vendredi 12 décembre 2008

DIRE ENFIN LA VERITE

Comment l'Église a perdu le monde ouvrier

On entend souvent dire que l'Église a perdu le monde ouvrier dès le milieu du XVIIIe siècle, donc dès le début de l'ère industrielle. Il me semble que c'est faux, et si j'étais historien, professeur en faculté, je demanderais à un étudiant cherchant un sujet de thèse pour un doctorat, de traiter de ce sujet. Maintenant je vais m'expliquer.
Les travaux que je réalise, pour notre site concernant la Nouvelle Évangélisation, me montrent de plus en plus clairement que l'Église n'a jamais négligé les pauvres, et que la plupart des grandes œuvres faites en leur faveur l'ont été par l'Église. Pour l'instant je me contenterai de survoler très rapidement et uniquement, la période qui a débuté au siècle des Lumières et qui va jusqu'à nous:

– XVIIIe siècle, dit des Lumières, siècle de la Révolution française. Qui a fait la Révolution? De grands bourgeois, riches, ayant su utiliser une “main-d'œuvre” de pauvres marginaux toujours prêts à faire le coup de main. Ceux qui se disaient des “lumières” étaient surtout des anticléricaux désireux de tuer l'Église; il suffit de nommer Voltaire pour comprendre.
Qui s'occupa des pauvres, des pauvres gosses abandonnés et des misères de toutes sortes? Saint Vincent de Paul et d'autres saints de cette période qui vit se développer l'École Française de spiritualité.
Que fit la Révolution ? Elle confisqua les biens de l'Église qu'elle vendit comme biens nationaux, mais au profit de qui ? Que fit la Révolution en faveur des employés des artisans et des gens de métier, simples employés souvent très pauvres, voire au bord de la misère ? Elle supprima les Confréries, les Corporations et le droit d'association. Il n'y eut donc plus personne pour défendre les pauvres travailleurs.
– XIXe siècle, et les débuts de l'industrialisation et du modernisme ? Les sociétés secrètes, anticléricales pullulent. La misère du peuple est atroce. Les bourgeois reçoivent du gouvernement de Louis-Philippe un véritable mot d'ordre : “Enrichissez-vous”. Mais sur le dos de qui ? Qui prit la défense des ouvriers dans les usines et de tous les autres pauvres, qui créa des œuvres charitables pour leur venir en aide ? L'Église au travers de ses saints, comme la Bienheureuse Sœur Rosalie, et le Bienheureux Frédéric Ozanam, et tous ceux qui leur apportèrent leur concours dans le cadre des Conférences de Saint Vincent de Paul.
– XXe siècle. L'anticléricalisme est de plus en plus virulent et actif, et l'athéisme étend son règne. Mais les pauvres ouvriers se révoltent et obtiennent des améliorations à leurs conditions de vie, notamment après 1936. C'était nécessaire et juste, mais curieusement on assista, peu à peu, au remplacement de la dictature de l'argent par la dictature des syndicats, surtout des syndicats marxistes donc athées. Car l'athéisme est toujours présent; il change simplement de camp en fonction des opportunités.
Et dans le monde. En Inde, notamment, là où la misère est la plus repoussante, qui courut au secours des miséreux ? Une simple religieuse, Mère Térésa.
On pourrait poursuivre la liste. On reconnaîtrait alors que seule l'Église vient efficacement, et durablement au secours des pauvres. Et cela, toujours dans une grande abnégation. Et si je raisonne juste, quand on attaque l'Église sur des sujets qui reviennent constamment, notamment sur les croisades, on oublie toujours de dire la cause de ces conflits: il fallait défendre l'Église douloureusement attaquée en Terre Sainte.
C'est toujours la même chose : c'est tellement facile d'attaquer ceux qui font le bien, souvent sans bruit, et qui ne se défendront pas si on leur fait du mal ! Je suis parfois écœurée de notre monde qui baigne dans le mensonge. Il me semble de commencer à rétablir la vérité historique, à tous les niveaux.

CLERUS A DIX ANS

Nous avons pour la Congréation pour le Clergé une tendresse particulière, voila pourquoi nous publions leur communiqué à l'occasion du X anniversaire de leur entrée dans le grand “circuit” multimedia qu'est Internet. En effet, depuis bien longtemps l'Eglise a compris que ce bel outil est indispensable à la “Nouvelle Evangélisation”.
C'est donc avec beaucoup d'amour et de tendresse que nous lui souhaitons un joyeux anniversaire et formulons le voeux sincère de célébrer avec elle son vingtième anniversaire...
8 DÉCEMBRE 2008
SOLENNITÉ DE L'IMMACULÉE CONCEPTION

Il y a déjà dix ans, en ce même jour de la Solennité de l'Immaculée Conception, la Congrégation pour le Clergé offrait aux Prêtres, Diacres et Catéchistes du monde entier la nouveauté de son propre site Internet http://www.clerus.org/ Le site (et ses services associés) désirait non seulement aider ses destinataires spécifiques, mais aussi, contribuer à modeler de fait la véritable mission qu'Internet doit assurer envers tous ses usagers : “Parce que c’est seulement quand le visage du Christ sera vu et que sa voix sera entendue … qu’Internet deviendra un espace vraiment humain, puisque s'il n'y a pas de place pour le Christ, il n'y a pas non plus de place pour l'homme … Que le Seigneur bénisse tous ceux qui travaillent avec cette intention” (Jean-Paul II).
Dix ans ont passé, au cours desquels nous avons été introduits dans un nouveau Millénaire du Christianisme. L'Église et le monde marchent avec les lumières et les ombres de l'aube du Troisième Millénaire. Il y a beaucoup de chemin à parcourir, mais les pas de l'Église et de l'Humanité ont été illuminés par la “lumière de l'espérance” : telle est la force qui nous pousse à continuer parce que, comme nous le rappelle le Pape Benoît XVI, “nous avons été sauvés par l'espérance”.
Et c'est l'espérance d’offrir “quelque chose de nouveau” qui nous a poussés à renouveler notre Page Web, pour aider plus efficacement au grand défi de l’évangélisation que l'Église doit accepter et relever par l’intermédiaire des Prêtres, des Diacres et des Catéchistes : la parole du Seigneur grâce aux nouvelles techniques de communication.
À la très Sainte Vierge Marie, Maîtresse du dialogue entre Dieu et les hommes, nous consacrons de nouveau notre site rénové, certains qu’Elle bénit notre travail et tous ceux qui, avec un vrai espoir, s'approchent de cette page avec un esprit évangélisateur et apostolique.

Cardinal Cláudio Hummes
Archevêque Émérite de Sao Paulo
Préfet de la Congrégation pour le Clergé

+ Mauro Piacenza
Archev. titulaire de Vittoriana
Secrétaire

samedi 15 novembre 2008

DEVOIRS DES LAICS

Synode des Evêques - 2008

Devenus membres de l'Église par le baptême et ayant reçu la fonction sacerdotale prophétique et royale du Christ, les fidèles laïcs partagent la mission salvifique que le Père a confiée à son Fils pour le salut de tous les hommes (LG 34-36)[1]. Pour exercer leur mission, ils « sont rendus participants autant au sens de la foi surnaturelle de l'Église qui ‘ne peut se tromper dans la foi' (LG 12) qu'à la grâce de la parole (cf. Ac 2, 17-18; Ap 19, 10); ils sont au surplus appelés à faire briller la nouveauté et la force de l'Évangile dans leur vie quotidienne, familiale et sociale »[2]. De cette façon, ils apportent leur contribution à la construction du Royaume de Dieu, en étant fidèles à sa Parole.
Il revient aux laïcs, pour exercer leur mission dans le monde, de proclamer la Bonne Nouvelle aux hommes dans les situations de vie qui sont les leurs. Dans le style prophétique de Jésus de Nazareth, il faut que l'annonce de la Parole « apparaisse à chacun comme une ouverture à ses problèmes personnels, une réponse à ses questions, un élargissement à ses valeurs, en même temps que la satisfaction apportée à ses aspirations les plus profondes »[3].
Sur le chemin de la Parole de Dieu, le laïc ne doit pas être seulement un auditeur passif ; il doit participer activement, dans tous les domaines où la Bible se trouve concernée ; dans les études scientifiques, dans le service de la Parole en milieu liturgique ou catéchétique, et dans l'animation biblique des différents groupes. Le service des laïcs requiert diverses compétences pour lesquelles une formation biblique spécifique est nécessaire. On rappellera ici parmi les devoirs préférentiels : la Bible dans l'initiation chrétienne des jeunes enfants ; la Bible pour les jeunes, par exemple lors des Journées mondiales de la Jeunesse ; la Bible pour les malades, pour les soldats, pour les prisonniers.
Un moyen privilégié de rencontrer Dieu qui nous parle est la catéchèse au sein des familles, avec l'approfondissement de quelques pages de la Bible et la préparation de la liturgie du dimanche. Une tâche de la famille est justement d'initier les enfants aux Saintes Écritures, à travers la narration des grandes histoires de la Bible, en particulier celles de la vie de Jésus, et à travers la prière s'inspirant des Psaumes ou d'autres livres de la Révélation.
Une grande attention doit aussi être accordée aux mouvements ou aux groupes, comme les associations, les groupements, les nouvelles communautés. En effet, même s'ils sont très différents les uns des autres par leurs méthodes et leurs sphères d'engagement, un caractère qui leur est commun est la redécouverte de la Parole de Dieu, de sa situation privilégiée dans le projet spirituel et pédagogique, pour susciter et alimenter leur vie spirituelle. Ils disposent de parcours efficaces de formation centrés sur l'assimilation existentielle de la Parole de Dieu. Ils enseignent à vivre la liturgie et la prière personnelle avec une grande attention à la Parole, en privilégiant la liturgie de l'Église. La prière de l'Office et la Lectio Divina aussi sont vécus comme des moments de nourriture spirituelle.
C'est un devoir incontournable de vérifier que, dans cette rencontre fervente avec la Parole de Dieu, soient constamment témoignées la communion ecclésiale et la charité envers les fidèles n'appartenant à aucun groupement.

