lundi 8 octobre 2007

PAUVRE ÉGLISE!... PAUVRE FRANCE!...

Où va-t-on ?

Depuis déjà plusieurs années on apprend que dans telle ou telle église, il y a eu un concert. Jusqu'à présent le plus souvent, il s'agissait des concerts spirituels et ce n’était pas trop grave, mais était-ce cependant vraiment correct ? On prend si vite de mauvaises habitudes... Ainsi, depuis un ou deux ans, les églises de la région parisienne accueillent de plus en plus de concerts, plus ou moins profanes. Depuis plusieurs jours des affiches s’étalent dans une ville pour annoncer de nombreux spectacles et donner les lieux où ils se tiendront, et on peut lire : Cabaret A..., Château de..., Église Saint..., différents lieux culturels, théâtres, etc. Que vient faire l’église Saint... là-dedans, notre église mise au même niveau qu¹un cabaret ?
Ah ! Oui, j’oubliais : on y accueille de plus en plus souvent des spectacles et des concerts. Pourtant, c’est une église en activité, et le saint Sacrement y est généralement présent...
Depuis quelque temps, quand il y a un repas paroissial, dans une autre paroisse de la même ville, il se tient maintenant dans l’église ! Ainsi, récemment, un dimanche après la messe, on a fait sortir rapidement ceux qui étaient encore dans l'église, car il fallait préparer la salle pour le repas. Notre église est en passe de devenir un restaurant... Où va-t-on ? Et quoi dire ?
Ce matin — 8 octobre 2007 —, ce fut la goutte en trop. Ceux qui écoutaient les informations sur France-info ont pu entendre qu’une série de concerts était organisée... dans l’Église Saint Sulpice!!! L’Église Saint Eustache servait déjà de salle de concerts et de spectacles ; en voici une autre. A-t-on oublié qu’une église est un lieu saint, un lieu sacré ? On imagine à peine ce qui se passerait si on en faisait autant dans une mosquée... Nos prêtres ne savent-ils plus respecter ou faire respecter nos lieux saints ? Dieu est-Il devenu “des dieux” ? Probablement puisque maintenant, on parle de plus en plus souvent de foot ou de rugby pendant les homélies, ou pendant les annonces paroissiales...
Rugby, foot, pouvoir d’achat, élections, les bonnes places du pouvoir... voici nos nouveaux “dieux”, ceux que de plus en plus nous vénérons en France.

Une catholique en colère