos détracteurs : “Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ?” et encore : “Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ?”
Il ne faut pas chercher la souffrance pour la souffrance, car cela s’appellerait masochisme ; mais il ne faut en aucun cas oublier non plus qu’il n’y a pas d’amour sans souffrance. Or, la souffrance librement acceptée et offerte est aussi une preuve d’amour ― comme celle se donner sa vie ―, une manière de participer à “ce qui manquait à la Passion du Christ” (Col. 1, 24), c’est participer à la rédemption de nos frères et à notre propre rédemption.
C’est peut-être en pensant à cet aspect de l’amour-souffrance que saint Paul interroge, après avoir affirmé que nul ne peut “nous arracher à l’amour du Christ” : “La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ?”
Dans un autre passage de la même lettre aux Romains, saint Paul écrit ceci :
“En effet, ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères. Ceux qu’il a ainsi destinés, il les a aussi appelés à lui ; ceux qu’il a ainsi appelés, il les a aussi déclarés justes, et ceux qu’il a déclarés justes, il les a aussi conduits à la gloire” (Rm. 8, 29-30).
Cela voudrait-il dire que Dieu fait un “choix” de personnes ? Aucunement, car tous nous sommes appelés à la sainteté, à la béatitude éternelle, là où il n’y a “ni de pleurs ni de grincements de dents” (Mt. 8, 12), car toujours le Christ “intercède pour nous”.
Le but de notre vie ici-bas, la raison de notre foi en Dieu est le salut éternel. Pour y parvenir, Dieu nous demande de “devenir conformes à l’image de son Fils”, de faire disparaître en nous le “vieil homme”, de nous revêtir de la cuirasse de notre foi inébranlable afin que nous soyons “bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés”, que nous ayons de cela “l’absolue certitude”, car alors, comme nous le dit saint Paul, “ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur”.
Des témoins, certains de nos frères, dans un passé encore bien proche de nous ― pour ne pas aller fouiller dans les premiers temps de l’Église et parler des premiers martyrs ― ont compris et vécu cet amour-souffrance à un degré très élevé, avec un héroïsme, que nous ne pouvons pas mettre en doute, car strictement contrôlé par la médecine moderne. Nous pourrions citer ici saint Pio de Pietrelcina (+ 1968), Marthe Robin (+ 1981) que certains d’entre nous ont connue personnellement, et encore la bienheureuse Alexandrina de Balasar (+ 1955), que le Pape Jean-Paul II béatifia le 25 avril 2004.
Cette dernière, dans son journal spirituel a écrit au sujet de cet amour-souffrance :
« Aujourd’hui, je n’échangerais pas la souffrance contre tout l’or du monde. Aimant la douleur, je me sentais heureuse d’offrir à Jésus mes peines. Consoler Jésus et lui sauver des âmes, voilà ce qui me préoccupait ».
“Je me sentais heureuse d’offrir à Jésus mes peines”, dit-elle. Est-ce du masochisme ? Certainement pas, car son amour à Jésus était plus fort que sa souffrance et, le but que par amour elle s’était fixé ― “lui sauver des âmes” ― surpassait les douleurs terribles dont elle souffrait continuellement… douleurs physiques et morales, il faut le préciser…
C’est paradoxal ? Oui, c’est vrai, mais l’amour lui-même n’est-il pas paradoxal ?
Si dans la vie de chaque jour nous ne sommes pas capables de faire des sacrifices, de faire des concessions envers ceux que nous disons aimer, c’est qu’en vérité nous ne les aimons pas vraiment, voila pourquoi même notre foi en souffre, car “l’amour, lui, fait grandir dans la foi” (1Co. 8, 1).
Qui mieux que l’apôtre Paul a “chanté” l’amour ? Écoutons-le une fois encore nous dire : “L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit” (1Co. 13, 4-6). Et encore : “En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère” (1Co. 13, 7).
Et il termine son chant à l’amour par cette certitude : “L’amour n’aura pas de fin” (1Co. 13, 8), avant d’ajouter, martelant à notre intention cette idée maîtresse qui est une vérité évangélique : “En somme, trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour” (1Co. 13, 13).
Et, si “l’amour n’aura pas de fin”, “qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ?”
Amen.

mardi 15 juillet 2008

AU DIABLE LES DROITS DE L'HOMME

Monsieur le Président Nicolas Sarkozy,

Je sais très bien que vous ne lirez jamais cette mauvaise nouvelle avant (ni même après) votre visite en Chine pour les Jeux Olympiques...