(2008 – Synode des Évêques : “La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Église”, “Instrumentum laboris” n° 51-53).
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[1] Cf. Ioannes Paulus II, Adhort. Apost. Post-syn. Christifideles laici (30.12.1988), 8.14 : AAS 81 (1989) 404-405 ; 409-411 ; CIC can. 204 ; CCEO can. 7,1.
[2] Ioannes Paulus II, Adhort. Apost. Post-syn. Christifideles laici (30.12.1988), 14 : AAS 81 (1989) 411.
[3] Paulus VI, IVème Congrès national français de l'enseignement religieux (01-03.04.1964) : La Documentation Catholique 1422 (19.04.1964) p. 503.

dimanche 19 octobre 2008

LES PARENTS DE SAINTE THERESE


Louis et Zélie Martin béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008




On ne peut qu’être heureux de savoir que deux époux sont béatifiés dans l’Eglise : Louis et Zélie Martin ont été proclamés Bienheureux le dimanche 19 octobre 2008, et pourront successivement devenir également Saints. Une remarque trop rapide et superficielle pourrait dire : C’est normal qu’ils soient Saints, puisque leur fille Thérèse est une Sainte. Ce raisonnement serait parfaitement faux. C’est d’ailleurs le contraire qui s’est passé : Louis et Zélie ont cherché la sanctification en Dieu, quotidiennement, et un des fruits de cette élévation à Dieu a été leur fille, Sainte Thérèse.
Qu’ont-ils donc fait ? Qui étaient-ils, ces parents ? A première vue, rien de très extraordinaire. Tout est dans le quotidien, dans la simplicité : et c’est précisément là qu’ils ont rencontré Dieu.
Louis Martin est né à Bordeaux en 1823, ses parents finissent par se fixer à Alençon ; en grandissant, il se sent une vocation religieuse à laquelle il préfère un autre genre de vie. Il ouvre une bijouterie-horlogerie. Il a des loisirs, comme tout bon petit bourgeois de province : la pêche à la ligne, le billard au café du coin avec quelques amis, quelques voyages et même un peu de “boursicotage”, mais surtout il est un chrétien convaincu et actif et, en dehors de ses devoirs religieux proprement dits (il va chaque dimanche à l’église, il reçoit les Sacrements aussi, il prie beaucoup) - il cherche à rencontrer Jésus dans les pauvres et participe aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul, organisées par Frédéric Ozanam (lui aussi Bienheureux) en vue de venir en aide aux nécessiteux. C’est sa mère qui lui fait rencontrer en 1858 - il a trente-cinq ans déjà - cette belle jeune fille qui sera son épouse.
Zélie Guérin est née en 1831 ; elle aussi a renoncé à une vie religieuse, et a ouvert une petite mercerie de dentelles à Alençon. En se rencontrant, Louis et Zélie ont tout d’abord uni leur foi en Dieu et ont cherché à faire Sa volonté avant tout. Zélie se plaisait à dire : Dieu est le Maître ; à quoi Louis ajoutait : Dieu premier servi.
De leur mariage naîtront successivement neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge. Tristesse pour des parents, ces deuils affinent leur foi. L’espérance de la vie éternelle les fait vivre plus intensément en union avec Dieu. Zélie écrit : “Nous nous efforçons de remettre toutes choses entre les mains de Dieu et d’attendre les événements dans le calme et l’abandon à sa volonté”. Leur vie chrétienne est intense : chaque matin ils vont participer à l’Eucharistie, Louis pratique l’adoration nocturne ; chaque jour ils prient avec leurs enfants en famille ; constamment ils sont remplis d’attention pour les autres, qu’ils soient domestiques, voisins ou connaissances. Les quatre filles de ce ménage grandissent véritablement “dans l’Eglise”. L’une d’elle, Céline, écrit : “Quand Papa avait communié, il restait silencieux sur le chemin du retour, continuant - nous disait-il - à (s’) entretenir avec Dieu”.
Zélie a été très tôt frappée par la maladie. Un cancer au sein se déclare dès 1865 - elle a 34 ans, et elle continuera sa mission de mère pendant douze années encore. Elle mourra à quarante-six ans (1877), jeune encore, pleine de vertus et de mérites, acquis héroïquement dans l’acceptation quotidienne de la volonté de Dieu.
Louis s’installera à Lisieux avec ses cinq filles. C’est une vie chaleureuse, avec ses sorties, ses promenades, les veillées où l’on s’entretient dans une tendre atmosphère devant le feu de cheminée. Quatre de ses filles entreront au Carmel et une autre chez les Visitandines de Caen. Bientôt une pénible artériosclérose le séparera toujours plus des siens, jusqu’à ce qu’il doive être interné définitivement en hôpital psychiatrique. Il meurt en 1894.
Les époux Martin ont su être la “Lumière du monde” (Mt 5,13-16), ils ont “marché humblement avec Dieu” (Mi 6,8), ils ont cherché l’avis du Seigneur.
Ces nouveaux Bienheureux sont pour nous un don de Dieu :
- un don pour les époux : ils vécurent l’union indissoluble de leur mariage, pendant dix-neuf années. Zélie écrivait à Louis : “Je ne puis pas vivre sans toi, mon cher Louis”, et il lui répondait : “Je suis ton mari et ami qui t’aime pour la vie”.
- un don pour les parents : ils reçurent de Dieu cette mission de donner la vie, malgré la fatigue, malgré la maladie de Zélie.
- un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint : Louis a accepté son veuvage avec foi et courage, se donnant entièrement au bien de ses enfants.
- un don pour tous les malades : ils ont accepté la maladie et la mort en face, sans rien refuser à Dieu.
Oui, vraiment, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, Docteur de l’Eglise, avait raison de dire :
“Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre”.
Le procès de Béatification, pour être sanctionné, examine un miracle. Ce fut celui de la guérison d’un bébé italien atteint d’une malformation pulmonaire à la naissance, guéri en 2002. Louis et Zélie seront très probablement fêtés ensemble dans le diocèse de Lisieux, mais au Martyrologe leur nom sera inscrit au jour respectif de leur mort sur terre - leur naissance au ciel : 29 juillet pour Louis, 28 août pour Zélie.
Sources : Homélie du cardinal Martins, lors de la Béatification
Article du journal La Croix du dimanche 19 octobre
Hagiography Circle : http://newsaints.faithweb.com/

mardi 14 octobre 2008

Ô SAINT ESPRIT

Ô Esprit-Saint


Ô Esprit-Saint, viens dans nos cœurs, remplis nos intelligences comme Tu as empli le cœur des apôtres et éclairé leurs intelligences limitées pour qu’elles deviennent des lumières pour les hommes de leur temps. Ô Esprit-Saint, esprit d’Amour, Esprit de l’Amour du Père et du Fils, nous allons méditer sur ta venue, sur tes dons, sur ta force qui dépasse toutes les forces du monde, sur Toi qui es Amour, Amour Créateur du Père, Amour Rédempteur du Fils, Amour de l’Amour du Père et du Fils.

Ô Esprit-Saint, nous Te prions ardemment: “Viens Esprit de Dieu Créateur, viens Esprit de Jésus Sauveur...” Nous Te contemplons, ou du moins nous essayons de Te contempler dans tes œuvres. Nous ne sommes pas capables de Te rencontrer autrement... Alors, Esprit-Saint, Esprit de Dieu, nous nous adressons directement à Toi.

Ô Esprit-Saint, Saint Clément d’Alexandrie faisait dire à Jésus, dont Tu procèdes pour moitié avec le Père, des paroles que l’Évangile ne rapporte pas. Saint Clément disait: “Demandez des grandes choses et Dieu vous accordera les petites. Vous priez mal, dit le Seigneur. Vos prières ne dépassent pas les limites de votre ‘moi’, de vos besoins, de vos difficultés, de vos désirs. Demandez les grandes choses: la gloire et le règne de Dieu, le don des grandes grâces, pain de vie et miséricorde infinie de Dieu, dès maintenant, dès ici-bas, dès aujourd’hui!!!“

Ô Esprit-Saint, Esprit de Jésus, Tu entends çà: “Demandez des grandes choses!”?
Ô Esprit-Saint, nous savons que Tu entends ‘çà’ puisque c’est Toi qui inspires ces paroles. Et cela nous réjouit fort... Donc nous savons maintenant, d’une manière certaine que nous pouvons y aller. S’il Te plaît, écoute-nous bien, et surtout exauce-nous, puisque nous n’allons dire que tes paroles, celles que Tu nous inspires. Écoute-nous, Esprit de notre Seigneur, Esprit de Dieu, Esprit d’Amour, de l’Amour du Père et du Fils.

Ô Esprit-Saint, écoute-nous. Tu le sais, nous ne sommes que des pauvres petits tout ordinaires. Esprit de Jésus, nous ne sommess que des pauvres tout petits qui ne saurons que rapporter les paroles que Tu vas nous murmurer. Nous savons que Tu vas murmurer à nos cœurs les grandes choses que Tu désires, les grandes choses que le Père désire que nous Lui demandions pour sa gloire et pour notre bonheur.

Écoute bien, Esprit d’Amour, les prières que Tu nous souffles mais que nous avons tant de mal à exprimer. Ô Esprit-Saint, Esprit d’Amour, Tu vois notre triste monde, notre pauvre monde qui se croit riche alors que sa pauvreté est indicible puisqu’il a perdu Dieu, son Créateur et Père. Esprit d’amour, nous Te supplions, chasse la haine que le démon sème partout dans les pauvres cœurs des hommes malheureux et blessés par leurs péchés, les péchés dans la mer desquels ils sont en train de sombrer et de se noyer. Ô Esprit-Saint, inspire aux hommes d’aujourd’hui l’idée de se convertir et d’aimer de nouveau, d’aimer leur prochain, et surtout d’aimer Dieu.

Écoute bien, ô Esprit-Saint, la prière qui nous fait pleurer chaque jour: as-Tu vu tous ces peuples qui ne connaissent pas encore Jésus, qui ne savent pas que Dieu est un Père, un Père plein d’amour, plus tendre que la plus tendre des mères? Vois-Tu les mondes encore pleins de haine. Pourtant, la Vierge Marie les aime aussi, tous ces pauvres hommes malheureux de leur haine... Ah! quel bonheur s’ils se convertissaient, s’ils trouvaient la vérité, s’ils trouvaient Jésus!... Ô Esprit-Saint, as-Tu vu tous ceux qui se réfugient dans des sectes, espérant y trouver les biens matériels qu’ils espèrent, sans savoir que ces biens ne donnent pas le bonheur...

As-Tu vu tous ces gens qui cherchent dans l’occultisme, le spiritisme, l’ésotérisme, etc, les réponses à leurs questions angoissées... alors que Toi seul est capable de donner l’unique bonne réponse qui sera toujours ta réponse d’amour. Esprit-Saint, regarde tous ces pauvres qui ne savent plus se tourner vers Dieu, bon et plein d’amour, parce que des forces mauvaises les ont détournés de Jésus...

Écoute bien, Esprit-Saint, la prière de nos cœurs. Nous Te prions, illumine tous les cœurs humains, tous, sans exception. Imagine un peu comme vous seriez heureuses, Vous les Trois personnes divines, dans le sein de votre Sainte Trinité, si le dessein d’amour du Père se réalisait enfin, si l’amour que le Père attend des hommes qu’Il aime devenait réalité. Esprit-d’Amour du Père et du Fils, nous Te prions, exauce nos prières...

Ô Esprit-Saint, Esprit de sagesse et d’intelligence, inonde enfin tous les cœurs et les intelligences humaines, pour qu’ils Te rendent gloire, qu’ils Te remercient de tous tes dons, et qu’ils T’aiment. Pense, ô Saint Esprit de Jésus, quelle merveille ce serait si le Corps mystique de Jésus s’achevait dès maintenant. Le Corps de Jésus, le monde renouvelé, la Jérusalem nouvelle, le Temple éternel de la Création unifiée et pleinement réussie...

Ô Esprit-Saint! Écoute nos prières... N’est-ce pas Toi qui nous les as inspirées? D’ailleurs, Jésus a dit, Tu dois bien T’en souvenir: “Demandez, et vous recevrez... une mesure pleine, débordante, bien tassée...”

Esprit-Saint, écoute notre prière, exauce-là, pour la Gloire de Dieu, la Gloire du Père, la Gloire du Fils, et ta Gloire aussi...

Ô Esprit-Saint, Esprit de la Très Sainte Trinité, nous savons qu’il n’y a pas de plus grandes choses que la Gloire de Dieu, la réalisation de son dessein d’Amour, la soumission de toute la Création à sa volonté amoureuse et si bonne, et la venue de son Règne. Ô Trinité Sainte, exaucez notre prière, notre pauvre petite prière humaine qui est cependant, parce que c’est Vous qui l’avez voulue et permise, la prière de notre amour pour Vous, ô notre Dieu...
Paulette Leblanc

lundi 13 octobre 2008

PROFESSION DE FOI

Où allons nous ?


