lundi 24 décembre 2007

JOYEUX ET SAINT NOEL 2007

Nous souhaitons à tous les visiteurs de ce blog un Saint et Joyeux Noël 2007




Le Webmaster

lundi 8 octobre 2007

PAUVRE ÉGLISE!... PAUVRE FRANCE!...

Où va-t-on ?

Depuis déjà plusieurs années on apprend que dans telle ou telle église, il y a eu un concert. Jusqu'à présent le plus souvent, il s'agissait des concerts spirituels et ce n’était pas trop grave, mais était-ce cependant vraiment correct ? On prend si vite de mauvaises habitudes... Ainsi, depuis un ou deux ans, les églises de la région parisienne accueillent de plus en plus de concerts, plus ou moins profanes. Depuis plusieurs jours des affiches s’étalent dans une ville pour annoncer de nombreux spectacles et donner les lieux où ils se tiendront, et on peut lire : Cabaret A..., Château de..., Église Saint..., différents lieux culturels, théâtres, etc. Que vient faire l’église Saint... là-dedans, notre église mise au même niveau qu¹un cabaret ?
Ah ! Oui, j’oubliais : on y accueille de plus en plus souvent des spectacles et des concerts. Pourtant, c’est une église en activité, et le saint Sacrement y est généralement présent...
Depuis quelque temps, quand il y a un repas paroissial, dans une autre paroisse de la même ville, il se tient maintenant dans l’église ! Ainsi, récemment, un dimanche après la messe, on a fait sortir rapidement ceux qui étaient encore dans l'église, car il fallait préparer la salle pour le repas. Notre église est en passe de devenir un restaurant... Où va-t-on ? Et quoi dire ?
Ce matin — 8 octobre 2007 —, ce fut la goutte en trop. Ceux qui écoutaient les informations sur France-info ont pu entendre qu’une série de concerts était organisée... dans l’Église Saint Sulpice!!! L’Église Saint Eustache servait déjà de salle de concerts et de spectacles ; en voici une autre. A-t-on oublié qu’une église est un lieu saint, un lieu sacré ? On imagine à peine ce qui se passerait si on en faisait autant dans une mosquée... Nos prêtres ne savent-ils plus respecter ou faire respecter nos lieux saints ? Dieu est-Il devenu “des dieux” ? Probablement puisque maintenant, on parle de plus en plus souvent de foot ou de rugby pendant les homélies, ou pendant les annonces paroissiales...
Rugby, foot, pouvoir d’achat, élections, les bonnes places du pouvoir... voici nos nouveaux “dieux”, ceux que de plus en plus nous vénérons en France.

Une catholique en colère

dimanche 10 juin 2007

FÊTE DU SAINT-SACREMENT

Seigneur, donne-nous de saints prêtres

Je suis allé à la Messe ce matin — nous sommes le Dimanche 10 juin 2007, fête du Saint-Sacrement — et je suis resté sur ma faim…
En effet, après la lecture de l’Évangile du jour, je m’attendais à une homélie centrée sur l’Eucharistie, une homélie pleine de ce Sacrement d’amour que Jésus nous a laissé et sans lequel toute vie chrétienne n’est pas une vraie vie, mais un grand désert spirituel, sans lequel, il faut oser le dire, la vie de l’âme n’existe pas, car le seul aliment dont elle peut se nourrir lui manque.
Le prêtre qui officiait n’est pas un mauvais prêtre, disons-le honnêtement, mais son homélie m’a semblée vide car il lui manquait l’essentiel : l’amour.
Il lisait son texte — qu’il a peut-être écrit, je ne sais pas — mais même la lecture était monocorde et semblait manquer de conviction…
Je ne veux pas critiquer les prêtres : j’ai trop de respect pour eux pour oser les critiquer, mais il me faut dire qu’à l’heure actuelle, nous manquons terriblement de prêtres qui soient capables par leurs paroles — qu’ils doivent puiser dans l’Esprit Saint — nous transportent, nous obligent à une réflexion profonde, à un désir de pratiquer et de vivre, autant que possible, les enseignements de Jésus…
L’épître de Paul racontait l’institution du Sacrement de l’amour et l’évangile de la multiplication des pains, acte de Jésus qui était comme un prélude à ce qu’Il allait faire le jeudi Saint…
Mais, aucune allusion à ces textes, pourtant fondamentaux !
O prêtres, avez-vous oublié que c’est à vous que le Seigneur a confié la garde et le rôle de refaire ce même geste, de prononcer ces mêmes paroles jusqu’à la fin du monde ?
Avez-vous oublié que lorsque vous prononcez sur les espèces du pain et du vin les Paroles divines, le pain n’est plus pain mais le Corps du Christ ?
Auriez-vous oublié que les mêmes Paroles prononcées sur la calice transforment le vin en Sang du Christ, ce Sang versé pour tous les hommes ?
Seigneur, afin que nous soyons tous rassasiés comme lors de la multiplication des pains, donne-nous de bons prêtres ; accorde à ceux qui ont la charge de nos âmes ton Esprit consolateur et plein de science : que nous soyons instruits uniquement de tes vérités, car celles-ci nous suffisent. Amen

Charles Brasil

vendredi 8 juin 2007

PIE XII - "LA LEGENDE NOIRE"

« L’inconsistance »
de la légende « noire » sur Pie XII

par le card. Bertone

« Pie XII, Eugenio Pacelli. Un homme sur le trône de Pierre »
ROME, Mardi 5 juin 2007 (ZENIT.org) – « Les documents et les témoignages ont amplement prouvé l’inconsistance totale » de la « légende noire » sur le pape Pie XII, a affirmé le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État, lors de la présentation, à Rome, ce mardi 5 juin 2007 du livre d’Andrea Tornielli « Pie XII, Eugenio Pacelli. Un homme sur le trône de Pierre ».
Nous publions ci-dessous la première partie de la conférence du cardinal Bertone.

Cet article du Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'État du Vatican mérite d'être lu, car il essaie de "faire tomber" cette indélicate et plutôt farfelue légende que les ennemis du saint Pape ont fait circuler pour le discréditer et jeter un voile de suspicion sur la vie pontificale de ce grand homme de l'Église catholique, pendant la II Guerre mondiale.

