lundi 30 avril 2007

L'AMOUR AU MASCULIN


On peut lire, dans le livre “La Théologie de l’Amour de Jésus” de François-Marie LÉTHEL, à propos de Sainte Claire d’Assise, la phrase suivante: “Plus profondément encore, elle est dans l’Église un témoin lumineux du “privilège de la féminité” dans l’Amour de Jésus, comme le suggère le pape Jean-Paul II lorsqu’il déclare dans une lettre pour le huitième centenaire de la naissance de Claire: ‘Ses écrits sont tellement marqués par l’amour suscité en elle par le regard ardent et prolongé sur le Christ Seigneur, qu’il n’est pas facile de redire ce que seul un cœur de femme a pu expérimenter.’” (Lettre aux Clarisses du 11 août 1993)
F.M. LÉTHEL poursuit: “L’étude comparée des saintes et des saints justifie pleinement cette affirmation; elle montre comment le cœur féminin est privilégié dans l’Amour de Jésus... Dans la hiérarchie de l’amour, de la sainteté, la primauté appartient à une femme: la Vierge Marie.”
J’avoue que, hormis la dernière phrase qui concerne la Sainte Vierge, je ne suis pas du tout d’accord avec cette dernière réflexion de F.M.LÉTHEL.
Je connais bien le monde masculin adulte avec qui j’ai vécu, pour des raisons professionnelles, pendant près de vingt cinq ans. Je connais bien les hommes avec qui j’ai travaillé, penchée avec eux sur les mêmes problèmes à résoudre. J’ai connu beaucoup de leurs soucis professionnels, parfois considérables, surtout lorsqu’il s’agissait des responsables de haut niveau. J’ai connu leurs angoisses lorsqu’il fallait licencier du personnel, parfois de vieux compagnons auxquels ils s’étaient attachés. J’ai recueilli parfois certaines confidences, ou réflexions hâtives concernant leurs femmes ou leurs enfants, et souvent leur fierté aussi lors de réussites à des examens ou dans des organisations diverses... Moi qui suis une femme, à la féminité assez marquée, je peux affirmer sans crainte de me tromper, que les hommes savent aimer aussi bien que les femmes, bien que l’expression de leur amour, peut-être plus pudique, se manifeste souvent différemment. Les manifestations extérieures sont différentes, mais l’amour est le même.
Qui oserait dire, en effet, qu’un époux aime moins sa femme que sa femme ne l’aime? Qui oserait prétendre qu’un père de famille normal aime moins ses enfants qu’une mère de famille normale. J’insiste sur le terme “normal”, car, dans nos civilisations modernes devenues effrontément hédonistes, il arrive fréquemment que l’on ne sache plus aimer au-delà du plaisir que l’amour procure. Mais peut-on encore appeler amour cet amour-là qui, n’étant plus que jouissance égoïste, disparaît dès que se profile la moindre difficulté?
Dieu a créé l’Homme au masculin et au féminin, et il a mis, dans le cœur de chacun de ses enfants, hommes ou femmes, la même faculté, voire la même capacité d’aimer. Alors, si l’on se place sur le plan de l’Amour de Dieu, et particulièrement au niveau de l’amour que les mystiques, hommes et femmes, ont eu pour leur Seigneur, où se trouve la difficulté, ou la différence relevée par F.M. LÉTHEL?
Il me semble que la difficulté réside surtout au niveau de l’expression, car très souvent, pour exprimer l’amour d’une âme pour Jésus, et inversement, on se réfère au Cantique des cantiques. On a vu beaucoup de symboles dans ce Cantique, extraordinaire chant d’Amour. Ce fut d’abord l’expression de l’Amour de Dieu pour son peuple; puis, l’Amour du Christ pour son Église. Enfin, les mystiques y ont vu l’amour d’une âme, amoureuse de Jésus, âme figurée par l’épouse du Cantique, Jésus étant l’Époux aimé et aimant.