Je suis très énervée ce matin, très fatiguée à cause de Dieu et de son Fils, très broyée, et surtout très révoltée...
Il y a deux jours, tout-à-fait par hasard, j’entends sur une radio, une interview d’un évêque: soudain je l’entends dire: “Autrefois, nous (les catholiques) étions sûrs d’être les seuls à détenir la vérité. Mais maintenant...” Et suivit immédiatement le refrain habituel: il faut faire la part des choses, il faut écouter les autres, etc. ...
Mais qu’est-ce que ça veut dire? Quel acharnement à vouloir détruire la foi des quelques fidèles qui restent! Et je ne parle pas des façons nouvelles de présenter l’Eucharistie...
Seigneur, je ne sais plus où j’en suis; parfois mon esprit défaille; je ne sais plus où est la vérité, et je me sens perdue. Alors, qui a la vérité si notre foi n’est que relative? Et une foi relative, est-ce encore une foi? Le relativisme est-il devenu la vérité? Il n’y aurait donc rien d’absolu, rien de vrai; tout ce que les apôtres et les millions de martyrs ont tous affirmé au péril de leur vie n’est donc que du relatif? Quelle tristesse, quel désastre! Nos vies n’ont plus de sens... Alors que faisons-nous sur la terre?
Une autre chose me trouble aussi beaucoup. “On”, essentiellement les médias, probablement mus par quelque puissance occulte, on tente par tous les moyens de faire renaître, et largement connaître, des cultures éteintes souvent depuis plusieurs siècles. “On” essaie de faire revivre des cultes souvent diaboliques, mais en occultant soigneusement tout ce qu’ils pouvaient avoir d’horrible, notamment les sacrifices humains. On dit partout qu’il faut respecter toutes les cultures, toutes les religions, mais tout est fait pour détruire la culture chrétienne, celle qui, notamment a fait l’Europe...
Voici que mon cœur brisé se tourne vers Toi, mon Seigneur, et, dans mon cœur, naît comme une nouvelle profession de foi:
-Oui, je crois en Dieu bon, personnel, Créateur, Dieu qui est vraiment Quelqu’Un, un Dieu qui est Amour, donc famille, donc Trinité.
-Oui, je crois en Dieu Créateur, qui a façonné et préparé la terre pour que les hommes puissent vivre heureux. Dieu a fait le monde bon, pour l’homme qui était très bon, qui était fait pour aimer, et qui devait aimer Dieu.
-Oui, je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et de tous les hommes devenus malheureux parce qu’ils avaient refusé la Loi d’amour et de bonheur. Je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et qui appelle Moïse pour le délivrer de la main de Pharaon son oppresseur.
-Oui, je crois au Dieu unique qui a suscité de nombreux prophètes pour éduquer son peuple et le remettre dans le droit chemin.
-Oui, je crois au Dieu qui s’est révélé Lui-même en nous révélant sa bonté de Père, son amour, sa miséricorde.
-Oui, je crois en Jésus-Chrit, le Messie, le Fils de Dieu, né de Dieu.
-Oui, je crois en Jésus qui a fait d’innombrables miracles, qui a chassé les démons, qui est mort sur la Croix, qui est ressuscité des morts. Tout cela des centaines, des milliers de témoins l’ont vu, l’ont constaté, l’ont affirmé.
-Oui, je crois la parole de ceux qui ont vu Jésus ressuscité et qui sont morts martyrs pour affirmer leur foi.
-Oui, je crois en la venue de l’Esprit -Saint qui a agi au cours des siècles suscitant sans cesse de nouveaux prophètes.
Je crois à la vérité que Jésus nous a donnée, cette vérité qui est Lui-même: “Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie.” Je crois que cette vérité donnée par Dieu Lui-même est la seule véritable, même aujourd’hui dans notre monde, et qu’il faut la garder précieusement dans son intégralité; je crois aussi qu’il faut la faire connaître, la prêcher, cette vérité. D’ailleurs Jésus a dit à ses apôtres, juste avant de les quitter définitivement: “Allez, enseignez toutes les nations...”
Jésus, je crie ma foi, mais en pleurant, en résistant de toutes mes forces aux vents du doute, de l’indifférence, du relatif. Jésus, je crois à tout ce que Tu nous as enseigné. Je crois à ton Eucharistie, au miracle de ton Eucharistie qui change le pain en ton Corps et le vin en ton Sang. Je crois à ta présence réelle et à la nécessité de T’adorer dans ton Saint-Sacrement. Jésus, je Te crois absolument et je ne peux pas relativiser tes paroles. Je crois que tes paroles sont divines, donc sacrées et qu’on ne doit rien en changer.
Seigneur, je crois que Tu es Amour, en ton amour pour nous. Je crois que Tu es Dieu, Fils de Dieu, UN avec le Père et l’Esprit, je crois en ta vérité unique, la seule qui sauve, car en Dieu, il n’y a rien de relatif.
Jésus, je crois, je crois, je crois, mais hâte-Toi de revenir chez nous: Tu vois bien que nous périssons. Jésus reviens vite et montre-nous, à nous tous les hommes de la terre, que Tu es Quelqu’un de vivant, d’éternellement vivant. Jésus je crois que Dieu est Quelqu’UN qui, par Toi, s’est rendu physiquement visible sur la terre. Je crois Jésus à la vérité de ton Évangile, je crois à son historicité, je crois, je crois, mais viens au secours de notre manque de foi!
Une brebis qui n'est pas égaréée...

jeudi 9 octobre 2008

AUPRES DE LA CROIX

La compagnie de Jésus


Auprès de la Croix, il y avait de curieux personnages : un bandit qui refuse de se convertir, du moins visiblement, un larron qui se repent... Étaient-ils juifs ou païens ? L’Évangile ne le dit pas, mais tout près se tenaient des soldats romains, païens, peu recommandables, mais stricts dans l’obéissance à leurs règlements, car on ne badinait pas avec les lois romaines et les exigences de l’armée : la discipline officielle était de rigueur. Quelques “saintes femmes” étaient également présentes : quel courage il leur fallut pour affronter les chefs des juifs, les bourreaux et les soldats ! D’autant plus que l’on méprisait bien les femmes à cette époque... Il y avait aussi un centurion, romain, qui perça le cœur de Jésus, et il coula du sang et de l’eau. Que se passa-t-il dans le cœur de cet homme pour qu’il fût le premier à reconnaître la divinité de Jésus : “Vraiment, cet homme est le Fils de Dieu !” Étonnant ! Autour de la Croix il y a le monde entier représenté, le monde de tous les jours, le monde terrible, mais parfois ouvert à Dieu et prêt à se convertir. Et le monde des pauvres, les femmes, sans puissance mais parfois si courageux et si aimants.
Au pied de la Croix, tout au pied de la Croix il y a ceux qui ont des liens plus étroits avec le Sauveur : Marie, sa Mère, évidemment, la toute pure, la toute sainte qui continuait à vivre la Passion de son Fils, même et surtout après la mort de Jésus. Il y avait aussi Marie-Madeleine, celle qui fut la grande pécheresse, mais qui regretta tellement ses fautes qu’elle eut le privilège inouï de laver les pieds de Jésus et de les essuyer avec ses cheveux et d’embaumer sa chevelure avec un parfum d’un prix inestimable. Marie-Madeleine, la pécheresse pardonnée, manifestation de la Miséricorde de Dieu.
Et puis, soutenant Marie, il y a Jean, l’apôtre au cœur pur, “celui que Jésus aimait” et qui aima son Maître plus que lui-même.
Mais où sont les autres apôtres ? Ils ont fui, mais il ne faut pas trop vite leur jeter la pierre : qui ne sait que dans certaines circonstances la peur est tellement immense que l’homme perd complètement la tête, et ne sait plus ce qu’il fait...
Résumons-nous : le monde entier est présent tout près et au pied de la Croix. Il y a tous les pécheurs et tous les pauvres. Mais il y a bien plus : tout au pied de la Croix il y a deux êtres vierges : Marie et Jean (car les hommes aussi peuvent être vierges pour le Seigneur) symboles de ceux qui se consacreront totalement à Dieu ; et il y a Madeleine, symbole de la Miséricorde divine.
Bientôt on verra arriver deux grands personnages : Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ils viendront, eux, pour déposer le corps de Jésus, et le mettre dans le tombeau de Joseph. Chers Nicodème et Joseph ! Tous les chefs des juifs n’étaient pas aveuglés, et même ils surent avoir beaucoup de courage, car eux, ils risquaient leur vie. Plus tard, après l’Ascension du Seigneur, il y aura même le plus grand des docteurs de la loi à cette époque, il y aura Gamaliel qui saura apaiser le Sanhédrin qui voulait emprisonner les apôtres. Et quelle sagesse chez Gamaliel !
Au pied de la Croix, il y a nous, aussi, que la Miséricorde de Dieu a sauvés... Parce qu’il nous aime.

Paulette Leblanc

vendredi 3 octobre 2008

UN AUTEUR ET SON OEUVRE


Philippe Plet

Philippe Plet est né en 1960. Il est religieux Passioniste[1].
A 24 ans, il découvre les richesses de la Bible. Dieu commence à parler à son cœur … Ébranlé, mais encore incertain, il va passer trois ans à voyager, à faire des rencontres et des échanges … à se nourrir au monde …
Dieu va alors frapper un grand coup dans son cœur : Philippe reçoit l’appel de Jésus à consacrer sa vie « à la vérité et à l’amour ». La grâce est passée ; le jeune homme l’a saisie : il « choisit » d’entrer chez les passionistes !
Début d’études de théologie à l’université de Fribourg ; noviciat en Italie ; licence de théologie à l’Angelicum de Rome … toute sa vie va être consacrée à Jésus, et surtout à la Passion du Christ. Il est ordonné prêtre en 1998.
Devenu « Père Philippe Plet », religieux de la Congrégation des Passionistes, il n’aura de cesse de suivre le chemin austère de son fondateur, st Paul de la croix.
En 2001, le P. Philippe part vivre « au désert ». C’est là, dans le diocèse de l’Aude, qu’il mène depuis 7 ans une vie érémitique ! Le désert creuse le cœur et l’âme dans le sens que veut le Seigneur …
C’est ainsi que l’ermite s’initie et s’exerce à la prédication. Retraites, conférences, radios, ou messes : le P. Philippe devient un prédicateur de la Passion (son sujet de prédilection), et un prédicateur de l’Évangile (particulièrement celui de Saint Jean).
Peu à peu, les gens viennent vers lui pour être accompagnés spirituellement, et dirigés. Ainsi, sans qu’il s’agisse de sa propre volonté, le P. Philippe Plet réalise la seconde « activité » sacerdotale essentielle pour son fondateur Paul de la Croix : la direction spirituelle.
Les autres « activités » recommandées par Paul de la Croix — silence, solitude et oraison — constituent depuis longtemps le quotidien du religieux. Le Père Philippe Plet s’enracine aujourd’hui dans la vie contemplative : il anime le sanctuaire marial Notre Dame du Cros, dans le diocèse de Carcassonne.
C’est dans ce sanctuaire (ressemblant étrangement aux ermitages, appelés « Retraites », trouvés et légués par saint Paul de la Croix), que le P. Philippe, « aidé de l’Esprit Saint », a « peaufiné » sa méditation de l’Évangile de Saint Jean : « Saint Jean : Le Livre des 7 secrets ».