Suivez le lien pour lire tout l'article:

mercredi 23 mai 2007

PROFESSION DE FOI

Je suis très énervée ce matin, très fatiguée à cause de Dieu et de son Fils, et surtout très révoltée...
Il y a deux jours, tout-à-fait par hasard, j’écoute une radio, une interview d’un responsable catholique: soudain je l’entends dire: “Autrefois, nous (les catholiques) étions sûrs d’être les seuls à détenir la vérité. Mais maintenant...” Et suivit immédiatement le refrain habituel: il faut faire la part des choses, il faut écouter les autres, etc...
Mais qu’est-ce que ça veut dire? Quel acharnement à vouloir détruire la foi des quelques fidèles qui restent! Et je ne parle pas des façons nouvelles de présenter l’Eucharistie...
Seigneur, je ne sais plus où j’en suis; parfois mon esprit défaille; je ne sais plus où est la vérité, et je me sens perdue. Alors, qui a la vérité,, si notre foi n’est que relative? Et une foi relative, est-ce encore une foi? Le relativisme est-il devenu la vérité? Il n’y aurait donc rien d’absolu, rien de vrai; tout ce que les apôtres et les millions de martyrs ont tous affirmé au péril de leur vie, n’est donc que du relatif? Quelle tristesse, quel désastre! Nos vies n’ont plus de sens... Alors que faisons-nous sur la terre?
Une autre chose me trouble aussi beaucoup. “On”, essentiellement les médias, probablement mus par quelque puissance occulte, "on" tente par tous les moyens de faire renaître, et largement connaître, des cultures éteintes souvent depuis plusieurs siècles. “On” essaie de faire revivre des cultes parfois diaboliques, mais en occultant soigneusement tout ce qu’ils pouvaient avoir d’horrible, notamment les sacrifices humains. On dit partout qu’il faut respecter toutes les cultures, toutes les religions, mais tout est fait pour détruire notre culture, la culture chrétienne, celle qui, notamment a fait l’Europe...
Voici que mon cœur brisé se tourne vers Toi, mon Seigneur, et, dans mon cœur, naît comme une nouvelle profession de foi:
– Oui, je crois en Dieu bon, personnel, Créateur, Dieu qui est vraiment Quelqu’Un, un Dieu qui est Amour, donc famille, donc Trinité.
– Oui, je crois en Dieu Créateur, qui a façonné et préparé la terre pour que les hommes puissent vivre heureux. Dieu a fait le monde bon, pour l’homme qui était très bon, qui était fait pour aimer, et qui devait aimer Dieu.
– Oui, je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et de tous les hommes devenus malheureux parce qu’ils avaient refusé la Loi d’amour et de bonheur. Je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et qui appelle Moïse pour le délivrer de la main de Pharaon son oppresseur.
– Oui, je crois au Dieu unique qui a suscité de nombreux prophètes pour éduquer son peuple et le remettre dans le droit chemin.
– Oui, je crois au Dieu qui s’est révélé Lui-même en nous révélant sa bonté de Père, son amour, sa miséricorde.
– Oui, je crois en Jésus-Chrit, le Messie, le Fils de Dieu, né de Dieu.
– Oui, je crois en Jésus qui a fait d’innombrables miracles, qui a chassé les démons, qui est mort sur la Croix, qui est ressuscité des morts. Tout cela des centaines, des milliers de témoins l’ont vu, l’ont constaté, l’ont affirmé.
– Oui, je crois la parole de ceux qui ont vu Jésus ressuscité et qui sont morts martyrs pour affirmer leur foi.
– Oui, je crois en la venue de l’Esprit -Saint qui a agi au cours des siècles suscitant sans cesse de nouveaux prophètes.
Je crois à la vérité que Jésus nous a donnée, cette vérité qui est Lui-même: “Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie.” Je crois que cette vérité donnée par Dieu Lui-même est la seule véritable, même aujourd’hui dans notre monde, et qu’il faut la garder précieusement dans son intégralité; je crois aussi qu’il faut la faire connaître, la prêcher, cette vérité. D’ailleurs Jésus a dit à ses apôtres, juste avant de les quitter définitivement: “Allez, enseignez toutes les nations...”
Jésus, je crie ma foi, mais en pleurant, en résistant de toutes mes forces aux vents du doute, de l’indifférence, du relatif. Jésus, je crois à tout ce que Tu nous as enseigné. Je crois à ton Eucharistie, au miracle de ton Eucharistie qui change le pain en ton Corps et le vin en ton Sang. Je crois à ta présence réelle et à la nécessité de T’adorer dans ton Saint-Sacrement. Jésus, je Te crois absolument et je ne peux pas relativiser tes paroles. Je crois que tes paroles sont divines, donc sacrées et qu’on ne doit rien en changer.
Seigneur, je crois que Tu es Amour, et amour pour nous. Je crois que Tu es Dieu, Fils de Dieu, UN avec le Père et l’Esprit, je crois en ta vérité unique, la seule qui sauve, car en Dieu, il n’y a rien de relatif.
Jésus, je crois, je crois, je crois, mais hâte-Toi de revenir chez nous: Tu vois bien que nous périssons. Jésus reviens vite et montre-nous, à nous tous les hommes de la terre, que Tu es Quelqu’un de vivant, d’éternellement vivant; et que Tu es la Vérité. Jésus je crois que Dieu est Quelqu’UN qui, par Toi, s’est rendu physiquement visible sur la terre. Je crois Jésus à la vérité de ton Évangile, je crois à son historicité, je crois, je crois, mais viens au secours de notre manque de foi!


Mechtilde L.