Mais, je me mets à rêver et je la publie comme même... car elle montre ce qu'est en Chine la liberté et le respect des Droits de l'homme.

Je ne me suis jamais mêlé de politique, car je ne me sens aucunement attiré par elle. Je vote, comme tout français, mais mon engagement s'arrêté là, même si j'ai mes idées qui ne vont en rien à l'encontre des vôtres... elles seraient même plutôt bien semblables... Mais, là c'est un peu la goutte qui fait déborder le vase... Si seulement vous pouviez lire ceci: c'est vraiment édifiant!...

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Chine : Arrestation de deux prêtres de l’Eglise « non officielle »


ROME, Lundi 14 juillet 2008 (ZENIT.org) - Deux prêtres de l'Eglise « non officielle » ont été arrêtés, proteste la fondation cardinal Kung. Les droits de l'homme sont piétinés lorsqu'il s'agit des catholiques de Chine, proteste la même source.
Le 24 mai, fête de Notre-Dame de Sheshan, a été choisie par le pape Benoît XVI comme jour de prière pour l'Eglise de Chine.
Mais les pèlerins, venus par milliers, le firent avec l'approbation tacite des autorités. Mais en dehors de cet accord, les pèlerins risquaient l'arrestation et la détention.
C'est tout le clergé du diocèse de Shanghaï qui a été arrêté en mai, déplore la fondation, de façon à les empêcher de faire le pèlerinage de Sheshan. Les autorités ont mis en garde les catholiques non officiels qui se rendraient à Sheshan le 24 mai.
Parmi eux, des prêtres de Xuanhua, dans le Hebei, le P. Zhang Jianlin, âgé de 42 ans, intercepté par les autorités chinoises à Nanking, sur la route de Sheshan. Le P. Zhang a été renvoyé par la sécurité à Xuanhua, où il a été arrêté et mis en prison.
Le P. Zhangli, âgé de 45 ans, avait annoncé son intention de se rendre à Sheshan, le 24 mai. Il fut arrêté et détenu quelques jours avant le 24 ami, de façon à l'empêcher de faire le pèlerinage.
Les deux prêtres ont disparu alors qu'ils étaient aux mains des autorités, et on reste pour le moment sans nouvelles d'eux, dénonce la fondation cardinal Kung.
Les nombreuses maisons du diocèse de Xuanhua dédiées à la prière, ont reçu l'interdiction d'être utilisées comme telles. Les autorités y ont placé des caméras, de façon à contrôler les allées et venues et à s'assurer qu'on n'y prie pas.
L'évêque non-officiel de Zhengding, dans le Heibei, Mgr Julius Jia Zhiguo, a souvent été arrêté par les autorités, la dernière fois le 23 août 2007, c'était la 11e fois depuis 2004. Il avait été finalement libéré le 14 décembre 2007. Il a déjà passé 18 ans en prison.
Mais, dénonce aussi la fondation, il n'en est pas pour autant libre de remplir son ministère. Il est en résidence surveillée, chez lui, dans son évêché, près de la cathédrale du Christ Roi de Wu Qiu. Il ne lui est pas permis de recevoir de visites, sauf en quelques rares occasions, sous la supervision des autorités.
Un poste d'observation a été installé par la police près de cette cathédrale, pour contrôler les activités et les visiteurs. Six officiers y patrouillent 24 heures sur 24, de façon à empêcher les visiteurs de rencontrer l'évêque.
Or, Mgr Jia, âgé de bientôt 74 ans, est sérieusement malade, souligne la fondation, avec un tremblement permanent de la main droite. Il a demandé une assistance médicale en dehors de sa résidence, ce qui lui a été refusé par les autorités.
La communauté catholique locale compte quelque 110.00 baptisés, et l'évêque prend soin de quelque 100 orphelins handicapés. Un orphelinat qui a besoin de soutien financier, demande la fondation Kung.
La fondation rappelle que la Chine compte quelque 35 évêques « clandestins » : ils ont soit disparu, soit été jetés en prison, ou sont en résidence surveillée.
Mgr Su Zhimin, par exemple, évêque de Baoding, Mgr Shi Enxiang évêque de Yixian, arrêtés en octobre 1997 et en avril 2001, ont disparu. On est sans nouvelles d'eux.
Mgr Han DinXiang, évêque de Yong Nian, arrêté en décembre 1999, a disparu au cours des deux dernières années, en prison. Il est mort subitement le 9 septembre 2007, dans des circonstances mystérieuses. O n ne lui a pas accordé de funérailles catholiques. Il a été incinéré et enterré dans les 6 heures après sa mort, sur ordre des autorités.
Les droits humains des catholiques sont sérieusement violés en Chine, proteste la fondation cardinal Kung.