[1] La Congrégation des Passionistes a été créée au début du 18ème siècle en Italie par saint Paul de la Croix. Présente dans 58 pays dans le monde, elle compte plusieurs Saints, ainsi que des Bienheureux et des Vénérables. C’est la seule Congrégation au monde dont la spiritualité se fonde sur la Passion du Christ.

samedi 27 septembre 2008

PAUL VI ET L'EGLISE

L’Église doit approfondir sa conscience


Nous vous dirons tout de suite, vénérables frères, qu'il y a trois pensées qui occupent Notre esprit (…).
C'est d'abord la pensée que l'heure sonne pour l'Église d'approfondir la conscience qu'elle a d'elle-même, de méditer sur le mystère qui est le sien, d'explorer, pour sa propre instruction et sa propre édification, la doctrine qu'elle connaît déjà et qui a déjà été en ce dernier siècle précisée et répandue, concernant sa propre origine, sa propre nature, sa propre mission, son propre sort final, doctrine cependant jamais assez étudiée et comprise, car c'est elle qui contient la « dispensation du mystère tenu caché en Dieu depuis les siècles... pour qu'il fût désormais connu... par le moyen de l'Église » (Eph.., 3, 9-10), en d'autres termes, la mystérieuse réserve des mystérieux desseins divins qui viennent à la connaissance des hommes par l'intermédiaire de l'Église ; car cette doctrine constitue aujourd'hui le sujet qui intéresse plus que tout autre la réflexion de qui veut suivre docilement le Christ, et combien plus de ceux que, comme Nous et comme vous, vénérables frères, le Saint-Esprit a établis comme évêques pour gouverner cette même Église de Dieu (cf. Ac, 20, 28).
De cette conscience éclairée et agissante, dérive un désir spontané de confronter à l'image idéale de l'Église, telle que le Christ la vit, la voulut et l'aima comme son Épouse sainte et immaculée. (Ep., 5, 27), le visage réel que l'Église présente aujourd'hui. Celui-ci est fidèle, par la grâce de Dieu, aux traits que son divin Fondateur lui imprima et que le Saint-Esprit vivifia et développa dans le cours des siècles en une forme plus ample et correspondant mieux d'une part au concept initial, de l'autre à la nature de l'humanité qu'elle évangélisait et assumait ; mais, jamais, il n'est assez parfait, assez beau, assez saint et lumineux pour être conforme au concept divin qui constitue son modèle.
De là, naît un désir généreux et comme impatient de renouvellement, c'est-à-dire de correction des défauts que cette conscience, en s'examinant à la lumière du modèle que le Christ nous en a laissé, dénonce et rejette. Quel est donc le devoir actuel de l'Église de corriger les défauts de ses propres membres et de les faire tendre à une plus grande perfection, et quelle est la méthode pour arriver avec sagesse à un renouvellement si important, telle est la seconde pensée qui occupe Notre esprit et que Nous voudrions vous exposer pour trouver, non seulement plus de courage à entreprendre les réformes nécessaires, mais aussi pour avoir, avec votre adhésion, conseil et appui dans une entreprise si délicate et si difficile.


Paul VI : “Ecclesiam suam” ; 1964.

mercredi 24 septembre 2008

HASARD, OU QUELQU'UN ? - II

Paradoxe de l’athéisme

(suite et fin)

On peut toujours rêver... Contemplons notre Dieu... Imaginons le Père, un Père infiniment grand mais qui dans un Amour infini ouvre “ses bras???” pour accueillir toute sa Création. Voici que cette Création devient un grand Corps, le Corps du Fils, qui tient, Lui aussi, ses “bras” ouverts, comme le Sacré-Cœur de Montmartre, accueillant à la fois sa Création cosmique et toutes les créatures vivantes, spirituelles, sensibles, douées d’une capacité d’aimance, et, pour certaines, intelligentes. Car Dieu a fait également des créatures assez intelligentes pour que chacune d’entre elles soit capable de saisir en elle-même, l’immense réalité de la Création, Corps du Fils.
“Voir” Dieu
Dans le Corps du Christ, Corps du Fils, les petites créatures angéliques ou humaines constituent comme les pierres qui composent ce Corps. Et dans le Corps, les petites créatures humaines sont “à l’image du Père”. Et Dieu demande à ses anges d’adorer le Corps du Christ qui est le Corps de son Fils. Mais Dieu ne montre pas le Corps du Fils dans sa totalité mystique, celle qui referme toute la Création: ce Corps est beaucoup trop grand, trop immense, pour des petites créatures, même angéliques, qui sont peut-être, elles aussi des parties constituantes de ce Corps. Alors, Dieu le Père montre son Fils, fait Homme, incarné, devenu vrai homme, cette créature étonnante qui réussit la synthèse de l’amour, de l’esprit, et de la matière. Dieu le Père montre à ses anges son Fils incarné, devenu Homme, le Christ, pour partager la vie des hommes, et leur demande de L’adorer.
Adorer le Christ, c’est adorer Dieu Lui-même, c’est adorer l’Amour. Mais il y eut des anges qui refusèrent l’Amour: le Christ-Homme leur paraissait trop infime pour eux qui se croyaient grands... Il y eut le péché, il y eut la misère et toutes les détresses. Et les pécheurs crucifièrent leur Sauveur qui continue à les aimer. Car tout est changé, quoique rien ne soit changé... Dieu le Père a toujours ses bras ouverts pour accueillir sa Création. Le Fils est toujours Un avec le Père, et ses bras sont toujours grands ouverts pour accueilllir les hommes... Mais son Corps est devenu une croix portant un crucifié, la Croix sur laquelle nous avons cloué le Corps du Christ. Et tout ce qui touche la Croix du Christ nous touche. Tout ce qui touche le Cœur du Fils me touche... La douleur du Cœur de Jésus est la douleur du Cœur des hommes.
Dans le Corps mystique de Jésus, -l’ensemble de la Création rassemblée en Dieu et baignée de son Esprit”, il y a les anges, peut-être, les saints, les hommes qui attendent leur purification, mais qui sont bien là; et il y a aussi les vivants de la terre. Eux, ils peinent, mais ils sont bien là aussi, dans le Corps du Christ. Dans un corps vivant bien construit, bien équilibré, tout ce qui touche un membre touche l’ensemble du corps. Si on fait mal à un organe, le corps tout entier s’en ressent; si au contraire on fait du bien à une partie, même minime du corps, tout l’ensemble est heureux. Tout le monde sait cela.
Dans le Corps mystique du Christ, c’est pareil, grâce à la communion des saints. Quand nous faisons du mal à quelqu’un, tout le Corps a mal. Quand nous blessons un membre, tout le Corps frémit. Et si nous égratignons le Cœur, l’ensemble du Corps est malade... Notre raisonnement peut encore aller plus loin. Depuis toujours Dieu pense chacun de nous; depuis toujours Dieu prédestine chaque homme à remplir une mission dans le Corps de son Fils qui rassemble toute la Création. Le jour choisi par Lui, Dieu nous mit sur la terre et nous combla de ses grâces. Les raisons de Dieu voulaient que nous soyons comblés de son Amour en nous installant dans son Cœur, là où Il le veut. Le Seigneur prépare tous les évènements qui doivent jalonner nos vies, qui doivent nous purifier, qui doivent faire en sorte que peu à peu, nous entrions dans son humilité: le travail est énorme et, sur la terre, jamais achevé...
Mystère de ton abandon à la Volonté du Père. Mystère de l’abandon du Père. Jésus, Tu es Dieu, donc, Tu sais. Tu sais, mais Tu vécus ces heures de ta Passion comme si Tu ne savais pas, pour mieux T’unir à nous et pour mieux nous comprendre. Tu n’as pas besoin de croire puisque Tu sais, et pourtant Tu vécus tes dernières minutes comme si Tu ne savais plus. Tu ne “sentais” plus, Tu ne voyais plus le Père, comme si le Père n’existait plus pour Toi. Hasard ou Quelqu’un? Ou simplement amour, mais quel terrible amour?

Paulette Leblanc

mardi 23 septembre 2008

HASARD, OU QUELQU'UN ?

Paradoxe de l’athéisme


Jésus, je vais essayer de poursuivre, avec Toi, une étrange oraison. Je suis convaincue, mais ce matin plus que d’ordinaire, que l’athéisme est une monumentale stupidité... Mon grand-père maternel était athée et franc-maçon. Il ne croyait que ce qu’il voyait... Plusieurs de mes oncles pensaient de même. Pourtant mon grand-père était électricien, et l’électricité, on ne la voit pas. Non, mais on voit ses résultats!!! Alors quand on lui parlait de Dieu et de sa création, que l’on voit bien, dont on voit les résultats, il haussait les épaules. Quand on lui demandait comment cela pouvait exister et se développer, et qui avait créé toutes ces choses merveilleuses, et nous-mêmes, il répondait: “C’est le hasard!!!...” Mes oncles avaient les mêmes réponses. Hasard? Mais hasard de quoi? Et quel hasard pour être si intelligent? Ne croire que ce que l’on voit? Quelle aberration! En effet si, il y a 75 ou 100 ans on pouvait parfois soutenir de telles choses, c’est absolument impossible aujourd’hui. Aujourd’hui notre monde est inondé d’ondes de toutes sortes pour transporter les paroles, les images. On ne voit pas ces ondes, on ne voit pas les paroles ou les images transportées, pourtant, elles existent! Et, chose étonnante, ces ondes qui transportent nos paroles, nos images, ne se trompent jamais de chemin: pourtant certaines font de très longs parcours puisqu’elles vont jusqu’à des satellites situés à des milliers de kilomètres, pour revenir jusqu’à nous, et au bon endroit imposé!!! On pourrait multiplier les exemples à l’infini: qui a déjà entendu des ultrasons, ou des infrasons? Qui a déjà vu des rayons gamma, ou ultraviolets? Qui a senti le magnétisme? On peut les mettre en évidence avec le concours de nos machines, mais l’homme seul ne peut pas les capter. On comprend vite que ne croire que ce que l’on voit n’est pas très raisonnable. Il y a plus fort: la vie. De nos jours on sait, ou du moins on croit savoir et l’on émet des hypothèses fragiles et souvent remises en cause, on sait d’où vient la vie. On pense que des bactéries se seraient formées dans certains milieux et sous certaines conditions. On peut aussi supposer que des phénomènes chimiques auraient pu permettre la multiplication de ces cellules par division. Oui, mais comment expliquer, qu’un jour, des cellules se soient transformées, comme ça, toutes seules,... pour devenir une nageoire, un œil, une écaille, puis des pattes, des ailes... un cœur, un cerveau, etc? Comment le “hasard” a-t-il pu être si intelligent, si parfait, et si adapté aux conditions naturelles elles-mêmes venues on ne sait d’où? On se perd. Oui, on peut contempler, admirer, s’émerveiller, mais, c’est sûr, on se perd. Et l’homme? Quelle intelligence hasardeuse aurait bien pu lui donner une intelligence. Et si Dieu, Intelligence suprême, n’existe pas, alors, comment une intelligence a-t-elle pu naître? Les théories sur l’évolution peuvent peut-être se justifier jusqu’à un certain point, mais il arrive un moment où l’on se trouve devant une impasse. Ainsi, le corps physique de l’homme a peut-être pu arriver jusqu’à la perfection qu’on lui connaît; mais par quel “miracle” a-t-il pu quitter le simple domaine animal, dépasser ses seuls instints, aussi parfaits soient-ils, pour commencer à progresser d’une manière étonnante? Devant ce mystère profond, nous ne pouvons donner qu’une seule réponse: Dieu. Dieu? Oui, mais quel Dieu? Le mystère que nous croyions avoir élucidé reste entier, car il nous écrase: quel Dieu? Et comment ce Dieu est-il amour? Dieu serait-Il quelqu'un?