jeudi 10 mai 2007

LE PLUS GRAND DES MYSTIQUES

JESUS!...
Parmi les choses qui m’étonnent de plus en plus, il y a le mépris que beaucoup de prêtres, religieuses, etc. ... de notre Église, manifestent pour les mystiques depuis plus de quarante ans. Or, plus on avance dans la connaissance des mystiques et de ce que l’on appelle leurs expériences ou leurs révélations, plus on s’aperçoit qu’en réalité, les grâces, souvent exceptionnelles qu’ils ont reçues, ne font que reprendre les images que Jésus a utilisées quand Il vivait sur la terre au milieu de ses disciples et de ses apôtres. En effet, si l’on prend le temps de relire les paroles de Jésus, on est obligé de constater que, pour réussir à se faire comprendre des gens simples et peu cultivés, ou des docteurs et des scribes peu ouverts à ses enseignements, Il était obligé d’utiliser des comparaisons, car les mots humains sont incapables d’exprimer la divinité.
Or une des missions importantes de Jésus, c’était de révéler le Père et l’Esprit. Par ailleurs, comment Jésus qui “n’était pas venu pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir”, aurait-Il pu expliquer l’inexplicable sinon en utilisant des images ou des paraboles?
Nous n’aborderons aujourd’hui que l’Évangile de saint Matthieu, laissant au lecteur le soin de lire les autres écrits du Nouveau Testament.
D’abord quelques images et comparaisons
Dès le début de son Évangile, Matthieu rapporte les paroles du Baptiste, puis le Baptême de Jésus. Que dit-il?
“Voyant un grand nombre de Pharisiens et de Sadducéens venir à son baptême, le Baptiste leur dit: ‘Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère qui vient?... Déjà la cognée est à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu... Celui qui vient après moi... vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu,... il nettoiera son aire, il amassera son froment dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point.’
Alors parut Jésus qui, ayant été baptisé, sortit de l'eau, et voilà que les cieux s'ouvrirent pour lui, et Jean vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.”
(Mat 3, 7 à 16) Ainsi, Jean-Baptiste utilise, tout naturellement des comparaisons. En effet, lorsque le Père présenta Jésus, Il envoya son Esprit sous la forme d’une colombe.
Dès que Jésus commence à prêcher, Il utilise des comparaisons et des paraboles. Ainsi, ceux qui Le suivent sont le sel de la terre, et la lumière du monde... Et encore: La lampe du corps, c’est l’œil...
Plus tard, en voyant cette multitude d'hommes, “Jésus fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient harassés et abattus, comme des brebis qui n'ont pas de pasteur. Alors il dit à ses disciples: ‘La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson... (Mat 9, 36 à 38) Car de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l'homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits.” (Mat 12, 40)
Toujours dans saint Matthieu on peut citer la vigne et les vignerons, les ouvriers de la dernière heure (Mat 20, 1 à 16), ou le figuier desséché (Mat 21, 18 et 19)
ou les vignerons qui tuent le fils de leur maître. (Mat 21, 33 à 40) Et encore: “Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent, car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent. (Mat 7, 13 et 14)
Et voici quelques paraboles:
“Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et cependant votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux? Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie? Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement? Observez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne peinent ni ne filent.” (Mat 6, 26 à 28)
“Quiconque donc entend ces paroles que je dis, et les met en pratique, sera semblable à un homme sensé, qui a bâti sa maison sur le roc: la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents on soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas été renversée, car elle avait été fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un insensé qui a bâti sa maison sur le sable: la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et grande a été sa ruine.” (Mat 7, 15 à 27)
Il y a aussi la parabole du semeur (Mat 13, 3 à 9) que tout le monde connaît et que Jésus prend la peine d’expliquer aux douzes, tout comme Il le fera plus tard à ses mystiques. On peut citer aussi les paraboles du bon grain et de l’ivraie (Mat 13, 24 à 30), du grain de sénevé, du levain dans la pâte, du trésor caché, du filet qu’on jette dans la mer... (Mat 13, 31 à 46)
Plus tard, ayant appelé la foule, il leur dit: “Écoutez et comprenez! Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme.” Alors ses disciples vinrent à lui et dirent: “Savez-vous que les Pharisiens, en entendant cette parole, se sont scandalisés?" Jésus répondit: “Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste, sera arrachée. Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. À une demande de Pierre, Jésus dit: “Êtes-vous encore, vous aussi, sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche passe au ventre et est rejeté aux lieux secrets? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme. Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises: meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. Voilà ce qui souille l'homme; mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme.” (Mat 15, 11 à 20)
On pourrait aussi rappeler la parabole de la Brebis égarée (Mat 18, 11 à 14), celle sur le pardon (Mat 18, 23 à 35), ou encore les vierges sages et les vierges folles, les deux fils à qui le père demande un service dans sa vigne, (Mat 21, 28 à 31) et la description du jugement dernier,(Mat 25, 1 à 30) ou lorsque Jésus prédit la fin de Jérusalem et la fin du monde. (Mat 24, 1 à 44)
Tout au long de sa prédication Jésus s’adapte à ses auditeurs et utilise le langage qu’ils peuvent comprendre: il utilise une comparaison ou une parabole, et immédiatement il explique. C’est exactement ce qu’Il fait aussi avec les saints mystiques qui, d’ailleurs, n’hésitent pas poser des questions quand ils ne comprennent pas bien ou pas du tout. Et Jésus, -ou la sainte Vierge- éclaire les images, les couleurs, les formes, et parfois même les mouvements.
Si l’on y réfléchit bien, Jésus n’est-il pas le plus grand des mystiques ?

Paulette Leblanc

vendredi 4 mai 2007

MESSAGE URGENT !

Message du 3 mai 2007

La Vierge Marie a dit:

“Je viens vous demander de commencer dès demain (4 mai, donc aujourd'hui) une neuvaine.”

Mes enfants,
Je suis Notre-Dame de Fatima, et je viens vous demander de commencer dès demain une neuvaine afin de m’offrir mes enfants du Portugal, de Chine et de Russie pour différentes raisons, mais aussi pour une même cause : la protection du Monde.
Pendant neuf jours priez-moi ainsi :

Ô Marie, notre Mère tendrement aimée, Toi qui est venue nous trouver,
Afin de préserver la survie du Monde entier,
Toi que nous prions chaque jour avec amour,
Nous t’en supplions, intercède afin de protéger toutes les nations du Monde,
Et tout spécialement le Portugal, la Chine et la Russie.
Que le Monde entier se consacre aux Cœurs Unis de Jésus et de Marie.
Amen
Notre-Dame de Fatima prie pour nous, protège-nous.
Notre-Dame de Fatima intercède pour nous.
Notre-Dame de Fatima prends pitié de nous.Amen

Mes enfants,
Bienheureux ceux qui ont pu voir ma présence à leurs côtés.
Bienheureux ceux qui me voient encore aujourd’hui.
Bienheureux tous ceux qui croient sans m’avoir jamais vue.
Bienheureux les cœurs tout offerts à leur Maman, ces cœurs-là auront toujours la tendresse que j’ai offerte à Jésus au plus profond d’eux-mêmes et seront pour mon Fils des refuges d’amour, toujours prêts à accueillir les demandes de Dieu le Père.
Amen.