L’Homme est sexué, cela, on ne peut le nier. Sur la terre, un homme au masculin a une sensibilité, et des mots pour l’exprimer, exprimés au masculin; c’est logique. De même, l’homme au féminin réagira avec des expressions exprimées au féminin. C’est tout aussi logique. Tous les deux, l’homme et la femme, disent leur amour au Seigneur. Mais il va de soi qu’il est plus facile à une femme de considérer Jésus comme son époux, qu’à un homme de dire la même chose, même si, en réalité, c’est l’âme qui est éprise de son Dieu. Ainsi, je me vois mal, dans la peau d’un homme au masculin, dire à Jésus: mon Époux! Je crois que toute la difficulté vient de là, et non d’une différence fondamentale au niveau de la qualité de l’amour. C’est pourquoi, après avoir parlé de l’amour en général, je vais m’attarder maintenant sur le coeur des prêtres et l’amour que leur sacerdoce révèle.
Comment montrer l’amour qui est au cœur des prêtres, les choisis, les élus de Dieu parmi beaucoup d’autres. Femme, je me suis longtemps penchée vers les petits enfants ou occupée des jeunes filles et des jeunes adultes. Je tâchais de leur donner tout ce que je pouvais d’amour pour les aider à devenir des hommes (ou des femmes) dignes de ce nom. Pourtant, j’ai souvent aussi été en admiration devant l’amour que nos prêtres montraient à leurs petits enfants du catéchisme, ou à leurs grands adolescents que la versatilité préoccupait particulièrement. Je les ai souvent vus, nos prêtres, dans ma jeunesse, qui priaient, ou faisaient prier, pour leurs “grands” si menacés. A ce propos, je ne peux m’empêcher de penser à don Bosco dont le charisme auprès d’une jeunesse difficile était si efficace. Et qu’est-ce qu’un charisme, un vrai, sinon la manifestation d’un grand amour?
Beaucoup de prêtres ont montré aussi, pendant longtemps, des attentions pleines d’amour envers les malades ou les personnes âgées qu’ils visitaient. Qui n’a jamais contemplé le coeur d’un prêtre qui se réjouissait en voyant partir dans la vie, correctement armés spirituellement, des couples de jeunes qu’ils venaient de marier et de bénir? Et de voir revenir ces jeunes couples pour faire baptiser leurs enfants? Quelle joie pour un prêtre de laisser partir vers leurs vocations ceux qu’ils avaient aimés! Quelle joie pour un prêtre d’accueillir et d’accompagner les coeurs repentis, les délaissés, les souffrants, les blessés, les meurtris, les dépressifs! Qui oserait dire qu’un cœur de prêtre, ce n’est pas un cœur plein d’amour?
Mais on sait bien que sur terre, l’amour est toujours, mais vraiment toujours, l’occasion de beaucoup de souffrances. Le prêtre, surtout de nos jours n’est pas une exception à la règle, au contraire. Que de cœurs de prêtres pleurent en silence! Que de cœurs de prêtres qui, après avoir offert leur vie au service de leur Dieu et de leurs frères, offrent aussi leurs peines et leurs larmes au Seigneur! Oh! les cœurs douloureux de nos prêtres trop seuls, incompris, voire délaissés, abandonnés ou trop déconcertés!
Cependant, il me semble qu’il faut quitter rapidement ce domaine de l’amour, même douloureux mais encore trop humain, pour se tourner résolument vers la mystique. Car tout prêtre devrait être un mystique, c’est-à-dire avoir des relations privilégiées avec son Seigneur, ce Seigneur pour qui, un jour, il a quitté ce qui faisait sa vie, pour “oser” aimer d’un Amour total et absolu Celui qui deviendra l’Époux de son âme.