(à suivre)

Paulette LEBLANC

dimanche 21 septembre 2008

LE SANG DES INNOCENTS

“Une atroce guerre inonde la terre d'un sang coulant en abondance”


J’ai lu ces jours derniers ces paroles qui peuvent paraître, à première vue, terribles et dures à entendre même : “Une atroce guerre inonde la terre d'un sang coulant en abondance”.
Mais, en y regardant de plus près, j’ai constaté qu’elles sont justes et même, dans un certain sens, nécessaires, pour nous alerter et nous sortir de notre léthargie provoquée, nous le savons pertinemment, par notre propre bien-être et notre peu d’envie de nous investir plus à fond dans notre quotidien calfeutré de nantis.
Ici et là il y a ceux qui souffrent, ceux qui ont faim… mais nous, nous qui avons à manger, qui avons une couverture sociale qui nous permet de nous soigner et même de nous dorloter, nous pensons rarement aux “autres”, à ceux de nos frères qui vivent dans la misère et sont persécutés… certains payant même de leur vie, juste parce qu’ils ont dit qu’ils avaient faim…
Mais il y a pire encore, car si le corps a besoin de soins, l’âme aussi, cette âme qui nous donne vie, et dont la vocation est d’aimer Dieu, a besoin de soins, de soins attentifs… Mais, les médecins qui peuvent donner “à manger” et soigner notre âme sont peu nombreux et souvent persécutés. L’Inde, ce beau et grand pays que j’aime tant, nous donne de cela un exemple désastreux : on y persécute les faibles, ceux qui ont faim d’aliment spirituel et matériel, tout simplement parce qu’ils sont catholiques, parce qu’ayant faim d’aliment spirituel, ils osent de dire, ils osent crier fort qu’il leur manque des moyens pour satisfaire cette faim ardente. Alors, pour les faire taire, on les tue, on les fait disparaître, on brûle même leurs églises afin de ne plus les entendre parler de leur Dieu Sauveur, de leur Dieu Amour.
Voila pourquoi la phase est juste et vraie : “Une atroce guerre inonde la terre d'un sang coulant en abondance”.
Mes amis, il est également dit : “Vous serez jugés sur l'Amour : aimez en esprit et en vérité !”
Si nous ne pouvons pas faire autre chose que de prier pour que cessent en Inde et ailleurs ces carnages inutiles et d’un autre temps, alors prions “en esprit et en vérité”, prions de tout notre cœur, de toute notre âme pour que cela cesse et qu’enfin le monde connaisse l’amour et la paix de Dieu, dont il manque si affreusement.
Ne soyons pas des prophètes de malheur, mais des ouvriers de paix, des hommes et femmes capables de subvenir aux besoins pressants de certains de nos frères, non seulement en les aimant, mais encore et surtout, en priant le Seigneur pour eux.

Alphonse Rocha

lundi 15 septembre 2008

SEUL LE CHRISTIANISME...

Pensées

Seul le christianisme s’adresse à l’individu, à ce qu’il y a en lui de plus intime ; seul il pénètre aux profondeurs de l’être et peut le renouveler. Le devoir de tout chrétien est de ne pas se désintéresser de la crise que traversent actuellement les peuples et qui peut-être les modifiera profondément. À des besoins nouveaux il faut de nouveaux apôtres ; le peuple, c’est-à-dire cette masse qui forme la plus grande partie du pays : ouvriers, paysans, humbles travailleurs de toute sorte, le peuple a besoin qu’on lui révèle la Vraie Source de toute liberté, de toute justice, de toute transformation profonde. Si nous ne lui faisons pas connaître Dieu, nous aurons gravement manqué au plus important et au plus “actuel” de tous devoirs. Seulement, cette œuvre-là demande un oubli de soi, un désintéressement, une volonté persévérante, pour laquelle nous avons besoin de Dieu et pour laquelle il faut nous transformer nous-mêmes absolument.
Elisabeth Leseur : Journal du 28 novembre 1900

vendredi 12 septembre 2008

SUR LA VIRGINITE DE MARIE

DEUXIEME PARTIE


Un autre exemple : Au chapitre 29 de la Genèse, verset 15, Laban appelle Jacob son frère : « Alors Laban dit à Jacob : “Parce que tu es mon frère, vas-tu me servir pour rien ? Indique-moi quel doit être ton salaire” ». Par contre, quand lit au chapitre 29, le verset 13, on s’aperçoit qu’en réalité Jacob est le neveu de Laban.
Il est possible de trouver encore bien d’autres exemples qui démontrent cette ambigüité de la langue hébraïque, comme par exemple dans le Lévitique, chapitre 10, verset 4 ; Chroniques, chapitre 23 et verset 22.
Dès lors il nous est plus facile de comprendre et de vraiment le croire, que les soi-disant “frères de Jésus”, ne sont en réalité que ses parents, ses cousins.
Nous n’avons pas encore épuisé toutes les difficultés sur ce sujet particulier. Il nous en reste encore quelques-unes que nous allons détailler, progressivement, avec l’aide de l’Esprit Saint.
Dans l’Évangile selon saint Luc, au chapitre 2, verset 7, il est dit que Jésus est le “premier-né”, ce qui laisse à penser que Marie aurait eu d’autres enfants : « Elle enfanta son fils premier-né ».
Penser que cette expression signifie que Marie aurait eu d’autres enfants, c’est se mettre dans l’erreur et faire montre d’une certaine méconnaissance des termes hébraïques, comme ci-dessus. En effet, cette expression est un terme juridique de la Bible qui désigne en effet le premier-né, qu’il y ait ou pas d’autres enfants par la suite.
Il faut savoir que la Bible affirme que tout premier-né appartient d’une façon toute particulière au Seigneur (Cf. Ex. 13, 12 et 34, 19) et que celui-ci doit, pendant les premiers mois de sa vie, être soumis à la loi du rachat telle qu’expliquée dans le Livres de Nombres, au chapitre 18, verset 16. Il n’était pas question d’attendre le deuxième enfant pour attribuer à son devancier le titre de premier-né qu’il garderait toute sa vie durant.
Un exemple pourra aider à mieux comprendre cet état de fait :
Tout récemment les archéologues ont fait la découverte d’une sépulture juive datant du premier siècle, dont la pierre tombale portait l’inscription suivante : “Ci-gît Arsinoé, morte en accouchant de son premier-né”. Elle n’en aura pas d’autres, car elle est morte en couches, et pourtant il est bien écrit sur sa tombe qu’elle est morte en mettant au monde son “premier-né”.
Une autre difficulté apparente se trouve en Matthieu 1, 25, où il est dit : « et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils ». Cela pourrait vouloir dire, quand on ne connaît pas les méandres et les nuances de la langue hébraïque, que Marie n’aurait pas connu Joseph avant le mariage, mais qu’Elle l’aurait connu après la naissance de Jésus.
Le manque de connaissance des langues dans lesquelles les évangiles — et une grande partie des autres textes de l’époque — ont été écrits, est une source d’erreur notable. En effet, sans que (jusqu’à ce que) l’on ait une connaissance approfondie de ces langues, la compréhension des textes reste imparfaite.
Sait-on seulement que les Évangiles ont été écrits en grec et araméen. Une vraie et solide connaissance de l’hébreux, du grec et de l’araméen est donc nécessaire pour une interprétation correcte des textes sacrés, voila pourquoi les traductions dignes de foi sont rares.
L’expression “jusqu’à ce que” est un hébraïsme qui signifie “sans que”. Dès lors cela veut dire que Marie enfanta “sans que” Joseph l’ait connue et que par conséquent Jésus n’est pas le fils de Joseph, mais le Fils de Dieu.
Voyons un exemple dans le Livre des Psaumes : « Son cœur est inébranlable, il ne craint pas, jusqu'à ce qu'il voie ses ennemis abattus ». Remplaçons ici l’hébraïsme “jusqu’à ce que” par “sans que”, et nous aurons compris la nuance importante : « Son cœur est inébranlable, il ne craint pas, “sans qu”’il voie ses ennemis abattus ».
Ceci signifie que s’il n’a pas craint avant, il ne craindra pas non plus après. Et, revenant à saint Matthieu et à son hébraïsme, nous pourrions corriger en disant qu’« il ne la connut pas “sans qu’elle” ait enfanté un fils » ; autrement dit, il ne la connut ni avant ni après la naissance de Jésus.
Afin que tout doute sur ce que nous venons d’affirmer puisse être levé, nous vous invitons à vérifier vous-mêmes d’autres exemples typiques de ces hébraïsmes si fréquents dans les Évangiles.
Deutéronome 7, 24 ; Sagesse, 10, 14 ; Psaume 56 (57), 2 ; Isaïe 22, 14 et encore saint Matthieu 5, 18.
Quand nous avons vérifié toutes ces preuves qui toutes confirment la virginité de notre Mère du Ciel, il nous paraît invraisemblable que de nos jours il y ait encore des croyants ― et même des catholiques ― qui doutent de cette prérogative de Marie.
Nous ne pensons pas qu’il s’agisse de mauvaise foi ― la charité chrétienne nous interdit tout jugement téméraire ― mais tout simplement d’un manque de connaissances bibliques et même linguistiques. En tout cas, pour ce qui nous concerne, nous sommes absolument certains que Marie n’est pas “une femme comme les autres”, mais bien la Mère de Jésus, la Mère de Dieu et notre Mère.
Ne soyons pas, ni les uns ni les autres de pauvres aveugles obstinés, car il est bien vrai que les pires aveugles ce sont ceux qui ne veulent pas voir.
Cette vérité que l’Église catholique défend depuis des siècles, n’est pas une “invention” des prêtres “dévots” ou des Papes “mystiques”, mais une vérité qui implique la Sagesse et la Miséricorde divines dont l’Amour n’a d’égale que la Trinité Elle-même.
Méditons et gardons comme devise perpétuelle cette exclamation de saint Irénée de Lyon ― qui fut disciple de saint Polycarpe, lequel avait connu l’apôtre Jean ― : « Qui donc, à une quelconque période, a osé prononcer le nom de Marie sans y adjoindre le qualificatif de Vierge ? » (Adv. Haeres.)
Pour conclure notre humble travail, nous rappellerons donc que “Joseph, le Charpentier” n’a pas connu Marie ni avant ni après la naissance de son “premier-né” ; que Jésus seul est Fils de Marie ; que Jacques, Joset, Jude et Simon ne sont pas les “frères du Seigneur” mais ses cousins ou parents.
« L'argument décisif de la virginité perpétuelle de Marie ― nous dit un ami très cher et prêtre de surcroît ―, c'est Jésus qui nous le donne quand il dit sur la croix : “Femme, voici ton fils”. En effet, si Jésus avait d'autres “frères”, Il ne confierait pas Marie à Jean, ni Jean n'aurait “pris Marie chez lui”, car les frères de Jésus s'en seraient normalement chargés ».
Notre souhait le plus sincère c’est que ces quelques lignes puissent aider ceux qui auraient encore des doutes sur cette partie difficile des Saintes Écritures, et rendent à Marie l’honneur qui lui est dû.