Mes enfants, je vous bénis. Offrez ce message à mes enfants, sur le site et sur le prochain livret.
Moi, Marie, je me penche inlassablement sur vous, venant vous prévenir, vous guider, vous protéger, venant nourrir mon Cœur de Mère de chacune de vos prières, de chacun de vos mots d’amour, de vos douces intentions, de tout ce que vos cœurs viennent déposer dans mon Cœur.
Amen.

Merci Marie.

jeudi 3 mai 2007

JE TE SALUE, MÈRE DE DIEU

Théotokos


En ce mois de mai, mois dédié à la Vierge Marie, il nous plaît de transcrire ici un texte très court, mais très beau de saint Cyrille d'Alexandrie. C'est notre manière à nous, en ce début de mois, de rendre un premeir hommage à la Mère de Dieu:
———

“Je te salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l'univers, lumière qui ne s'éteint pas, toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. Je te salue, Marie, demeure de Celui qu'aucun lieu ne contient, toi qui as fait pousser un épi qui ne se flétrira jamais.
Par toi les bergers ont rendu gloire à Dieu, par toi est béni, dans l'Évangile, celui qui vient au nom du Seigneur. Par toi la Trinité est glorifiée, par toi la Croix est adorée dans l'univers entier. Par toi exultent les cieux, par toi l'humanité déchue a été relevée. Par toi le monde entier a enfin connu la Vérité. Par toi, sur toute la terre, se sont fondées des églises. Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres, assis à l'ombre de la mort. Par toi les apôtres ont pu annoncer le salut aux nations.
Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse ?”

*******

Saint Cyrille d'Alexandrie (v.380-v.444)
Défenseur du titre de Marie "Théotokos" au Concile d'Éphèse (431)