Pour répondre à l’appel de Celui qui l’aimait et qu’il a “osé” aimer, le prêtre a renoncé à tout amour humain, à toute espérance humaine, à toute satisfaction légitime mais humaine, pour n’avoir plus qu’un seul Amour, un Amour unique et absolu: Dieu. Je dis: “Il a osé aimer” car choisir Dieu sur la terre, et n’aimer que Lui, est généralement redoutable. Parce qu’aimer, c’est se laisser transformer par celui que l’on aime, et aimer le Christ, c’est aimer un Crucifié ! Alors, qui oserait prétendre que l’Amour au masculin, d’un prêtre pour son Seigneur, n’est pas aussi grand que celui d’une femme, fût-elle moniale et mystique enflammée d’Amour ?
La vie amoureuse du prêtre n’est que pour Jésus dont il cristallise pour nous la présence sur la terre, devenant véritablement un autre Christ visible, mais toujours crucifié. Car c’est le prêtre qui prend sur lui les péchés des hommes et les pardonne au nom du Seigneur Jésus. Et personne ne me fera croire que parfois, sinon à chaque fois, le prêtre qui pardonne ne frémit pas de crainte et n’est pas écrasé par le poids des péchés, ces dramatiques refus d’Amour qui conduisirent Jésus à mourir sur la Croix. Quelle dose d’amour il faut alors au prêtre pour continuer à donner le sacrement du pardon ! Et que de fois son cœur aura-t-il été transpercé par un glaive de douleur, comme le fut, toutes proportions gardées, celui de la Vierge Marie ! Quel cœur plein d’Amour il faut au prêtre pour continuer sa mission, quoi qu’il lui en coûte! Et malgré les difficultés qui, de nos jours, sont de plus en plus nombreuses, imprévisibles, et crucifiantes.
Personne ne me fera croire que le prêtre ne tremble jamais quand il consacre les hosties et le vin, transformant dans ses mains et à l’appel de son cœur, le pain et le vin des offrandes, en Corps et en Sang de Jésus. Quel cœur plein d’Amour il faut au prêtre qui consacre pour accepter, l’espace d’un moment, d’être le Christ Lui-même, présent et vivant sur l’autel, le Christ devenu notre nourriture pour le salut du monde. Un cœur de prêtre tellement lié au Cœur Eucharistique qu’il devient lui-même hostie vivante comme le Cœur du Seigneur. La grandeur du prêtre est immense, mais je crois que le prêtre n’est vraiment ― est, au sens du verbe exister ―, que par l’immensité de l’Amour de son cœur.
Quelle merveille, Jésus, que le cœur de vos prêtres ! Car c’est le cœur par qui votre Cœur revient chez nous. Pour nous. Merci Seigneur d’avoir inventé le cœur des prêtres. Merci à nos prêtres de continuer leur mission et de toujours rendre Jésus présent parmi nous !
Dans le domaine de l’Amour de Dieu, je ne pense pas que la féminité soit un privilège. Je ne crois pas qu’un cœur féminin ressente l’Amour de Jésus, l’amour de Dieu, autrement qu’un cœur masculin. Il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à relire les hymnes ou les chants d’Amour enflammés de Saint François, de Saint Jean de la Croix, de Saint François de Sales et de tant d’autres saints. Je ne pense pas que l’on puisse vraiment découvrir des différences. Et leurs accents rejoignent bien les accents enflammés de sainte Gertrude d’Helfta ou de Sainte Thérèse de Lisieux.
En ce qui me concerne, je crois à l’unité de l’Amour, car tout amour vient de Dieu-Amour, et tout amour retourne à Dieu. En redisant à chaque fois, et partout, les mêmes paroles : “Jésus ! je Vous aime ! Mon Dieu, c’est Vous que j’aime,” c’est vers Vous seul que se tournent nos âmes, vers Vous, Seigneur, qui êtes la vie de nos âmes.
Paulette Leblanc