Alphonse Rocha

mardi 9 septembre 2008

SUR LA VIRGINITE DE MARIE

PREMIERE PARTIE


Comment expliquer un mystère ?


Il n’est pas toujours facile d’argumenter sur les difficultés que nous rencontrons dans la Bible en général et, plus particulièrement dans les livres du Nouveau Testament ; parmi ces difficultés il y a celle de la virginité perpétuelle de Marie après avoir enfanté Jésus, notre Sauveur, “Dieu avec nous”.
La démarche que nous allons entreprendre est donc périlleuse, mais nous comptons sur la bonté de l’Esprit Saint et sur ses divines lumières.
Certains affirment, à qui veut les entendre que “Marie est une femme comme les autres” et qu’après avoir mis au monde le Seigneur Jésus, Elle eut d’autres enfants.
C’est aller vite en besogne, si nous pouvons nous exprimer ainsi, ou méconnaître la Bible elle-même.
Voyons un peu ce que nous pouvons en dire :
Au chapitre 7, verset 14, du Livre d’Isaïe, le prophète dit, sous l’inspiration divine : « Voici qu’une Vierge concevra, et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel. »
Le prophète désigne cet événement — “Une vierge concevra et enfantera” — comme un prodigieux signe de Dieu. Ne serait-ce pas le signe du temps si désiré de la Rédemption, le signe de la venue du Sauveur, l’Emmanuel, Dieu avec nous ? Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? En effet, cet événement n’aurait aucun intérêt, ne serait pas un “signe” merveilleux si la vierge en question, après avoir accouché, cessait d’être vierge. C’est une évidence !
Nous devons donc admettre que le grand signe serait qu’une Vierge concevrait et enfanterait, tout en restant vierge. Bien : Marie est la Mère de Jésus Sauveur. Dès lors elle est la Vierge annoncée par Isaïe, elle est la Vierge qui a conçu et enfanté tout en restant vierge : « concevra et enfantera », affirme Isaïe.
Le sens de cette prophétie d’Isaïe est confirmé dans l’Évangile de Matthieu au chapitre 1, verset 18 et suivants : « Marie, sa mère, était fiancée à Joseph : or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint. Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : “Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.” Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : “Dieu avec nous.” »
Voici donc que la prophétie d’Isaïe commençait à se réaliser : un grand signe annonçait l’arrivée du Sauveur : la Vierge conçut et enfanta par le fait de l'Esprit Saint, et tout en restant vierge ; “et le nom de la Vierge était Marie”.
Dans une délicate description, saint Luc nous persuade que Marie conserva l’intégrité virginale lors de la naissance de Jésus. Regardons au chapitre 2 de son Évangile, versets 6 et 7 : « Or il advint, comme ils étaient là (à Bethléem), que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle. »
Il faut remarquer ici que Marie n’étant pas soumise au péché, par une grâce spéciale de Dieu, ne fut pas non plus soumise aux douleurs de l’enfantement, comme toutes les autres femmes et ce fut donc elle-même qui prodigua les premières caresses et s’occupa d’emmailloter le nouveau-né, “son fils premier-né”. Il est certain que saint Luc n’aurait pas expliqué la naissance de Jésus comme il l’a fait si Marie avait donné le jour à son Fils, comme toutes les autres mamans.
Pour fonder notre affirmation, nous allons nous souvenir d’une objection faite par Marie Elle-même à l’ange Gabriel quand celui-ci lui annonça qu’elle serait la Mère du Sauveur : « “Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme?” (Lc. 1, 34)
Or, il nous faut convenir qu’en cette période de sa vie, Marie, « était fiancée à Joseph ». L’objection de Marie à l’ange Gabriel n’aurait donc pas de sens si Celle-ci, par un acte d’offrande totale à Dieu ne s’était ainsi consacrée à Lui par un acte volontaire de virginité perpétuelle et si celui-ci n’avait été accepté par Joseph lui-même. Sinon l’Ange aurait dit : “Tu n’as pas connu d’homme jusqu’ici, mais tu en connaîtras un par la suite”. En effet, quel sens pouvait avoir l’objection de Marie si elle avait eu l’intention de mener avec son Fiancé une vie normale de couple ?
Cela n’aurait pas de sens, avouons-le.
N’est-il pas également légitime de penser que le Fils unique de Dieu soit aussi le Fils unique de Marie ?
Voici une affirmation qui nous mène tout droit vers une autre objection courante : les frères de Jésus, dont les Évangiles parlent, à savoir : Jacques, Joset, Judas et Simon.
En effet, dans l’Évangile selon saint Marc, au chapitre 6, verset 3, nous lisons : « Celui-là n'est-il pas le Charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon? »
La Bible doit être lue avec une grande attention et beaucoup d’humilité, sans arrière pensée, car en la lisant attentivement, nous constatons que trois de ces “frères” de Jésus ont des parents que les Évangiles nomment et ces parents ne sont ni Joseph ni Marie, la Mère de Jésus.
Comment cela ?
Simple et clair. Commençons par Jacques. Dans son épître aux Galates, chapitre 1, verset 19, saint Paul écrit : « Je n'ai pas vu d'autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur ». Or ce Jacques dont il parle, c’est Jacques le Mineur, dont la mère est une des femmes appelée Marie, qui était au Calvaire lors de la mort de Jésus et dont saint Marc fait mention au chapitre 15, verset 40 : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de Joset ».
On sait que le père de Jacques le Mineur s’appelait Alphée, car saint Mathieu l’affirme au chapitre 10, verset 3 de son Évangile. Donc Jacques le mineur a un père et une mère, mais ceux-ci ne sont ni Marie ni Joseph. Autrement dit : Jacques n’est pas le frère de Jésus. Par contre, il est certain qu’il est le frère de Joset et que tous deux sont fils d’une femme appelée Marie qui se trouvait au Calvaire avec Jésus et d’un homme appelé Alphée, selon la citation rapportée ci-dessus. Cela nous mène également à affirmer que Joset n’est pas non plus frère de Jésus.
Un autre doute s’évanouit quand nous lisons l’épitre de Jude. Il commence ainsi sa Lettre : « Jude, serviteur de Jésus Christ, frère de Jacques ». Donc son père est aussi Alphée. Il ne peut pas être, par conséquent frère de Jésus.
Il nous reste encore un problème à résoudre en ci qui concerne les “frères de Jésus”, celui de Simon.
Les Évangiles, il est vrai, ne rapportent pas les noms des parents de Simon, mais on peut légitimement penser que si les trois autres ne sont pas “frères de Jésus”, il n’y a aucune raison pour que Simon le soit.
Un historien du IIe siècle, Hégésippe, nous informe que Simon était fils de Cléophas, époux de Marie, celle dont saint Jean, dans son Évangile (19, 25) affirme être “sœur de la Mère de Jésus”. Donc cela voudrait dire que Simon était cousin de Jésus et en aucun cas son “frère”.
Tous ces arguments nous mènent à une conclusion qui nous semble logique : aucun de ces hommes n’était fils de Marie, la Mère de Jésus, d’autant plus que dans les Évangiles un seul est appelé fils de Marie : Jésus, comme il est rapporté dans l’Évangile de saint Marc au chapitre 6, verset 3 : « Celui-là n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie ? »
Au contraire de ce que l’on pourrait penser, les Évangiles et les Lettres ne nous induisent pas en erreur, c’est nous qui par méconnaissance des langues d’alors et mal informés, nous laissons ainsi berner, quelquefois.
Voyons un peu…
Le terme “frère” (ah, en hébreux ; adelphós, en grec) désigne dans le langage des hébreux non seulement les enfants du même père ou de la même mère (comme Caim et Abel, Ésaü et Jacob, saint Jacques le Majeur et saint Jean l’évangéliste), mais aussi un familier ou parent proche, comme par exemple oncles, et neveux, car l’hébreux ne possède pas des termes propres pour désigner ces degrés de parenté. La Bible est remplie d’exemples de l’emploi du mot “frère”, compris dans ce deuxième sens. Voici, par exemple, dans la Genèse, au chapitre 13, verset 8 : Abraham appelle Lot son frère : « Aussi Abram dit-il à Lot : “Qu'il n'y ait pas discorde entre moi et toi, entre mes pâtres et les tiens, car nous sommes des frères!” » Mais, nous savons, toujours d’après la Genèse (11, 28 et 12, 5) que Lot n’est pas frère d’Abraham, mais son neveu.

Alphonse Rocha

(A suivre)

samedi 6 septembre 2008

VIOLENCE EN INDE

Déclaration de la supérieure des missionnaires de la charité


ROME, Vendredi 5 septembre 2008

Pour vaincre la violence dont sont actuellement victimes les chrétiens en Inde, il faut d'authentiques disciples du Christ, a affirmé sœur Mary Nirmala Joshi, supérieure générale des missionnaires de la charité.
La religieuse qui a succédé à Mère Teresa de Calcutta à la tête de la congrégation, a expliqué dans un entretien à L'Osservatore Romano que « le témoignage chrétien nécessaire en Inde aujourd'hui consiste à être des disciples authentiques du Christ dans l'amour pour la personne du Christ, et à vivre pleinement l'enseignement qu'il nous a laissé dans le discours sur la montagne ».
Le 28 août dernier, sœur Nirmala a adressé aux populations d'Orissa et de toute l'Inde un message dans lequel elle rappelle qu'« il ne faut pas utiliser la religion pour se diviser et que la violence au nom de la religion est un abus de la religion elle-même ».
« Comme le répétait mère Teresa : ‘la religion est une œuvre d'amour. Elle n'est pas faite pour détruire la paix et l'unité' », a-t-elle observé.
« Au nom de notre pays et de notre noble héritage, au nom des pauvres, des enfants et de tous nos frères et sœurs victimes de cette violence insensée et destructrice : prions, ouvrons-nous à la lumière et à l'amour de Dieu ; déposons les armes de la haine et de la violence et revêtons nous de l'armure de l'amour ; pardonnons-nous les uns les autres pour le mal que nous nous sommes fait », a-t-elle exhorté.
« Demandons à Mère Teresa de prier afin que nous devenions des instruments de Dieu et de sa paix, constructeurs de la civilisation de l'amour », a-t-elle ajouté.
A l'occasion de la fête liturgique de la bienheureuse Teresa de Calcutta, le 5 septembre, anniversaire de sa mort, sœur Nirmala exprime « sa profonde gratitude à Dieu pour le don de sa vie de sainteté et sa mission mondiale d'amour pour les plus pauvres parmi les pauvres, les moins aimés, les moins désirés, les plus oubliés parmi les fils de Dieu, au-delà de la caste, de la croyance, de la nationalité ou de la culture ».
Ces remerciements, observe-t-elle, s'expriment « à travers la prière, à travers le sacrifice et à travers d'humbles services d'amour envers nos frères et nos sœurs qui sont dans le besoin », mais aussi « en renouvelant notre désir de sainteté et la détermination à devenir saints, inspiré s par son exemple ».
Dans le même temps, elle rappelle la bienheureuse « comme puissant instrument d'intercession au ciel, qui nous a été donné par Dieu, implorant son intercession puissante et efficace pour la paix et l'harmonie entre tous dans l'Orissa et dans toutes les régions tourmentées du monde, et pour les besoins de ceux qui souffrent ».
En ces jours ont lieu à Calcutta, sur la tombe de la bienheureuse, des messes précédées de la récitation du chapelet, auxquelles participent les paroisses de Calcutta et des régions voisines, les sœurs et les frères missionnaires de la charité, les malades, les enfants de leurs maisons et aussi « des non catholiques qui appartiennent à toutes les religions » qui « viennent rendre hommage, en priant, en offrant des fleurs et des cierges et en implorant l'intercession de la Mère pour leurs besoins et ceux du pays et du monde ».
« Il est également prévu une rencontre de prière entre les religions », a-t-elle ajouté.
Le grand amour que tous nourrissent pour Mère Teresa découle du fait qu’« elle a enseigné à travers la parole et l'exemple que quoi que nous fassions au dernier de nos frères, nous le faisons à Dieu lui-même ».
« Les habitants de l'Inde sont très orgueilleux de Mère Teresa, souligne sœur Nirmala. Ils ont trouvé en elle quelqu'un qui se préoccupe vraiment d'eux. Sa vie est une source d'inspiration pour eux. En son nom s'ouvrent tous les cœurs et toutes les portes ».
Les Indiens, affirme-t-elle, « voient en elle une authentique Indienne » et « l'incarnation de Dieu lui-même ».