lundi 30 avril 2007

L'AMOUR AU MASCULIN


On peut lire, dans le livre “La Théologie de l’Amour de Jésus” de François-Marie LÉTHEL, à propos de Sainte Claire d’Assise, la phrase suivante: “Plus profondément encore, elle est dans l’Église un témoin lumineux du “privilège de la féminité” dans l’Amour de Jésus, comme le suggère le pape Jean-Paul II lorsqu’il déclare dans une lettre pour le huitième centenaire de la naissance de Claire: ‘Ses écrits sont tellement marqués par l’amour suscité en elle par le regard ardent et prolongé sur le Christ Seigneur, qu’il n’est pas facile de redire ce que seul un cœur de femme a pu expérimenter.’” (Lettre aux Clarisses du 11 août 1993)
F.M. LÉTHEL poursuit: “L’étude comparée des saintes et des saints justifie pleinement cette affirmation; elle montre comment le cœur féminin est privilégié dans l’Amour de Jésus... Dans la hiérarchie de l’amour, de la sainteté, la primauté appartient à une femme: la Vierge Marie.”
J’avoue que, hormis la dernière phrase qui concerne la Sainte Vierge, je ne suis pas du tout d’accord avec cette dernière réflexion de F.M.LÉTHEL.
Je connais bien le monde masculin adulte avec qui j’ai vécu, pour des raisons professionnelles, pendant près de vingt cinq ans. Je connais bien les hommes avec qui j’ai travaillé, penchée avec eux sur les mêmes problèmes à résoudre. J’ai connu beaucoup de leurs soucis professionnels, parfois considérables, surtout lorsqu’il s’agissait des responsables de haut niveau. J’ai connu leurs angoisses lorsqu’il fallait licencier du personnel, parfois de vieux compagnons auxquels ils s’étaient attachés. J’ai recueilli parfois certaines confidences, ou réflexions hâtives concernant leurs femmes ou leurs enfants, et souvent leur fierté aussi lors de réussites à des examens ou dans des organisations diverses... Moi qui suis une femme, à la féminité assez marquée, je peux affirmer sans crainte de me tromper, que les hommes savent aimer aussi bien que les femmes, bien que l’expression de leur amour, peut-être plus pudique, se manifeste souvent différemment. Les manifestations extérieures sont différentes, mais l’amour est le même.
Qui oserait dire, en effet, qu’un époux aime moins sa femme que sa femme ne l’aime? Qui oserait prétendre qu’un père de famille normal aime moins ses enfants qu’une mère de famille normale. J’insiste sur le terme “normal”, car, dans nos civilisations modernes devenues effrontément hédonistes, il arrive fréquemment que l’on ne sache plus aimer au-delà du plaisir que l’amour procure. Mais peut-on encore appeler amour cet amour-là qui, n’étant plus que jouissance égoïste, disparaît dès que se profile la moindre difficulté?
Dieu a créé l’Homme au masculin et au féminin, et il a mis, dans le cœur de chacun de ses enfants, hommes ou femmes, la même faculté, voire la même capacité d’aimer. Alors, si l’on se place sur le plan de l’Amour de Dieu, et particulièrement au niveau de l’amour que les mystiques, hommes et femmes, ont eu pour leur Seigneur, où se trouve la difficulté, ou la différence relevée par F.M. LÉTHEL?
Il me semble que la difficulté réside surtout au niveau de l’expression, car très souvent, pour exprimer l’amour d’une âme pour Jésus, et inversement, on se réfère au Cantique des cantiques. On a vu beaucoup de symboles dans ce Cantique, extraordinaire chant d’Amour. Ce fut d’abord l’expression de l’Amour de Dieu pour son peuple; puis, l’Amour du Christ pour son Église. Enfin, les mystiques y ont vu l’amour d’une âme, amoureuse de Jésus, âme figurée par l’épouse du Cantique, Jésus étant l’Époux aimé et aimant.
L’Homme est sexué, cela, on ne peut le nier. Sur la terre, un homme au masculin a une sensibilité, et des mots pour l’exprimer, exprimés au masculin; c’est logique. De même, l’homme au féminin réagira avec des expressions exprimées au féminin. C’est tout aussi logique. Tous les deux, l’homme et la femme, disent leur amour au Seigneur. Mais il va de soi qu’il est plus facile à une femme de considérer Jésus comme son époux, qu’à un homme de dire la même chose, même si, en réalité, c’est l’âme qui est éprise de son Dieu. Ainsi, je me vois mal, dans la peau d’un homme au masculin, dire à Jésus: mon Époux! Je crois que toute la difficulté vient de là, et non d’une différence fondamentale au niveau de la qualité de l’amour. C’est pourquoi, après avoir parlé de l’amour en général, je vais m’attarder maintenant sur le coeur des prêtres et l’amour que leur sacerdoce révèle.
Comment montrer l’amour qui est au cœur des prêtres, les choisis, les élus de Dieu parmi beaucoup d’autres. Femme, je me suis longtemps penchée vers les petits enfants ou occupée des jeunes filles et des jeunes adultes. Je tâchais de leur donner tout ce que je pouvais d’amour pour les aider à devenir des hommes (ou des femmes) dignes de ce nom. Pourtant, j’ai souvent aussi été en admiration devant l’amour que nos prêtres montraient à leurs petits enfants du catéchisme, ou à leurs grands adolescents que la versatilité préoccupait particulièrement. Je les ai souvent vus, nos prêtres, dans ma jeunesse, qui priaient, ou faisaient prier, pour leurs “grands” si menacés. A ce propos, je ne peux m’empêcher de penser à don Bosco dont le charisme auprès d’une jeunesse difficile était si efficace. Et qu’est-ce qu’un charisme, un vrai, sinon la manifestation d’un grand amour?
Beaucoup de prêtres ont montré aussi, pendant longtemps, des attentions pleines d’amour envers les malades ou les personnes âgées qu’ils visitaient. Qui n’a jamais contemplé le coeur d’un prêtre qui se réjouissait en voyant partir dans la vie, correctement armés spirituellement, des couples de jeunes qu’ils venaient de marier et de bénir? Et de voir revenir ces jeunes couples pour faire baptiser leurs enfants? Quelle joie pour un prêtre de laisser partir vers leurs vocations ceux qu’ils avaient aimés! Quelle joie pour un prêtre d’accueillir et d’accompagner les coeurs repentis, les délaissés, les souffrants, les blessés, les meurtris, les dépressifs! Qui oserait dire qu’un cœur de prêtre, ce n’est pas un cœur plein d’amour?
Mais on sait bien que sur terre, l’amour est toujours, mais vraiment toujours, l’occasion de beaucoup de souffrances. Le prêtre, surtout de nos jours n’est pas une exception à la règle, au contraire. Que de cœurs de prêtres pleurent en silence! Que de cœurs de prêtres qui, après avoir offert leur vie au service de leur Dieu et de leurs frères, offrent aussi leurs peines et leurs larmes au Seigneur! Oh! les cœurs douloureux de nos prêtres trop seuls, incompris, voire délaissés, abandonnés ou trop déconcertés!
Cependant, il me semble qu’il faut quitter rapidement ce domaine de l’amour, même douloureux mais encore trop humain, pour se tourner résolument vers la mystique. Car tout prêtre devrait être un mystique, c’est-à-dire avoir des relations privilégiées avec son Seigneur, ce Seigneur pour qui, un jour, il a quitté ce qui faisait sa vie, pour “oser” aimer d’un Amour total et absolu Celui qui deviendra l’Époux de son âme.
Pour répondre à l’appel de Celui qui l’aimait et qu’il a “osé” aimer, le prêtre a renoncé à tout amour humain, à toute espérance humaine, à toute satisfaction légitime mais humaine, pour n’avoir plus qu’un seul Amour, un Amour unique et absolu: Dieu. Je dis: “Il a osé aimer” car choisir Dieu sur la terre, et n’aimer que Lui, est généralement redoutable. Parce qu’aimer, c’est se laisser transformer par celui que l’on aime, et aimer le Christ, c’est aimer un Crucifié ! Alors, qui oserait prétendre que l’Amour au masculin, d’un prêtre pour son Seigneur, n’est pas aussi grand que celui d’une femme, fût-elle moniale et mystique enflammée d’Amour ?
La vie amoureuse du prêtre n’est que pour Jésus dont il cristallise pour nous la présence sur la terre, devenant véritablement un autre Christ visible, mais toujours crucifié. Car c’est le prêtre qui prend sur lui les péchés des hommes et les pardonne au nom du Seigneur Jésus. Et personne ne me fera croire que parfois, sinon à chaque fois, le prêtre qui pardonne ne frémit pas de crainte et n’est pas écrasé par le poids des péchés, ces dramatiques refus d’Amour qui conduisirent Jésus à mourir sur la Croix. Quelle dose d’amour il faut alors au prêtre pour continuer à donner le sacrement du pardon ! Et que de fois son cœur aura-t-il été transpercé par un glaive de douleur, comme le fut, toutes proportions gardées, celui de la Vierge Marie ! Quel cœur plein d’Amour il faut au prêtre pour continuer sa mission, quoi qu’il lui en coûte! Et malgré les difficultés qui, de nos jours, sont de plus en plus nombreuses, imprévisibles, et crucifiantes.
Personne ne me fera croire que le prêtre ne tremble jamais quand il consacre les hosties et le vin, transformant dans ses mains et à l’appel de son cœur, le pain et le vin des offrandes, en Corps et en Sang de Jésus. Quel cœur plein d’Amour il faut au prêtre qui consacre pour accepter, l’espace d’un moment, d’être le Christ Lui-même, présent et vivant sur l’autel, le Christ devenu notre nourriture pour le salut du monde. Un cœur de prêtre tellement lié au Cœur Eucharistique qu’il devient lui-même hostie vivante comme le Cœur du Seigneur. La grandeur du prêtre est immense, mais je crois que le prêtre n’est vraiment ― est, au sens du verbe exister ―, que par l’immensité de l’Amour de son cœur.
Quelle merveille, Jésus, que le cœur de vos prêtres ! Car c’est le cœur par qui votre Cœur revient chez nous. Pour nous. Merci Seigneur d’avoir inventé le cœur des prêtres. Merci à nos prêtres de continuer leur mission et de toujours rendre Jésus présent parmi nous !
Dans le domaine de l’Amour de Dieu, je ne pense pas que la féminité soit un privilège. Je ne crois pas qu’un cœur féminin ressente l’Amour de Jésus, l’amour de Dieu, autrement qu’un cœur masculin. Il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à relire les hymnes ou les chants d’Amour enflammés de Saint François, de Saint Jean de la Croix, de Saint François de Sales et de tant d’autres saints. Je ne pense pas que l’on puisse vraiment découvrir des différences. Et leurs accents rejoignent bien les accents enflammés de sainte Gertrude d’Helfta ou de Sainte Thérèse de Lisieux.
En ce qui me concerne, je crois à l’unité de l’Amour, car tout amour vient de Dieu-Amour, et tout amour retourne à Dieu. En redisant à chaque fois, et partout, les mêmes paroles : “Jésus ! je Vous aime ! Mon Dieu, c’est Vous que j’aime,” c’est vers Vous seul que se tournent nos âmes, vers Vous, Seigneur, qui êtes la vie de nos âmes.
Paulette Leblanc

jeudi 19 avril 2007

ESPÉRANCE


L’Espérance, est une vertu cachée, fugitive, incomprise aussi. C’est pourtant la vertu qui fait vivre! Car il en faut de l’espérance pour continuer à vivre dans notre monde de haine en croyant à l’amour!