jeudi 19 avril 2007

ESPÉRANCE


L’Espérance, est une vertu cachée, fugitive, incomprise aussi. C’est pourtant la vertu qui fait vivre! Car il en faut de l’espérance pour continuer à vivre dans notre monde de haine en croyant à l’amour!

Espérance, est-ce toi qui accompagnes la foi sans jamais te montrer? Espérance, est-ce toi qui nous fais croire à la vie dans un monde de mort? Est-ce toi qui nous fais croire à la paix quand le monde est en guerre? Espérance...

Espérance, est-ce toi qui nous fais croire au Ciel lorsque l’on vit l’enfer. Est-ce toi qui nous fais croire au bonheur quand le désespoir tue? Est-ce toi qui es là, toujours présente quoique cachée, toi qui nous dis de croire quand le Seigneur se cache, toi qui nous dis que le bien est présent quand le mal semble triompher?

Espérance! Es-tu l’Amour de Dieu qui demeure avec nous quand Il ne peut plus se révéler, quand les hommes Le chassent. Es-tu Dieu-Présent quand Dieu paraît absent parce que nous n’en voulons pas? Es-tu la puissance de Dieu qui ne veut pas nous écraser?

Espérance... Es-tu cette force invisible qui nous guide vers Dieu quand nous n’en pouvons plus? Es-tu présence du Seigneur dans ce monde d’où l’on a chassé Dieu? Es-tu l’âme de notre âme qui nous dit: “Aie confiance!” quand nous ne savons plus qui croire, quand nous ne savons plus avoir confiance, quand nous n’avons plus d’espoir?...

Espérance, es-tu le bras secret de la foi, le bras qui nous soutient, et le bras qui nous porte? Le bras qui écarte les écueils quand ceux-ci sont trop nombreux? Es-tu l’instrument de la vie que Dieu a mis en nous pour nous aider à vivre quand la vie est trop lourde. Quand la vie nous épuise, quand nous n’espérons plus la vie. Es-tu l’arme de l’Amour quand nous ne savons plus aimer? Es-tu la force de la foi quand nous ne croyons plus, quand nous ne voulons plus, quand nous désespérons?

Mon Dieu! notre monde est comme un animal blessé, blessé par la douleur, mais surtout blessé par le péché, blessé par le manque d’amour, blessé par sa tristesse, car blessé par la haine. Les hommes sont blessés par le péché du monde qui ne veut plus de Dieu et tombe en désespoir... Ce monde meurt de s’être séparé de Dieu. Ce monde de malheur qui refuse le bonheur, car il ne veut plus retrouver Dieu...

Seigneur! Beaucoup de vos enfants se sentent perdus dans ce monde qui va mal. Beaucoup de personnes commencent à prendre conscience des drames terribles qui s’abattent sur l’Église et le monde. Est-ce pour cela que l’espérance revient? Ou plutôt qu’elle se montre, qu’elle se fait sentir un peu pour nous encourager, pour nous dire, de la part de Dieu: “N’aie pas peur; je suis là, et je t’aime.”

Espérance, présence de Dieu!

Pendant que le Seigneur vivait avec ses disciples, Il s’efforçait, sans relâche, de leur enseigner les béatitudes et les vertus qui en découlent. Mais ces béatitudes, ces vertus qui en sont la conséquence, les disciples ne les comprenaient pas. Ils restaient des hommes, pétris d’humanité, encombrés dans leurs préjugés et leurs petites idées personnelles... et les conseils évangéliques passaient un peu au-dessus de leurs têtes.

Il faut dire, à notre décharge, que les conseils évangéliques, les béatitudes énoncées par le Seigneur, l’humilité, l’obéissance ont été effacés de nos gènes il y a bien longtemps, quand le péché originel a blessé nos âmes et généré en nous des cicatrices indélébiles...

Le Seigneur prit donc les grands moyens pour placer ses apôtres, brutalement, et sans le moindre doute possible, devant leur réalité humaine et pécheresse: Il permit que, au moment où Il aurait le plus besoin de leur réconfort, durant sa Passion, ses amis les plus chers, ceux qu’Il avait choisis et formés, et tellement aimés, Il permit que ses amis, au lieu d’être là et de prier, ne pensent d’abord qu’à dormir, puis à s’enfuir, et même à renier leur Maître...