SOURCE : ZENIT.org

MAIS, OU VA L'INDE ?

les chrétiens contraints à se convertir à l’hin-douisme, et à attaquer leurs propres églises

ROME, Vendredi 5 septembre 2008

En Inde, les chrétiens sont actuellement contraints à se convertir à l'hindouisme et à attaquer leurs propres églises, dénonce le père Babu Joseph, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CBCI).
Dans un communiqué publié sur le site de la Conférence épiscopale, il déclare que les évêques ont été « choqués d'apprendre que les chrétiens d'Orissa, qui ont déjà été victimes de la violence, sont maintenant contraints à devenir hindous et à attaquer leurs propres églises, dans lesquelles ils ont loué le Seigneur pendant si longtemps. Cela est parfaitement inhumain et représente une grave violation des droits de l'homme ».
La situation en Inde reste tendue et les attaques contre les institutions chrétiennes se poursuivent. Lundi 1er septembre, dix lieux de prière ont été détruits dans le village de Kundra, dans la région de Jayapur. Cinq villages ont été attaqués et pillés à Tikabali Block. A Mondasore, une église, un couvent et deux auberges ont été détruits.
« Nous sommes extrêmement préoccupés car en dépit des promesses de Shri Naveen Patnaik, le ministre responsable de l'État d'Orissa, au premier ministre Dr. Manmohan Singh, de maîtriser la violence à Kandhamal, nous constatons qu'il n'y a pas eu beaucoup d'amélioration dans les régions de Kandhamal frappées par les émeutes. Même si des forces de sécurité ont été déployées à Kandhamal, les fondamentalistes continuent d'attaquer les chrétiens et leurs institutions en toute liberté », a-t-il dit.
Le P. Babu Joseph précise que les évêques demandent instamment au ministre responsable de l'État d'Orissa de prendre des mesures fermes contre les agresseurs « et de défendre les chrétiens, leurs maisons et leurs institutions, qui sont continuellement attaqués par les groupes fondamentalistes ».
« Nous demandons également à l'administration publique d'être vigilante en ce qui concerne les re-conversions forcées car il s'agit d'une grave violation du droit constitutionnel des personnes à vivre dans le pays sans peur »
, a-t-il ajouté.

SOURCE : ZENIT.org

samedi 30 août 2008

L' AMOUR SEUL VAINCRA

LE PIED


« Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part. Quand je dis au méchant: Méchant, tu mourras! si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le méchant pour le détourner de sa voie, et qu'il ne s'en détourne pas, il mourra dans son iniquité, et toi tu sauveras ton âme. » (Ez. 33, 7-9)

Nous avons tous connu, à l’époque où le nazisme régnait en Europe, des images représentant le pied d’un officier SS écrasant, sur son passage, tout ce qui résistait à Hitler. Je ne cesse de voir ce pied dans mon esprit, mais, ce n’est plus le pied d’un nazi. C’est un immense pied, grand comme toute la surface de la terre, qui est là, au-dessus de notre monde. Ce pied, encore légèrement soulevé, provoque, comme un nuage noir et mortel, une ombre gigantesque et terrifiante, qui plonge toute la terre dans des ténèbres épaisses.
Ce pied monstrueux s’approche de plus en plus de la surface du sol, et à mesure qu’il s’y pose, il écrase tout sous sa semelle criminelle. La surface de la terre, c’est comme une immense prairie plongée dans la nuit, qui, terrifiée, sent qu’on l’écrase impitoyablement d’un poids énorme, plongeant dans la mort toute la végétation destinée à la nourriture des êtres vivants. Toutes les plantes sont détruites, les petits animaux sont broyés par le pied satanique : rien ne subsiste après le passage du monstre.
Rien ne subsiste sur la terre après le passage du monstre : il n’y a plus que ruine et mort. La désolation est partout, la vie a disparu : Satan pourra régner sur ce qui n’est plus qu’un désert désespérant.
La vie a disparu, Satan triomphe : il a tué l’humanité ; il n’aura pas à adorer le Verbe incarné...
Jésus, comme elles sont étranges ces images que Tu suscites en moi ! Les as-Tu aussi vues, ces images de mort, durant ton agonie atroce de Gethsémani ? As-Tu contemplé la mort des hommes que Tu aimes et pour qui Tu vas mourir dans quelques instants ? Jésus, est-ce cela qui T’a fait crier vers le Père ton angoisse infinie ? As-Tu connu, à ce moment, le désespoir horrible de l’être face au néant, le désespoir atroce de l’homme qui contemple seul les ténèbres indescriptibles de son existence affrontée au Rien ? Ô Jésus, quel cri de désespoir et de détresse infinie peut pousser l’Homme qui découvre qu’il vit, mais dans un univers de Rien ! Est-ce cela, Jésus, que ton cri exprimait ?
Il m’arrive souvent de vivre, l’espace d’un instant, cette sensation atroce d’un vertige sans nom, car vertige de néant, vertige de Rien, vertige de mort offerte cependant à un être qui croit vivre... Ô Jésus ! ô Jésus, as-Tu connu aussi ce vertige de la solitude totale devant le Rien-néant ?
Je ne peux m’empêcher de voir ce monstrueux pied destructeur écrasant l’Homme qui faisait tes délices. Ce pied est là, en moi, et une terrible douleur métaphysique m’étreint. Le pied écrase tout, l’herbe autour de moi n’est plus qu’une abominable soupe encore verdâtre, mais pas pour longtemps...
Voici que le pied se soulève, pour aller plus loin, mais où ? Il n’y a plus rien sur la terre... C’est alors que je réalise que tout n’a pas disparu. Le pied n’a écrasé que ce qui se voyait. Les toutes petites plantes, les toutes minuscules fleurs qui se cachaient au pied des racines de l’herbe, ou dans les petites entailles du sol, ont miraculeusement échappé au massacre : elles étaient si petites, ces plantes, si cachées, ces fleurettes, que le pied n’a pas pu les atteindre...
Ô mon Seigneur ! Notre monde d’aujourd’hui est comme écrasé par le pied dominateur de Satan à qui rien ne semble résister. Son ombre de ténèbres empêche la lumière de pénétrer les cœurs meurtris et dévastés par le pied plein de haine. Les âmes ne peuvent plus atteindre Dieu, et la charité a disparu. Le désespoir règne, la civilisation est devenue la mort. C’est la nuit, c’est la mort, c’est l’angoisse extrême de ceux qui meurent dans la désespérance, dans le néant, dans le Rien.
Je contemple ce désastre de mort... Un silence angoissant enveloppe l’immobilité totale et atroce de l’absence de vie. Pourtant, il semble que quelque chose ait échappé au désastre : ce sont des petits cœurs qui palpitent encore. Ils sont peu nombreux, tout petits, bien meurtris, mais encore vivants. Leur faiblesse cherche Dieu qu’on avait voulu détruire. Leur cœur cherche l’Amour que l’on avait éteint. Ce n’est qu’un petit reste, un tout petit reste, mais un tout petit foyer d’amour brûle toujours en eux. La vie peut renaître : la Croix se redresse, le Sacré-Cœur de Jésus leur offre son Amour...
Jésus, mon cœur brisé se tourne vers Toi. Je Te contemple, Jésus, je T’aime. Ce qui vient de se passer me bouleverse profondément. Et maintenant je trouve que ce petit reste des humbles tout petits, n’est pas assez nombreux. Que sont devenus tous les autres ? Pourtant, Jésus, ce petit reste était inscrit dans l’Écriture. Moi je ne comprends rien... Je peux seulement Te demander, Jésus : “Ce petit reste des humbles tout petits est-il la consolation que le Père T’envoya à Gethsémani ?”

“Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu !” (2Co. 5, 19-20)

lundi 28 juillet 2008

SI DIEU EST POUR NOUS...

Qui sera contre nous?…

« Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ? Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi tout avec lui ? Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous.
Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? Car il nous arrive ce que dit l’Écriture :
“A cause de toi, Seigneur, nous sommes exposés à la mort à longueur de jour.On nous considère comme des moutons destinés à l’abattoir” (Ps.44, 23).
Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur »
(Rm. 8, 31-39).