Espérance, est-ce toi qui accompagnes la foi sans jamais te montrer? Espérance, est-ce toi qui nous fais croire à la vie dans un monde de mort? Est-ce toi qui nous fais croire à la paix quand le monde est en guerre? Espérance...

Espérance, est-ce toi qui nous fais croire au Ciel lorsque l’on vit l’enfer. Est-ce toi qui nous fais croire au bonheur quand le désespoir tue? Est-ce toi qui es là, toujours présente quoique cachée, toi qui nous dis de croire quand le Seigneur se cache, toi qui nous dis que le bien est présent quand le mal semble triompher?

Espérance! Es-tu l’Amour de Dieu qui demeure avec nous quand Il ne peut plus se révéler, quand les hommes Le chassent. Es-tu Dieu-Présent quand Dieu paraît absent parce que nous n’en voulons pas? Es-tu la puissance de Dieu qui ne veut pas nous écraser?

Espérance... Es-tu cette force invisible qui nous guide vers Dieu quand nous n’en pouvons plus? Es-tu présence du Seigneur dans ce monde d’où l’on a chassé Dieu? Es-tu l’âme de notre âme qui nous dit: “Aie confiance!” quand nous ne savons plus qui croire, quand nous ne savons plus avoir confiance, quand nous n’avons plus d’espoir?...

Espérance, es-tu le bras secret de la foi, le bras qui nous soutient, et le bras qui nous porte? Le bras qui écarte les écueils quand ceux-ci sont trop nombreux? Es-tu l’instrument de la vie que Dieu a mis en nous pour nous aider à vivre quand la vie est trop lourde. Quand la vie nous épuise, quand nous n’espérons plus la vie. Es-tu l’arme de l’Amour quand nous ne savons plus aimer? Es-tu la force de la foi quand nous ne croyons plus, quand nous ne voulons plus, quand nous désespérons?

Mon Dieu! notre monde est comme un animal blessé, blessé par la douleur, mais surtout blessé par le péché, blessé par le manque d’amour, blessé par sa tristesse, car blessé par la haine. Les hommes sont blessés par le péché du monde qui ne veut plus de Dieu et tombe en désespoir... Ce monde meurt de s’être séparé de Dieu. Ce monde de malheur qui refuse le bonheur, car il ne veut plus retrouver Dieu...

Seigneur! Beaucoup de vos enfants se sentent perdus dans ce monde qui va mal. Beaucoup de personnes commencent à prendre conscience des drames terribles qui s’abattent sur l’Église et le monde. Est-ce pour cela que l’espérance revient? Ou plutôt qu’elle se montre, qu’elle se fait sentir un peu pour nous encourager, pour nous dire, de la part de Dieu: “N’aie pas peur; je suis là, et je t’aime.”

Espérance, présence de Dieu!

Pendant que le Seigneur vivait avec ses disciples, Il s’efforçait, sans relâche, de leur enseigner les béatitudes et les vertus qui en découlent. Mais ces béatitudes, ces vertus qui en sont la conséquence, les disciples ne les comprenaient pas. Ils restaient des hommes, pétris d’humanité, encombrés dans leurs préjugés et leurs petites idées personnelles... et les conseils évangéliques passaient un peu au-dessus de leurs têtes.

Il faut dire, à notre décharge, que les conseils évangéliques, les béatitudes énoncées par le Seigneur, l’humilité, l’obéissance ont été effacés de nos gènes il y a bien longtemps, quand le péché originel a blessé nos âmes et généré en nous des cicatrices indélébiles...

Le Seigneur prit donc les grands moyens pour placer ses apôtres, brutalement, et sans le moindre doute possible, devant leur réalité humaine et pécheresse: Il permit que, au moment où Il aurait le plus besoin de leur réconfort, durant sa Passion, ses amis les plus chers, ceux qu’Il avait choisis et formés, et tellement aimés, Il permit que ses amis, au lieu d’être là et de prier, ne pensent d’abord qu’à dormir, puis à s’enfuir, et même à renier leur Maître...

Quand ils eurent pris conscience de leur misère, après la mort de Jésus, les onze n’étaient plus les mêmes: leur péché leur avait appris l’humilité, la pitié et l’indulgence. Pécheurs, ils savaient dorénavant comprendre les pécheurs, et accorder le pardon de Dieu quand leur repentir serait sincère. Eux-mêmes avaient été pécheurs, eux-mêmes s’étaient repentis, eux-mêmes avaient pleuré leur misère, et Jésus avait pardonné leurs fautes.
Paulette Leblanc