Quand ils eurent pris conscience de leur misère, après la mort de Jésus, les onze n’étaient plus les mêmes: leur péché leur avait appris l’humilité, la pitié et l’indulgence. Pécheurs, ils savaient dorénavant comprendre les pécheurs, et accorder le pardon de Dieu quand leur repentir serait sincère. Eux-mêmes avaient été pécheurs, eux-mêmes s’étaient repentis, eux-mêmes avaient pleuré leur misère, et Jésus avait pardonné leurs fautes.
Paulette Leblanc

NICODÈME

Méditation

Curieux ! Je pense soudain à Nicodème que j’aime particulièrement. Je pense à Thomas, et à tous ceux qui ont commencé par s’instruire ou à avoir des preuves avant de s’engager. Brave Nicodème : tu vas toi-même rencontrer Jésus. De nuit, paraît-il ! Mais qu’est-ce que cela peut faire ? Tu voulais éviter la foule, mais surtout tu voulais avoir du temps avec Jésus. On ne peut aborder des sujets difficiles que si on a un peu de temps devant soi. Sinon, on reste à la superficie des choses.
Nicodème veut savoir. Il est docteur en Israël ; il connaît les écritures, et Jésus l’intrigue : serait-ce Lui le Messie tant attendu ? La question est tellement grave qu’elle doit être réfléchie longuement; on ne peut pas s’engager sur des racontars, des rumeurs qui circulent dans les foules. Il faut pouvoir poser ses questions longuement et recevoir les réponses avec attention. Oh ! que je t’aime, mon cher Nicodème ! Tu veux savoir, tu dois poser des questions sur ce qui te tracasse ; tu dois voir Jésus de près et tranquillement : donc tu iras le voir de nuit. Et Jésus t’accueille. Jésus prend la peine de t’écouter, et Il te répond, parfois sans complaisance : “Comment ! Toi un maître en Israël, tu ignores ces choses ?” Mais toi tu écoutes, tu t’humilies devant Jésus et toi aussi tu constates : “Jamais homme n’a parlé comme cet homme !”
Pourquoi chaque fois qu’on parle de Nicodème on insiste plus sur le fait qu’il soit allé trouver Jésus de nuit que sur le reste de la conversation. Cher Nicodème, la plupart du temps l’Évangile t’oublie ; on ne te retrouve qu’au pied de la croix, et chez Pilate pour demander le corps du Crucifié. Étonnant et merveilleux courage ! Et quelle leçon pour nous. Avant de répandre des rumeurs, des idées, il faut d’abord s’informer afin d’être en mesure de chasser le doute. Il faut avoir approfondi un sujet ― peu importe de quelle façon ― pour être en mesure d’en parler et d’apporter un jugement sain : c’est de la simple honnêteté.
Saint Nicodème ! Je crois avoir le droit de te nommer ainsi car être honnête avec soi-même et les autres n’est pas un signe de couardise, de peur, de manque de courage, mais plutôt d’honnêteté. Et le courage, le vrai courage, tu le possédais beaucoup plus que tous ceux qui se sont enfuis pendant la Passion de Jésus. Alors pourquoi ont-ils comme occulté tes démarches ? Pourtant, tu nous rends tellement de services quand, comme toi, nous avons besoin de nous faire éclairer. S’il n’y avait pas eu Nicodème, qui nous aurait dit “qu’il nous fallait renaître de l’eau et de l’Esprit” ?
Jésus, tant de gens, qui au départ étaient de grands incroyants, sont devenus chrétiens parce qu’ils T’ont rencontré. “Dieu existe : je l’ai rencontré,” a dit André Frossard. Beaucoup de “grands hommes” ont dit des choses comparables. À d’autres personnes il fut donné de ressentir des évènements extérieurs probants : ainsi, la lecture des Actes des Apôtres nous dit : “Comme leur prière se terminait, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.”
Dieu se manifeste clairement à certaines personnes. La terre tremble pour manifester l’Esprit. Oui, Seigneur, nous avons vraiment besoin des preuves de ta présence, de ton existence, car nous sommes aveugles et sourds. Jésus, tant de gens de notre génération sont incapables de voir Dieu que d’ailleurs ils refusent. Et pour nous, qui nous disons chrétiens, c’est souvent comme si nous étions aveugles ou sourds. Sauf peut-être devant certaines découvertes scientifiques qui nous mettent au pied du mur. Jésus, manifeste-Toi, car nous avons besoin, de fortifier notre foi. Je crois, Seigneur, mais viens en aide à mon manque de foi ! Seigneur ! Manifeste-Toi pour que le monde croie !
Seigneur, fais que nous imitions parfois saint Nicodème, et que, comme lui, nous sachions aller Te trouver de nuit, pour avoir plus tard le courage d’être au pied de Ta croix ou chez Pilate en train de réclamer ton Corps pour le déposer dans une sépulture digne.
Paulette Leblanc