***

Ce texte de saint Paul est d’une clarté absolue en ce qui concerne notre foi et notre vie en Dieu !
En effet, si nous adorons Dieu “par l’Esprit et en vérité” (Jn. 4, 23), si nous l’aimons “de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée (Dt. 6, 5), “qui se lèvera contre nous” ? “qui sera contre nous” ?
La foi est une armure invincible dont Dieu nous revêt, une armure qui ne craint rien, car elle est imperméabilisée par le Sang du Christ mort pour nous, mais aussi ressuscité pour nous, afin qu’avec lui nous ressuscitions nous aussi et avec lui ― qui “est à la droite de Dieu et intercède pour nous” ― nous soyons vainqueurs, “bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés”.
Habillés de cette cuirasse impénétrable, et de la certitude “que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin” (Rm. 8, 28), nous ne pouvons qu’aller de l’avant, et crier, nous aussi, vers nous ennemis, vers nos détracteurs : “Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ?” et encore : “Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ?”
Il ne faut pas chercher la souffrance pour la souffrance, car cela s’appellerait masochisme ; mais il ne faut en aucun cas oublier non plus qu’il n’y a pas d’amour sans souffrance. Or, la souffrance librement acceptée et offerte est aussi une preuve d’amour ― comme celle se donner sa vie ―, une manière de participer à “ce qui manquait à la Passion du Christ” (Col. 1, 24), c’est participer à la rédemption de nos frères et à notre propre rédemption.
C’est peut-être en pensant à cet aspect de l’amour-souffrance que saint Paul interroge, après avoir affirmé que nul ne peut “nous arracher à l’amour du Christ” : “La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ?”
Dans un autre passage de la même lettre aux Romains, saint Paul écrit ceci :
“En effet, ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères. Ceux qu’il a ainsi destinés, il les a aussi appelés à lui ; ceux qu’il a ainsi appelés, il les a aussi déclarés justes, et ceux qu’il a déclarés justes, il les a aussi conduits à la gloire” (Rm. 8, 29-30).
Cela voudrait-il dire que Dieu fait un “choix” de personnes ? Aucunement, car tous nous sommes appelés à la sainteté, à la béatitude éternelle, là où il n’y a “ni de pleurs ni de grincements de dents” (Mt. 8, 12), car toujours le Christ “intercède pour nous”.
Le but de notre vie ici-bas, la raison de notre foi en Dieu est le salut éternel. Pour y parvenir, Dieu nous demande de “devenir conformes à l’image de son Fils”, de faire disparaître en nous le “vieil homme”, de nous revêtir de la cuirasse de notre foi inébranlable afin que nous soyons “bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés”, que nous ayons de cela “l’absolue certitude”, car alors, comme nous le dit saint Paul, “ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur”.
Des témoins, certains de nos frères, dans un passé encore bien proche de nous ― pour ne pas aller fouiller dans les premiers temps de l’Église et parler des premiers martyrs ― ont compris et vécu cet amour-souffrance à un degré très élevé, avec un héroïsme, que nous ne pouvons pas mettre en doute, car strictement contrôlé par la médecine moderne. Nous pourrions citer ici saint Pio de Pietrelcina (+ 1968), Marthe Robin (+ 1981) que certains d’entre nous ont connue personnellement, et encore la bienheureuse Alexandrina de Balasar (+ 1955), que le Pape Jean-Paul II béatifia le 25 avril 2004.
Cette dernière, dans son journal spirituel a écrit au sujet de cet amour-souffrance :
« Aujourd’hui, je n’échangerais pas la souffrance contre tout l’or du monde. Aimant la douleur, je me sentais heureuse d’offrir à Jésus mes peines. Consoler Jésus et lui sauver des âmes, voilà ce qui me préoccupait ».
“Je me sentais heureuse d’offrir à Jésus mes peines”, dit-elle. Est-ce du masochisme ? Certainement pas, car son amour à Jésus était plus fort que sa souffrance et, le but que par amour elle s’était fixé ― “lui sauver des âmes” ― surpassait les douleurs terribles dont elle souffrait continuellement… douleurs physiques et morales, il faut le préciser…
C’est paradoxal ? Oui, c’est vrai, mais l’amour lui-même n’est-il pas paradoxal ?
Si dans la vie de chaque jour nous ne sommes pas capables de faire des sacrifices, de faire des concessions envers ceux que nous disons aimer, c’est qu’en vérité nous ne les aimons pas vraiment, voila pourquoi même notre foi en souffre, car “l’amour, lui, fait grandir dans la foi” (1Co. 8, 1).
Qui mieux que l’apôtre Paul a “chanté” l’amour ? Écoutons-le une fois encore nous dire : “L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit” (1Co. 13, 4-6). Et encore : “En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère” (1Co. 13, 7).
Et il termine son chant à l’amour par cette certitude : “L’amour n’aura pas de fin” (1Co. 13, 8), avant d’ajouter, martelant à notre intention cette idée maîtresse qui est une vérité évangélique : “En somme, trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour” (1Co. 13, 13).
Et, si “l’amour n’aura pas de fin”, “qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ?”
Amen.

mardi 15 juillet 2008

AU DIABLE LES DROITS DE L'HOMME

Monsieur le Président Nicolas Sarkozy,

Je sais très bien que vous ne lirez jamais cette mauvaise nouvelle avant (ni même après) votre visite en Chine pour les Jeux Olympiques...

Mais, je me mets à rêver et je la publie comme même... car elle montre ce qu'est en Chine la liberté et le respect des Droits de l'homme.

Je ne me suis jamais mêlé de politique, car je ne me sens aucunement attiré par elle. Je vote, comme tout français, mais mon engagement s'arrêté là, même si j'ai mes idées qui ne vont en rien à l'encontre des vôtres... elles seraient même plutôt bien semblables... Mais, là c'est un peu la goutte qui fait déborder le vase... Si seulement vous pouviez lire ceci: c'est vraiment édifiant!...

*****

Chine : Arrestation de deux prêtres de l’Eglise « non officielle »


ROME, Lundi 14 juillet 2008 (ZENIT.org) - Deux prêtres de l'Eglise « non officielle » ont été arrêtés, proteste la fondation cardinal Kung. Les droits de l'homme sont piétinés lorsqu'il s'agit des catholiques de Chine, proteste la même source.
Le 24 mai, fête de Notre-Dame de Sheshan, a été choisie par le pape Benoît XVI comme jour de prière pour l'Eglise de Chine.
Mais les pèlerins, venus par milliers, le firent avec l'approbation tacite des autorités. Mais en dehors de cet accord, les pèlerins risquaient l'arrestation et la détention.
C'est tout le clergé du diocèse de Shanghaï qui a été arrêté en mai, déplore la fondation, de façon à les empêcher de faire le pèlerinage de Sheshan. Les autorités ont mis en garde les catholiques non officiels qui se rendraient à Sheshan le 24 mai.
Parmi eux, des prêtres de Xuanhua, dans le Hebei, le P. Zhang Jianlin, âgé de 42 ans, intercepté par les autorités chinoises à Nanking, sur la route de Sheshan. Le P. Zhang a été renvoyé par la sécurité à Xuanhua, où il a été arrêté et mis en prison.
Le P. Zhangli, âgé de 45 ans, avait annoncé son intention de se rendre à Sheshan, le 24 mai. Il fut arrêté et détenu quelques jours avant le 24 ami, de façon à l'empêcher de faire le pèlerinage.
Les deux prêtres ont disparu alors qu'ils étaient aux mains des autorités, et on reste pour le moment sans nouvelles d'eux, dénonce la fondation cardinal Kung.
Les nombreuses maisons du diocèse de Xuanhua dédiées à la prière, ont reçu l'interdiction d'être utilisées comme telles. Les autorités y ont placé des caméras, de façon à contrôler les allées et venues et à s'assurer qu'on n'y prie pas.
L'évêque non-officiel de Zhengding, dans le Heibei, Mgr Julius Jia Zhiguo, a souvent été arrêté par les autorités, la dernière fois le 23 août 2007, c'était la 11e fois depuis 2004. Il avait été finalement libéré le 14 décembre 2007. Il a déjà passé 18 ans en prison.
Mais, dénonce aussi la fondation, il n'en est pas pour autant libre de remplir son ministère. Il est en résidence surveillée, chez lui, dans son évêché, près de la cathédrale du Christ Roi de Wu Qiu. Il ne lui est pas permis de recevoir de visites, sauf en quelques rares occasions, sous la supervision des autorités.
Un poste d'observation a été installé par la police près de cette cathédrale, pour contrôler les activités et les visiteurs. Six officiers y patrouillent 24 heures sur 24, de façon à empêcher les visiteurs de rencontrer l'évêque.
Or, Mgr Jia, âgé de bientôt 74 ans, est sérieusement malade, souligne la fondation, avec un tremblement permanent de la main droite. Il a demandé une assistance médicale en dehors de sa résidence, ce qui lui a été refusé par les autorités.
La communauté catholique locale compte quelque 110.00 baptisés, et l'évêque prend soin de quelque 100 orphelins handicapés. Un orphelinat qui a besoin de soutien financier, demande la fondation Kung.
La fondation rappelle que la Chine compte quelque 35 évêques « clandestins » : ils ont soit disparu, soit été jetés en prison, ou sont en résidence surveillée.
Mgr Su Zhimin, par exemple, évêque de Baoding, Mgr Shi Enxiang évêque de Yixian, arrêtés en octobre 1997 et en avril 2001, ont disparu. On est sans nouvelles d'eux.
Mgr Han DinXiang, évêque de Yong Nian, arrêté en décembre 1999, a disparu au cours des deux dernières années, en prison. Il est mort subitement le 9 septembre 2007, dans des circonstances mystérieuses. O n ne lui a pas accordé de funérailles catholiques. Il a été incinéré et enterré dans les 6 heures après sa mort, sur ordre des autorités.
Les droits humains des catholiques sont sérieusement violés en Chine, proteste la fondation cardinal Kung.



Anita S. Bourdin


lundi 14 juillet 2008

LOUIS ET ZELIE MARTIN

Louis et Zélie Martin seront béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008

En la Journée mondiale des missions

L’agence ZENIT.org annonçait le dimanche 13 juillet 2008 :

Louis et Zélie Martin seront béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008, en la Journée mondiale des missions : la nouvelle a été annoncée officiellement par le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal José Saraiva Martins, samedi 12 juillet, à Alençon.
Les parents de sainte Thérèse de Lisieux se sont en effet mariés à Notre-Dame d'Alençon il y a 150 ans, le 13 juillet 1858, à minuit, et cet anniversaire a été marqué par la présence du cardinal Saraiva à Alençon et Lisieux ces 12 et 13 juillet.
Le cardinal Saraiva Mar tins a annoncé la nouvelle au terme de sa conférence sur la sainteté des époux Martin, qu'il a tenue à Alençon, à la halle aux Toiles, devant quelque deux cents personnes.
Il l'a également annoncé aux fidèles présents à la célébration eucharistique qu'il a présidée dans une église Notre-Dame comble et joyeuse, entouré de Mgr Jean-Claude Boulanger, l'évêque de Séez, Mgr Pierre Pican, l'évêque de Bayeux et Lisieux, et Mgr Bernard Lagoutte, directeur du pèlerinage Sainte-Thérèse de Lisieux et recteur de la Basilique Sainte-Thérèse.
Les corps de Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin, proclamés vénérables en 1994, ont été exhumés de leur tombeau, situé auparavant au pied de la basilique de Lisieux, le lundi 26 mai dernier en vue de leur transfert dans la basilique en septembre.
Le petit garçon italien qui doit sa guérison à la prière des parents Martin, Pietro, âgé aujourd'hui de 6 ans était présent à la cérémonie, privée.
C'est d'ailleurs en Italie, à Vérone, qu'est fabriqué le reliquaire où reposeront les restes des époux Martin.
Benoît XVI avait signé, le 3 juillet dernier, le décret de reconnaissance d'un miracle dû à l'intercession des parents de sainte Thérèse de Lisieux.
Cette reconnaissance ouvre la voie à leur béatification, ensemble, comme Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini, béatifiés par Jean-Paul II le 21 octobre 2001, également en la Journée mondiale des missions.
Le choix de cette date souligne certainement le rô ;le missionnaire de la famille chrétienne et l'importance de son témoignage de l'amour du Christ et du prochain dans l'Eglise et la société.
Le miracle obtenu par la prière des époux Matin concerne la guérison d'un enfant de Monza, près de Milan, Pietro Schiliro. Né avec une malformation des poumons, il ne devait pas survivre.
Un Carme italien, le P. Antonio Sangalli, a alors suggéré aux parents de faire une neuvaine aux parents de sainte Thérèse, qui ont perdu 4 enfants en bas âge, pour obtenir la force de porter cette souffrance.
Mais la maman déclara qu'elle ferait la neuvaine (et même une seconde) pour demander la guérison de son enfant.
Pietro, aujourd'hui en pleine forme, a pu venir à Lisieux avec ses parents pour remercier Louis et Zélie Martin.
Rappelons aussi que c'est également en la Journée mondiale des Missions que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte face, co-patronne de la Mission universelle, a été proclamée par Jean-Paul II Docteur de l'Eglise - pour sa « science de l'amour » - , un 19 octobre également, mais en 1997.


Anita S. Bourdin