NICODÈME

Méditation

Curieux ! Je pense soudain à Nicodème que j’aime particulièrement. Je pense à Thomas, et à tous ceux qui ont commencé par s’instruire ou à avoir des preuves avant de s’engager. Brave Nicodème : tu vas toi-même rencontrer Jésus. De nuit, paraît-il ! Mais qu’est-ce que cela peut faire ? Tu voulais éviter la foule, mais surtout tu voulais avoir du temps avec Jésus. On ne peut aborder des sujets difficiles que si on a un peu de temps devant soi. Sinon, on reste à la superficie des choses.
Nicodème veut savoir. Il est docteur en Israël ; il connaît les écritures, et Jésus l’intrigue : serait-ce Lui le Messie tant attendu ? La question est tellement grave qu’elle doit être réfléchie longuement; on ne peut pas s’engager sur des racontars, des rumeurs qui circulent dans les foules. Il faut pouvoir poser ses questions longuement et recevoir les réponses avec attention. Oh ! que je t’aime, mon cher Nicodème ! Tu veux savoir, tu dois poser des questions sur ce qui te tracasse ; tu dois voir Jésus de près et tranquillement : donc tu iras le voir de nuit. Et Jésus t’accueille. Jésus prend la peine de t’écouter, et Il te répond, parfois sans complaisance : “Comment ! Toi un maître en Israël, tu ignores ces choses ?” Mais toi tu écoutes, tu t’humilies devant Jésus et toi aussi tu constates : “Jamais homme n’a parlé comme cet homme !”
Pourquoi chaque fois qu’on parle de Nicodème on insiste plus sur le fait qu’il soit allé trouver Jésus de nuit que sur le reste de la conversation. Cher Nicodème, la plupart du temps l’Évangile t’oublie ; on ne te retrouve qu’au pied de la croix, et chez Pilate pour demander le corps du Crucifié. Étonnant et merveilleux courage ! Et quelle leçon pour nous. Avant de répandre des rumeurs, des idées, il faut d’abord s’informer afin d’être en mesure de chasser le doute. Il faut avoir approfondi un sujet ― peu importe de quelle façon ― pour être en mesure d’en parler et d’apporter un jugement sain : c’est de la simple honnêteté.
Saint Nicodème ! Je crois avoir le droit de te nommer ainsi car être honnête avec soi-même et les autres n’est pas un signe de couardise, de peur, de manque de courage, mais plutôt d’honnêteté. Et le courage, le vrai courage, tu le possédais beaucoup plus que tous ceux qui se sont enfuis pendant la Passion de Jésus. Alors pourquoi ont-ils comme occulté tes démarches ? Pourtant, tu nous rends tellement de services quand, comme toi, nous avons besoin de nous faire éclairer. S’il n’y avait pas eu Nicodème, qui nous aurait dit “qu’il nous fallait renaître de l’eau et de l’Esprit” ?
Jésus, tant de gens, qui au départ étaient de grands incroyants, sont devenus chrétiens parce qu’ils T’ont rencontré. “Dieu existe : je l’ai rencontré,” a dit André Frossard. Beaucoup de “grands hommes” ont dit des choses comparables. À d’autres personnes il fut donné de ressentir des évènements extérieurs probants : ainsi, la lecture des Actes des Apôtres nous dit : “Comme leur prière se terminait, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.”
Dieu se manifeste clairement à certaines personnes. La terre tremble pour manifester l’Esprit. Oui, Seigneur, nous avons vraiment besoin des preuves de ta présence, de ton existence, car nous sommes aveugles et sourds. Jésus, tant de gens de notre génération sont incapables de voir Dieu que d’ailleurs ils refusent. Et pour nous, qui nous disons chrétiens, c’est souvent comme si nous étions aveugles ou sourds. Sauf peut-être devant certaines découvertes scientifiques qui nous mettent au pied du mur. Jésus, manifeste-Toi, car nous avons besoin, de fortifier notre foi. Je crois, Seigneur, mais viens en aide à mon manque de foi ! Seigneur ! Manifeste-Toi pour que le monde croie !
Seigneur, fais que nous imitions parfois saint Nicodème, et que, comme lui, nous sachions aller Te trouver de nuit, pour avoir plus tard le courage d’être au pied de Ta croix ou chez Pilate en train de réclamer ton Corps pour le déposer dans une sépulture digne.
Paulette Leblanc

LES EVEQUES DU PORTUGAL...

Les évêques du Portugal s’engagent à dénoncer les attentats contre la vie

Les travaux de l’assemblée plénière

ROME, Mercredi 18 avril 2007 (ZENIT.org) – Les évêques du Portugal, réunis en assemblée plénière, confirment leur refus de la nouvelle loi sur l’avortement : « L’Eglise continuera à être fidèle à sa mission d’annoncer l’Evangile de la Vie et de dénoncer les attentats contre la vie », explique l’agence vaticane Fides.
Les évêques du Portugal réitèrent leur refus de l’avortement et dénoncent la nouvelle loi qui dépénalise l’avortement dans le pays. C’est ce qu’a réaffirmé Mgr Jorge Ortiga président de la conférence épiscopale portugaise et archevêque de Braga, dans le discours d’ouverture des travaux de l’assemblée plénière, qui se déroule à Fatima du 16 au 20 avril.
Un référendum sur l’avortement a eu lieu au Portugal le 11 février dernier, qui a remporté la victoire des « oui à l’avortement » mais n’a pas atteint la participation nécessaire des votants. Le 10 avril, le président du Portugal, Aníbal Cavaco Silva, a promulgué la nouvelle loi sur l’avortement, approuvée par le parlement, qui permet l’avortement libre jusqu’aux dix premières semaines de gestation.
Le président de la conférence épiscopale a confirmé que « l’Eglise continuerait à rester fidèle à sa mission d’annonce de l’Evangile de la vie en plénitude et de dénonciation des attentats contre la vie ». Puis il a affirmé qu’il s’agissait d’une loi injuste, et par conséquent que « nous ne pouvons donner notre appui. C’est notre de devoir de continuer à insister sur la valeur de la vie ».
En outre « l’encadrement juridique de la loi ne se limite pas seulement à dépénaliser l’avortement, mais veut faire de cette pratique un droit, une conduite légale ». « La conscience de tous les chrétiens et des personnes qui donnent la priorité au droit à la vie ne pourra jamais se résigner à accepter cette loi ».
Le président des évêques portugais a rappelé qu’il y a « des valeurs et des causes qui ne se perdent jamais » et que, « au contraire, leur importance apparaît dans les moments de crise ».
L’Eglise portugaise veillera sur le respect des limites légales à la pratique de l’avortement, comme l’objection de conscience de la part des médecins. « Toutes les mesures de soutien à la maternité auront notre appui, d’où qu’elles viennent » a souligné Mgr Jorge Ortiga.
Parmi les autres thèmes faisant l’objet de l’examen des évêques ces jours-ci figure aussi un document sur la transmission de la foi et la formation des laïcs.
Les évêques réfléchiront aussi à la formation des prêtres, et ils analyseront les catéchismes des 7e, 8e, et 10e et les programmes d’éducation morale et religieuse catholique.
L’assemblée devrait offrir des documents pour le 40e anniversaire de l’encyclique « Populorum progressio » de Paul VI, et pour le 20e anniversaire de « Sollicitudo rei socialis » de Jean-Paul II.
ZF07041805