Anita S. Bourdin


lundi 14 juillet 2008

LOUIS ET ZELIE MARTIN

Louis et Zélie Martin seront béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008

En la Journée mondiale des missions

L’agence ZENIT.org annonçait le dimanche 13 juillet 2008 :

Louis et Zélie Martin seront béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008, en la Journée mondiale des missions : la nouvelle a été annoncée officiellement par le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal José Saraiva Martins, samedi 12 juillet, à Alençon.
Les parents de sainte Thérèse de Lisieux se sont en effet mariés à Notre-Dame d'Alençon il y a 150 ans, le 13 juillet 1858, à minuit, et cet anniversaire a été marqué par la présence du cardinal Saraiva à Alençon et Lisieux ces 12 et 13 juillet.
Le cardinal Saraiva Mar tins a annoncé la nouvelle au terme de sa conférence sur la sainteté des époux Martin, qu'il a tenue à Alençon, à la halle aux Toiles, devant quelque deux cents personnes.
Il l'a également annoncé aux fidèles présents à la célébration eucharistique qu'il a présidée dans une église Notre-Dame comble et joyeuse, entouré de Mgr Jean-Claude Boulanger, l'évêque de Séez, Mgr Pierre Pican, l'évêque de Bayeux et Lisieux, et Mgr Bernard Lagoutte, directeur du pèlerinage Sainte-Thérèse de Lisieux et recteur de la Basilique Sainte-Thérèse.
Les corps de Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin, proclamés vénérables en 1994, ont été exhumés de leur tombeau, situé auparavant au pied de la basilique de Lisieux, le lundi 26 mai dernier en vue de leur transfert dans la basilique en septembre.
Le petit garçon italien qui doit sa guérison à la prière des parents Martin, Pietro, âgé aujourd'hui de 6 ans était présent à la cérémonie, privée.
C'est d'ailleurs en Italie, à Vérone, qu'est fabriqué le reliquaire où reposeront les restes des époux Martin.
Benoît XVI avait signé, le 3 juillet dernier, le décret de reconnaissance d'un miracle dû à l'intercession des parents de sainte Thérèse de Lisieux.
Cette reconnaissance ouvre la voie à leur béatification, ensemble, comme Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini, béatifiés par Jean-Paul II le 21 octobre 2001, également en la Journée mondiale des missions.
Le choix de cette date souligne certainement le rô ;le missionnaire de la famille chrétienne et l'importance de son témoignage de l'amour du Christ et du prochain dans l'Eglise et la société.
Le miracle obtenu par la prière des époux Matin concerne la guérison d'un enfant de Monza, près de Milan, Pietro Schiliro. Né avec une malformation des poumons, il ne devait pas survivre.
Un Carme italien, le P. Antonio Sangalli, a alors suggéré aux parents de faire une neuvaine aux parents de sainte Thérèse, qui ont perdu 4 enfants en bas âge, pour obtenir la force de porter cette souffrance.
Mais la maman déclara qu'elle ferait la neuvaine (et même une seconde) pour demander la guérison de son enfant.
Pietro, aujourd'hui en pleine forme, a pu venir à Lisieux avec ses parents pour remercier Louis et Zélie Martin.
Rappelons aussi que c'est également en la Journée mondiale des Missions que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte face, co-patronne de la Mission universelle, a été proclamée par Jean-Paul II Docteur de l'Eglise - pour sa « science de l'amour » - , un 19 octobre également, mais en 1997.


Anita S. Bourdin

samedi 12 juillet 2008

NOUVELLE ENCYCLIQUE

L’Agence Zénit informe :

ROME, Vendredi 11 juillet 2008 (ZENIT.org) – Le débat sur la lutte contre la pauvreté, contre l'analphabétisme ou pour la préservation de la planète, relancé lors du récent sommet des pays les plus industrialisés du monde (le G8), rend la prochaine encyclique de Benoît XVI (qui portera sur les questions sociales) particulièrement actuelle et importante.