LES EVEQUES DU PORTUGAL...

Les évêques du Portugal s’engagent à dénoncer les attentats contre la vie

Les travaux de l’assemblée plénière

ROME, Mercredi 18 avril 2007 (ZENIT.org) – Les évêques du Portugal, réunis en assemblée plénière, confirment leur refus de la nouvelle loi sur l’avortement : « L’Eglise continuera à être fidèle à sa mission d’annoncer l’Evangile de la Vie et de dénoncer les attentats contre la vie », explique l’agence vaticane Fides.
Les évêques du Portugal réitèrent leur refus de l’avortement et dénoncent la nouvelle loi qui dépénalise l’avortement dans le pays. C’est ce qu’a réaffirmé Mgr Jorge Ortiga président de la conférence épiscopale portugaise et archevêque de Braga, dans le discours d’ouverture des travaux de l’assemblée plénière, qui se déroule à Fatima du 16 au 20 avril.
Un référendum sur l’avortement a eu lieu au Portugal le 11 février dernier, qui a remporté la victoire des « oui à l’avortement » mais n’a pas atteint la participation nécessaire des votants. Le 10 avril, le président du Portugal, Aníbal Cavaco Silva, a promulgué la nouvelle loi sur l’avortement, approuvée par le parlement, qui permet l’avortement libre jusqu’aux dix premières semaines de gestation.
Le président de la conférence épiscopale a confirmé que « l’Eglise continuerait à rester fidèle à sa mission d’annonce de l’Evangile de la vie en plénitude et de dénonciation des attentats contre la vie ». Puis il a affirmé qu’il s’agissait d’une loi injuste, et par conséquent que « nous ne pouvons donner notre appui. C’est notre de devoir de continuer à insister sur la valeur de la vie ».
En outre « l’encadrement juridique de la loi ne se limite pas seulement à dépénaliser l’avortement, mais veut faire de cette pratique un droit, une conduite légale ». « La conscience de tous les chrétiens et des personnes qui donnent la priorité au droit à la vie ne pourra jamais se résigner à accepter cette loi ».
Le président des évêques portugais a rappelé qu’il y a « des valeurs et des causes qui ne se perdent jamais » et que, « au contraire, leur importance apparaît dans les moments de crise ».
L’Eglise portugaise veillera sur le respect des limites légales à la pratique de l’avortement, comme l’objection de conscience de la part des médecins. « Toutes les mesures de soutien à la maternité auront notre appui, d’où qu’elles viennent » a souligné Mgr Jorge Ortiga.
Parmi les autres thèmes faisant l’objet de l’examen des évêques ces jours-ci figure aussi un document sur la transmission de la foi et la formation des laïcs.
Les évêques réfléchiront aussi à la formation des prêtres, et ils analyseront les catéchismes des 7e, 8e, et 10e et les programmes d’éducation morale et religieuse catholique.
L’assemblée devrait offrir des documents pour le 40e anniversaire de l’encyclique « Populorum progressio » de Paul VI, et pour le 20e anniversaire de « Sollicitudo rei socialis » de Jean-Paul II.
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