vendredi 16 février 2007

NOUVELLES PAGES

Une visite s'impose!...
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Le site “Nouvelle Evangélisation” s’est enrichi de plusieurs nouvelles pages et est en voie de devenir une extraordinaire bibliothèque, en même temps qu’un outil pouvant apporter à beaucoup de chrétiens, les renseignements qu’ils cherchent un peu partout sur Internet.
En effet, le Site met à la disposition de tous un, nombre important de textes importants, tels que le Bible, le Catéchisme, les documents du Saint-Siège incluant grand nombre d’Encycliques, Lettres Apostoliques, Constitutions Apostoliques — tous les documents du “saint Pape” Jean-Paul II.
Tous les textes du Concile du Vatican II y sont présents, également.
Certains de ces documents peuvent même être téléchargés directement.
Parmi les nouvelles pages, une mention particulière à “Don Bosco”, œuvre de l’infatigable Paulette Leblanc.
Toujours du même auteur, “La Passion de Jésus et Marie racontées par les mystiques”.
De nouvelles pages également chez les “Pères de l’Église”.
Le “Petit Journal” de sainte Faustine Kowalska est maintenant complet.
Le Plan du site a été redessiné et devenu plus pratique…
Une visite s’impose :

samedi 20 janvier 2007

NON, NON, NON !...

Prions pour le Portugal
Le Portugal se prépare à aller aux urnes, non pas pour élire un nouveau président ou ses députés, mais pour décider si, oui ou non ils veulent que l’avortement soit dépénalisé.
Le pays qui « gardera le dogme de la foi » est ainsi mis à l’épreuve par ses dirigeants et doit décider de l’avenir de ses enfants.
Des voix nombreuses se lèvent ; des prières instantes sont envoyées vers Celui qui peut tout faire capoter, mais un doute persiste dans le cœur de tous ses portugais qui, avec une ferveur toute particulière invoque la Vierge de Fatima et lui demande d’écraser la tête du dragon qui, tel un phénix veut renaître après chaque défaite.
Et, savez-vous quelle a été la date choisie pour ce référendum tragique ?
Il aura lieu le 11 février prochain, jour anniversaire de l’apparition de Marie à Lourdes, là où elle s’est présentée comme étant l’Immaculée Conception.
Nous savons que Marie sort toujours victorieuse de toutes les batailles, voilà pourquoi nous avons l’espoir inébranlable que le référendum donnera au NON une avance telle que les portugais, tout comme chiliens — pourtant gouvernés par une socialiste —, ne voudront plus jamais entendre parler de référendum en faveur ou contre l’interruption volontaire de grossesse.
Ensemble donc, mes amis, faisons monter vers le ciel nos prières ferventes et demandons au Seigneur et à Marie de donner à tous les Portugais une occasion supplémentaire de marcher vers Eux et non contre Eux, et que les paroles de Marie à Fatima restent toujours valables : « Au Portugal on gardera le dogme de la foi ! »

mercredi 10 janvier 2007

BENOIT XVI N'IRA PAS A FATIMA...

Mardi, 9 janvier 2007-01-10 16 h 30

Le Saint Père Benoît XVI n’ira pas à Fatima en 2007

Le porte-parole de la Conférence Épiscopale Portugaise vient de communiquer, à Fatima, que le Saint Père Benoît XVI n’ira pas à Fatima en cette année 2007.
Don Carlos Azevedo a affirmé que, après l’invitation de la Conférence Épiscopale Portugaise et de l’évêque de Leiria-Fatima, et de la présence de Don António Marto à l’audience générale du 13 décembre 2006, la Secrétairerie de l’État du Vatican a informé la Conférence Épiscopale Portugaise de l’impossibilité d’un voyage du Saint Père à Fatima en octobre 2007, à l’occasion de la clôture des célébrations du 90e anniversaire des Apparitions et l’inauguration de l’église de la Très-Sainte Trinité.
La raison invoquée est l’impossibilité de trouver un créneau dans l’agenda déjà bien chargé, d’autant plus que le Saint Père cherche aussi à restreindre ses sorties.
E,n tout cas, Sa Sainteté a informé qu’il enverra à Fatima un légat à l’occasion des célébrations du mois d’octobre et a également manifesté le désir de venir à Fatima à une autre occasion.
Il appartient maintenant à la Conférence Épiscopale Portugaise de présenter le proposition d’un légat à Sa Sainteté, qui sera analysée, ensuite, par la Secrétairerie de l’État du Vatican.
Les déclarations de D. Carlos Azevedo ont été faites à la communication sociale à la fin de la réunion du Conseil Permanent de la Conférence Épiscopale Portugaise, réalisée aujourd’hui (9 janvier 2007), dans la Maison de Notre-Dame des Douleurs, au Sanctuaire de Fatima.
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(Bulletin d'annonces du Sanctuaire de Fatima - Portugal)

mardi 9 janvier 2007

RÉUNION A FATIMA

Les Recteurs des Sanctuaires de France se réunissent à Fátima en janvier 2007
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L'Association des Recteurs de Sanctuaires Français (Association des Recteurs de Sanctuaires – ARS) réalisera à Fátima la 27.e édition du Congrès Annuel de l'association, qui aura lieu du 15 au 18 janvier 2007.
Outre les cent trente directeurs de Sanctuaires de France, est aussi prévue la présence à ce congrès de D. Jorge Ortiga, le président de la Conférence Épiscopal Portugaise, de D. José Da Cruz Policarpo, Cardinal Patriarca de Lisbonne, et de D. António Marto, Évêque de Leiria-Fátima.
L'idée de l'organisation du congrès dans Fátima né de l'invitation formulée par le Directeur du Sanctuaire de Fátima, Mons. Luciano Guerra, à l'Association de Directeurs de Sanctuaires Français.
« Cette réalisation (dans Fátima) est due à une invitation mien, non seulement à l'occasion de l'année du nonagésime anniversaire des apparitions de Fátima, mais aussi je mange signe de reconnaissance par l'accueil fraterno que cette association me dispense dans son congrès annuel, dans lequel participe depuis y a 23 ans », affirme Monseigneur Luciano Guerra.
À l'égard du programme, encore dans élaboration, celui-ci il inclura la réalisation de tables rondes et la présentation de conférences, les visites aux lieux des apparitions et à plusieurs espaces du Sanctuaire de Fátima et aussi le déplacement à plusieurs lieux touristiques intégrés dans la Région de Tourisme de Leiria-Fátima. Dans des termes de célébration religieuse, ils seront célébrés plusieurs Eucaristias pendant ce congrès, dans lequel il aura encore lieu à Assembleia-geral de ARS.
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Information divulguée par le Service de Presse du Sanctuaire de Fatima.