La prochaine encyclique de Benoît XVI portera sur la doctrine sociale.

Elle pourrait être publiée à l’automne prochain.

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, affirmait le 27 mai dernier dans un entretien à l'agence APCOM, que cette nouvelle encyclique pourrait être publiée à l'automne prochain, avec le titre Caritas in veritate.
« Pour le moment, ce n'est qu'une hypothèse, a souligné le cardinal. Je ne dis pas que le titre sera forcément celui-là. Il est probable, et pour le moment, c'est l'idée qui demeure mais une nouvelle inspiration peut se présenter ».
« L'encyclique est en phase d'élaboration, elle passe continuellement par le bureau du pape qui ne veut pas répéter des lieux communs de la doctrine sociale de l'Eglise mais souhaite apporter des éléments originaux, répondant aux défis de notre temps ; pensons au grand problème de la mondialisation et à d'autres problèmes qui affligent la communauté internationale, comme les urgences humanitaires, les changements climatiques », a-t-il déclaré.
Benoît XVI a déjà affronté à plusieurs reprises les thèmes sociaux qu'il présentera dans son encyclique. Il en a notamment parlé le 3 mai, en s'adressant aux membres de l'Académie pontificale des sciences sociales.
Présentant les quatre principes fondamentaux de la doctrine sociale catholique - la dignité de la personne humaine, le bien commun, la subsidiarité et la solidarité (cf. compendium de la doctrine sociale de l'Eglise, 160-163), il a présenté les impératifs auxquels l'humanité se trouve confrontée en ce début du XXIème siècle « comme la réduction des inégalités dans la distribution des biens, l'extension des opportunités d'éducation, la promotion d'une croissance et d'un développement durable et la protection de l'environnement ».
« La dignité humaine est la valeur intrinsèque d'une personne créée à l'image et à la ressemblance de Dieu et rachetée par le Ch rist. L'ensemble des conditions sociales qui permettent aux personnes de se réaliser collectivement et individuellement, est le bien commun. La solidarité est la vertu qui permet à la famille humaine de partager en plénitude le trésor des biens matériels et spirituels et la subsidiarité est la coordination des activités de la société qui soutient la vie interne des communautés locales », avait-il affirmé.
« La solidarité qui unit la famille humaine et les niveaux de subsidiarité qui la renforcent de l'intérieur doivent cependant toujours être placés sur l'horizon de la vie mystérieuse du Dieu Un et Trine (cf. Jn 5, 26; 6, 57), dans laquelle nous percevons un amour ineffable et partagé par des personnes égales, bien que distinctes », avait-il expliqué.
Pour cette raison, « la responsabilité des chrétiens d'œuvrer pour la paix et pour la justice et leur engagement irrévocable pour le bien commun sont inséparables de leur mission de proclamer le don de la vie éternelle, à laquelle Dieu a appelé chaque homme et chaque femme ».
La paix n'est pas seulement une absence de conflit, avait rappelé le pape mais se réfère à la « paix civile » qui est « concorde entre citoyens », et à la « paix de la cité céleste » qui est « jouissance harmonieuse et ordonnée de Dieu, et réciproque en Dieu », comme disait saint Augustin.
« Les yeux de la foi nous permettent de voir que les cités terrestres et célestes s'interpénètrent et sont intrinsèquement ordonnées l'une à l'autre, dans la mesure où elles appartiennent toutes les deux à Dieu le Père, qui est ‘au dessus de tous, par tous, et en tous' (Ep 4, 6). Dans le même temps, la foi souligne davantage l'autonomie légitime des réalités terrestres qui sont établies selon leur consistance, leur vérité et leur excellence propres, avec leur ordonnance et leurs lois spécifiques », avait-il ajouté.
La solidarité sous toutes ses formes
L'encyclique soulignera le devoir des croyants « d'améliorer la solidarité avec leurs concitoyens et entre eux et d'agir en se fondant sur le principe de la subsidiarité, en promouvant la vie familiale, les associations de volontariat, l'initiative privée et l'ordre public qui facilite le fonctionnement correct des communautés fondamentales de la société ».
« Jésus nous exhorte à faire aux autres ce que nous voudrions qu'on nous fasse (cf. Lc 6, 31), et à aimer notre prochain comme nous-mêmes (cf. Mt 22, 35). Ces commandements sont inscrits par le Créateur dans la nature humaine elle-même (cf. Deus caritas est, n. 31). Jésus enseigne que cet amour nous exhorte à consacrer notre vie au bien des autres (cf. Jn 15, 12-13) », précisait-il encore aux membres de l'Académie.
« C'est pourquoi la solidarité authentique, bien qu'elle commence par la reconnaissance de la valeur égale de l'autre, ne s'accomplit que lorsque je mets volontairement ma vie au service de l'autre (cf. Ep 6, 21) », avait-il ajouté.
« De même, la subsidiarité, qui encourage les hommes et les femmes à instaurer librement des rapports v itaux avec ceux qui sont les plus proches et dont ils dépendent le plus directement, et qui exige des plus hautes autorités le respect de ces relations, manifeste une dimension "verticale" adressée au Créateur de l'ordre social », avait expliqué le pape.
« Une société qui honore le principe de subsidiarité libère les personnes du sentiment de découragement et de désespoir, en leur garantissant la liberté de s'engager réciproquement dans les domaines du commerce, de la politique et de la culture », estime Benoît XVI.
« Lorsque les responsables du bien commun respectent le désir naturel de l'homme d'un autogouvernement fondé sur la subsidiarité, ils laissent place à la responsabilité et à l'initiative individuelles, mais, surtout, ils laissent place à l'amour (cf. Rm 13, 8; Deus caritas est, n. 28), qui reste toujours la "voie supérieure à toutes les autres" (1 Co 12, 31) », avait-il dit.
Le pape est convaincu que si les croyants défendent réellement la solidarité et la subsidiarité ils pourront « proposer les modalités les plus efficaces pour résoudre les multiples problèmes qui frappent l'humanité au seuil du troisième millénaire, en témoignant également de la primauté de l'amour, qui transcende et réalise la justice dans la mesure où il oriente l'humanité vers la vie authentique de Dieu ».
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Agence Zénit.

dimanche 6 juillet 2008

NOUVEAU SAINT PORTUGAIS

UN CONNETABLE DU PORTUGAL SUR LES AUTELS
La prière d’un frère carme du XIVe siècle obtient un miracle
Elle avait, de son vivant, obtenu une victoire…


ROME, Vendredi 4 juillet 2008 (ZENIT.org) - Benoît XVI a approuvé, le 3 juillet, un décret de la congrégation pour les causes des saints reconnaissant l'authenticité d'un miracle dû à la prière d'un carme portugais, le bienheureux frère Nuno Alvares Pereira (1360-1431) qui est inscrit au 6 novembre par le Martyrologe romain.
Nuno Alvares Pereira fit partie, dès l'âge de 13 ans, de la suite du roi Ferdinand Ier du Portugal et il fut ensuite fait chevalier. Obéissant à son père, il épousa Doña Leonor de Alvim, riche dame de Entre-Douro-e-Minho. Cette union fut bénie par la naissance d'une fille, Doña Beatriz.
Après la mort du roi Ferdinand et, parce que la fille de celui-ci était devenue l'épouse du roi d'Espagne, Nuno Alvares comprit que l'indépendance du pays était menacée. Il reprit une activité politiqu e et s'allia au Maître d'Avis qui le nomma régent et défenseur du Royaume.
Après des succès guerriers, une bataille risqua de tourner en faveur des Espagnols, à Aljubarrota, le 15 août 1385. Nuno était déjà veuf.
Les Espagnols, beaucoup plus nombreux que les Portugais, qui n'étaient guère que six mille, enfoncèrent les lignes lusitaniennes.
Nuño Alvares se mit à prier la Vierge Marie, et, quelques instants plus tard, la bataille tourna en faveur des troupes portugaises.
Et comme il avait promis à la Vierge de faire construire un sanctuaire en son honneur, il fit construire le monastère Sainte-Marie de la Bataille (de la « Batalha »), près de Fatima.
Plus encore, en 1422, il partagea ses biens et il entra lui-même chez les Carmes, le 15 août 1423, pour se consacrer à l'adoration et au service de Dieu, comme simple et humble moine, Frère Nuno de Sainte-Marie, et ceci jusqu'à son dernier souffle, en 1431.
S on culte, en tant que bienheureux, a été confirmé par le pape Benoît XV, par un décret du 23 janvier 1918. Le miracle maintenant reconnu ouvre la voie à sa canonisation.